J’ai jamais dit que toute activité rémunératrice était un métier, par contre.
Par ailleurs il ya des élus pour qui c’est un métier et d’autres non, comme pour les artistes.
Je pense que le regard des pairs compte aussi. Si t’as passé 30 ans de ta vie à avoir l’intention de vivre de ta peinture et que tu n’y arrives pas, pas sûr que les autres considèrent que c’est ton métier.
Comme je te l’ai dit, le regard des autres compte. C’est facile de dire aujourd’hui que c’était un peintre de métier. Peut être que ce n’était ni sa vision ni celle de ses contemporains. Globalement les gens qui avaient une vie de bohème étaient rarement vu comme des gens “sérieux avec un métier”. C’est d’ailleurs un cliché qui persiste de nos jours (ah les intermittents du spectacles !).
Si on en revient à la définition du Robert, c’est la société qui décide.
Intermittent du spectacle est donc bien un métier (ou plutôt un status professionnel qui couvre bien des métiers), sans discussion possible.
Dans les pays où la prostitution est légale c’est un métier, en France ça ne l’est pas.
La société décide. Pas le jugement des autres, même s’ils dénigrent.
C’est une des raisons qui me faisait réagir à cette définition…
M’enfin, faudrait savoir au final lesquels seront présents à ce festivals et l’intérêt des discussions qui y seront proposées, et pour çà, à moins de se rendre sur place…
C’est même un multi-métier : voleur, acteur, employé fictif, détourneur de fonds, influenceur télé, commercial itinérant, bonimenteur de marché, retourneur de veste et j’en passe…
C’est marrant la tournure de la discussion, on parle de métier en partant d’un « festival de média ludique » qui, dans sa présentation, ne dit pas à un seul moment que les intervenants sont des professionnels ou des gens qui en revendiquent le « métier ». C’est surtout la passion qui est mise en avant, même s’il y a une table ronde dans mon souvenir qui réuni « média, pro et public », média étant un autre acteur que pro.
Il y a peut être une table ronde sur la professionnalisation, je n’accède plus au programme, mais cela n’est pas le cœur de cette rencontre.
Edit : j’accède en part au programme avec une table ronde « création de contenu, passion ou vrai métier ? », ce qui montre en plus que pour les organisateurs la question se pose !
L’argument “c’est les consommateurs qui décident” est complètement foireux, c’est ça le rapport.
Qui décide de ce qui est légal et sur quels critères ?
C’était un peu la question de @limp à un moment. La pertinence de se demander si une activité humaine est “bonne” (moralement, ethniquement, socialement) ne peut pas être balayée juste parce qu’il y a des “consommateurs”.
Entre autre car il n’y a pas de besoin sans offre.
Pour consommer, faut des produits. J’ai l’impression d’avoirs les doigts tout sales en l’écrivant ce mot d’ailleurs. Consommer. Beurk.
[Rappel : ça vient de consummare = faire la somme, par extension accomplir, achever; mais déformé par proximité avec consumere : consumer, manger, brûler par extension épuiser, détruire. Belle notion. Très révélatrice des valeurs profondes que l’on nous propose de suivre].
Je vais aller consommer 5 minutes dans le parc, avec un peu de chance je vais pouvoir consommer un chant d’oiseau et ça me permettra de consommer de la détente.