Créer un jeu, pour qui ?

Interressant sujet que de savoir si un auteur créé un jeu pour les joueurs potentiels ou pour lui même.

BdC

si c’est pour lui-même, où est le besoin de publier ???
où alors alternative : le besoin de créer est alimentaire (pour nourrir son homme).

d’ailleurs, question sans arrière-pensée : y a-t-il des créateurs qui ne vivent que de la création ?

(quoi “toftof direct dans la cage aux trolls ??”)

toftof dit:si c'est pour lui-même, où est le besoin de publier ???
où alors alternative : le besoin de créer est alimentaire (pour nourrir son homme).
d'ailleurs, question sans arrière-pensée : y a-t-il des créateurs qui ne vivent que de la création ?


Moi je ne crée pas mais si je faisais, je le ferais je pense d'abord pour moi, parce que ça m'amuse (vu combien ça rapporte).

Pour les revenus, je ne crois pas qu'il y ait de créateurs français qui vivent uniquement de la création (peut-être Dominique Ehrard :?: ).

Même chez les allemands ils ne sont pas nombreux : Teuber, Knizia, et puis ensuite ?

J’ai longtemps créé des jeux pour mon entourage, d’abord amis puis enfants. Aucune ambition même aujourd’hui.

Je créé des jeux pour moi d’abord, et si un jour je ponds un jeu qui attire un editeur, il me le fera savoir.

Je ne suis pas hanté par l’idée d’editer mes idées ou par la peur qu’on me pique le fruit de mes cogitations.

Pour ta dernière question, je vis de mes créations mais dans un environnement professionnel.

BdC

ReiXou dit:
Pour les revenus, je ne crois pas qu'il y ait de créateurs français qui vivent uniquement de la création (peut-être Dominique Ehrard :?: ).

Il me semble que le seul auteur (pardon... la seule auteuse, ou autrice, c'est au choix) à pouvoir vivre de ses jeux, c'est Sylvie Barc, grâce à Tic Tac Boum, édité dans un nombre incalculable de pays.
Même chez les allemands ils ne sont pas nombreux : Teuber, Knizia, et puis ensuite ?


Peut-être Kramer ?
Boule de cristal dit:J'ai longtemps créé des jeux pour mon entourage, d'abord amis puis enfants. Aucune ambition même aujourd'hui.
Je créé des jeux pour moi d'abord, et si un jour je ponds un jeu qui attire un editeur, il me le fera savoir.
Je ne suis pas hanté par l'idée d'editer mes idées ou par la peur qu'on me pique le fruit de mes cogitations.
Pour ta dernière question, je vis de mes créations mais dans un environnement professionnel.
BdC

voilà, là j'aime ça, c'est pasdela création fermée. Ya un public, même s'il n'est pas aussi large que le grand public.
Le fait que tu crées à des fins professionnelles, bin je trouve ça bien :). Si c'est pas indiscret, c'est quoi ton job ?
Rody dit:Il me semble que le seul auteur (pardon... la seule auteuse, ou autrice, c'est au choix) à pouvoir vivre de ses jeux, c'est Sylvie Barc, grâce à Tic Tac Boum, édité dans un nombre incalculable de pays.


Exact ! Et Kramer a de toutes façon l'age de la retraite (même si il doit quand mm gagner quelque menu monnaie avec ses créations, et c'est bien le moins).

Moi c’est l’un des moyens (parmi tant d’autre) d’attiser ma soif de création. Le plaisir de crée, d’inventer, c’est tout un jeu, c’est aussi un challenge, invente un jeu qui marche, la phase de test et tout, et tout…

Et puis si mes amis, les adhérents de l’assos, ou les enfants de mon centre de loisirs aime le jeu inventée… Bah tant mieu.

Comme BdC…Aucune ambitions si ce n’est le plaisirs de jouer et partager et d’inventer. Mais si y’as un éditeur qui veu de mon jeu je dirais pas non.

Donc je crée pour moi et pour les autres.

Tien par contre cela m’interresserai de faire un boulot comme BdC ou Mathieu d’Epnoux. :D

Boule de cristal dit:Interressant sujet que de savoir si un auteur créé un jeu pour les joueurs potentiels ou pour lui même.
BdC

Si je m'amuse à en faire, définitivement, c'est pour moi-même, je l'avoue. Et ce n'est pas pour la satisfaction de l'avoir fait, c'est parcequ'au cours de l'élaboration, j'ai des moment de plaisir extrème.

