De la suspension de l'incrédulité

La juxtaposition de paysages, va falloir t’y faire si tu veux pouvoir jouer au meilleur Carcassonne au monde : Carcabois.

Dans Cascadia, ce qui m’avait saoulé, c’est (outre la chiantise du jeu) l’absence de corrélation entre type de paysage et type d’animal : toutes les combinaisons existent, pour le bien du jeu peut-être, mais du coup mettez pas cette thématique-là. Un saumon en plaine, non.

En tant que vice champion du monde de Tumblin Dice, je ne sais que penser de cette phrase ! :stuck_out_tongue_winking_eye:

Tumblin’ Dice, c’est un jeu de moule !! Et en plus l’inadéquation de son thème me sort complètement de la partie.

Non, ça c’est la taxidermie.
L’ataxie c’est une vieille console de jeu des années 1980.

L’atari, Jer, l’atari!
L’ataxie, je crois que c’est une sorte de résine qu’on utilise en bricolage

Vous vous moquez mais le terme l’ataxie me parait préférable à l’astasie qui a une connotation plus négative, notamment chez nos amis allemands.

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Ils ne se moquent pas, ils pètent les plombs “à la FOMO” chaque vendredi. Il ne faut pas relever :grin:

Vous vous moquez mais le terme l’astasie me parait préférable à l’apathie qui a une connotation plus négative, notamment chez nos amis joueurs sensibles à l’AP allemands ou pas.

:grin:

Ouais, j’avais deviné vu que c’est un sujet sur les suspensions…

Tu m’étonnes qu’il y aurait pas mal de réserves à avoir comme souvent avec les etudes comportementalistes; c déjà le cas pour les adultes alors les enfants.
J’avais entrevu ce chiffre dans un livre et c’était resté dans ma mémoire mais voilà ce que j’ai pu retrouvé.
Effectivement, @aleph71 a raison, ca va plutôt dans le sens de l’entraide globalement.

la frontière entre la coopération simple (où tout le monde gagne) et l’altruisme pur (où l’enfant doit perdre quelque chose pour que l’autre gagne).

Chez les tout-petits, le partage “coûteux” est beaucoup plus rare et apparaît plus tard que l’aide instrumentale. Voici les études clés qui ont décortiqué ce comportement :


1. Blake et McAuliffe (2011) : L’aversion à l’inégalité

Cette étude a examiné comment les enfants réagissent face à une distribution inégale de bonbons.

  • L’expérience : Deux enfants sont assis face à une machine qui distribue des bonbons. L’un des enfants a le pouvoir d’accepter ou de refuser la distribution pour les deux.
  • Le résultat : * Inégalité défavorable : Dès 4 ans, les enfants rejettent une offre où ils reçoivent moins que l’autre (par exemple : 1 pour eux, 4 pour l’autre). Ils préfèrent que personne n’ait rien plutôt que d’être lésés.
    • Inégalité avantageuse (le vrai coût) : Ce n’est que vers 8 ans que les enfants commencent à rejeter une offre où ils reçoivent plus que l’autre (par exemple : 4 pour eux, 1 pour l’autre).
  • Conclusion : Le sacrifice personnel pour rétablir l’équité est une norme sociale qui prend des années à s’internaliser.

2. Ibbotson (2014) : Le coût de l’effort vs le coût de l’objet

Cette recherche montre que les enfants de 3 ans sont plus enclins à partager s’ils ont dû travailler ensemble pour obtenir la récompense.

  • L’expérience : Deux enfants doivent tirer sur des cordes pour faire apparaître des autocollants.
  • Le résultat : Si les autocollants apparaissent “par magie”, l’enfant qui en a le plus a tendance à tout garder. Mais si les deux enfants ont dû collaborer pour activer la machine, celui qui reçoit “trop” d’autocollants partage spontanément avec son partenaire pour égaliser les gains.
  • Conclusion : Le partage coûteux est facilité par le sentiment de mérite partagé.

3. Chernyak et Kushnir (2013) : Le “Choix de donner”

Une étude fascinante sur la psychologie du don chez les enfants de 3-4 ans.

  • L’expérience : On demande à un enfant de donner un autocollant à une marionnette triste.
    • Groupe A : On l’oblige à donner.
    • Groupe B : On lui laisse le choix (choix coûteux).
  • Le résultat : Plus tard, on offre aux enfants une nouvelle occasion de partager. Ceux du Groupe B (qui ont choisi de donner librement la première fois) sont beaucoup plus généreux que ceux que l’on a forcés.
  • Conclusion : Se voir comme une “personne qui partage” (identité pro-sociale) renforce l’altruisme coûteux futur. Le libre arbitre est la clé.

4. Silk et al. (2005) : La comparaison avec les chimpanzés

Pour comprendre si ce comportement est spécifiquement humain, les chercheurs ont comparé des enfants et des chimpanzés.

