[Paris Est Ludique 2026] Vos retours

Bonjour, je suis allé à PEL sur les trois jours, malgré la chaleur assommante (surtout le vendredi et samedi) qui a probablement fait fuir beaucoup de visiteurs.
Cette année l’affluence était donc bien moins importante que l’année dernière: il n’y avait pas de queue à l’ouverture du festival, hormis peut-être le samedi matin mais pour à peine 10 mins d’attente. Il était également possible de trouver des tables de jeux sur tous les stands sans problème, même pour les jeux bénéficiant d’un buzz.

Globalement l’organisation du festival était très bien faite, avec quelques endroits où il était possible de trouver un peu de fraîcheur: Tentes avec brumisateur d’eau et coin picnic à l’ombre des arbres (très bonne idée et très appréciable). L’offre de restauration m’a paru aussi très bien cette année.

Quelques absences notables dans les stands cette année: pas de Lucky Duck Games, pas de Catchup Games ou Grrre Games et pas de ventes de jeux d’occasions non plus. Possible que certains de ces éditeurs n’étaient déjà pas là les années précédentes mais il me semble que Lucky Duck Games était plutôt un éditeur habitué.

Vu le manque d’affluence et le fait que j’ai passé 3 jours sur place, j’ai pu essayer 24 jeux en tout.

Voici un petit retour sur les jeux qui m’ont le plus marqué:

Carnuta: On joue des druides qui doivent réaliser des potions et marquer le plus de points de victoire. On essaye de créer un moteur de scoring avec les ingrédients de nos potions tout en piquant les ingrédients qui alimentent le moteur des autres druides. J’ai trouvé ça très fluide et très malin (et aussi très joliment illustré). Le jeu est par contre vraiment court (15-20 mins à deux joueurs) donc on a pas le temps d’approfondir son moteur de points. J’aime vraiment beaucoup le jeu mais j’ai peur que cette durée de partie ne convienne pas à mon groupe de jeu.

Moon Colony Bloodbath: On construit une colonie lunaire qui accueille des colons. Malgré la bonne humeur très fifties des illustrations tout va rapidement déraper avec les robots d’entretien qui commencent à tuer les colons et d’autres accidents en pagaille.
J’ai bien aimé, c’est très fluide, l’idée de la colonie lunaire qui vire à la catastrophe est originale et clairement les possibilités de combos sont là et doivent approfondir l’expérience de jeu au fur et à mesure des parties. J’aurais juste préféré des accidents plus percutants et originaux mais peut-être que nous avons juste vus ceux de base et qu’il en existent d’autres.

Leda: Jeu de duel dans lequel chaque joueur incarne un peuple différent et doit remplir sa condition de victoire propre. Je jouais les requins contre les pandas. Les deux joueurs jouent simultanément donc encore une fois c’est très fluide et le gameplay est intéressant.
J’ai bien aimé ce jeu aussi mais j’ai déjà trop de jeux à deux qui ne sortent pas souvent.

Fliptoons: Deckbuilding minimaliste où l’on joue presque toutes les cartes de son deck à tous les tours. L’objectif est d’en jouer le plus possible avec un placement contraint (2 lignes de 3 cartes si je me souviens bien). C’est épuré, bien illustré et stocké dans une toute petite boîte, j’ai trouvé ça très bien !

Skyrift: Nouveau jeu de cartes de Richard Garfield. C’est un jeu d’affrontement entre 2 joueurs où chaque joueur a un deck asymétrique. Les cartes n’ont pas de coût mais ont quelques contraintes de pose. L’objectif est de dépasser la valeur de force de l’adversaire à chaque tour. Le twist étant que notre tour s’arrête dès qu’on arrive à dépasser le total de force de notre adversaire et qu’il est très difficile de piocher des cartes durant une manche (on ne re-pioche pas à la fin de son tour). Le premier joueur qui n’arrive pas à dépasser le total de force de son adversaire à son tour doit concéder la manche.
Enième variante des jeux d’affrontement du style Magic The Garthering, Skyrift est vraiment original dans son genre. Il existe 6 decks différents et le jeu a la bonne idée de ne pas être un TCG (chaque boîte proposera 3 decks finis). Une très bonne découverte.

