LeGrub dit:
Les sorties, très nombreuses désormais, avec tellement de jeu que l'on aimerait essayer, amène ou amèneront le public lambda à devoir de plus en plus affiner ses critères de choix qui se résumeront la plupart du temps au prix du jeu (cette histoire de taille de boite/coût est très sensée) ou aux expériences, bonnes ou mauvaises, lors des achats des boîtes précédentes d'un éditeur ...
Si un ressortissant dudit public 'lambda' se met à acheter des jeux de société dits 'modernes' c'est qu'il n'est plus si lambda… et donc que ses critères sont déjà orientés ailleurs, au moins partiellement. Je ne me base que sur mon expérience personnelle pour dire ça, certes, mais autour de moi j'ai vu acheter par des personnes ne possédant jusque là que les classiques du jeu familial des Puerto Rico, des Agricola, des Loups Garous de Thiercelieux suite à une partie qu'ils avaient apprécié : la question du coût ne se posait absolument pas, car les classiques familiaux que l'on trouve en supermarché sont vendus a des prix assez élevés pour ce qu'ils contiennent. Si le prix emmerde quelqu'un, c'est le joueur assidu, qui, de par sa culture, peut se permettre de comparer le grammage du plateau de Age of Steam avec l'essence du bois des pions de Norenberc, avant de crier à l'injustice…
Cher monsieur LeGrub,
Les articles de fonds c’est bien mais ça demande du temps et notre structure actuelle ne permet pas de ranger correctement des articles de fonds qui perdraient très vite en lisibilité.
Mais vous avez bien raison et on aimerait bien ça aussi.
Concernant l’attitude sur le jeu comme un produit de consommation, vous avez bien le droit de le considérer ainsi puisque c’est aussi ce qu’il est.
C’est juste que le réduire à ça est un peu limitatif.
En fait, l’industrie du jeu est variée et il est difficile sans connaitre les éditeurs par exemple de savoir ce qui ressort d’un produit qui se vend beaucoup d’un produit en série limitée. D’autant que même ici il y a un effet déformant. Ce que nous appelons un succès ne nourrit parfois même pas une personne ^^
Beaucoup d’éditeurs sont deux dans un petit bureau…
Et puis des jeux que l’on délaisse par manque d’intérêt rapportent des centaines de milliers d’euro.
Des éditeurs aimés ici ont un train de vie modeste. Tout le monde connait Ystari ici et ils n’ont pas leur locaux aux Champs-Élysée ^^Inversement vous entendrez peu parler de Djeco ou Goliath qui sont des société qui pèse un poids non négligeable.
Donc à la fois artisanat et industrie mais ça ne se voit pas toujours à la boîte du jeu.
Culture du jeu ? Quel beau thème non ? 