Oui mais la vraie question importante : combien de moulaga tu brasses avec ça ?
Si c’est peanuts, pas métier.
Si c’est assez pour être imposable, métier (qui est un dérivé de Loft Story si tu n’es pas spécialement connu, ou de Les Anges de la télé-réalité si tu n’en es pas à ton coup d’essai).
Ne serait-ce pas par l’autre sens que le truc est pris : parce qu’ils cherchent à te ponctionner, ils vont déclarer que c’est légalement considéré comme un métier, juste pour t’imposer.
Pourtant, à la base, tu as juste posté des vidéos, mais t’as pas créé une auto-entreprise dessus et souvent tu le fais sur des moments de repos de ton vrai boulot à plein temps…
Le status des youtuber pros est généralement celui d’auto entrepreneurs.
Certain organisent même des sas pour gérer leur activité.
Je n’ai pas les chiffres d’affaire, mais quand on voit que nota Bene est une activité qui a généré entre 300 k et 800k de résultat net entre 2022 et 2025 je pense qu’on peut appeler ça un métier que de gérer le truc.
J’ai du mal à comprendre comment et pourquoi on peut dire de gens qui ont une activité qui leur permet de gagner assez d’argent pour vivre et parfois même de faire vivre plusieurs personnes que ce qu’ils font n’est pas un métier.
Ok, c’est un nouveau métier… mettons nous d’accord sur le terme nouveau, des gens qui gagnent leur vie en faisant ce job ça doit faire une quinzaine d’années.
Généralement, quand on lance une entreprise ou une activité, on ne gagne pas d’argent dès le début. C’est moins facile que d’être salarié. Cela n’empêche que la volonté de gagner sa vie en le faisant peut permettre que qualifier la chose de métier.
Quant à dire que faire une vidéo qui cartonne c’est facile… Je n’ai pas cette croyance. Être un bon youtuber ça demande quand même d’imaginer un contenu, même s’il est donné par l’actualité, savoir le présenter (présentateur c’est un métier), savoir faire la prise de vue et le montage, savoir faire une vignette qui accroche,etc. Bref, beaucoup de savoir faire.
Pour répondre plus sérieusement : concernant l’imposition, je pense que tu as raison, et qu’il s’agit d’un « conséquence » en bout de chaîne, et qu’il n’est donc pas pertinent de prendre cet axe pour métier / pas métier.
Je comprends aussi la volonté de vouloir distinguer un métier « traditionnel » d’une activité type influenceur, mais dans ce cas comment qualifier une « activité suffisamment rémunératrice pour en vivre sans travailler à côté » ?
A l’opposé, on peut aussi réfléchir au cas d’une personne « rentière » qui gagne assez d’argent mais sans forcément travailler, et sans même exercer « d’activité » spécifique pour ça.
Est-ce que ce n’est pas aussi « l’amateurisme » qu’on perçoit (qu’il soit supposé ou réel) chez certains « influenceurs » qui peut jouer sur la perception de métier / pas métier ? Si « l’influenceur » avait un studio, du matériel pro, une équipe spécialisée, avec une facturation derrière, est ce qu’on appellerait pas ça un service marketing (ou une tric trac TV ) tout à fait professionnelle ?
Sauf que dans le jds, le pourcentage de ceux “qui en vivent” frôle le zéro.
Bcp reçoivent juste la boite de jeu, voire rien.
Je ne connais pas le pourcentage de ceux qui en ont fait un statut d’auto-entrepreneurs, mais là aussi, çà ne doit pas être représentatif.
Quand je m’occupais du rédactionnel sur Jedisjeux, on avait pas mal de vues. Pour autant, je ne me suis jamais pris pour un pro, un journaliste ou que sais-je. Et j’aurais monnayé ce que je faisais, çà n’aurait rien changé à la chose.
Nota Bene, bien sûr que c’est pro. C’est du vrai documentaire, il y a du taf etc. Rien à voir avec nos influenceurs qui font 500 vues sur une explication approximative de règles de jeux, se disent pros au bout du 300° abonné et se servent de leur “chaine” surtout pour mettre en avant la boutique où ils bossent ou achètent, le jeu qu’ils ont créé ou que leur pote, ou l’éditeur dont ils sont proches a créé etc.
A la limite, et ce n’est pas un métier pourtant, bon nombre de joueurs ici qui jouent depuis quelques décennies et qui partagent leurs impressions sur les jeux sont plus profesionnels selon moi que ces gens qui donnent leur avis sur une nouveauté à laquelle ils ont joué avant au max une partie entière. Pour autant, ce n’est pas un métier.
