Daybreak, le prochain jeu de Matt Leacock sur la lutte contre le réchauffement climatique

une seule partie jouée sur BGA à 4 il y a quelques semaines. En tour par tour donc la communication était plutôt compliquée.
On a commencé par réduire nos émissions, les rendre propres, puis essayé au mieux de ne pas avoir de communautés en crise… Et on a gagné, au dernier tour, donc légère déception globale même si on a bien aimé les mécaniques.
Après, on n’avait pas mis les challenges persos, je ne sais pas si ça joue bcp sur la difficulté…

J’ai refait trois parties depuis, une en physique et deux sur BGA. Les trois ont été perdues à cause des communautés en crise. Je pense que j’avais du avoir un tirage très favorable sur mes deux parties d’avant. J’aime toujours autant et les mécanismes sont tops je trouve. J’aime beaucoup le fait de pouvoir se servir des cartes de façon différente.

Voici ce que j’ai posté sur le jeu dans la partie solo du forum. Je réfléchis à faire un article (mais qui ne sera basé que sur l’expérience du solo, à voir si ça peut intéresser).

Je viens de terminer mon run de 10 parties sur Daybreak. Les règles sont parfaitement acquises et je vais le pouvoir le ressortir sans avoir besoin de me replonger dedans. Sur mes 10 parties, j’en ai gagné 4 tout en sachant que mes deux premières victoires sont douteuses à cause de petits points de règles, notamment les pré-requis de certains cartes. J’ai pourtant regardé plusieurs fois les règles et je n’ai jamais trouvé si les pré-requis devaient être satisfaits dans la colonne ou dans l’aire de jeu. C’est bien dans la colonne…

Je ne sais pas si le jeu est trop facile ou trop compliqué. Moi, je le trouve bien dosé. J’ai pensé un moment que les parties étaient trop dépendantes des tirages de cartes. Mais je me suis ravisé. En fait, c’est un excellent jeu thématique où le joueur doit sans cesse s’adapter. Mes victoire se sont souvent faites en augmentant les forêts et les océans et lors de ma dernière partie, je n’avais aucune carte le permettant. J’ai donc réduit mes émissions petit à petit pour finalement gagner au tour 5.

Je m’efforce quand même de favoriser deux choses en début de partie : constituer un moteur de pioche et un moteur d’énergie renouvelable. Les deux cartes permettant cela sont présentes dès le début de la partie mais il faut savoir les renforcer.

Ensuite, il faut s’adapter sans cesse. La situation évolue sur le plateau et les cartes choisies doivent évoluer aussi. Je n’hésite pas à jouer une carte pour utiliser son effet pour ensuite la recouvrir aussitôt, et ce, plusieurs fois dans une même manche. C’est à mon avis la clé de la victoire. Cela aide beaucoup à piocher (les fameuses cartes qui nous demandent d’aller chercher un certain nombre de cartes avec des symboles particuliers) pour ensuite utiliser les nouvelles cartes.

Je trouve donc que c’est un excellent jeu.

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Bon ça date un peu, mais je me suis peut-être mal fait comprendre. Je ne dis pas que le jeu doit être porteur de message dans son ensemble, je dis qu’il est dommage qu’il se restreigne à ça. Je pense que la production est suffisamment large pour permettre à chacun de trouver chaussure à son pied. Un gros film Marvel fera toujours plus d’entrée qu’un film d’auteur parlant d’un sujet grave. Pour autant, faut-il se passer de ces derniers ? Je ne crois pas. Et je pense que c’est pareil sur le jeu. La sortie et le succès de Limit et de Daybreak montre qu’on peut aller dans cette direction sans que ce soit un problème (car il existe toujours une production “classique” qui plaira plus).

“ça date un peu” ? Et ben dis-donc, tu as le sens de l’euphémisme. :smile:

Alors OUI, MAIS…

Le jeu, pour moi, c’est du rêve, de l’imaginaire, de l’insouciance, du challenge, des bons moments passés avec d’autres personnes autour d’un plateau, de bonnes rigolades et puis des bons souvenirs…le jeu, pour moi, c’est festif. La vie peut-être assez dure comme ça, aussi je ne veux pas voir des mises-en-gardes, leçons et autres réflexions angoissantes faire irruption dans mon loisir. Les jeux à messages, ça peut vite devenir très moralisateurs, voire polluants de loisir jusqu’à en devenir emmerdants.

Je suis bien conscient de la plupart des problèmes contemporains, je te rassure, mais le jeu comme tribune politique, je dis non… deux ou trois de temps à autres parmi la multitude des titres qui sortent chaque année, pourquoi pas, nous sommes au moins d’accord là-dessus (et puis je pourrais les éviter) mais vu que certains auteurs maintenant ne cachent pas leur volonté de faire passer des messages - pour pas dire des sermons - au travers de leurs jeux, je crains que cela devienne d’abord une mode, puis à force quelque chose d’incontournable pour être édité et donc une généralité.

Avec toi Loïc, et tous les autres sur trictrac, j’ai envie de parler d’édition, de règles, de stratégies, de coups bien fourbes, de parties mémorables, d’erreur de règles qui font encore marrer 10 ans après, des auteurs que l’on préfère (et se taquiner là-dessus n’est pas interdit, c’est même conseillé :slightly_smiling_face:), des festivals, des rencontres avec d’autres trictraciens et, pourquoi pas, lire quelques confidences de soucis dans la vie quotidienne - je ressens parfois ce besoin chez certains et on peut s’honorer de leur confiance - pour tout cela je dis ok ; Mais parler d’un jeu qui aurait la prétention de tenir un discours sérieux pour faire prendre conscience à nous, pauvres joueurs écervelés qui penseraient qu’à s’amuser, des diverses vicissitudes de ce bas-monde… et bien ça pourra toujours se faire, mais sans moi, valaaa ! :stuck_out_tongue:

Je crois que c’est là que tu te trompes. Ca reste marginal, comme dans tous les autres secteurs culturels. Il y en aura sûrement plus, mais ça restera très facile à éviter. Moi, quand c’est bien fait, je trouve ça intéressant. C’est parfois discret, parfois plus direct, mais ça restera à la marge (comme au cinéma).