Recherche d'emploi dans le monde du jeu

Pour voir souvent passer des candidats au recrutement et pour avoir travaillé sur le personnal branding de plusieurs personnes, tu as effectivement du travail à faire niveau présentation.
Dire que tu parles 5 langues “plus ou moins” couramment ça ne veut rien dire… Soit c’est courant, ça pas. Tu as passé des tests d’aptitudes type TOEIC, TOEFL ?
Après regarde du côté du personnal branding. C’est vraiment instructif lors de la recherche d’emploi et surtout ça te permet de faire un vrai travail sur toi avant d’aller taper à la porte de recruteur. Ce sont souvent les candidats qui se connaissent et savent vendre leurs" plus produits" qui sont recrutés (même si ce ne sont pas les plus performants après, ni les plus compétents initialement).

Bonsoir Monroe,
Décidément, c’est la journée des baffes mais au moins ce sera instructif. Après ma question est la suivante :
Vous semblez tous juger un candidat sur sa présentation, sur sa capacité à se transformer en outil de travail adéquat, soit c’est la logique du business et on ne refera pas le monde.
Néanmoins, quelqu’un qui sait se vendre comme un pro mais qui, derrière sa façade bien lustrée, n’est pas meilleur (voir moins bon) que celui qui, comme moi, n’a absolument pas saisi les règles du jeu, vous faites comment pour le détecter ? C’est une fois embauché qu’on se rend compte de la bévue ou bien vous avez des outils pour scanner le vrai-faux bon candidat ?
Cordialement et bonne soirée à tous,

Ça s’appelle une période d’essai…
En France en tout cas…

Elrad dit:Vous semblez tous juger un candidat sur sa présentation, sur sa capacité à se transformer en outil de travail adéquat, soit c'est la logique du business et on ne refera pas le monde.
Néanmoins, quelqu'un qui sait se vendre comme un pro mais qui, derrière sa façade bien lustrée, n'est pas meilleur (voir moins bon) que celui qui, comme moi, n'a absolument pas saisi les règles du jeu, vous faites comment pour le détecter ? C'est une fois embauché qu'on se rend compte de la bévue ou bien vous avez des outils pour scanner le vrai-faux bon candidat ?

Malheureusement le monde actuel est ainsi fait...

Dans un autre domaine que je connais bien, c'est ce qui se passe (notamment en grosse structure). On a un process, il faut l'améliorer > on recrute un chef de projet.
2 postulants :
- 1 ingé fraichement sorti de l'école : Il n' a aucune expérience dans le domaine pré-cité mais maîtrise parfaitement la langue de bois, le mensonge (voire la manipulation) et de manière générale le débat.
- Un technicien (ou même un simple ouvrier) avec une expérience énorme et tout ce qu'il faut pour mener le projet à bien; mais pas le standing...
95% du temps, ce sera l'ingé qui sera pris. Pourquoi ? Parce que.
Le projet se lance, ça patauge complètement, le nouveau chef de projet continue à se faire passer comme tel et il envoie ses ressources piquer TOUTES les infos dans l'atelier (notamment à ceux qui auraient pu avoir sa place). Un petit coup de pression hiérarchique, le cas échéant une bonne humiliation bien sentie, des sous-fifres (qui n'ont pas non plus forcément le choix) pour faire le travail (CAO, dév, etc...). Pendant ce temps, entre 2 parties de Clash of clan, et quelques collations, il tient bien à jour sa page FB, son Linkedin (bref son réseau pro quoi).
Une fois le projet bien avancé, généralement le nouveau chef IMPOSE des choses :
- Soit elles sont respectées et le problème initial est aggravé ou au mieux rien n'a changé > "C'est pas ma faute, c'est les autres qu'on mal fait !" > Dans ce cas, il évolue au détriment des autres.
- Soit elles ne sont pas respectées et le problème est alors réglé > "Ah bah vous voyez !? j'vous l'avez bien dit !" > Dans ce cas, il évolue au détriment des autres.
Bref, une fois le dossier bien ficelé, il ne lui reste qu'a effacer ce qui pourrait le compromettre (ou mieux, le mettre sur le dos d'un possible concurrent), signer le tout, aller boire son café, attendre entre 2 et 5 ans et hop ! Miracle ! Evolution ! (au détriment des autres, bien évidemment).
Et je n'aborde pas le cas du piston, du bras long, ou encore des méthodes de recrutement sois disant "infaillibles" et respectées au mot près (expression corporelle, CNV, etc...)