Athlètes de compète: Jeu de l’oie de 2 à 6 joueurs. C’est simpliste et très aléatoire mais les pouvoirs des athlètes qu’on incarne sont tellement idiots qu’ils vont créer des situations très drôles à chaque course. Les graphismes du jeu conviennent parfaitement au niveau de bêtise du gameplay. Je ne pense pas qu’on puisse vraiment rendre honneur au jeu en le décrivant, il faut y jouer pour comprendre. Personnellement j’ai adoré, c’est mon coup de cœur du festival !

Monkey Palace: Jeu où l’on doit construire des arches avec des vrais pièces de Lego. Chaque joueur place ses pièces sur un plateau commun pour constituer un palace dans la jungle. Plus les arches qu’on construit sont grandes plus on gagne de points. Le jeu est sorti il y a quelques années et n’a pas rencontré un immense succès à priori. Pour ma part je l’ai trouvé très bien et il y a une vraie satisfaction à voir monter l’édifice en Lego au fur et à mesure de la partie.

All-In Prédictions: Jeu de cartes où l’on doit composer des figures du poker pour gagner des points. Pour récupérer des cartes on en joue une de sa main qui possède des pouvoirs (pioche de cartes, récupération de cartes de la défausse, gain de points de victoires). Le jeu est très simple mais fonctionne très bien et les illustrations sont magnifiques.

C’est peut-être la différence entre le FIJ et PeL : Cannes est aussi un salon pro international qui a opéré une mutation incroyable. Alors certes, c’était un festival gratuit, ça ne l’est plus, c’est sans doute moins familial qu’à une époque, le “coeur” du salon est situé en sous-sol mais, mais…
… c’est dans un lieu emblématique (comme le palais pour Vichy), le festival doit occuper une surface 4 ou 5x supérieure à ce qu’il était y’a 10 ans (et forcément, ça ne fait pas en claquant des bois), ça s’est professionnaliser à tous les niveaux (et beaucoup parmi les visiteurs aussi, c’est parfois plus gênant), et on arrive au stade où certains éditeurs étrangers avec lesquels je bosse me contacte pour me demander s’ils n’ont pas intérêt à venir à Cannes.
Ça n’arrivera jamais avec PeL.
Et c’est pas forcément plus mal quelque part, il en faut pour tous les goûts.
Mais cette mutation que Cannes a opéré dans la douleur (clairement, je suis bien d’accord là-dessus), PeL peut-il s’en passer complètement pour rester pérenne ?

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Oui.

L’objectif c’est un festival où l’on joue. C’est le festival de jeu hébergé par le club de pétanque local. Pas Cannes. Et c’est super bien comme ça.

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Pourtant y a pas mal de jeux où tu agrandis tes bâtiments en claquant quelques bois (ou quelques pierres, ça dépend).

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C’est fou comme quand on se relit, on lit vraiment ce qu’on croit avoir écrit, pas ce qu’on a réellement écrit :sweat_smile: :rofl:

En tant que traducteur, je connais bien le problème !

Certes, le but n’est pas que PeL devienne Cannes, mais je pense que les orgas devraient quand même penser à une adaptation à leur époque, à la météo qui semble régulièrement capricieuse pendant la manifestation (je le répète, c’était ma 1e année, mais j’ai eu pas mal de retours en ce sens), ou aux retours des éditeurs (des absents de marque, d’autres ont réduit la voilure).
Après comment ? J’en sais rien :sweat_smile:

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Bon, et maintenant le FLIP…

Ça m’arrive tout le temps, tu as tout mon soutien moral.

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Ouais j’en ai la trouille…