Deductio, un jeu auto-édité!

Ce qui est sûr, c’est que Mr Robert a déserté le forum avec tout ce tintouin !!! ^^
Il a dû se dire “merde, je serais pas venu faire de la pub ici si j’avais su que c’était un nid de frelons enragés” ! :evil:

arbre2vie dit:
Prof. Biologik dit:
JYM dit:Tout le monde peut faire un jeu. La preuve, tu l'as fait. Même si tu en vend 0, je le répète, tu l'as fait et d'autres aussi. Donc, cette idée là précisément est pour moi saugrenue.

Et s'il vend les 1 000 et les réédite ensuite tu dis quoi ?

Que ça n'arrivera jamais. Ou bradé 2 euros chez Noz peut-être !
Il faut être un peu réaliste qui va mettre 9 euros (60 frcs) pour un jeu de 26 cartes numérotées ?
En prenant les atouts d'un jeu de tarot c'est grosso modo la même chose, mais encore faut-il avoir envie d'essayer ... ce n'est pas mon cas.

Ton cas il s'en fout peut-être un peu non ! Tu n'es pas le centre du monde...
Et puis tes théories à la mord moi le nœud de dire qu'il les bradera à 2 euros.
On m'avait dit pareil pour mon jeu sauf que j'ai fait un premier tirage de 2 000 ex puis un autre de 2 000 ex. et ensuite un autre de 5 000 ex. et puis maintenant on va l'éditer dans une boite carrée pour qu'il soit vendu à 12 au lieu de 6 euros. Parce que les gens sont assez crédules pour acheter une boite à moitié vide mais qui présente bien avec exactement le même jeu à l'intérieur. J'avais d'ailleurs fait un sondage à ce sujet là : consternant !
Et puis n'oublions pas qu'il y a d'autres réseaux que les "magasins spécialisés" il y a aussi des distributeurs dans l'éducation qui sont friands de ce genre de jeux.
Qu'on critique cela est fort bien mais qu'on se la pète c'est très désagréable pour tout le monde. ça sent comme un goût de prétentieux... :mrgreen:
Prof. Biologik dit:maintenant on va l'éditer dans une boite carrée pour qu'il soit vendu à 12 au lieu de 6 euros. Parce que les gens sont assez crédules pour acheter une boite à moitié vide mais qui présente bien avec exactement le même jeu à l'intérieur. J'avais d'ailleurs fait un sondage à ce sujet là : consternant !

J'ai pas pour habitude d'intervenir sur les post sujets à troll, mais là je trouve ça fort.... Tu vas vendre un jeu le double du prix que tu le vendais avant juste en changeant la boite, et tu dis en gros que c'est normal parce les gens qui achètent ton jeu sont des abrutis ...
Bon ... après tu penses et fais ce que tu veux, j'ai juste été un peu .... interloqué par cette réponse ...
Je retourne à mes protos non édités qui ont au moins le mérite de ne pas être vendu le double de ce qu'ils ne valent pas.
stef_décube dit:J'ai pas pour habitude d'intervenir sur les post sujets à troll, mais là je trouve ça fort.... Tu vas vendre un jeu le double du prix que tu le vendais avant juste en changeant la boite, et tu dis en gros que c'est normal parce les gens qui achètent ton jeu sont des abrutis ...
Bon ... après tu penses et fais ce que tu veux, j'ai juste été un peu .... interloqué par cette réponse ...
Je retourne à mes protos non édités qui ont au moins le mérite de ne pas être vendu le double de ce qu'ils ne valent pas.

D'abord, ce n'est pas moi qui suit en bout de la distribution. Je produis le jeu donc, ce n'est pas moi qui le vend à 12 (donc ces 12 ne rentre pas dans ma poche)loin de là. Ensuite ce n'est pas moi qui ais demandé de le produire en boite carrée.
Le double d'un proto qui ne vaut rien, ne vaut toujours rien...
Mais peut-être faudrait il revenir au sujet de ce forum... Qui troll ?
Prof. Biologik dit:
Et s'il vend les 1 000 et les réédite ensuite tu dis quoi ?

Qui fait des théories ?
Ce sujet sent bon les douves.
Prof. Biologik dit:
stef_décube dit:J'ai pas pour habitude d'intervenir sur les post sujets à troll, mais là je trouve ça fort.... Tu vas vendre un jeu le double du prix que tu le vendais avant juste en changeant la boite, et tu dis en gros que c'est normal parce les gens qui achètent ton jeu sont des abrutis ...
Bon ... après tu penses et fais ce que tu veux, j'ai juste été un peu .... interloqué par cette réponse ...
Je retourne à mes protos non édités qui ont au moins le mérite de ne pas être vendu le double de ce qu'ils ne valent pas.

