beri dit:En parlant de spoilers, j'ai une remarque sur une scène:
Quand, justement, il se sacrifie, j'ai l'impression qu'il y a une aberration physique. Pourquoi Kowalski serait-il un poids pour Stone? Une fois retenu par elle par une sangle, en l'absence de frottements quels qu'ils soient, il devrait aller à la même vitesse qu'elle et l'ISS grâce à l'inertie, ne la tirant donc pas dans le sens opposé à l'ISS. Dès lors, il lui aurait suffi de tirer un peu sur la sangle pour se rapprocher de Stone et de l'ISS en flottant doucement. Et quand il se décroche, il dérive en sens inverse. N'importe quoi, non?
Alors ça m'a choqué de la même manière, du coup, peut être que...
la sangle est elastique, et que l'énergie cinétique cumulée des deux cosmonautes la fait se tendre encore (jusqu'à la rupture), alors que celle de bullock seule n'y suffirait pas
Mais bon, je suis pas hyper convaincu. Sinon je l'ai vu en Imax trouadé tralala manchin truc, j'étais pas allé au cinéma depuis pas mal de temps, encore moins dans des conditions pareilles, et je suis super content de l'avoir fait, malgré les défauts déjà pointés par d'autres. J'en ai pris plein la gueule, et j'y allais pour ça. Par contre, la VF est insupportable.
Vu cet après-midi, hallucinant. Un bon moment de cinéma, cette impression de flotter dans l’espace par moment et ces images époustouflantes. Un film à voir au cinéma pour en profiter pleinement.
Vu hier. Bon ben comme beaucoup, j’ai été littéralement scotché par la beauté des images et par cette réelle impression d’être en apesanteur, au milieu de ces astronautes, pendant tout le film. Je ne dirais pas que le film ne vaut que pour ses qualités graphiques et techniques. Comme le dit viking, il réussit à instaurer une réelle empathie envers les personnages. Moi j’étais à fond dedans, j’ai tremblé pour cette femme seule survivante dans l’espace jusqu’à la scène finale. Cela est renforcé, à mon avis, par la durée du film, qui a le bon coût de ne pas excéder 1 h 30 et donc de passe d’une traite. Et aussi par la 3D, dont je ne suis habituellement pas friand, mais qui apporte un vrai plus dans Gravity. Je ne suis pas forcément très client des films catastrophes mais celui-là m’a plu, par son originalité et ses rebondissements. Ensuite, c’est vrai que le côté un peu mélo, dégoulinant parfois de bons sentiments, à la Hollywood… bon ben c’est pas trop mon truc. Disons que j’ai réussi à mettre ça de côté et à m’enthousiasmer pour le reste. (Ne pas lire la suite si vous ne l’avez pas vu). Alors oui, la femme qui se retrouve en position foetale (un clin d’oeil un peu trop évident à 2001 l’Odyssée de l’Espace), le sacrifice de Clooney, le vrai-faux retour de Clooney qui lui fait comprendre qu’elle peut s’en sortir toute seule si elle le veut vraiment, le fait que l’héroïne soit évidemment une femme seule éplorée et tourmentée par le décès de sa fille… bon, tout ça ce sont de bonne grosses ficelles quoi. Jusqu’à la scène finale dans l’eau. Malgré tout, j’en suis sorti avec une impression vraiment positive, celle d’avoir fait le vide pendant 1 h 30 pour ne penser qu’à ce voyage magnifique, haletant et terrible en orbite autour de la Terre. En résumé, c’est un excellent divertissement.
Mathias dit:j'ai tremblé pour cette femme seule survivante dans l'espace (...) le sacrifice de Clooney, le vrai-faux retour de Clooney qui lui fait comprendre qu'elle peut s'en sortir toute seule si elle le veut vraiment, le fait que l'héroïne soit évidemment une femme seule éplorée et tourmentée par le décès de sa fille... (...) Jusqu'à la scène finale dans l'eau.
Tu spoiles un peu à mort. Pense à ceux qui n'ont pas vu le film --> mets-toi au blanc.
J’avais prévenu que je spoilais, en disant de ne pas lire la fin de mon post. Et je ne sais pas comment vous faites pour lire du blanc sur blanc. (Note qu’en règle générale j’aime bien le blanc. Le rouge et le rosé aussi d’ailleurs. )
Mathias dit:J'avais prévenu que je spoilais, en disant de ne pas lire la fin de mon post. Et je ne sais pas comment vous faites pour lire du blanc sur blanc.
