C’est Karis qui avait donné ce chiffre me semble-t-il, mais peut-être était-ce dans un cadre précis que j’ai oublié depuis…
4/5ème c’est gros, ça veut dire que l’éditeur ne marge que 25% sur un jeu, ce qui pour un jeu par exemple en 5000 exemplaire à 10 euros de vente coté éditeur, il ne fait que 10000 euro de bénéf, ça me parrait vraiment pas beaucoup…
Harrycover dit:Bushinone dit:Banane DC, je suis d'accord avec toi. L'économie d'échelle fera sans doute qu'il sera plus rentable d'acheter sa fig que de la produire. Mais n'empêche que l'industrie elle-même pourra avoir recourt à cette technologie.
En plus, pour les hobbyistes qui savent manier la CAO, c'est le bonheur. Combien investit un hobbyiste en matos (peinture, couteaux, pinceaux etc.) ?
bahh moi ça fait des années que je fais mes confitures maison et ça n'a pas ébranlé d'un iota l'industrie agro-alimentaire, d'ailleurs j'ai même jamais fait le calcul si c'était rentable financièrement![]()
sinon la seule technologie que je connaisse qui ai mis à mal une profession c'est la photo numérique qui a fait quasi disparaitre le tirage chimique traditionnel.
Maintenant faire des modéles 3D, c'est pas à la portée de tous, outre les compétences techniques logiciels, il faut avoir un minimum de compétence artistique pour sortir un truc potable.
par contre pour copier des modèle existant il faut aussi un scanner 3D non ?
je suis plutôt d accord, cela m etonnerait de voir l imprimante 3d mettre en difficulté les editeurs de jeux.
Par contre, si les prix deviennent abordables, on peut imaginer faire des ameliorations, extensions amateurs, customizations, de la meme facon que l on fait actuellement des aides de jeux.
je pense que le prix du petrole, des matieres premieres et l augmentation du niveau de vie dans des pays comme la chine risquent d 'etre le plus gros frein au jeux de societé à grande echelle.
YoshiRyu dit:C'est Karis qui avait donné ce chiffre me semble-t-il, mais peut-être était-ce dans un cadre précis que j'ai oublié depuis...
4/5ème c'est gros, ça veut dire que l'éditeur ne marge que 25% sur un jeu, ce qui pour un jeu par exemple en 5000 exemplaire à 10 euros de vente coté éditeur, il ne fait que 10000 euro de bénéf, ça me parrait vraiment pas beaucoup...
Beaucoup de société de production ne font qaue 12% de bénéfices...
Aprés cela dépend si l'on parle en MB (marge brute) ou bénéfice bas de page.
En MB on tourne en général aux alentours de 50% pour de la distribution (je ne connais pas les marges du secteur du jeu) mais en bas de page, c'est autre chose.
Je ne m’exprimerai pas sur les marges plus ou moins élevées (ou basses) des éditeurs, et probablement différentes de l’un à l’autre. Mais d’après les calculs de YoshiRyu, ce dernier évoquait plutôt la marge sur coûts variables, ne tenant donc pas compte des coûts fixes. Pour rappel, 4/5 c’est 80%, donc cela fait une MSCV de 20%, pas de 25%. ![]()
Euh, ça dépend de quel point de vue tu te places Docky :
si A = B * 0.80, alors B = A * 1.25
ou autrement dit
si A = B + 25%, alors B = A - 20%
Ce que tu dit correspond à mon calcul, sauf que toi tu parles de la part de marge sur les ventes en aval (20%), moi je parle de la marge sur l’investissement en amont (25%).
![]()
@Sandrine et Richard : je n’ai pas la moindre idée de ce qu’est la marge en bas de page, à moins que vous ne parliez de la différence entre chiffre d’affaire et bénéfices, mais dans ce cas, le “point de rentabilité” évoqué plus haut parle bien des bénéfices et non du chiffre d’affaire, parce que le chiffre d’affaire, c’est 100% des ventes techniquement.
@ urmao sur les imprimantes 3d : les figs/décors faits maisons sont déjà légions dans le milieu du fugurinisme (qu’ils s’agissent de créations complétes ou de transformations d’un produit édité). Peut être simplement que ces pratiques n ont pas encore envahient le domaine du jeu de plateau avec figs pour X raisons. En l état, les méthodes artisanales restent moins cher pour le particulier mais demande un aprentissage plus ou moins conséquent. De la même façon on peut produire soit même un moule pour que dalle et donc reproduire ses propres productions (mais dans des quantités qui n ont rien d industrielles). Amha, la démocratisation des imprimantes et de l échange de modèles 3d permettra seulement d éviter à certains la phase d apprentissage de la sculpture et du moulage. Bref, ça va fast-foodiser la customisation. Les fast-foods sont ils moins chers qu un repas préparé soit même ? Pas forcèment, mais il ne demande pas d effort… De plus il faudra voir qui partagera des modèles 3d et quelle sera leur qualités, pour savoir s il sera intéressant ou non d imprimer leurs productions. Et puis il y aura des questions légales qui se poseront peut-être dans certains cas. Une figurine s accompagne d un profil. Il faudra que le nouveau profil n utilise pas la typo déposée par l editeur, voire certains élèments du keywordings s ils sont protégés. Pour l instant les éditeurs sont relativement cools à ces égards (et encore les proxys sont interdits dans les tournois GW, et cette compagnie n hésite pas à demander le retrait de fichier d un site orsqu elle se sent menacée). Mais qu en sera-t-il quand il suffira d une imprimante 3d pour se passer des figs officielles ? J imagine mal GW ou P3 réagir autrement qu en corpo, et tenter de limiter par tous les moyens possibles les échanges de modèles. Bref affaire à suivre.
