Bien vu, chez Scrineo il est publié en Young adult (appellation que je ne porte pas dans mon coeur, c’est surtout une segmentation commerciale).
J’ai découvert ce matin la disparition de Dan Simmons, dont je ne connaissais que les ouvrages, visiblement pour le mieux… je me demande s’il y a une particularité des auteurs de SF à devenir de gros réactionnaires dans leurs vieux jours ou si c’est juste une tendance générale 
Pas de quoi teinter d’excellents souvenirs de lecture : Terreur, Hyperion (il faudra que je redonne un jour sa chance à Endymion que j’avais trouvé catastrophique au point d’abandonner en route), L’échiquier du mal… doivent faire partie de mes plus grosses sessions de lecture, difficile de décrocher une fois lancé ! J’ai lu le dernier quasiment d’une traite au cours d’un après-midi en hamac dans le jardin.
J’ai terminé ce week-end un gros morceau qui m’aura occupé pas loin de deux semaines : Eutopia de Camille Leboulanger. Le récit d’une vie dans un futur proche-mais-pas-trop où la société a été grandement modifiée par l’instauration de nouvelles propositions (la propriété est réduite à l’usage, salaire à vie à compter de la majorité…)
On écoute Umo, le personnage principal, retracer son parcours de l’enfance au crépuscule de sa vie. Pas d’intrigue, pas grande quête, pas de suspens, juste les aléas de la vie et les rencontres faites en chemin. J’ai trouvé ça formidable (au point de prendre le temps avec un -long- chapitre par jour plutôt que de le dévorer) et je rends compte, après Les mains vides, à quel point j’apprécie de lire de la SF qui présente une vision positive (au moins en partie) d’un avenir plutôt proche, ça n’est pas si courant et ça change agréablement.
Je me suis lancé hier dans une autre grosse lecture, The tawny man, le second cycle de L’assassin royal en VO. Dès les première pages, c’est un vrai bonheur de retrouver l’ambiance, les personnages et la voix du narrateur, que j’apprécie énormément. J’ai beau avoir trouvé Les aventuriers de la mer (la trilogie précédente, située après le premier cycle de L’assassin royal) excellent, notamment son world-building exceptionnel, je trouve tout de même les aventures de FItz plus prenantes, plus touchantes, surement parce qu’on se trouve avec lui au lieu de simplement le suivre. Me voilà reparti pour de longues soirées déraisonnables à me dire “aller, encore un chapitre” !