Pierre Bordage a rejoint les guerriers du silence éternel.
L’éditeur l’Atalante a récemment réédité sa trilogie des Guerriers du silence dans sa toute nouvelle collection de poche.
Pierre Bordage a rejoint les guerriers du silence éternel.
L’éditeur l’Atalante a récemment réédité sa trilogie des Guerriers du silence dans sa toute nouvelle collection de poche.
Ce sont les 2 premiers tomes de cette collection en tout cas :), ils sortent tous les 15 jours en librairie en ce moment.
J’ai lu et apprécié ses recueils de nouvelles… ![]()
Hello,
Je connais quelqu’un qui a acheté cette collection. Je ne me rappelle plus s’il a tout pris ou juste les tomes qui l’intéressaient mais j’en ai eu en main, ils sont plutôt chouettes, avec des illustrations sympas. J’ai tendance à me méfier de ces collections à rallonge qui attirent le chaland avec des prix bas sur les premiers numéros puis augmentent les prix sur les suivants, particulièrement s’il y a une tactique comme une frise pour inciter à acheter la totalité de la collection ce qui finit par coûter un bras. Mais là, en l’occurrence, je n’ai pas eu l’impression que c’était le cas. On peut trouver la liste des 70 tomes sur noosfere.
Je n’ai pas d’avis sur le contenu, j’imagine que ce n’est pas au niveau des meilleures traductions actuelles, mais quand on a le bouquin en main, on a envie de l’ouvrir.
Je viens d’attaquer la “Maison des Mères” …
Pour l’instant, j’ai préféré les “Enfants de Dune” ainsi que “l’Empereur Dieu de Dune”. On verra si ce 6ème tome clôture le cycle en beauté …
Je réalise que j’en ai lu une bonne partie.
Il y a des choses qui ont pris un coup de vieux, mais pour connaître l’histoire du fantastique, ca reste des lectures utiles.
Je ne veux rien te spoiler mais ne t’attends pas à une fin claire et définitive, Frank Herbert est mort alors que le cycle était inachevé. J’aime bien le ton des deux derniers tomes Hérétiques de Dune / Maison des Mères, même si ça n’a pas la saveur des premiers tomes sur Arrakis.
Je te déconseille par contre de lire les “suites” commises par Brian Herbert et Kevin J. Anderson. Il est tentant de chercher à avoir une conclusion à la saga, mais c’est vraiment pas terrible et probablement peu conforme à ce que Frank Herbert aurait écrit. Pour moi, c’est du niveau d’une mauvaise fan fiction.
Merci Mzelle. La mise en page est propre pour le prix.
C’est la première traduction ; qui date d’une époque où l’on ne cherchait pas à préserver le style de l’auteur. C’est peut-être mieux en ce qui concerne Wells parce que je n’ai pas le sentiment que le style était particulièrement bon…
Exemple. La troisième phrase du chapitre 1 est :
The fire burned brightly, and the soft radiance of the incandescent lights in the lilies of silver caught the bubbles that flashed and passed in our glasses.
Après longue réflexion, je crois que « fire » désigne un feu de cheminée et pas le feu qui habite le regard dont on parle dans la phrase précédente ; les « incandescent lights » doivent être des ampoules électriques et pas la lumière du feu ; les « lilies of silver » des douilles en argent et en forme de lys ; les « glasses » des verres pour la boisson et pas des lunettes ; les verres sont remplis d’un vin pétillant, et les bulles « captent » la lumière des ampoules, et non l’inverse comme il est écrit !
En somme, en français, je dirais que ça dit :
Le feu de cheminée brûlait vivement, et la douce lueur des ampoules incandescentes dans les lys d’argent faisait étinceler les bulles qui remontaient dans nos verres.
La traduction du dernier paragraphe contient une grosse erreur. Il dit :
“You must follow me carefully. I shall have to controvert one or two ideas that are almost universally accepted. The geometry, for instance, they taught you at school is founded on a misconception.”
Il s’agit de la « géométrie » (de l’espace-temps, sans doute) et non de la « géographie ».
Bref, ne sois pas étonnée si tu lèves un sourcil par moment, mais dis-toi que ça aurait probablement été pareil avec le texte anglais.
Je viens de finir de lire les quatre textes majeurs de Wells, La Machine à explorer le temps, L’Île du docteur Moreau, L’Homme invisible, et La Guerre des mondes. Je n’ai pas du tout été emballé par le style, et malheureusement pas non plus par le contenu.