Indépendamment de cela, ça n'empèche pas que ces prototypes me permettent de passer des moments particuliers avec des amis, des moments différents qu'avec des jeux du commerce : On ne joue pas tellement les uns contre les autres, on joue à faire fonctionner et améliorer des principes - une espéce de de jeu collaboratif.

Enfin, mais c'est personnel, la création me permet de m'amuser avec mes outils informatique, c'est un pretexte en or.

Ma seule ambition, vous allez trouver ca ridicule c’est de faire un jeu “serieux” et bien réalisé et que mon ami crazouille me dise, il est top ton jeu. Connaitre ce personnage et découvrir sa richesse donne vraiment envie d’avoir son appui.

Pour mon boulot, je développe des jeux sur mesure et des animations en entreprise autour de trois thèmes :

Integration, formation, communication
et quelques réalisations dans le domaines de la sensibilisation

Integration est une activité lourde mais très rentable. Ils s’agit de jeux de decouvertes de l’entreprise, avec des objectifs forts en fin de journée et des animations pour inciter les entrants a restituer le savoir. Je bosse avec des groupes en général. Parfois pour des fusions d’enteprise.

Formation concerne des jeux de demonstration, rapides et percutant. Les thèmes sont prise de risque, négo, gestion du temps, gestion de conflit, etc…
Je travaille au sein d’un cabinet de formation qui est mon premier client.

Communication peut prendre différentes formes. Comm interne, comm externe, sujets bateau (euro, 35h) ou sujets vastes (valeurs, messages clés)
Le top du top en ce moment sur mon bureau c’est un système proche du tangram, un ensemble de pièces permettent de réaliser un carré et le jeu est livré avec un autre carré tout petit : le client ou le collaborateur.
Le casse tête permet de recréer un carré en mettant le petit carré au centre de la pièce.
Le message : Le client au coeur de notre préoccupation ou le collaborateur, premier acteur de l’entreprise.
Trop fort.

Sensiblisation est davantage tourné vers les agences de comm, les admistrations les collectivités. Environnement, equilibre alimentaire, sensiblisation aux risques domestiques…

Voilà en résumé, ajoutes à ca une première experience dans le monde de l’edition puisque je vais financer un petit jeu dans la collection d’asmodée et tu as fait le tour de mon activité. :D

BdC

C’est clairement pour moi.
Tellement pour moi que, souvent, je ne fait qu’écrire le regle, l’idée, et que je ne fais pas de proto (je ne suis un manuel et surtout pas un graphiste).
Quand le proto est simple a faire, je me donne des coup de pieds au c… et passe à la phase de tests. Mais c’est rare !

BON COURAGE BdC :) :D :o !!

Pour moi d’abord… avec le risque très clair que cela n’intéresse que moi :? Mes jeux préférés ne sont pas nécessairement les jeux préférés par les joueurs. Je suis hanté par des sujets que je replace souvent parce que j’ai envie de les pousser plus loin.

Mais c’est souvent aussi une réaction à l’air du temps, à un truc que je vois, à une histoire qui m’intrigue, etc…

Pour quelqu’un d’autre s’il me paye pour ça :wink: A ce sujet, le travail sur commande ou sous contraintes n’est pas si désagréable que ça. J’appprends pleins de trucs à réaliser des jeux pour les autres et puis cela finance le reste. Quand je travaille sur un thème qui ne me passionne pas, c’est une raison supplémentaire de m’attarder sur des idées de mécanismes plus sioux. Je suis très clairement favorable à ce que l’écriture de jeux soit reconnu comme une profession à part entière. Je pense qu’à partir d’un certain moment pour faire des choses intéressantes, il faut s’y consacrer pleinement.

a+ cb

Boule de cristal dit:Voilà en résumé, ajoutes à ca une première experience dans le monde de l'edition puisque je vais financer un petit jeu dans la collection d'asmodée et tu as fait le tour de mon activité. :D
BdC


Tu finance ta propre édition ? C'est presque du "à compte d'auteur" ?

