salut,
très peu d’infos sur le net -
vous protégez où vos concepts, cartes, plateaux, règles ?
si vous avez des liens - merci d’avance
Nous ne protégeons pas, Thot t’en dirait plus à ce sujet la législation c’est son affaire il me semble.
Toujours est il qu’il existe 3 grandes familles dans les auteurs au sujet de la protection : Les paranos, les j’m’enfoutistes, les raisonnés.
- Les paranos font des enveloppes soleau, des dépôts à l’inpi, pour des sommes variables mais toujours dépensées (donc perdues) sans aucune assurance que leur jeu soit un jour édité.
- Les J’m’enfoutistes ne se posent pas la question de la protection, un point c’est tout.
- Les raisonnés diffusent leur travail sur le net, dans les concours, se font connaitre et de la sorte définissent une forme d’antériorité ou de propriété au sujet du support.
Enfin nonobstant le fait qu’un auteur ne touche que 7à 10 % du prix de vente avant distributeur (à peu près comme dans l’édition livresque) le parano ne s’y retrouve pas les deux autres approches sont envisageables. ![]()
Ben en voilà une bonne classification ![]()
Raisonné et jem’enfoutistes - ça semble pas mal proches non ?
vu que si tu diffuses dans les concours, t’es jem’enfoutiste -
Doit y avoir un tiroir entre raisonné et parano -
Un peu ras le bol les pillages des KK.Net : (Kopieurs-Kolleurs).
Yep…
Honnetement, c’est un peu une question qui revient fréquemment (une petite utilisation de RECHERCHER en haut) et tu trouveras un bon nombre de posts / topics qui parlent de ce sujet.
La question est : que veux tu protéger ? Où ? Quand ? Comment ?
A mon avis, tu te prends plus la tête qu’autre chose… Et puis il s’agit souvent d’une question que l’on se pose quand on ‘arrive’ dans le milieu du jeu de société avec une idée de jeu / prototype qui semble exceptionnelle (mais qui au finale est toute banale voir irréalisable).
Bref, tu as plus à gagner / mieux à faire (au choix) en diffusant ton jeu le plus largement, que de croire (naïvement) que tu pourras le protéger (rien n’empechera de reprendre le jeu est d’appliquer un nouveau thème et avec une ou deux mécaniques changées t’obtiens un nouveau jeu).
D’autre part, les éditeurs n’ont pas que ça à faire en piquant les idées de jeunes auteurs. bien au contraire. La communauté ludique est bien plus ouverte que tu ne pourrais le croire.
D’autant plus que si tu proposes un jeu à un éditeur, qu’il le refuse et qu’il te “pique” l’idée, tu peux réellement lui faire du mal en le diffamant sur les forums etc et etc.
Bref, comme dit plus haut, la meilleure solution semble de faire un site / blog ou tu présentes ton jeu et qui te servira de preuve.
A mon avis, le principal enjeu pour un auteur de jeu n’est pas de parer au vol de ses idées (ce risque est peu probable), mais plutôt, une fois qu’il a signé un contrat, de conserver un minimum d’implication quant aux modifications d’éléments au niveau mécanismes, thème et/ou visuels décidées par l’éditeur avant publication. Rien dans le statut d’auteur ne permet d’obtenir cette garantie sur le plan légal.
Mais il faut bien vendre tôt ou tard la propriété intellectuelle de son jeu à une compagnie d’édition, c’est là que se fait le grand plongeon en termes de risque pour l’auteur.
Fausse manip…
Ted Lapinus & Phoenix dit:A mon avis, le principal enjeu pour un auteur de jeu n'est pas de parer au vol de ses idées (ce risque est peu probable), mais plutôt, une fois qu'il a signé un contrat, de conserver un minimum d'implication quant aux modifications d'éléments au niveau mécanismes, thème et/ou visuels décidées par l'éditeur avant publication. Rien dans le statut d'auteur ne permet d'obtenir cette garantie sur le plan légal.
Mais il faut bien vendre tôt ou tard la propriété intellectuelle de son jeu à une compagnie d'édition, c'est là que se fait le grand plongeon en termes de risque pour l'auteur.
Les contrats d'édition que j'ai eu l'occasion de lire (une petite dizaine, mais venant de sociétés et d'auteurs différents) mentionnent assez souvent une clause a cet effet. Le principe général est que l'éditeur envoie a l'auteur un exemplaire 'final' du jeu qui sera édité et doit obtenir son aval avant de le mettre effectivement en vente.
(en gros, les PDF de ce qui sera effectivement imprimé sur la boite, le plateau, les cartes, le manuel, ...)
Comme tout changement a ce stade coûte fort cher, l'éditeur a tout intérêt a impliquer l'auteur dans son processus éditorial.