D'abord, ce n'est pas moi qui suit en bout de la distribution. Je produis le jeu donc, ce n'est pas moi qui le vend à 12 (donc ces 12 ne rentre pas dans ma poche)loin de là. Ensuite ce n'est pas moi qui ais demandé de le produire en boite carrée.
Le double d'un proto qui ne vaut rien, ne vaut toujours rien...
Mais peut-être faudrait il revenir au sujet de ce forum... Qui troll ?

Si tu produis le jeu, ou plutôt que tu commandes une production, c'est que tu es éditeur. Et dans la plupart des cas, c'est l'éditeur qui a le mot final sur le PVC.
Et ça n'enlève rien au fait qu'effectivement, tu as l'air un peu désinvolte vis-à-vis de tes consommateurs finaux, qui pour rappel, sont ceux qui font ton commerce.
Après, effectivement, si tu passes par la grande distribution, tu n'auras aucun contact avec eux et tu peux t'en foutre. C'est un choix d'appréciation.

L’intervention de prof Biologik m’a interpellée.
Je ne suis pas sûr de lire comme vous qu’il trouve ça bien que les gens achètent le même jeu au double du prix parce qu’il est mieux présenté. Il note même que c’est consternant. Par contre, en tant que auteur/éditeur, il tente de vendre son jeu au plus haut prix, quoi de plus normal ?
Où je ne le suis plus, c’est à la question de savoir si c’est exactement le même jeu. Sans relooking et amélioration de la qualité du matériel.
Parce que le clou qui pique, que je n’ai jamais eu en main, semble pouvoir être nettement amélioré question graphique et, peut-être (question que je pose) au niveau de la qualité des cartes ?
Le matériel est très important. S’il est acceptable d’acheter 6 euros un paquet de cartes d’un petit jeu auto-édité avec une qualité finale bof. Il n’est pas normal d’acheter le même jeu 12 euros s’il n’y a pas un maximum d’effort sur la qualité finale, la traduction des règles, des cartes filmées etc…
Nous sommes tous d’accord, à mon avis, ici pour dire que nous sommes sensibles à la qualité du matériel.

Maintenant que l’Education Nationale et les réseaux pédagogiques divers aiment acheter des jeux qui sentent bon l’amateurisme est une réalité. Comme ça ils n’ont pas l’impression de nourrir le grand capital. Ces réseaux existent et sont vivants. C’est juste un peu dommage pour les enfants à la fin qui se retrouvent souvent avec des jeux qui n’ont pour but final que de les faire travailler dans le cadre d’un programme scolaire ou d’objectifs pédagogiques, ce qui souvent nuit grandement à leur ludicité.
Les adultes décideurs s’achètent ainsi une supposée bonne conscience car ils voient l’objectif pédagogique comme premier et lisible.
Alors qu’à mon humble avis, les objectifs pédagogiques doivent être secondaires. Ils font partis des effets induits des bons jeux. On calcule beaucoup à Alhambra par exemple avec ma fille tout en construisant un beau jardin et en ayant discuté d’histoire.
Je crois que la richesse d’un jeu vient aussi de l’univers qu’il propose et de l’imaginaire qu’il évoque. C’est ça la thématisation. Elle ne sont pas toutes réussies mais c’est un vrai enjeu. Les grands jeux ont tous trois critères remplis : Thématisation en adéquation avec une/des mécanique(s) et un beau matériel.
Que cela soit un jeu de 20 cartes ou un jeu avec un plateau de fou et 77 figurines.

arbre2vie dit:
Prof. Biologik dit:
Et s'il vend les 1 000 et les réédite ensuite tu dis quoi ?

Qui fait des théories ?
Ce sujet sent bon les douves.

C'est un appel que tu lances ?
Prof. Biologik dit:
JYM dit:Tout le monde peut faire un jeu. La preuve, tu l'as fait. Même si tu en vend 0, je le répète, tu l'as fait et d'autres aussi. Donc, cette idée là précisément est pour moi saugrenue.

Et s'il vend les 1 000 et les réédite ensuite tu dis quoi ?