Désolé pour le HS, je suis le reste de la conversation avec intérêt aussi, mais mon inculture sur l édition de jeux me contraint au silence.
ashesburning dit:J imagine mal GW ou P3 réagir autrement qu en corpo, et tenter de limiter par tous les moyens possibles les échanges de modèles. Bref affaire à suivre.
C'est déjà le cas.
ashesburning dit:@ urmao sur les imprimantes 3d : les figs/décors faits maisons sont déjà légions dans le milieu du fugurinisme (qu'ils s'agissent de créations complétes ou de transformations d'un produit édité). Peut être simplement que ces pratiques n ont pas encore envahient le domaine du jeu de plateau avec figs pour X raisons. En l état, les méthodes artisanales restent moins cher pour le particulier mais demande un aprentissage plus ou moins conséquent. De la même façon on peut produire soit même un moule pour que dalle et donc reproduire ses propres productions (mais dans des quantités qui n ont rien d industrielles). Amha, la démocratisation des imprimantes et de l échange de modèles 3d permettra seulement d éviter à certains la phase d apprentissage de la sculpture et du moulage. Bref, ça va fast-foodiser la customisation. Les fast-foods sont ils moins chers qu un repas préparé soit même ? Pas forcèment, mais il ne demande pas d effort... De plus il faudra voir qui partagera des modèles 3d et quelle sera leur qualités, pour savoir s il sera intéressant ou non d imprimer leurs productions. Et puis il y aura des questions légales qui se poseront peut-être dans certains cas. Une figurine s accompagne d un profil. Il faudra que le nouveau profil n utilise pas la typo déposée par l editeur, voire certains élèments du keywordings s ils sont protégés. Pour l instant les éditeurs sont relativement cools à ces égards (et encore les proxys sont interdits dans les tournois GW, et cette compagnie n hésite pas à demander le retrait de fichier d un site orsqu elle se sent menacée). Mais qu en sera-t-il quand il suffira d une imprimante 3d pour se passer des figs officielles ? J imagine mal GW ou P3 réagir autrement qu en corpo, et tenter de limiter par tous les moyens possibles les échanges de modèles. Bref affaire à suivre.
Désolé pour le HS, je suis le reste de la conversation avec intérêt aussi, mais mon inculture sur l édition de jeux me contraint au silence.
je suis plutôt d'accord avec toi pour les figurinistes. c'est une categorie de joueur qui aime manipuler la matiere, peindres, etc...
je pense plutôt aux joueurs de jeux de plateau qui eux n ont pas forcement la meme fibre artistique, et vont par exemple, s'interesser aux figurines prépeinte de wizkids parce que même si les finitions ne sont pas parfaites elles sont prêtes à l emploi.
Pour les joueurs de plateau ça pourra etre des opportunités de créer du materiel pour customiser leurs jeux ou inventer des petites extensions officieuses. De la même maniére que actuellement des passionnés font des aides de jeux pretes à etre imprimées et en font profiter par altruisme la communauté, j imagine que des travaux pour imprimante 3D pourront suivre le meme chemin.
Flam dit:Peut être qu un jour le créateur de jeu verra que grâce à internet il n a même plus besoin du l' éditeur et viendra lui même vendre les patrons de son jeu sur trictrac aux joueurs.
Le boulot de l'éditeur ne se limite pas à trouver un fabriquant
Un bon éditeur
- effectue une sélection sur les jeux édités. Si un éditeur n'édite pas tout ce qu'on lui présente, ce n'es pas uniquement parceque ca coûte des sous, mais c'est surtout parce que c'est son rôle de filtrer les jeux qu'il estime moyens et de ne mettre sur le marché que la crème de la crème.
- accompagne l'auteur sur le développement du jeu. Certains éditeurs passent plus d'un an a développer un jeu ui leur est arrivé 'à priori déja fini'. Et ca se sent, en termes de qualité, au final.