Bon après, tout n'est pas si noir. Il existe encore (et heureusement) de vrais bons recruteurs, mais bon, c'est une espèce qui tend à disparaître (ou qui travaille sous contraintes indiscutables)...
Après, dans le milieu dans lequel tu cherches, il n'y a pas de vraiment d'aussi grosses structures. Je pense que ça se passe de façon beaucoup plus pragmatique.
Elrad dit:Bonsoir Monroe,
Décidément, c'est la journée des baffes mais au moins ce sera instructif. Après ma question est la suivante :
Vous semblez tous juger un candidat sur sa présentation, sur sa capacité à se transformer en outil de travail adéquat, soit c'est la logique du business et on ne refera pas le monde.
Néanmoins, quelqu'un qui sait se vendre comme un pro mais qui, derrière sa façade bien lustrée, n'est pas meilleur (voir moins bon) que celui qui, comme moi, n'a absolument pas saisi les règles du jeu, vous faites comment pour le détecter ? C'est une fois embauché qu'on se rend compte de la bévue ou bien vous avez des outils pour scanner le vrai-faux bon candidat ?
Cordialement et bonne soirée à tous,

C4est à ça que sert une période d'essai. Après, ma comparaison va être légère, mais on juge de l'apparence dans tous les domaines. La présentation est primordiale. Un candidat, s'il veut être recruté, se doit de donner une bonne première impression. Ca lui ouvre les voies à une période d'essai, après, à lui de confirmer par son travail.
Comme je l'ai dis, on retrouver cela dans tous les domaines : on achète des fruits et des légumes sur leur apparence, on achète un produit parceque la vendeuse est jolie, on achète une machine à laver parceque le vendeur a 3 stylos dans sa poche de chemise (le top de chez casto !), qu'il a des étoiles dans les yeux et qu'il a la même machine chez lui, à la maison.

@ Jeya : Merci pour ton long post explicatif qui éclaire ma lanterne. Le plus important finalement c’est que chacun tire son épingle du jeu sans trop de casse, ce n’est pas un mal finalement quand on voit ce système de ouf.
@ Zemeckis : oui la période d’essai, j’avais complètement oublié cette petite notion-là. En même temps tu as raison, on choisit sur l’apparence qu’ont les choses (ou les gens). Mais ne surfait-on pas un peu l’apparence ? Enfin, bref je m’égare ;-)
En tout cas merci à tous ceux qui auront répondu à ma question de base (et aussi à ceux qui ont su ponctuer le sujet de bonnes petites vannes ^^)
Pour moi le sujet est clos (pour le moment). Je retourne réviser ma copie en vue du futur mais une chose est sûre, j’aurai appris beaucoup de choses (“les baffes, ça sert !” disait Mr Muscles avant de défoncer Mr Hell)
Merci à tous,
Cordialement

La vérité est que le type brillantissime, c’est pas trop difficile à détecter.
Le gros boulet aussi.
Problème : la majorité des candidats sont dans l’entre deux…
Du coup on tend à favoriser quelques points pas forcément objectifs :
- La confiance que le candidat a en lui. Trop haut c’est un boulet (trop confiant), trop bas c’est un boulet (il est mauvais et il le sait). Pour le moment tu sembles te placer trop bas dans ta présentation. Cas spécial pour ceux rejetant la faute sur les autres qui sont juste des boulets pète-couilles n’assumant pas leurs erreurs et à ne recruter sous aucun prétexte.
- Le réseau : tu es sorti de la même école que moi (très fort en école d’ingé en France) ou tu es pote avec machin que j’aime bien (ou estime) et qui te recommande.
En France études d’histoire == boulet sans connaissances utiles. C’est à toi de prouver le contraire en particulier sur la capacité de synthèse. Après il ne faut pas se leurrer dans le monde actuel l’on risque très probablement de te demander d’être à l’aise avec les “nouvelles” technologies. Les personnes qui te recrutent te jugent toi et non tes formateurs (qui sont peut-être des nanars finis mais ont un taf).
Je ne sais pas si cela t’aide, mais essaye de te placer du coté du recruteur et demande toi pourquoi - à sa place - tu te recruterais.

GeekLette dit:Si j'étais à ta place, je demanderai à faire un stage chez un éditeur.

Je ne connais pas le droit belge, mais en France un stage nécessite une convention passée entre le stagiaire, l'entreprise et une école/université.
Et cette dernière ne va pas établir une telle convention hors de tout cadre pédagogique.
Un stage, au sens strict du terme, ça me semble impossible si la maquette pédagogique ne le prévoit pas, ou que l'objet du stage n'a aucun rapport avec la formation (et ici, ça me semble méga douteux).

Roswell a raison, en France impossible de faire un stage sans convention signée par un institut de formation reconnu. Ailleurs, je ne sais pas.

