[Suspects] Attention, spoilers !

[Suspects]

Bonjour à toutes et tous,

je commence par une petite mise en garde

CE SUJET CONTIENT TOUS LES ÉLÉMENTS ESSENTIELS DE RÉSOLUTION DE L’ENQUÊTE N°3 “LES AILES DE LA VENGEANCE”. NE LE LISEZ PAS SI VOUS N’AVEZ PAS DÉJÀ TERMINÉ CETTE ENQUÊTE !!!






























Nous avons fini les trois enquêtes de la boîte. La première chose à dire est que ce jeu est à tout point de vue excellent, et que les remarques ci-dessous ne remettent en aucun cas en cause le plaisir que nous avons eu à jouer en famille.


Ce sujet concerne donc la troisième enquête “les ailes de la vengeance”. De fil en aiguille, il ne nous restait que deux suspects sur la liste : Youssef et Sarah.

En se fiant aux “éléments de jeu”, essentiellement au fait que l’indice difficile à trouver (celui qui réclame trois montres) portait sur Sarah, nous pressentions que la bonne réponse était Sarah. Mais nous avons quand même choisi d’incriminer Youssef, acceptant de perdre. Pourquoi ? Parce que Sarah n’a PAS PU tuer son mari.

Premièrement, sa situation au moment du tir est bien trop dangereuse. Debout, au milieu du portail, elle n’a aucune idée de ce qui peut se passer derrière elle. En particulier, Philip pourrait parfaitement avoir décidé juste à ce moment-là de revenir vers le reste du groupe et la voir, de dos, depuis l’autre extrémité de l’allée centrale, en train d’exécuter son geste. Ou, plus simplement, entendant le bruit, se tourner rapidement vers son origine et comprendre la situation. De même, Peter, du haut du pylône, ou Rose, depuis l’échafaudage, auraient pu se trouver en position de l’apercevoir. Plus globalement, tous les témoins étaient placés de telle sorte qu’ils pouvaient savoir que Sarah se trouvait précisément à cet endroit-là au moment du coup de feu, et s’étonner qu’elle n’ait rien vu. Une femme aussi intelligente ne prendrait pas un tel risque.

Deuxièmement, et surtout, son mobile est… ridicule. Son mari la traite comme une moins que rien ? Elle divorce. À la limite, sur un coup de sang, on aurait pu imaginer qu’elle le tue par accident, mais il s’agit là d’un crime prémédité. Totalement invraisemblable de la part d’une femme qui, par ailleurs, semble détester la violence (elle ne supporte pas les chasses de son père, mais elle abat son mari de sang-froid ??).

De tous ces points de vue, Youssef est beaucoup mieux placé pour être le meurtrier. D’une part, sa position au moment du tir est beaucoup plus sécurisée : personne ne peut le voir, ni de derrière, ni de sa gauche. Son mobile, la mort de son enfant imputable à la victime, est infiniment meilleur. La coïncidence avec l’anniversaire de cette mort justifie le passage à l’acte. Ajoutons que son patron est un petit escroc arrogant, qui ne lui laisse que les miettes de ses pillages, et qu’il a donc de bonnes raisons de le détester par ailleurs (insuffisantes toutes seules bien sûr, mais à même de rendre le geste plus facile). Enfin, autre point essentiel : quelle que soit la position (accroupi, à quatre pattes…) de John, il est très peu probable qu’il puisse être tombé sur le sol parfaitement à plat ventre. Le fait que Youssef soit arrivé le premier lui laissait la possibilité de bien allonger le corps avant l’arrivée des autres.

Nous nous consolons en nous disant que nous aurions eu toutes les bonnes réponses si nous avions décidé d’incriminer Sarah.


Dernier détail : l’alignement des trois objets au sol est en fait dû au hasard, de même que l’alignement parfait avec le cadavre de John. On ne comprend pas très bien l’intérêt qu’il aurait eu à mesurer au sol sa propre taille à un instant quelconque, sachant que l’ombre tourne avec le soleil. Enfin, on se demande bien ce qu’il fichait encore à quatre pattes, et pourquoi le mètre ruban était dans sa poche. Bref, ce n’est globalement pas bien clair, mais l’important était de comprendre qu’il n’était pas debout.


Voilà, je voulais juste partager ces réflexions, sans but précis, mais si certains ont des choses à me répondre, je serais ravi d’en discuter ! Et je répète que nous avons beaucoup aimé le jeu, et que cela ne gâche en rien notre plaisir à y jouer.

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