Test et création

LPN°1 dit:Après t'avoir relus Hoguie il me semble avoir répondu trop vite parce que ce ne sont pas uniquement les perdants qui veulent rejouer mais les gagnants aussi.
Et c'est cet angouement qui me fait penser que mes règles sont terminées.
Alors quand pense-tu ?
LPN°1


O'cédar à écrit :

Sinon, je comprends pas très bien ton argument hoguie, pour moi un bon jeu, tout le monde a envie d'y rejouer à la sortie, je ne sais pas ce que c'est cette histoire des gagnants qui n'ont pas envie d'y rejouer...

Tu réponds indirectement à ma question ce qui me laisse penser que les règles de mon jeu sont terminées.



LPN°1

LPN°1

Grunt : mon discours n’est pas de dire que les vainqueurs ont l’impression d’avoir fait le tour du jeu (si c’est le cas, le jeu est pas terrible évidemment !).

Mon idée c’est de dire en gros, qu’il y a deux choses qui procurent du plaisir dans un jeu de société :
1°) le plaisir ludique, cette “liberté” nouvelle,
2°) le plaisir de gagner, de montrer sa supériorité dans l’exercice de cette nouvelle liberté.

Je pense que le plaisir ludique (1) est très fort lorsque le jeu est nouveau. Plus le jeu vieillit, plus ce plaisir s’atténue, quel que soit le jeu, cette liberté perd le charme de la nouveauté, et on se laisse tenter par d’autres jeux plus neufs.
Alors, seul le plaisir de gagner (2) peut assurer une longévité au jeu : après la fin de la période de nouveauté, il subsiste un vrai plaisir à battre les autres, parce que cette nouvelle liberté met en valeur chez les joueurs, un talent, un effort intellectuel - voire d’adresse - qui offre de la fierté lorsqu’on compare son effort à celui des autres.

en gros Jeu de société c’est 1 (Jeu) + 2 (Société).

Et le test doit révéler ces 2 aspects. S’il ne révèle que le 1 (Jeu nouveau marrant), le jeu aura un succès court puis s’essouflera, rattrapé par d’autres nouveautés. Les tests doivent aussi révéler le 2 (envie de gagner, qui passe par une certaine envie de rester sur sa victoire chez les testeurs vainqueurs) pour que le jeu montre un réel potentiel de longévité au-delà de sa nouveauté.

Mais il est vrai que les nouveaux testeurs ont tous envie de rejouer de toute façon. Cette envie de ne pas rejouer après une partie gagnée, et de rejouer après une partie perdue, se voit chez les “vieux” testeurs qui ont fait beaucoup de parties par le passé : l’effet 1 a disparu. Dès lors, seule l’envie de passer de l’état de perdant à l’état de gagnant (effet 2) donne envie de rejouer, alors que les vainqueurs veulent le rester et rechignent à rejouer de suite. Mais ca ne concerne que les vieux testeurs : les nouveaux testeurs, eux, avec le plaisir ludique (1) veulent rejouer quoiqu’il arrive.

Donc en conclusion je crois que cela dépend du nombre de parties effectué par le testeur.

hoguie dit:Alors, seul le plaisir de gagner (2) peut assurer une longévité au jeu : après la fin de la période de nouveauté, il subsiste un vrai plaisir à battre les autres, parce que cette nouvelle liberté met en valeur chez les joueurs, un talent, un effort intellectuel - voire d'adresse - qui offre de la fierté lorsqu'on compare son effort à celui des autres.


Non c'est le renouvellement des parties et la relative profondeur du jeu qui m'assure de la longévité (si on parle de ne jouer qu'entre joueurs expérimentés). Bien sûr c'est plaisant de gagner (et ça serait mentir que je ne joue pas pour la gagne), mais c'est jamais un but (pour moi en tout cas). Ma dernière partie de test, je l'ai gagné et justement j'aurai bien rempilé, parce que je ne m'en lasse pas. Je veux pas paraître buté (ok si un peu) mais je n'arrive pas à assimiler ton (2): pour moi, ça reste une marque de supériorité (plutôt négative) et à priori, si on joue entre joueurs confirmés, y a aucune raison pour que quelqu'un d'autre gagne une revanche :)

En conclusion, je dis que la gniaque est symptomatique de la longévité potentielle d’un jeu de société en phase de test, et toi, tu dis que non. J’ajoute que la gniaque est révélée par une certaine rage de re-jouer chez les vieux testeurs après une défaite, et vice-versa, par une certaine envie de ne pas rejouer chez les vieux testeurs après une victoire, et toi tu dis que la gniaque c’est secondaire.
Nous ne sommes donc pas d’accord en ce qui concerne les vieux testeurs (non pas vieux par l’âge, mais vieux par le nombre de parties déjà effectuées sur ce même jeu).
En revanche, je suis d’accord pour dire que chez les nouveaux testeurs, l’envie de rejouer est là quoiqu’il arrive.

Et si le jeu inventé avait pour but de donner ce sentiment de gagne pendant toute la partie. Sans dévoiler mon jeu j’ai réussi à donner ce sentiment. Qu’en pensez-vous ?

LPN°1

A mon avis, vos deux raisonnements se tiennent : à chacun sa motivation pour rejouer. C’est un peu trivial comme synthèse ! Mais pour ma part, il m’arrive de rejouer à un jeu pour découvrir ce jeu comme il m’arrive de rejouer à un jeu pour jouer avec des adversaires que je sais forts (et donc je sais que les parties seront interessantes et difficiles que je les battent ou pas d’ailleurs).