Encore plus qu’ailleurs, les éditeurs de jeux recrutent surtout des gens qu’ils connaissent déjà, qu’ils ont appris à connaitre comme testeurs, comme animateurs sur les festivals, etc…
C’est principalement par le réseau qu’on peut se faire embaucher.
Il faut donc prioritairement rencontrer physiquement les éditeurs. Le meilleur moyen est de fréquenter les principaux festivals de jeux, et de commencer éventuellement comme animateur de stand (quasi-bénévole bien souvent).
Attention, le jeu n’est pas un secteur spécialement bien payé (pour les salariés).
Et les compétences informatiques et graphiques sont plus utiles au départ qu’un diplôme d’histoire, même si on peut aussi se former sur le tas aux techniques du métier.

C’est en effet déjà mieux comme présentation Elrad :)
Encore quelques lacunes, comme l’ont souligné les autres. En règle générale, il faut éviter des mots qui amenuisent ce que tu veux dire (“peut-être”, “un peu”, “parfois”,…) et ne jamais dénigrer les autres et encore moins ton ancien employeur, même si tu aurais des raisons de le faire. Tu dois te vendre, et ce n’est en effet pas facile sans expérience.
Maintenant, au vu de ce qui se dit ici, je te conseillerais de trouver un premier taff en Belgique pour te faire tes armes, comprendre le monde de l’entreprise, étoffer ton CV, affiner tes préférences de job, pour ensuite chercher, dans le domaine du jeu ou ailleurs, un job à ta mesure.
Bonne chance !

Que de réponses enrichissantes et pertinentes, reprenons les une à une :
@ Jeremie : Ton analyse est intéressante, et en effet, ma présentation me place pas en position de force par rapport aux autres candidats potentiels. Un gros travail à faire et refaire, j’en ai maintenant bien conscience. Hé, hé l’informatique est plutôt mon truc bien qu’au fond, je ne sache pas maîtriser des logiciels de bureautique entiers ou de création infographiste. A la fac on nous a appris à faire des calculs et des stats avec Excel, et ce pendant près de quatre années (sans compter que je l’ai méga utilisé pour mon mémoire en analyse quantitative).
En effet, je vais maintenant repositionner mon entrée en maire en me demandant ce qu’un recruteur pourrait vouloir de moi, merci pour ce conseil supplémentaire ;-)
@ Roswell : Ah ben en belgique, idem je pense, le stage est conventionné entre le lieu de stage et l’institution, hum je dois bien trouver un truc pour quand-même y arriver, je vais creuser la question mais cette piqûre de rappel est vraiment bonne à prendre, merci à toi :-)
@ Kerquist : Là tu pointes mon plus gros défaut (sinon je serais sans doute pas ici à me planter comme un poireau sur toute la ligne) : le réseau. Je n’en ai pour ainsi dire aucun. Mais comme tu dis, il faut bien commencer quelque part, je vais aller sans doute faire un tour au Paris est Ludique en juin et en tout cas aller à Essen en octobre prochain, surtout pour mon plaisir personnel mais peut-être un déclic peut se faire (dans un sens comme dans un autre) encore une bonne piste à creuser, merci :-)
@ Hades : Encore merci pour tes conseils, je prends bonne note de tout ce que tu me dis là et je vais essayer de rebondir un peu plus adroitement. En effet, j’aurai plus de chance en commençant ici en Belgique où finalement je suis en position plus avantagée (pays d’origine, formation dans le pays, etc…) que si je vais me jeter à l’étranger où “tout est à faire” dans le sens intégration, connaissance des lois en vigueur, du marché de l’emploi, etc.
Encore merci à tous, je compile vos réponses et je médite ça dans les très prochains jours ;-)
Cordialement,

Comme tu es belge, vu qu’il y a pas mal de magasins de jeux de société “spé” là-bas, tu pourrais essayer de commencer là aussi. Cela te donnera non seulement une plus grande expérience dans le domaine du jeu et élargira tes connaissances, par exemple en vendant des jeux pour enfants, mais aussi des compétences comme vendeur, ce qui ne sera pas inutile. Sans compter que si tu as de la chance, tu pourras suivre ton patron à des événements impliquant des éditeurs, voire mieux, qu’ils viendront chez vous. De plus, cela pourrait être aussi l’occasion de parler flamand/néerlandais, car à moins que tes parents ne soient bilingues, mettre sur ton CV que tu as bossé dans une autre langue, c’est un plus appréciable.

Bonjour Nadir,
Oui j’y ai pensé aussi et j’apprête ma semaine prochaine en prévision d’aller faire du porte-à-porte dans les magasins de jeux et jouets de la région, mais merci de me rafraichir la mémoire par rapport à ce que j’avais déjà songé de faire ;-)
Cordialement,