Et pour l’étude de marché, il n’est pas nécessaire d’y mettre beaucoup de moyens. Il suffit de la faire intelligeamment et effectivement elle sert essenciellement au banquier et autres institutiels.
Pour le compte d’exploitation prévisionnel attention de ne pas être trop optimiste. On ne vous attend pas. Une clientèle se construit avec le temps.
La 1ère année je n’ai même pas réalisé la moitié du chiffre d’affaire que j’avais prévu.
Merci Bruno pour toutes ces précisions…
Mais comment vis-tu les premières années ?
Et selon toi, une boutique en plein centre piétonnier, qui a de l’espace pour jouer, qui fait des démos d’un certain nombre de jeux, etc… peut-elle tenir le coup ? Ou bien le marché du jeu est trop petit pour réussir un tel pari ?
MrOrange dit:Et selon toi, une boutique en plein centre piétonnier, qui a de l'espace pour jouer, qui fait des démos d'un certain nombre de jeux, etc... peut-elle tenir le coup ? Ou bien le marché du jeu est trop petit pour réussir un tel pari ?
C'est exactement le cas de Bruno. Ca _peut_ marcher dans une grande ville.
Manifestement il est important de partir avec un gros gros capital (stock + première(s) annnée(s) déficitaires. Faut voir aussi s'il y a de la concurrence, parce ce que si tu penses à Lyon, Descartes me semble très fort.
Pzr contre dans le sud (et Marseille en premier) c'est la misère en JdP, donc peu de concurrence (mais aussi peut-être une clientèle intégralement à inventer).
MrOrange dit:
Mais comment vis-tu les premières années ?
Il vaut mieux avoir un peu d'argent de côté.
MrOrange dit:Et selon toi, une boutique en plein centre piétonnier, qui a de l'espace pour jouer, qui fait des démos d'un certain nombre de jeux, etc... peut-elle tenir le coup ? Ou bien le marché du jeu est trop petit pour réussir un tel pari ?
Tout dépend des charges. Une boutique telle que tu la décris doit avoir un loyer très élevé qu'un commerce spécalisé dans le jeu comme tu le présente ne pourra sans doute pas supporter.
J’ai fait ma petite étude de marché aussi. Elle est très utile, puisqu’elle m’a décidé de ne pas me lancer. Il faut dire que le marché en Belgique est tout petit, et se lancer en dehors des quelques grandes villes est suicidaire.
Il faut beaucoup d’argent initialement (batiment, infrastructure, stock). Une expérience de la vente est sérieusement recommandée, par exemple pour la gestion des stocks, la gestion de la clientèle, la gestion de la publicité, les factures, acomptes, crédits, emprunts, caisses, les multiples modes de paiement… Ne pas négliger les couts d’exploitation, il y en a beaucoup, dont certains pas évident à chiffrer à priori, et ils ont une influence essentielle sur le résultat net. Accepter de travailler à perte pendant quelques années, le temps d’amortir l’investissement initial. Ne pas compter son temps, mais l’anticiper pour ne pas affronter un drame familial (par exemple, travail tous les samedis, et même samedi et dimanche en fin d’année). Il faut connaître la concurrence, connaître les distributeurs, et par exemple en Belgique, il est nécessaire de trouver des distributeurs à l’étranger (en particulier en Allemagne) pour trouver une fourniture complète.
C’est un travail qui va bien au-delà de la passion du jeu, et ça c’est très très important à comprendre. Vendre des jeux, c’est travailler et encore travailler, et non pas jouer et encore jouer. C’est un peu comme ouvrir un restaurant parce qu’on aime bien manger, ça n’a rien à voir. Je connais des vendeurs qui ont galéré pendant des années pour atteindre un niveau de reconnaissance du public. Aujourd’hui ils se reposent sur la lancée et vivent mieux leur passion, mais le chiffre d’affaire s’en ressent.
Il est possible que je change d’avis un jour, ou que je trouve une solution intermédiaire. Malgré tout, j’invite chacun à faire ce fameux business plan pour réaliser le travail qui lui fait face, l’investissement nécessaire, et le risque pris sur cet investissement.
bruno desch dit:Tout dépend des charges. Une boutique telle que tu la décris doit avoir un loyer très élevé qu'un commerce spécalisé dans le jeu comme tu le présente ne pourra sans doute pas supporter.
C'est bien ce que je craignais...
Il faudrait pouvoir diversifier un peu l'activité de la boutique : jeux d'occase, jeux pour enfants, mais c'est aux dépends du reste.
ReiXou dit:Faut voir aussi s'il y a de la concurrence, parce ce que si tu penses à Lyon, Descartes me semble très fort.
Je pense que Descartes fait fort, faute de concurrence sérieuse.
Car la boutique est vraiment trop petite, et on ne peut pas aller là-bas juste pour découvrir un jeu.
Quant au conseil... je suis bien content qu'il y ait internet maintenant...
Certains peuvent me croire médisant, mais je pense vraiment que cette boutique peut mieux faire...
MrOrange dit:Je pense que Descartes fait fort, faute de concurrence sérieuse.
Car la boutique est vraiment trop petite, et on ne peut pas aller là-bas juste pour découvrir un jeu.
C'est en partie vrai mais mazette, quel emplacement et quel choix !!! (c'est vrai que c'est vraiment trop petit)
ReiXou dit:C'est en partie vrai mais mazette, quel emplacement et quel choix !!! (c'est vrai que c'est vraiment trop petit)
Oui, c'est bien placé, et y'a un sacré choix. Surtout je pense par rapport à Grenoble
C'est tout de même une boutique "Pilote" Descartes.
Si seulement il y avait une salle à l'arrière pour jouer...
MrOrange dit:Oui, c'est bien placé, et y'a un sacré choix. Surtout je pense par rapport à Grenoble![]()
Non en fait par rapport à tout le monde à part les 3 Descartes parisiens, à ma connaissance, du moins au rayon "jeux relativements récents".