Les hauts fourneaux 
: Quelques jolies trouvailles mécaniques mais ça ne m’a pas envoyé du rêve, du calcul de gain et conversion tout ce qu’il y a de plus classique, pas l’impression de me laisser “emporter” par ce que le jeu propose.
Coffee traders 
: Pareil je ne me suis pas senti emporté, même si le jeu est fort différent. Il y a des originalités à souligner, car le jeu a une dimension “coopétitive” bien mise en avant et un séquençage des actions très particulier. Mais à part ça on reste sur un système de remplissage de contrat/objectif avec beaucoup de micro-mécanismes autour et une petite salade de points finale.
Dune Imperium
: Bonne expérience ludique, j’ai apprécié l’assymétrie de départ et la stratégie qui se développe avec l’acquisition de cartes, le mécanisme de bataille est piquant mais intéressant avec sa petite dose d’imprévisibilité. Je suis resté sur ma faim concernant l’aspect deck-building pur et dur, étant biaisé par ma grande expérience de Dominion ; mais le jeu m’a bien plu néanmoins.
Les ruines perdues de Narak
: Même sensation que le deck-building n’est pas exploité à fond avec une partie un peu bizarre sur l’arrivage des cartes (très peu de cartes nous intéressaient, en particulier dans les objets, ce qui fait que j’accumulais mes sous en ayant des difficultés à les dépenser), et ce malgré le fait d’avoir respecté la règle d’avoir toujours viré les deux cartes de part et d’autre du sceptre à chaque manche. Je n’ai pas senti ce que le jeu avait “de plus” que le système de gain et conversion de ressources, d’autant plus qu’à ce niveau là il y a à mon sens presque une trop grande liberté (on a quasiment toujours un endroit où dépenser les ressources, ce qui donne souvent l’impression que des choses se valent à peu près). Quand j’en aurai l’occasion, j’y rejouerai, car je pense qu’il y a quand même du potentiel.
7 Wonders Architect
: Naze. Enfin… bof bof quoi. J’ai beaucoup de mal à comprendre l’argument “ce jeu est bien parce qu’il se joue hyper vite et les choix sont très simples, il n’y en a pas beaucoup à faire”, ça me rappelle moi quand je dis “ce fromage est bon parce qu’il n’a pas beaucoup de goût” : ce que cela prouve surtout c’est que je n’aime pas vraiment le fromage. 
Ce que je veux dire par là, c’est qu’autant je peux comprendre l’attrait pour un jeu simple et rapide, qui peut répondre à certains besoins… autant… on a quand même envie qu’il soit intéressant, non ? Un jeu rapide juste pour être rapide, mouais… là, les 3/4 des choix sont automatiques ou évidents, le seul moment fort de ma partie aura été quand j’ai du faire le choix entre deux jetons scientifiques… voilà… à part ça, belle édition et assez chouette idée la merveille dont on voit la construction se faire au fur et à mesure.
Project L
: Hyper séduit par la mécanique, c’est totalement du splendor-tétris, on construit des trucs qui vont nous donner des ressources permanentes pour construire d’autres trucs encore plus grand. Le jeu pousse un peu trop le curseur du côté tactique/opportuniste à mon goût, mais à part ça il est vraiment chouette. (je n’ai pas trouvé que l’extension “ghost pieces” apportait beaucoup en revanche).
Khora
: J’ai prit du plaisir à y jouer, c’est assez fluide, la civilisation donne une direction ce que j’apprécie bien, on peut réfléchir sur plusieurs manches mais il faut s’adapter aux aléas des événements et des dés, il y a quelques petites courses entre les joueurs, un chouette thème… pas mal de choses qui me plaisent. Mais à part ça, je rejoint les critiques sur plusieurs points : souvent, on aura envie de répéter la même action, ce qui présage d’un jeu répétitif ; les dés n’apportent pas tant de contrainte, on peut souvent se débrouiller pour faire les actions qu’on veut vraiment faire et les citoyens arrivent de façon presque automatique ; débloquer le 3e dé ça a l’air fort donc potentiel déséquilibre sur les pistes progrès ; malgré les efforts à rendre le jeu cohérent historiquement, il n’est pas très immersif. A voir avec les futures parties si les défauts l’emportent sur les qualités.
Caylus 1303
: J’avoue je triche un peu, ce n’est pas réellement une découverte, mais plutôt une redécouverte. J’avais fait une première partie à Cannes 2020, ça m’avait plu, mais après j’ai un peu laissé le jeu de côté, je ne l’ai pas acheté et n’avait pas trouvé d’occasion d’y rejouer. Le fait d’en entendre relativement peu parler m’a peut-être aussi laissé penser que le jeu n’était pas si bon que ça. Erreur : j’ai finalement trouvé l’occasion d’y rejouer et l’ai acheté dans la foulée. Je le trouve tout simplement GÉNIAL. Supérieur en tout point au Caylus original. Chaque partie offre une poésie différente, avec une évolution organique du plateau suivant la situation que les joueurs auront créé par leurs choix (le choix de transformer tels bâtiments de base en résidence, d’ouvrir l’espace à plus ou moins de construction, d’avoir un prévôt plutôt agressif ou non, etc…). Les personnages aussi apportent beaucoup dans les intérêts des joueurs à faire évoluer le jeu dans une direction ou une autre. Le jeu pousse à la créativité, tout ce que j’aime. Le seul bémol pour moi est l’interaction un tout petit peu trop piquante mais on s’y fait et il faut voir cela comme justement une couche de réflexion essentielle du jeu (faut-il empêcher ce joueur de garder son personnage trop longtemps, etc etc).