De vos lectures

Je suis en train de dévorer un a un les livres de Freida (l’autrice de La femme de menage)
J’ai lu les deux premiers tomes ainsi que La psy que j’ai trouvé intéressant même si le twist final était un peu alambiqué.

Je commence La prof, ça commence plutôt bien hâte de voir comment va se passer la suite :sweat_smile:

Le Barbier et le Nazi d’Edgar Hilsenrath, toujours aux éditions Tripode.

Max Schulz est un aryen pur souche mais à tout de l’apparence (stéréotypée) du juif.
C’est l’inverse pour Itzig Finkelstein, le fils du coiffeur juif, né à quelques jours d’écart avec Max.
Les 2 se lient d’amitié et Max apprend le métier de coiffeur sous l’égide du père d’Itzig.
Lorsqu’Adolf Hitler est porté au pouvoir, Max s’engage dans la SS et participe avec plaisir au génocide.
À l’issue de la guerre, Max vole l’identité d’Itzig et se fait passer pour juif afin d’échapper aux conséquences. Il ira jusqu’à participer à la fondation de l’Etat d’Israël.

Le roman est divisé en 6 livres qui racontent chacun un pendant de l’histoire (sa naissance, l’avènement du nazisme, la libération de la Palestine…). Le style change un peu entre chaque livre, tous n’ont pas éveillé chez moi le même intérêt. J’ai trouvé cela souvent inutilement grossier (l’histoire commence par le viol du personnage principal bébé par son beau père…).
Malgré tout, l’histoire raconte cette période d’un point de vue original, avec beaucoup de cynisme et d’humour noir.

Une lecture agréable, mais sur le même thème je conseille plutôt Max dont je parlais plus haut qui partage d’ailleurs plusieurs points communs (déjà le nom du personnage principal (un clin d’oeil de l’autrice de Max ?), l’histoire commence par être racontée par le personnage principal nourrisson…).

Je viens de terminer Les fils de l’homme de PD James.

Le pitch : en 2021, cela fait 25 ans qu’il n’y a plus eu de naissance, partout dans le monde. La population vieillit, les derniers jeunes font régner la terreur, et le reste de la population tente tant bien que mal de garder la même façon de vivre, dans la dictature imposée par Xan en Angleterre. Nous suivons Theo, un prof d’histoire de 50 ans, cousin de Xan, qui va rencontrer la jeune Julian…

J’avais beaucoup aimé le film, et bien que différent, j’ai bien aimé le livre. Il est très bien écrit, en partie sous forme du journal de Theo. L’histoire est crédible et décrit bien comment pourrait évoluer la société si un contexte similaire se produisait. C’est plus ou moins post-apocalyptique, mais très proche de nous quand même.

Sans parler de chef d’œuvre, j’ai beaucoup apprécié cette lecture à la fois originale et bien écrite.

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J’ai fini la semaine dernière Les liaisons dangereuses.

Pas du tout habitué au style épistolaire (surtout du XVIIIe siècle), j’ai dû me forcer pour aller jusqu’au bout (et consulter la page Wikipedia pour bien tout comprendre :grin:)

Pour avoir une lecture plus reposante, je commence Le vieil homme et la mer.

Tu m’avais convaincu, bonne lecture effectivement mais j’ai été un peu étonné, j’ai trouvé qu’on était à la limite du roman jeunesse (c’est pas grave en soi mais je ne m’y attendais pas). Je l’ai trouvé par moment un peu démagogique, pas toujours très subtile et qui fait un peu dans le cliché.
Mais quand on le commence, difficile de s’arrêter, l’histoire est vraiment prenante.


Et sinon Dan Simmons est mort le 21 février.

Pour lire les livres/mangas conseillés par mes enfants (grands ados, et jeunes adultes), je n’ai pas eu cette impression, d’autant que l’histoire est particulièrement lugubre.
Je vois bien le côté démago que tu soulignes. J’avoue avoir délibérément survolé les préambules de chaque chapitre, tout en ayant conscience qu’ils participaient de la volonté de l’auteure à faire passer son message.

RIP Dan Simmons.

Bien vu, chez Scrineo il est publié en Young adult (appellation que je ne porte pas dans mon coeur, c’est surtout une segmentation commerciale).

