Bonjour,
Connaissez-vous spidart et mymajor compagny? En gros ce sont deux sites qui proposent à l’internaute d’investir dans la production des artistes qu’ils aiment sous forme de mises et si l’album est produit, d’en tirer quelques bénéfices.
Je me suis surtout penché sur spidart dont vous trouverez les explications sur le fonctionnement ici : http://www.spidart.com/societe/faq
L’avantage d’un tel site est double :
1) Il sert de vitrine aux artistes et permet de se faire une idée sur leur viabilité commerciale selon qu’ils sont plébiscités ou non.
2) Permet de produire des artiste en tenant compte des gouts des consommateurs et surtout de diviser les frais.
Pensez vous qu’un tel concept pourrait être adapté au milieu du jeu de société?
quelque chose dans ce coup là me trotte dans la tete depuis un moment
je vais me donner 1 ans pour reflechir à la faisabilité d’un projet de ce style…
Le plus gros souci risque d’être d’un point de vue légal étant donné qu’il ya de l’argent qui transite même s’il n’est pas immédiatement débité. Par ailleurs je ne comprends pas bien comment ils peuvent assurer 35%(si mes souvenirs sont bons) de revenus aux fans-producteurs puisque cela doit dépendre du nombre de fans-producteurs sur un artiste…
Pour connaitre la faisabilité, il n’y a pas de secret, il faut l’étudier… Pour cela il faudrait quelques données genre les coûts de fabrication/promotion des jeux en essayant selon leurs formats. A moins de restreindre l’opération à un format cartes dans un premier temps ce qui serait plus simple.
Il n’y a pas si longtemps il y a un boite d’edition qui est passé nous voir en parlant de faire participer l’auteur aux frais de lancement, cela pourrait ressembler a ce systéme non ?
arcaen dit:Il n'y a pas si longtemps il y a un boite d'edition qui est passé nous voir en parlant de faire participer l'auteur aux frais de lancement, cela pourrait ressembler a ce systéme non ?
Non pas trop. J'ai entendu parlé de Spidart dans l'émission "De quoi je me mail" RMC il y a quelques mois.
L'idée est que quiconque puisse apporter une aide financière pour la production d'un artiste. Un peu comme si un artiste était une société dont tu achètes des actions. A partir d'une certaine somme (50 000€ dans le cas de spidart), l'artiste est produit.
Faire participer l'auteur aux frais de lancement cela m'étonne tout de même pas mal que l'on puisse proposer cela. Cela me rappelle certains échanges de Cannes.
Gaetbe dit:Faire participer l'auteur aux frais de lancement cela m'étonne tout de même pas mal que l'on puisse proposer cela. Cela me rappelle certains échanges de Cannes.
Ca fait aussi penser aux 'vanity press', des maisons d'éditions qui éditent des livres d'auteurs a compte d'auteur.
Le plus est que ca permet a tout un chacun de faire éditer son livre, mais le moins est que non seulement ces 'editeurs' ne font aucun travail de distribution/marketing (l'auteur recoit une caisse/pallette avec ses livres et basta) , mais de plus il n'y a que peu voire aucun travail éditorial de fait (relecture, evaluation qualitative, commentaires, demandes de reecriture ou de supression des passages plus faibles, ...)
En jeu comme en édition de livre, le travail de l'éditeur ne se limite pas a faire fabriquer le jeu. il a aussi une valeur ajoutée en termes de marketing, de distribution, de développement/finition, et de ligne éditoriale.
Le fait d'être édité par tel ou tel éditeur est en principe un gage de qualité, et permet aussi de savoir de quel type de jeu on parle suivant l'éditeur (pensez avalon hill, hystari, FFG ou cocktail game, vous savez de suite que les jeux édités seront très différents selon l'éditeur)
Un éditeur qui fabrique 'sur demande de l'auteur' et 'a frais d'auteur' n'est a mon sens pas un éditeur, tout juste un fabriquant.
D’autant que faire participer un auteur ouvre, à mon sens, la porte à toutes les dérives…
Ce qui a de vraiment interessant avec spidart, c’est que les “fans-producteurs” ont le droit de récupérer leurs mises ou de la transférer sur un autre artiste tant que l’artiste sur lequel il a misé n’a pas atteint le seuil de 50 000 euros…
En plus, de fait, les artistes se voient naurellement classés en fonction des parts que l’on a prises sur lui et donc sur l’intéret qu’il suscite auprès du public…
Petite précision, j’ai bien revu le fonctionnement de répartition des benefs en fait pendant deux ans, c’est 35 % pour l’artiste, 35 % que se partagent les fans-producteurs et 30 % pour le site. Au bout de deux ans la part des fans producteurs et de spidart reviennent à l’artiste…
ehanuise dit:Gaetbe dit:Faire participer l'auteur aux frais de lancement cela m'étonne tout de même pas mal que l'on puisse proposer cela. Cela me rappelle certains échanges de Cannes.
Ca fait aussi penser aux 'vanity press', des maisons d'éditions qui éditent des livres d'auteurs a compte d'auteur.
Le plus est que ca permet a tout un chacun de faire éditer son livre, mais le moins est que non seulement ces 'editeurs' ne font aucun travail de distribution/marketing (l'auteur recoit une caisse/pallette avec ses livres et basta) , mais de plus il n'y a que peu voire aucun travail éditorial de fait (relecture, evaluation qualitative, commentaires, demandes de reecriture ou de supression des passages plus faibles, ...)
En jeu comme en édition de livre, le travail de l'éditeur ne se limite pas a faire fabriquer le jeu. il a aussi une valeur ajoutée en termes de marketing, de distribution, de développement/finition, et de ligne éditoriale.
Le fait d'être édité par tel ou tel éditeur est en principe un gage de qualité, et permet aussi de savoir de quel type de jeu on parle suivant l'éditeur (pensez avalon hill, hystari, FFG ou cocktail game, vous savez de suite que les jeux édités seront très différents selon l'éditeur)
Un éditeur qui fabrique 'sur demande de l'auteur' et 'a frais d'auteur' n'est a mon sens pas un éditeur, tout juste un fabriquant.
Non, justement ça n'a rien à voir. C'est ce qui justifie en partie les 50 000 euros pour spidart. C'est qu'ils vont consacrer une partie du budget à la promo.
Voilà comment je vois le truc adapté au jeu.
Un auteur propose une maquette sur le site. Selon le format du jeu; les gestionnaires du site évaluent le budget nécessaire à son édition, à sa promotion et à sa distribution. On divise ce budget en x part de 10 euros. Lorsque ces parts son toutes achetées, le jeu est produit et distribué, les investisseurs reçoivent un exemplaire du jeu et se répartissent une partie des bénéfices, une autre partie revient à l'auteur et une autre au site pour ses frais de fonctionnement (salaires, hébergements, charges etc...).
Bon maintenant, je ne sais pas si ça tient la route... faudrait l'avis de vrais professionnels du milieu du jeu.