Avec Z-Man games pour Batt'l K'haos, ca s'est trè bien passé, on a reçu des copies des modifs proposées, et les commentaires se faisaient via email avec le graphiste/layoutman en copie. Resultat nous savons que le jeu qui sortira cet été correspond exactement a ce que nous avons approuvé comme design, mise en page, etc...
Mais c'est peut-être une exception.
ehanuise dit:Avec Z-Man games pour Batt'l K'haos, ca s'est trè bien passé, on a reçu des copies des modifs proposées, et les commentaires se faisaient via email avec le graphiste/layoutman en copie. Resultat nous savons que le jeu qui sortira cet été correspond exactement a ce que nous avons approuvé comme design, mise en page, etc...![]()
Mais c'est peut-être une exception.
Je viens de voir que les règles PDF sont en téléchargement. Un énorme bravo à toi et Frédéric pour avoir réussi à décrocher un contrat chez Z-man Games !!
ehanuise dit:Les contrats d'édition que j'ai eu l'occasion de lire (une petite dizaine, mais venant de sociétés et d'auteurs différents) mentionnent assez souvent une clause a cet effet. Le principe général est que l'éditeur envoie a l'auteur un exemplaire 'final' du jeu qui sera édité et doit obtenir son aval avant de le mettre effectivement en vente.
(en gros, les PDF de ce qui sera effectivement imprimé sur la boite, le plateau, les cartes, le manuel, ...)
J'ai vu passer des contrats de compagnie d'édition qui sont en fait purement des contrats de cession de propriété intellectuelle. En clair tu vends ton jeu (qui n'est donc plus à toi) pour 1$ plus les royautés. Dans ces contrats, la compagnie ne s'engage pas à obtenir l'aval de l'auteur avant release. Dans ce cas-là, il y a effectivement un avant et un après : avant la cession de la PI c'est encore ton jeu, après la cession c'est le jeu de l'éditeur point final.
Comme tout changement a ce stade coûte fort cher, l'éditeur a tout intérêt a impliquer l'auteur dans son processus éditorial.
Tu as raison, mais ce n'est qu'un argument de bon sens, en aucun cas une garantie.
Ted Lapinus & Phoenix dit:J'ai vu passer des contrats de compagnie d'édition qui sont en fait purement des contrats de cession de propriété intellectuelle. En clair tu vends ton jeu (qui n'est donc plus à toi) pour 1$ plus les royautés. Dans ces contrats, la compagnie ne s'engage pas à obtenir l'aval de l'auteur avant release. Dans ce cas-là, il y a effectivement un avant et un après : avant la cession de la PI c'est encore ton jeu, après la cession c'est le jeu de l'éditeur point final.
A éviter
Le droit français de la propriété littéraire, artistique et industrielle garantit notamment le droit pour l’auteur au respect de l’œuvre mais surtout lui permet d’user de son droit de repentir ou de retrait en vertu de l’article L. 121-4 du Code de la propriété intellectuelle.
Il doit cependant indemniser l’éditeur et lui proposer en priorité ses droits d’exploitation aux mêmes conditions s’il décidait de la publier à nouveau. L’auteur peut donc retirer du circuit économique une œuvre qu’il y a introduite, notamment pour lui permettre de la modifier. Ce droit lui est personnel et ne peut être exercé par ses héritiers.
Cette possibilité de retrait moyennant indemnisation lui donne donc un certain contrôle sur l’édition de l’œuvre.
Comme le mentionne ehanuise, il est d’usage en France et dans nombre d’autres pays, dans les contrats d’édition, de certains type d’œuvres dont les jeux de société (notamment de reproduction sur différents supports, d’images par exemple) d’associer l’auteur et de recueillir ses observations sur le produit finalisé pour limiter le risque de retraits (minime cependant).
Pour en revenir à la question initiale, au contraire du droit du copyright anglo-saxon, en France, la règle en droit d’auteur n’est pas régi par la notion de dépôt au sens juridique du terme (qui ne concerne que les dessins et modèles et les marques) mais par celle de la paternité immédiate sur l’œuvre dès sa création à condition que celle-ci soit suffisamment originale.
Il appartient dès lors en cas de contentieux de prouver l’antériorité de la création par rapport la partie adverse et diffuser l’œuvre est l’un des meilleurs moyens de prouver cette antériorité.
efficace ![]()
Vous avez éclairé les points noirs.
Merci de toutes vos précisions et conseils.
Et si on créait un jeu ?
Ce serait un pékin qui a l’idée du jeu du millénaire depuis l’invention du feu…
Le but est de faire publier son proto.
Il aurait comme handicap les K.K.Net, les contrats foireux d’édition, et se mélangerait les pinceaux dans tous les choix et possibilités de protection ou non…
Y’aurait 3 rôles différents avec ses spécificités : le parano - le J’m’enfoutiste - le raisonné :)))