J’ai découvert ce matin la disparition de Dan Simmons, dont je ne connaissais que les ouvrages, visiblement pour le mieux… je me demande s’il y a une particularité des auteurs de SF à devenir de gros réactionnaires dans leurs vieux jours ou si c’est juste une tendance générale :grin:

Pas de quoi teinter d’excellents souvenirs de lecture : Terreur, Hyperion (il faudra que je redonne un jour sa chance à Endymion que j’avais trouvé catastrophique au point d’abandonner en route), L’échiquier du mal… doivent faire partie de mes plus grosses sessions de lecture, difficile de décrocher une fois lancé ! J’ai lu le dernier quasiment d’une traite au cours d’un après-midi en hamac dans le jardin.

J’ai terminé ce week-end un gros morceau qui m’aura occupé pas loin de deux semaines : Eutopia de Camille Leboulanger. Le récit d’une vie dans un futur proche-mais-pas-trop où la société a été grandement modifiée par l’instauration de nouvelles propositions (la propriété est réduite à l’usage, salaire à vie à compter de la majorité…)
On écoute Umo, le personnage principal, retracer son parcours de l’enfance au crépuscule de sa vie. Pas d’intrigue, pas grande quête, pas de suspens, juste les aléas de la vie et les rencontres faites en chemin. J’ai trouvé ça formidable (au point de prendre le temps avec un -long- chapitre par jour plutôt que de le dévorer) et je rends compte, après Les mains vides, à quel point j’apprécie de lire de la SF qui présente une vision positive (au moins en partie) d’un avenir plutôt proche, ça n’est pas si courant et ça change agréablement.

Je me suis lancé hier dans une autre grosse lecture, The tawny man, le second cycle de L’assassin royal en VO. Dès les première pages, c’est un vrai bonheur de retrouver l’ambiance, les personnages et la voix du narrateur, que j’apprécie énormément. J’ai beau avoir trouvé Les aventuriers de la mer (la trilogie précédente, située après le premier cycle de L’assassin royal) excellent, notamment son world-building exceptionnel, je trouve tout de même les aventures de FItz plus prenantes, plus touchantes, surement parce qu’on se trouve avec lui au lieu de simplement le suivre. Me voilà reparti pour de longues soirées déraisonnables à me dire “aller, encore un chapitre” !

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Sur vos différentes recommandations, j’ai commencé Gagner la Guerre de Jean-Philippe Jaworski.

J’adore le style d’écriture, et le personnage.

Une phrase pour donner un avant goût

De toute façon, je n’avais pas l’estomac assez solide pour distinguer si c’était du lard ou du cochon.

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Hello,

Sept redditions, de Ada Palmer, la suite de Trop semblable à l’éclair. Je reste sur le même type d’avis que suite au premier tome, c’est-à-dire que j’apprécie assez pour continuer, je reconnais l’originalité, c’est intelligent, mais je n’ai pas de coup de coeur. L’ambition d’Ada Palmer est telle qu’il faut de sacrées épaules pour l’assumer et même si beaucoup de critiques ont élevé ce cycle au rang de chef d’œuvre de la SF, je ne pense pas que le compte y soit totalement. Mais c’est original, on n’a pas tous les jours des références au Marquis de Sade dans ce genre littéraire, c’est sûr.

Dungeon Crawler Carl tome 4, peut-être celui qui m’a le moins emporté, le pitch de départ d’un monde dans une bulle est sympa puis arrive des trucs avec les dieux un peu too much pour moi*… mais … l’intrigue fil rouge sur les luttes intestines intergalactiques prend de l’épaisseur et un épilogue assez long donne envie de se plonger directement dans le 5 … tout de suite… un bon cliffhanger

j’hésite à me sacrifier pour finir la trilogie Le passage de Justin Cronin :slight_smile:

EDIT * bon en même temps le sous titre du tome 4 c’est “Le portail des dieux infernaux” … :grin:

Tu m’intrigues. On est dans quel style? Space-Opéra?

Je suis en train de lire, non, dévorer le premier tome. On est d’accord qu’on en sortira pas grandit, mais côté plaisir, c’est vraiment chouette.

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oui tiens d’ailleurs, ça me rappelle un peu du Pratchett avec le disque monde sur le côté iconoclaste (en moins bien quand même)
et y a ça qui vient

Absolument pas !