J'avais pas vu, c'était peut-être pas assez mis en évidence. Pour lire blanc sur blanc, on surligne avec la souris.
J’ai trouvé le film impressionnant visuellement, une utilisation de la 3D excellente. Je pense que le film peut faire date pour ses qualités techniques, image et son. Par contre j’ai quelques regrets : une narration sans surprise avec une flopée de rebondissements dont on connaît l’issue concernant le personnage principal, un suspens un peu artificiel en somme. La musique de bourin soulignant cet aspect hollywoodien. Le film aurait duré 45mn et je me serai dit que j’avais assisté à une oeuvre d’art totale.
Bon, allez, j’y vais de ma petite critique: j’ai adoré. On trouvera ici ou là matière à discuter si on prend le temps d’analyser certains détails. Mais, je me suis laissé bercer devant l’écran 3D. C’est du cinéma. De l’excellent cinéma. Fabuleux.
Enfin vu ! Quel film ! Mais quel film ! Cuaron vient de graver son nom dans l’histoire du cinéma (enfin il l’avait déjà un peu fait avec Les Fils de l’Homme). Autant pour les qualités de sa mise en scène que pour sa rigueur d’écriture. Si peu de personnages, si peu de dialogues mais tellement d’humanité, d’espoir et d’amour. Quelle charge émotionnelle !
Déçu par la bande annonce de la stratégie Ender dont j’attendais beaucoup, je me suis tourné vers Gravity.
Attention spoiler inside !
Je reconnais à Cuaron, père et/ou fils, d’avoir su rendre émouvante malgré tout une fin conventionnelle façon studios américains. Et en parlant de conventionnel, comment ne pas évoquer ce rythme époustouflant qui donne l’impression aux spectateurs qu’il n’y a pas de temps mort, alors que j’aurais moi aimé ressentir cet isolement, cette solitude pesante, qui doit irrémédiablement envahir l’esprit de l’héroïne. Un film à gros budget restera toujours un film formaté pour plaire au plus grand nombre, ce film répond au cahier des charges. Du film, je retiens principalement son aspect pédagogique qui m’a ouvert les portes du “comment c’est là-haut, dans l’Espace”, et d’avoir passé un très bon moment de cinéma. Quand j’entends dire que la 3D n’a jamais été aussi bien utilisée, je me dis que je n’y connais vraiment rien, ce qui est quand même très vrai. Mais, personnellement, du haut de mon expérience de spectateur non initié, je n’y ai rien vu d’épatant. Certes, aucun effet exagéré ou surenchère de profondeur artificielle ne vient parasiter le propos, hormis une ou deux vis qui virevoltent, ce n’est pas pour autant que je considérerais ce Gravity comme le mètre étalon de cette pratique. La 3D est utilisée à bon escient, et avec sobriété, ni plus ni moins. Utiliser la 3D avec intelligence, ne veut pas dire que le réalisateur est un génie et qu’il enterre ses prédécesseurs.
Par contre, selon moi, sans 3D le film perd de son intérêt. Je doute que je le regarderais à nouveau s’il passe sur le petit écran. PS: je me suis permis de mettre en gras, ce qu’il est pertinent de retenir de mon intervention. PS2: j’avais lâché le “fils de l’homme” avant la fin du film, pour tout dire.
Docteur Mops dit:Autant j'ai beaucoup apprécié l'exercice de style de filmer dans un environnement sans haut ni bas qui donne donc de bien belles images autant le scénario est d'un convenu terrifiant et le côté grand public sentimentaliste + "quand on veut on peut" à l'américaine avec ses grandes envolées de musique pour bien faire comprendre quand rire et pleurer est insupportable de grossièreté démago. Le côté fête foraine du film est parfait pour le reste c'est quand même du grand gignol mais why not? On se prend à rêver du même film avec un peu plus de subtilités sans les grands paneaux qui clignotent pour nous dire quoi regarder, quoi penser, quoi sentir.
Mouai... Sentimentaliste, peut-être.... convenu certainement...coté scénario, c'est sur que c'est assez cousu de fil blanc... mais parfois on va aussi au cinéma pour en prendre plein la vue sans se prendre la tête. J'ai vu ce film comme une sorte de Tour infernal à notre époque. Ensuite, je trouve que finalement, ce n'est pas si sentimentaliste que ça. La fin me fait penser au début de 2001... spoiler :Et franchement à la place de personnage, j'aurai préféré y rester, seul, là haut.