Rien. Je dissociais "suis-je capable de faire un jeu de A à Z ?" de la valeur du jeu, de son aspect commercial et de toute autre considération.
Si on se focalise sur cette seule hypothèse entre parenthèse, la réponse est forcément Oui. Donc, la question n'a aucun sens.
Ce qui m'a interrogé, c'est justement cette question sur sa capacité à...qui amène évidemment une réponse positive.
Ma question à moi est : Qu'est-ce qui pousse un auteur a se lancer dans l'auto édition ? Ce n'est évidemment pas "suis-je capable de le faire ?".
C'est comme si tu disais que tu fais un steak pour voir si tu peux le faire cuire et non parce que tu as faim.C'est incohérent !
JYM dit:Ce qui m'a interrogé, c'est justement cette question sur sa capacité à...qui amène évidemment une réponse positive.
Ma question à moi est : Qu'est-ce qui pousse un auteur a se lancer dans l'auto édition ? Ce n'est évidemment pas "suis-je capable de le faire ?".
C'est comme si tu disais que tu fais un steak pour voir si tu peux le faire cuire et non parce que tu as faim.C'est incohérent !

Tu sais moi les histoires de bidoche, j'y comprends rien ! Tu es grillé ! :lol:

JYM,
Je ne peux pas répondre d’une manière générale à ce qui peut pousser un auteur à se lancer dans l’auto-édition mais je trouve intéressant que l’on approche la question des motivations.
La position d’attendre un éditeur est parfois très frustrante ?
L’auteur a envie d’être “reconnu” pour son jeu ?
Il a envie de gagner de l’argent (même si les sommes en jeu, à de rares exceptions, sont très loin de ce que l’on peu imaginer au début…)?
Il a envie de voir s’il peut arriver à mener un projet à son terme ? (tu écartes cette hypothèse mais elle reste possible)
Personnellement le plaisir que j’ai trouvé à auto-éditer la petite régate a été très grand. Trouver des fabricants, trouver des solutions techniques, réfléchir à un visuel, échanger avec le graphiste, avec Martine la co-auteure… un plaisir complètement différent de celui de la création à proprement parler.
Ce plaisir existe bien entendu avec un éditeur mais cela dépendra beaucoup de la relation que l’on a avec lui.
Par contre cela ne répond pas à la question de savoir si son jeu est suffisamment “bon” pour être édité. Et là, que cela soit de l’auto-édition ou de l’édition, malheureusement, le marché n’offre qu’une réponse possible : où tu vends ou tu ne vends pas… c’est le plus dur à encaisser à mon avis.

Je sors un peu du sujet du jeu en question à proprement parlé.
Mais je peux donner mon retour sur “l’auto édition”.
Pour ma part, ce n’est pas réellement de l’auto-édition, c’est plus s’associer à un projet d’édition.
Toutefois, à la différence d’être seulement auteur, quand on a la partie éditeur on voit autre chose. Pour moi ce n’est pas du tout les mêmes motivations et pas le même plaisir.
Entre créer un jeu et espérer qu’il soit éditer et travailler avec les prestataires, choisir les qualités de matos, maitriser les coûts, négocier les contrats etc… c’est deux métiers différents.
On peut faire les deux, mais il ne faut pas croire qu’un bon auteur fait un bon éditeur (et vice versa d’ailleurs).
Ne serait ce que dans la mise en page, le design et le graphisme, la gestion juridique, financière et comptable il faut à mon sens être en capacité d’avoir les compétences dans son entourage ou de maitriser les coûts d’achat de ces compétences. Croire que l’on peut tout faire seul (sauf exception) et que ce qu’on ne sait pas faire on peut le bricoler et une grosse erreur à mon avis.
Quand on m’a proposé l’aventure, je n’avais pas forcément conscience de cet état de fait. Et j’ai pris le temps d’y réfléchir et de me renseigner un peu avant d’accepter (peut être que je le regretterai un jour on verra). Mais j’imagine que nombre d’auteurs débutants (ou pas d’ailleurs) peuvent se laisser entrainer sans se rendre compte des coûts liés et cachés qui font qu’au final quand on a vendu ses boites on a pas non plus de quoi se payer un smic au nombre d’heures qu’on y a passé.
Il y a donc d’un côté la passion, et de l’autre la raison. Je ne me lancerai pas dans l’auto édition sans avoir à côté des gens qui n’ont rien à voir avec la création du jeu et qui eux sont les gardes fous nécessaires pour ne pas être emballés à tort par sa propre création.
Pour le reste, il faut à mon sens y voir une expérience de vie plus qu’une manière de s’enrichir. Mais c’est une expérience très différente de celle d’auteur et que pour ma part j’apprécie beaucoup actuellement.
Pour en revenir au jeu en question, je pense qu’on est face à un auteur qui a sans doute sous estimé ce qu’était réellement le marché du jeu et la concurrence existante. Le principal défaut étant à mon sens d’avoir sous estimé l’importance de l’impact du graphisme sur le jeu.
Toutefois, si la mécanique de jeu est bonne, il pourrait écouler ses boites dans des festoches au prix qu’il propose je pense.
Je lui souhaite bonne chance.

