Il y a donc 7 empires (Angleterre, France, Espagne, Prusse, Autriche, Russie et Turquie). En début de partie, les joueurs ont tous une certaine quantité d’influence sur un ou plusieurs empires (il y a des mises en place toutes faites, mais dans la règle normale, les joueurs choisissent leurs cartes influence). Le joueur qui a le plus d’influence dans un empire en a le contrôle.
Le jeu se déroule en 8 décennies (c’est modulable). Chaque décennie, les 7 empires vont faire une action parmi les 5 possibles. Autrement dit, il y a 56 actions en tout dans la partie, 8 par empire, indépendamment du nombre de joueurs autour de la table.
Les joueurs jouent à tour de rôle dans le sens des aiguilles d’une montre : quand c’est le tour d’un joueur, il choisit un empire qu’il contrôle (à défaut un empire dans lequel il a de l’influence et qui n’a pas encore joué) et décide de l’action accomplie par cet empire : mobiliser beaucoup, déployer beaucoup, mobiliser et déployer un peu, développer les infrastructures et marquer des points de puissance pour celles-ci, marquer des points de puissance militaires en fonction des conquêtes.
Les combats sont résolus instantanément sans hasard. Un système de pions fait q’une action choisie par une nation une décennie donnée ne sera pas disponible les deux décennies suivantes.
Au début de chaque décennie, les joueurs récupèrent de l’influence, ce qui fait que le contrôle des empires change. Le twist, c’est donc que je ne contrôle pas nécessairement les mêmes empires du début à la fin de la partie. Je peux même me retrouver sans aucun contrôle (ce qui ne m’empêche pas de faire jouer un empire, voire de pourrir la vie de celui qui le contrôle en le jouant à sa place).
À la fin de la partie, les empires sont classés du plus puissant au moins puissant. Chaque joueur marque alors 7x son influence dans l’empire le plus puissant, +6x son influence dans le second empire le plus puissant, etc. en décroissant, jusqu’à 1x son influence dans l’empire le moins puissant.
Sous ses airs de jeu de baston, c’est bien un jeu de gestion particulièrement retors, où l’on tente de faire fructifier les empires dans lesquels on a le plus d’influence, et de couler ceux dans lesquels les autres en ont beaucoup. On ne s’attache pas à la destinée d’un empire : on gère son portefeuille d’actions, en créant des alliances de circonstance, en misant sur le bon cheval au moment opportun, en pourrissant un empire qui rapporte trop aux autres… C’est méchant, cynique, interactif, fluide et nerveux.
C’est bien, quoi