Merci pour cette analyse - dans le livre traduit, je comprends bien qu’il s’agit de reflet dans les bulles dans le verre de champagne et pas des lunettes.
J’avais bien aimé l’Ile du Dr Moreau, mais L’homme invisible était d’un ennui sans nom (je l’ai lu cette année). Je n’ai pas lu les deux autres. J’ai remarqué que les livres classiques ne sont pas toujours bons malgré leur popularité. Par exemple, j’ai participé à l’édition Mnemos de l’auteur Clark Ashton Smith et je n’ai pas réussi à aller au delà de 20% du premier livre que j’ai essayé, j’ai trouvé son style très mauvais. Pareil pour Edgar Allan Poe, j’ai lu 2 de ses livres et je n’ai pas aimé du tout.
j’ai l’impression que certains auteurs sont encensés, peut-être plus pour leur réputation que pour leur talent d’écriture véritablement. De Pierre Bordage qui nous a quittés cette semaine, j’ai tenté de lire Arkane, Tome 1 : La Désolation mais j’ai du stopper au bout de quelques pages, c’était vomitif. Pourtant je lis de l’horreur, mais c’était une description incestueuse sexuelle qui m’a
, pas pu continuer.
Dans les classiques qui ont été une belle surprise : La planete des singes de pierre Boule et Je suis une légende de Richard Matheson
Wells, c’est pas très digeste et certains romans ont pris un méchant coup de vieux.
Je suis une légende j’avais trouvé ça très bien. La fin est vraiment réussie. Mais pour moi, Matheson est surtout le scénariste de plusieurs excellents épisodes de la série La Quatrième Dimension.
Tu me surprends concernant Zothique and Co. Moi j’ai bien apprécié le style globalement, et même beaucoup par moment. Il y a deux traducteurs, et j’ai préféré le travail de Julien Bétan. J’ai regretté de ne pas avoir participé au financement pour avoir la belle édition reliée.
Concernant Wells, j’ai trouvé que ses récits ne sont pas suffisamment travaillés et plutôt vains ; en plus du fait que le style m’a l’air assez médiocre. Avec la Machine à voyager dans le temps, il manque l’opportunité d’explorer les plaisirs intellectuels qu’offrent les paradoxes temporels. Au lieu de cela, il choisit d’envoyer son héros en l’an 802701, là où ses actions n’auront aucune conséquence sur les événements d’une autre époque, pour une intrigue simpliste, et l’exposé d’une théorie sociologique vaseuse.
Finalement, j’ai préféré L’Homme invisible parce que c’est le seul traité sur le mode de l’humour. On pourrait croire que la vie de l’homme invisible est facile ; en réalité c’est une malédiction ! S’il veut être invisible il doit être nu dans les rues froides d’Angleterre ; s’il essaie de voler quelque chose, son butin restera visible de tous pendant qu’il fuit avec ! Et si au contraire il veut être vu, il doit porter un grand manteau même en été, se couvrir le visage de bandelettes et porter un faux nez ! Croyez-le ou non, mais l’invisibilité est la mère de tous les vices ! ![]()
Pour Pierre Boule, ça remonte à loin, mais dans mon souvenir ce qu’il a écrit est très bon. Il a même écrit une courte nouvelle où deux voyageurs temporels s’entretuent à deux époques différentes ; et le plus fort c’est qu’il n’y a même pas de paradoxe !
Je viens de finir L’Amulette de McDowell.
J’aime cet auteur que la France a découvert après sa mort et surtout suite à la publication de la série Blackwater et ses couvertures de livres qui font leur effet.
Bref, l’Amulette est le dernier publié en France mais il s’agit en réalité de son premier roman, 1979.
À nouveau c’est d’une fluidité incroyable, les chapitres s’enchaînent et comme une série télé McDowell nous tient en haleine.
Là c’est l’histoire d’une Amulette qui sème la mort à Pine Cone, elle passe de cou en cou alors qu’une jeune femme, Sarah, dont le mari est un mort-vivant sous bandelettes, a vu la première passation de l’amulette des mains de sa belle-mère, décide de se lancer à la poursuite du collier pour le détruire.
McDowell a l’art de manier l’horreur dans un monde réel, ce qui fait doublement froid dans le dos.
