Hé bien, moi, j’suis content qu’on ait réussi à vous croiser le jeudi soir, quand c’était un peu calme.
C’est vrai qu’en quelques années, le off est passé du statut de petite soirée presque confidentielle (je n’oublierai jamais mon premier off, invité par M. Cathalat que j’avais rencontré au pied d’une table de Jamaïca sans savoir qui il était ^^) à un truc bondé que, personnellement, nous avons fuit cette année. C’est dommage car tester un proto avec un oeil critique, acerbe, tranché, mais surtout constructif est une activité passionnante : se rapprocher de l’édition, comprendre ses enjeux, profiter de notre connaissance du petit monde ludique pour éviter les redites et autres resucées de mécaniques existantes… tout ce que ne permet plus la forme actuelle du off.
Victime de son succès ? Surement. Mais comment faire autrement ? Le secteur du jeu se développe, les éditeurs se multiplient, nombreux sont ceux qui se lancent dans l’édition, comme dans la création. C’est plutôt positif même si c’est too much. On m’a confié sur le salon qu’Amigo avait un planning full jusqu’en 2014, et j’imagine qu’il en est de même pour bon nombre d’éditeurs.
Plutôt que critique, il faudrait des idées nouvelles, une analyse de la situation : qui vient ? pour quoi faire ? combien d’auteurs ? quelle motivation (jouer à un truc avant les autres, donner un retour sur un projet, le simple plaisir de la découverte, l’amour du fait main ^^) ? thématiser des pièces (ambiance, gestion, …) ?
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Et sinon, côté retours :
- Seasons : sublime (Naïade est un génie), bon feeling, de la combo qui reste accessible, fluide, simple d’accès, … un bon jeu moyen qui à de bonnes chances de buzzer à Essen.
- Divinare : alors que le thème ne nous bottait que moyennement, c’est un petit coup de coeur. La mécanique est intéressante, mélange de double-guess et de bluff, le draft est bien exploité et le matériel sert bien le jeu (alors que ce n’est qu’un proto). Le format “Mundus Novus” augure d’un prix raisonnable. Du tout bon !
- Butin des mers : superbe organisation et animation par un petit gars fort sympathique, tout était fait pour nous plonger dans l’ambiance (à part le nom du jeu, qui a encore besoin d’une bonne grosse séance de brainstorming). La partie a été sympa, assez chaotique, fun. Mais à la sortie, personne de notre petit groupe de vraiment convaincu. Le jeu semble avoir le cul entre deux chaises, le matériel fait qu’il sera trop cher pour ce qu’il est (40-45€) et je doute qu’il franchisse le seuil de la maison. Et c’est dommage car le mécanisme est vraiment malin.
- Pix : il fallait qu’on se rende compte si on en était capable. La réponse est oui, Oui, OUI ! Fun, rapide, drôle, retord, excellent. Malgré les prix prohibitifs pratiqués par la boutique d’en face, j’ai craqué et c’est le seul du salon. Les dédicaces de l’auteur et de Mademoiselle Ornella n’y sont pour rien… bien sûr 
- Descendance : beaucoup de matériel, un plateau touffu mais lisible et qui regroupe toutes les infos de jeu, une règle finalement simple (surtout expliquée par Mademoiselle Mathilde) et un rythme de jeu qui tourne bien (on prend un cube, on fait l’action et hop, au suivant). Néanmoins, la sauce n’a pas trop pris : difficile de savoir dans quelle voie partir, certains aspects thématiques sont sacrifiés sur l’autel du mécanisme (c’est quoi toutes ces couleurs sur les cubes), et il n’y a pas eu cette étincelle qui donne envie d’y revenir. Dommage car l’idée des générations me tentait bien.
- Uluru : c’est fun, c’est joli, c’est rapide, c’est transgénérationnel, c’est familial et core, c’est du tout bon mais c’est super cher. En occas 
Plus de batterie, un edit pour la suite dès que je trouve un chargeur…