Je fais des jeux, par ordre d’importance

1) Pour moi, parce que ça m’amuse, parce que j’ai un peu l’impression d’écrire une histoire et que j’ai toujours rêvé d’écrire des histoires.

2) Pour moi, parce que ça m’aide à me convaincre que je ne suis pas con (même s’il est vrai que j’en ai rarement douté).

3) Pour moi et ma fille, parce qu’on aime bien tous les deux voir mon nom sur la boite.

4) Pour moi et mes amis, parce que j’essaie de faire les jeux auxquels on a envie de jouer.

5) Pour moi parce que, même si je n’en vis pas, c’est devenu un revenu annexe non négligeable.

toute petite mise au point en ce qui concerne mon opinion à moi que j’ai (même si ça n’intéresse pas grand monde, je ne suis que l’acheteur, finalement) : tout ce que je dis, c’est surtout dans le cas “l’auteur qui édite”.

Après, des gens qui créent pour leurs proches, voire dans le taf, sans spécialement désirer l’édition, comme BdC, je trouve ça très sympa.

Des gens qui créent pour eux tout seuls, parce qu’ils aiment trouver des mécanismes sympas, bin tant mieux pour eux. Créer est peut-être un jeu en soi pour eux… c’est bien aussi.

cberg dit:A ce sujet, le travail sur commande ou sous contraintes n'est pas si désagréable que ça. J'appprends pleins de trucs à réaliser des jeux pour les autres et puis cela finance le reste. Quand je travaille sur un thème qui ne me passionne pas, c'est une raison supplémentaire de m'attarder sur des idées de mécanismes plus sioux.


C'est vrais qu'on apprend plein de trucs en faisant ça. ET j'adore kan on me demande de le faire.

(en gras c’est moi toftof qui répond)

bruno faidutti dit:Je fais des jeux, par ordre d’importance
1) Pour moi, parce que ça m’amuse, parce que j’ai un peu l’impression d’écrire une histoire et que j’ai toujours rêvé d’écrire des histoires.
voilà, ça je ne suis pas contre, le créateur joue à réfléchir (pour qui je me prends à être pour ou contre, d’abord?!)
2) Pour moi, parce que ça m’aide à me convaincre que je ne suis pas con (même s’il est vrai que j’en ai rarement douté).
:lol:
3) Pour moi et ma fille, parce qu’on aime bien tous les deux voir mon nom sur la boite.
:P :wink: aaah le flambeur…
4) Pour moi et mes amis, parce que j’essaie de faire les jeux auxquels on a envie de jouer.
intention très louable… je pourrais avoir une dédicace sur mon china moon si jamais on se rencontre un jour :lol: ?
5) Pour moi parce que, même si je n’en vis pas, c’est devenu un revenu annexe non négligeable.
Si ça peut stimuler pour l’apparition de BONS jeux, bin pourquoi pas… (je suis un peu vénal, je comprends…) mais j’espère que ça ne deviendra jamais le facteur stimulant principal.

Boule de cristal dit:Interressant sujet que de savoir si un auteur créé un jeu pour les joueurs potentiels ou pour lui même.
BdC


D'ailleurs, fait on vraiment des choses pour quelqu'un d'autre que pour soi ? Par une forme d'amour propre ? Pour l'image que l'on a de soi ? Pour ce que les autres vous renvoient ? Pour se payer une place au paradis ?
toftof dit:.
Si ça peut stimuler pour l'apparition de BONS jeux, bin pourquoi pas... (je suis un peu vénal, je comprends...) mais j'espère que ça ne deviendra jamais le facteur stimulant principal.


En quoi faire quelque chose sans penser à l'argent peut il être garant de qualité ?

En quoi faire quelquechose en pensant à l'argent risque de mener vers une mauvaise qualité ?

La seule façon de faire de l'argent avec un mauvais jeu, c'est de faire un jeu sous license "vendeuse". Et là, tu ne vend pas un jeu, mais une image.

Si un auteur "qui ne pense qu'a l'argent" bacle ses jeux pour en faire plus et gagner plus d'argent, il n'en vendra pas et ne touchera rien.

De plus, l'édito de Bruno sur son site prouve bien les limites de ce qu'un auteur est capable de prévoir sur le potentiel commercial de ses jeux.