  • L’expérience : Le sujet doit choisir entre deux leviers. Le levier 1 donne de la nourriture au sujet seul (1,0). Le levier 2 donne de la nourriture au sujet ET à un partenaire (1,1). Le coût est nul pour le sujet.
  • Le résultat : Les chimpanzés choisissent souvent au hasard (ils se fichent que l’autre mange ou non). Les enfants humains, dès 3-4 ans, choisissent massivement l’option (1,1).
  • Conclusion : L’humain possède une préférence intrinsèque pour le bien-être d’autrui, même quand cela ne lui rapporte rien de plus, contrairement à nos cousins primates.

Pourquoi le partage est-il si difficile à 2 ans ?

Les psychologues pointent deux obstacles majeurs :

  1. L’attachement à la possession : À 2 ans, l’objet fait partie du prolongement du “Soi”. Donner son doudou, c’est un peu perdre un morceau de soi-même.
  2. L’absence de perspective temporelle : Un tout-petit ne comprend pas forcément que s’il donne son jouet maintenant, il pourra le récupérer plus tard ou en recevoir un autre. Pour lui, le don est “définitif”.

Quant au chiffre de 17%

Le chiffre de 17 % ne correspond pas à une “nature humaine” fixe, mais il apparaît effectivement dans certaines études spécifiques sur le partage spontané et coûteux chez les très jeunes enfants.

Il ne s’agit pas d’une erreur, mais plutôt d’un résultat contextuel qu’il faut manipuler avec précaution pour éviter de conclure que 83 % des enfants sont “égoïstes”.


D’où vient probablement ce chiffre ?

Ce type de pourcentage (souvent situé entre 15 % et 20 %) ressort régulièrement dans les protocoles de Warneken et Tomasello ou de Dunfield, spécifiquement lorsqu’on teste le “partage d’un bien propre” (pro-social sharing) plutôt que “l’aide physique” (instrumental helping).

  • L’aide (80-90 %) : Si un adulte fait tomber un objet, la grande majorité des bébés (environ 80 %) va aider. C’est “gratuit”.
  • Le partage (15-20 %) : Si l’enfant possède des autocollants ou des biscuits et qu’il doit en donner un à un adulte qui exprime un besoin, le taux de réponse spontanée chute drastiquement aux alentours de 15 % à 20 % chez les enfants de 18 à 24 mois.

Pourquoi ce chiffre est-il si bas ?

Les chercheurs expliquent ce “17 %” par trois facteurs qui ne sont pas liés à un manque de moralité :

  1. Le coût personnel : À cet âge, la perte d’une ressource est vécue intensément. L’enfant peut être empathique (il voit que l’autre est triste) sans pour autant être prêt à se sacrifier.
  2. La compréhension de la requête : Souvent, l’enfant ne comprend pas que l’adulte veut l’objet. Il pense que l’adulte fait juste un constat (“Oh, je n’en ai plus”).
  3. L’inhibition : L’enfant peut être paralysé par la situation sociale ou attendre une permission explicite de ses parents pour donner.

Le basculement vers 3-4 ans

Si l’on reprend ce même test avec des enfants de 3 ou 4 ans, le chiffre remonte significativement. L’altruisme n’est pas une donnée binaire (on l’a ou on ne l’a pas), c’est une capacité cognitive qui se développe :

  • Il faut d’abord reconnaître l’émotion de l’autre.
  • Il faut comprendre que l’on possède quelque chose que l’autre n’a pas.
  • Il faut réguler sa propre frustration de perdre l’objet.

En résumé : Le chiffre de 17 % est réaliste si l’on parle de partage spontané et coûteux chez les moins de 2 ans. Mais il grimpe en flèche dès que l’action est simple (aider à ramasser) ou que l’enfant grandit.

Il y a les mêmes études mais plus tard en age?

Beaucoup de postulats discutables.

A quel moment le partage n’est qu’altruisme? Ou en est tout court ? (La précision est dans le détail de ton résumé, quand il met en garde sur la déduction d’égoïsme)

Mais bon, pas le temps maintenant, encore une fois je reporte à quand j’aurais le temps de lire ça au calme pour avoir des commentaires plus réfléchis

Merci !

Je ne peux pas te laisser dire ça.

Alors pas du tout, ça c’est l’epoxy.

L’ataxie, c’est quand on a l’humeur d’une moule.

Ahaha, meuh non, ça c’est l’apathie, quand on bouge pas!
Ah dis donc, tu m’en fais une drôle, de moule, toi!
Nan, Ataxie, ça s’écrie avec une majuscule, et c’est un gars qui navigue dans les hautes sphères de l’état, à moitié conseiller, à moitié écrivain, Jacques, de son prénom

non ça c’est : “Tassiii”

Toi, t’es dyslexique hein c’est Attali, ça ! Ataxie c’est un ancien éditeur de jeux qui a édité Caylus

Si on part sur ce genre de calembour, je vous laisse découvrir cette masterclass :slight_smile:




Oui, TT est un réseau social.

Déprimant.

Non ça c’est ystari. L’ataxie ce sont les services secrets allemands.

Quoi ? Aucun blocage mental ne justifie de ne pas jouer à Carcabois ?

A propos de Tumblin Dice :

Non, ça, vil coyote.