- effectue le travail d'édition proprement dit : ligne graphique, packaging, marketing, ... car un bon auteur de jeu n'est pas forcément apte a faire de son excellent mécanisme un excellent 'produit'
- assure la production du jeu. ca aussi c'est un métier, de gérer les industriels spécialisés pour produire à un coût acceptable et avec une excellente qualité
- assure la mise en vente du jeu. Parce que la aussi c'est un métier, et si u auteur produit lui-même 2000 exemplaires de son jeu, entre le moment ou ils arrivent dans son garage et le moment ou ils ont été transformés en cash sur son compte en banque, il y a tout un travail de distribution et de commercialisation à faire
- assure la promo du jeu. ben oui, ce ne sont pas les auteurs qui payent les frais pour aller sur les salons, mettre des pubs en ligne et dans plato ou spielbox, etc.
ehanuise dit:Flam dit:Peut être qu un jour le créateur de jeu verra que grâce à internet il n a même plus besoin du l' éditeur et viendra lui même vendre les patrons de son jeu sur trictrac aux joueurs.
Le boulot de l'éditeur ne se limite pas à trouver un fabriquant![]()
Un bon éditeur
- effectue une sélection sur les jeux édités. Si un éditeur n'édite pas tout ce qu'on lui présente, ce n'es pas uniquement parceque ca coûte des sous, mais c'est surtout parce que c'est son rôle de filtrer les jeux qu'il estime moyens et de ne mettre sur le marché que la crème de la crème.
- accompagne l'auteur sur le développement du jeu. Certains éditeurs passent plus d'un an a développer un jeu ui leur est arrivé 'à priori déja fini'. Et ca se sent, en termes de qualité, au final.
- effectue le travail d'édition proprement dit : ligne graphique, packaging, marketing, ... car un bon auteur de jeu n'est pas forcément apte a faire de son excellent mécanisme un excellent 'produit'
- assure la production du jeu. ca aussi c'est un métier, de gérer les industriels spécialisés pour produire à un coût acceptable et avec une excellente qualité
- assure la mise en vente du jeu. Parce que la aussi c'est un métier, et si u auteur produit lui-même 2000 exemplaires de son jeu, entre le moment ou ils arrivent dans son garage et le moment ou ils ont été transformés en cash sur son compte en banque, il y a tout un travail de distribution et de commercialisation à faire
- assure la promo du jeu. ben oui, ce ne sont pas les auteurs qui payent les frais pour aller sur les salons, mettre des pubs en ligne et dans plato ou spielbox, etc.
Et tout cela prend beaucoup de temps même si ça ne saute pas aux yeux de l'extérieur. Le métier d'éditeur est un vrai métier à temps plein si on veut bien faire les choses.
Tiens un bel exemple récent: Alcatraz the scapegoat en VO dans les 23€ et en VF 35€… Après je sais pas, le contenu est peut-être différent j’ai pas regardé le détail…
ehanuise dit:Flam dit:Peut être qu un jour le créateur de jeu verra que grâce à internet il n a même plus besoin du l' éditeur et viendra lui même vendre les patrons de son jeu sur trictrac aux joueurs.
Le boulot de l'éditeur ne se limite pas à trouver un fabriquant![]()
Un bon éditeur
- effectue une sélection sur les jeux édités. Si un éditeur n'édite pas tout ce qu'on lui présente, ce n'es pas uniquement parceque ca coûte des sous, mais c'est surtout parce que c'est son rôle de filtrer les jeux qu'il estime moyens et de ne mettre sur le marché que la crème de la crème.
- accompagne l'auteur sur le développement du jeu. Certains éditeurs passent plus d'un an a développer un jeu ui leur est arrivé 'à priori déja fini'. Et ca se sent, en termes de qualité, au final.
- effectue le travail d'édition proprement dit : ligne graphique, packaging, marketing, ... car un bon auteur de jeu n'est pas forcément apte a faire de son excellent mécanisme un excellent 'produit'
- assure la production du jeu. ca aussi c'est un métier, de gérer les industriels spécialisés pour produire à un coût acceptable et avec une excellente qualité
- assure la mise en vente du jeu. Parce que la aussi c'est un métier, et si u auteur produit lui-même 2000 exemplaires de son jeu, entre le moment ou ils arrivent dans son garage et le moment ou ils ont été transformés en cash sur son compte en banque, il y a tout un travail de distribution et de commercialisation à faire
- assure la promo du jeu. ben oui, ce ne sont pas les auteurs qui payent les frais pour aller sur les salons, mettre des pubs en ligne et dans plato ou spielbox, etc.
Oui mais je suis parti dans une vision; celle du jds dématérialisée ou toute la production se fait coté particulier. Je parlais de patron car le créateur de jeu nous vendrait un fichier de dao/cao et on matérialiserait tout soit même. Donc tout les arguments du dessus sautent (sauf l accompagnement et l aide à la creation)il reste l' économie d échelle réalisée par une production industrielle.
Me dire que éditeur c' est un métier je sais merci d ailleurs je crache pas sur les éditeurs, je présente juste une hypothèse qui est assez solide car déjà possible sur le plan technique mais qui ne le sera peut être jamais au niveau économique.