Ca se passe sur Terre, en 2300 ou 2400 et quelques. L’humanité est en paix depuis trois siècles et vit une utopie dans laquelle la géographie des nations a disparu (le progrès dans les transports ayant rendu les contraintes de distances obsolètes), remplacées par un système de ruches auxquelles chacun est libre d’adhérer selon ses valeurs. La question du genre n’existe plus non plus, il n’y a plus de il/elle qui sont devenus des notions tabous. Ah oui, et il n’y a plus de famille non plus, du moins au sens où on l’entend. Sa famille, on la choisit, enfants compris.

Ca, ce sont les prémices de l’histoire. Les deux premiers volumes expliquent comment cette société utopique peut se fissurer en l’espace d’une semaine. Donc on est vraiment dans du très condensé dans le temps, et dans l’espace également si tu compares ça à du Space Opéra.

Le pourquoi du comment est à découvrir à la lecture car même s’il n’y a pas beaucoup d’action, l’autrice est assez douée pour te faire croire un truc alors qu’en fait elle te mène en bateau et c’est un gros point fort de ces romans.

Mais la principale particularité du cycle est que tout ceci est un prétexte pour philosopher en convoquant toute la fine équipe de l’époque des Lumières et autres grands génies de l’Histoire. C’est très bien, mais quand les il/elle sont abolis et que l’autrice balance régulièrement du latin ou du pseudo vieux français, ça ne rend pas la lecture digeste alors que le fond est déjà assez compliqué. Rajoute par dessus tout ça un narrateur non fiable, et tu peux comprendre mes réserves et le sentiment qu’elle en a fait un peu trop.

Reste que j’ai commencé le 3e tome ce midi et que sauf surprise, j’irai jusqu’au bout du 5e.

Ah ben ca me tente carrément, même si la fin de ton topo sur la difficulté de lecture me fait un peu peur

Je pense qu’il y a deux choses qui ont terni mon impression. La première, c’est les critiques dithyrambiques associées au fait que j’ai retardé très longtemps cette lecture : mes attentes étaient vraiment très fortes. La deuxième est que je lis beaucoup le midi en flânant alors que l’hiver n’est pas une bonne saison pour ça, ou en tous cas pas pour ces romans qui nécessitent un peu de concentration.

Mon conseil est de tenter le coup. Vu ton rythme de lecture, ce n’est pas comme si c’était ta seule lecture de l’année ! :joy: Et quand je parle de latin ou de vieux français, en réalité, c’est anecdotique, il y en a assez peu. C’est juste que ça ressemble pour moi à de l’esbrouffe inutile et je n’aime pas ça. Mais au niveau de la forme, j’ai adoré Anatèm l’année dernière, et c’est largement plus compliqué à lire.

Merci pour ton retour, je l’ajoute à ma liste. Ce sera sans doute pour l’année prochaine maintenant.

Paresse pour tous
Tout un programme … et c’est celui d’Emilien Long, économiste reconnu (prix Nobel, excusez du peu), spécialiste du temps de travail, qui se présente à la présidentielle pour le limiter à 15h par semaine (le temps de travail).

Le livre a l’intelligence de placer cette campagne politique dans un contexte contemporain très réaliste, et parvient à nous faire croire à la réalité de l’histoire, pour mieux nous faire adhérer au programme. (Après je sors d’une année sabbatique donc je n’étais pas le plus dur à convaincre).

Beaucoup d’humour et de rythme, des personnages attachants, un plaisir.

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Des fleurs pour Algernon
Daniel Keyes

Un classique

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Je viens de terminer Dungeon crawler Carl de Matt Dinniman.

Le pitch : la Terre est en fait un vivier pour un futur jeu télévisé intergalactique au sein duquel Carl et son chat sont entrainés malgré eux. Ce jeu est sous la forme d’un donjon et ils comment au niveau 1…

Sur les conseils nombreux et avisés du forum, j’ai lu ce livre et bien m’en a pris. On n’est pas dans la lecture complexe sur des sujets techniques, éthiques ou autres. On est clairement sur du divertissement pur et dur, pour amateur de jeu vidéo façon Baldur’s gate. On pose le cerveau et profite du moment (même s’il n’en restera sans doute pas grand-chose ensuite). Malgré un genre différent, je trouve qu’on se rapproche de la série du Bourbon kid pour son rythme effréné, son humour, sa légèreté…

Bref, une excellente lecture légère entre 2 livres de Hard SF de Liu Cixin !

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