Après, que ces gens là fassent un festival d’entre-soi ne me dérange pas.
Par contre, que Nota Bene vienne discuter sur scène lors d’un festival, bah oui, j’avoue, çà m’intéresse là.
Ok. Je peux t’en citer 10 fois plus à moins de 1 000…
Et là, les 4 que tu cites ont tous un cite propre, perso, voire une boutique : ce sont des pros assurément.
La majorité des influenceurs de jds font des vidéos depuis chez eux et n’ont pas de site perso dédié…
Et comme tu le cites, je valide ludovox (enfin, les Ludochronos), dans mon top3 des explications de règles (Renard Ludique number one - explique bien, de façon claire et concise, même les gros jeux. J’ai perdu le nom de celle que je mettais en deux et ne trouve pas de vidéo d’elle : pas la plus en vue du milieu, j’imagine…).
Les meilleurs influenceurs ludiques, c’est les membres de ce forum. Et ça, depuis plus de vingt ans.
Je n’ai même pas envie d’aller en voir d’autres (sauf Simon du Passe-Temps depuis quelques mois, parce que j’aime bien son approche décontractée et sympa).
L’existence de pratiquants non rémunérés ou très peu rémunérés ne disqualifie pas automatiquement un métier.
Par exemple, je suis un peintre du dimanche, et un dessinateur occasionnel. Ce sont des hobbies, des activités annexes de passe-temps. Et je crois que le nombre de “peintres/dessinateurs du dimanche” est plusieurs ordres de grandeur au dessus du nombre de peintres et d’illustrateurs pros. Et ces pros ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts et à vivre de leur pratique. Sans compter les nombreuses personnes plus qui tentent d’en faire leur métier sans y arriver.
Est-ce que illustrateur est un métier? Après tout, je fais des illustrations, et ce n’est certainement pas un métier pour moi. Mais c’est est un pour ceux qui en ont fait leur activité professionnelle et réussissent à en vivre. Ils ont dépassé le stade de “pratiquant” et ils ont fait de l’illustration leur métier.
Et ce genre de transition entre “simple pratique personnelle” et “métier” s’applique aussi à nombre d’activités en dehors du domaine artistique, de la Compta à la Mécanique en passant par l’Animation.
Par conséquent, pour moi, la question “influenceur est il un métier ?” est une impasse, parce que très souvent on ne peut pas simplement dire “X est un métier → Oui/Non”. Une meilleure formulation serait plutôt “Des gens ont il fait leur métier de leur activité d’influenceur ?”
On en revient donc à : c’est ton métier quand ça te fait bouffer. Après ça peut être un demi métier si tu as deux mi-temps .
Et oui il y a 100 fois plus d’influenceurs à 300 vues qui topent de la boîte gratos pour faire du open the box.
Il faut décorreler la qualité du contenu à mon avis (malheureusement). Mais également décorreler en partie le temps passé à l’exercer.
Mettons qu’un artiste peigne 40h par semaines mais est entretenu par son épouse par exemple. Est ce qu’on peut dire que c’est son métier ? Pour moi non. C’est un peintre du dimanche avec beaucoup de dimanches, et peut être beaucoup de talent.
Mais peintre n’est pas son métier. Par contre apparemment c’est son activité principale
Le Robert nous dit :
Genre de travail déterminé, reconnu ou toléré par la société et dont on peut tirer des moyens d’existence. ➙ emploi, fonction, gagne-pain, profession ; familier boulot, job (anglicisme).
Donc influenceur n’est pas plus un métier que musicien, intrinsèquement. Mais il y a des gens dont c’est le métier.
Si on exclut les gens qui ne gagne pas leur vie de leur activité, on exclut la moitié des créateurs d’entreprise dans leur première année d’activité. A peu près.
S’ils gagnent pas leur vie avec ça ne les fait pas bouffer alors. Je vois pas la contradiction. Ça me gêne pas de dire que c’est pas leur métier (encore)
Donc créer une entreprise et la gérer n’est pas un métier si cela ne te fait pas (encore) bouffer ?
Et si ton projet se plante cela n’a jamais été ton métier ?
J’ai un doute.
Définition du petit Robert : Genre de travail déterminé, reconnu ou toléré par la société et dont on peut tirer des moyens d’existence .
Donc si…
Sinon cela serait : « genre de travail déterminé reconnu et toléré par la société dont on tire des moyens d’existence »
À mon avis, si une activité est un métier ou pas dépend beaucoup de l’intention. Si je fait ça pour (un jour) gagner ma vie, c’est un métier. Cela n’empêche pas de le faire aussi par goût.