La fin peut ne pas plaire à tout le monde, moi j’ai adoré…
J’avais déjà aimé Katie, à nouveau j’ai dévoré l’Amulette, certainement pour leur point commun de course poursuite.

Je suis d’accord avec toi pour Je suis une légende par contre quelqu’un a lu son autre livre L’homme qui rétréci?
Je viens de mon côté de lire le premier tome de The expanse la vache c’est super bien, il me tarde de lire la suite. Entre temps j’ai repris un peu Pratchett sur le cycle des mages et là je suis en plein dans le 3eme roman de Dungeon crawler Carl.
Autre question pour mes prochaines lectures, c’est comment la série Métro 20xx?
A titre perso, j’ai bien aimé la série des Métro. L’idée est originale et bien écrit.
J’ai préféré d’autres livres du même auteur, mais cette série est quand même très chouette.
Je viens de terminer Le passage de Justin Cronin, premier tome d’une trilogie.
Le pitch: lors de la première période (15% du livre environ), actuelle, nous suivons un agent américain qui recrute des condamnés à mort pour faire des expériences scientifiques… Lors de la seconde période, nous suivons les effets de la catastrophe liée aux expériences de la première période, 100 ans plus tard…
Je pensais qu’il s’agissait d’un livre de SF post apocalyptique, on est plus dans le fantastique/horreur post apocalyptique. Et ce manque de réalisme m’a un peu gêné. Ceci dit l’histoire est quand même intéressante.
Autre point noir: ce livre est un pavé de 1000 pages, suivi par 2 autres pour avoir l’histoire complète, et il y a quand même beaucoup de longueurs et de passages qui n’apportent pas grand-chose.
Au final, je reste assez mitigé car c’est bien écrit, on a envie de connaitre la suite, mais c’est trop long et le manque de réalisme fait que cela peut partir sur (du grand) n’importe quoi. J’ai trainé la patte sur les 2 premiers tiers du livre puis je ne l’ai plus lâché, mais je vais attendre avant de me lancer dans la suite.
Allons, courage. Le second livre fait seulement 946 pages en poche, contre 1265 pour le premier. ![]()
Mais, j’ai manqué de courage. Même si après le premier, je n’étais pas contre l’idée de lire la suite. Les longueurs m’ont fait reculer. On trouve toujours quelque chose qu’on a davantage envie de lire en priorité. Six ans ont passé.
Tu as tout résumé parfaitement : “On trouve toujours quelque chose qu’on a davantage envie de lire en priorité.”
Pierre Bordage a écrit sa dernière page, sniff.
J’ai encore un très bon souvenir de Wang et des Guerriers du Silence. Moins persuadé par la série sur le Metro post apo.
Je ne peux que t encourager pour The expanse par contre de mon côté Gloukhovski n’a pas pris et pourtant mon côté masochiste m’a poussé à lire les deux premiers tomes. Bref si tu n’aimes pas le premier n’attend pas mieux du second…
Sinon en ce moment je lis 2 livres en même temps ce dont j’ai horreur mais j’ai attaqué le Cycle de la Tour de Garde grâce à vous en livre de poche. Cependant j’ai l habitude de lire sur liseuse pour ne point gêner ma chère épouse au moment du coucher. Je me trouve donc à jongler suivant l’horaire entre le tome 1 de la Capitale du Sud et le tome 7 de The expanse sur liseuse. Le seul bon point c’est que les 2 univers sont bien distincts pour mon petit cerveau. On est d’accord que Holden de la Caouane livre de l’épicerie avec le Rossinante ?
Il faut souligner le remarquable travail de l’éditeur à qui l’on doit ces petits bijoux “redécouverts”, à savoir Monsieur Toussaint Louverture ! Un éditeur (Dominique Bordes) qui publie peu et n’a pas son pareil pour dénicher des chefs d’œuvre oubliés ou ignorés par l’édition française. Un travail de traduction et/ou de retraduction remarquable et une édition soignée aux petits oignons.
Outre les récentes publications de Michael McDowell, je vous invite à découvrir notamment - si ce n’est pas déjà fait - Watership Down de Richard Adams, La Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan, Moi ce que j’aime c’est les monstres d’Emil Ferris, La Maison des feuilles de Mark Z. Danielewski, Et quelquefois j’ai comme une grande idée de Ken Kesey (l’auteur de Vol au dessus d’un nid de coucou), etc.