Troisième année consécutive que nous nous rendons au super festival “Rennes en jeu” avec mon p’tit de 6 ans.
Cette année je me suis dit que j’allais partager un peu nos impressions sur les jeux auxquels nous avons joué.
On s’échauffe avec un incontournable, que nous connaissions déjà, le super “La colline aux feux follets”. Anecdote : un coup sur deux je dis “La colline a des yeux” à la place, je sais pas pourquoi, mais faut surtout pas confondre hein. AUCUN RAPPORT.
C’est toujours aussi bien, et en plus là on a eu droit à une partie super tendue où on finit avec deux sorcières (et donc la partie qui pouvait basculer d’un côté et de l’autre). Le p’tit sur le dernier lâcher de billes, il était tendu-tendu.
Le jeu étant très mis en avant, on se dirige vers le très mignon “l’île aux mookies” (J’espère alors ne pas me retrouver devant un jeu basé sur le nanar avec Villeret et Cantona) et, évidemment, mon fils fan de pokemon tombe sous le charme des grandes et belles cartes représentant des créatures mignonnes.
Mais le jeu alors? Pas grand-chose de plus que ces belles cartes : de la collection, de la mémoire, et c’est à peu près tout. Mon fils, lui, adore et en réclame une autre. Je sais à ce moment que le jeu que je vais devoir acheter ne sera pas le meilleur du salon
Ensuite, on revient sur un décidément super jeu (que nous connaissons déjà), le très cool “La planche aux pirates”, un stop ou encore assez classique mais qui tire son épingle du jeu grâce à sa géniale mise en scène, les petites figurines d’éléphants pirates se trouvant littéralement en équilibre sur leurs planches, et la défaite étant sanctionnée physiquement par la chute de l’élephant. Toujours aussi cool!
Un des copains d’école de mon fils est obsédé par Skyjo (au point de crier juste le nom du jeu comme ça, de manière random), donc au moment où mon p’tit voit la boîte, il y voit l’occasion de découvrir enfin cet objet de culte. De mon côté, je n’y ai toujours pas joué, alors même qu’il figure sur les listes de Noël de gens qui ne jouent presque pas(!).
On se lance alors dans la partie, mon fils répétant comme une incantation “skyjo…skyjo” pendant que je lis les règles.
La partie se déroule bien (on ne fait qu’une manche), on aime bien tous les deux mais sans plus, en tout cas rien qui ne mérite des cérémonies païennes où les gens répètent “Skyjo” en dansant en rond autour d’un feu. Une manifestation supplémentaire du mystère de ces jeux tout juste “ok” qui percent auprès du grand public au point d’occulter tout le reste. Magie noire? SKYJO!
Quoi qu’il en soit, c’est l’heure d’aller bouffer.
Une fois sustentés, je laisse encore mon fils choisir, et il revient avec “le trésor des lutins”, dont la chouette illustration un peu old school me charme. Un dragon, un trésor, des lutins, au pire c’est toujours ça de gagné.
C’est un jeu coopératif de placement de tuiles dans lequel nous essayons de nous dessiner un chemin vers le coffre à trésor, tout en essayant de récupérer les 3 clés qui nous permettront de l’ouvrir, avant que le dragon n’arrive.
C’est un chouette jeu, je trouve l’idée de se dessiner un chemin assez poétique, et nous gagnons de justesse. Manque peut-être quelques événements en route…Une fois le trésor trouvé, nous décidons de partager avec le dragon et on devient potes.
Je laisse mon fils encore une fois farfouiller dans les étagères et je le vois revenir avec Captain Flip!. “Je crois que tu m’avais dit que c’est pas mal ça”. Oui mon fils. C’est l’heure de vérité : le jeu est un “8 ans et +”, il y a pas mal de personnages différents avec des pouvoirs, il est théoriquement trop petit mais p’tain, et si on s’éclatait tous les deux sur un vrai bon jeu?
On attaque. Il pose les bonnes questions, comprend comment gagner des sous, en fait, il est tout à fait apte à maîtriser le jeu, à l’exception peut-être de la nuance entre les pouvoirs qui permettent de gagner la thune right now, et ceux qui ne rapportent qu’à la fin. Une fois le jeu terminé, le p’tit me dit “C’est mon jeu préféré d’aujourd’hui…” - mon rythme cardiaque s’accélère, une petite larme pointe à mon oeil : un Paolo Mori…- ”… après l’île des mookies”, ajoute-t-il. Personne n’est parfait.
Avec le bruit, le p’tit commence à fatiguer, et comme il fait souvent dans ces cas-là, il se tourne vers quelque chose de familier. Il revient avec une boîte de la gamme “Smart Games” (quelle horreur ce nom… Envie de créer “couillon games”), qui sont plus ou moins des casse-tête solo. Je lui dis “Mais c’est pour 1 joueur t’as vu?”. “Ouais, c’est pas grave, j’ai envie de jouer tout seul là”, qu’y m’répond. La franchise des enfants.
Bon finalement, on s’y est collés à deux parce que c’était pas fastoche le truc. C’était bien sympa, on a passé plusieurs niveaux, puis on a considéré qu’on s’était suffisamment prouvé notre intelligence dévastatrice.
Direction la boutique pour se procurer l’île des mookies (ok il est pas cher), et Captain Flip! (youpi). On s’est fait du mal en contemplant “La Bataille de Hoth” (est-ce une boîte de jeu ou un rêve d’enfant?), mais on a pas craqué! On attendra de l’essayer quand on pourra.