Ha ! voilà 2 réponses plus en adéquation avec mon interrogation. On dépasse le suis-je capable.
Emmanuel qui nous entraîne dans la frustration, la reconnaissance, les dollars et qui nous parle du plaisir dans ce travail.
Le premier point sont des motivations, le second l’effet.
Benwab nous apporte un élément très important. La notion de métier, mot lié bien entendu à professionnalisme. Produire, Editer, distribuer et avant cela, illustrer et tout ce qui est nécessaire est un métier. Puis-je endosser toutes les casquettes et être performant ?
Pour moi, la réponse est non. Chacun son job.
Si je fais tout, cela revient à exprimer le besoin, répondre au besoin et juger la concordance des deux. Aucune critique, aucun débat.
PS1 : j’écartais l’hypothèse du projet à terme juste par rapport à ce sujet de départ. Dans l’absolu, ce peut être une motivation compréhensible. J’ai un cas proche de moi qui est exactement dans ce cadre.
PS2 : Prof. Saignant…grillé, c’est de la viande foutue.

JYM,
Si tu fais tout… aucune critique aucun débat ?
Là, je ne te suis pas. Je pense que l’on peut s’auto-critiquer et progresser.
C’est quand même la base de l’âme humaine, non ? Il doit être possible de se regarder avec juste assez de complaisance pour continuer sans être totalement dupe de soi-même, non ? On est pas figés (enfin pas complètement et pas tous aux mêmes niveaux). De plus, on peut très bien développer des compétences. Il n’y a pas de fatalités.
On ne nait pas auteur ou éditeur…
Ce qui est sûr c’est que l’expérience, la compétence technique, la commercialisation, la publicité etc… etc… c’est assez lourd et que pouvoir partager c’est pas mal.
Maintenant, il y a des gens qui font ça très bien tout seuls… cela s’appelle des entrepreneurs.
Après, il y de bons et de mauvais entrepreneurs, il y des projets qui marchent et d’autres qui ratent (dans ce cas il y a le côté financier qui entre en jeu également, mieux vaut avoir les reins solides).
En tout cas je trouve l’expérience de Beewab super intéressante et je comprends qu’il s’éclate. Non seulement il risque de réussir à voir son jeu édité mais en plus il aura appris plein de choses sur la gestion d’un projet.
Pour avoir eu la chance d’être édité plusieurs fois (jeux et romans) je peux tout de même dire que ce qui semble d’abord être un aboutissement (l’édition, la mise sur le marché) n’est que le début de l’expérience.
Une autre phase commence (la critique, le succès ou pas, la commercialisation réussie ou non, le timing (sortie d’un autre jeu similaire par exemple), les défauts de fabrication…) et cette phase est super dure aussi. C’est même là que ce fait la différence entre qui deviendra auteur reconnu et qui ne le deviendra pas.
Bien sûr qu’il ne s’agit pas de devenir la super star, juste d’être apprécié pour son travail, lu ou joué, et d’en tirer un petit chèque de temps en temps. Mais même ça, ce n’est pas aussi facile que c’en a l’air.
Perso, mon premier roman a été vendus a plus de 10 000 ex, le deuxième est à peine sorti des cartons qu’il était déjà au pilori (grand éditeur mais plantage marketing (et peut-être aussi roman moins bon car le second est vraiment dur à faire). Du coup, super dur de retrouver la motivation. Réussir ? Rater ? Qu’est-ce que cela veut dire ?
Je n’ai pas de réponses. Je pense juste que c’est important d’y réfléchir lorsqu’on se lance dans un processus de création, voire d’auto-édition. Qu’est-ce qu’on attend ?
Une fois les attentes de chacun (et elles peuvent être très différentes) biens établies, il est plus facile d’y voir clair et de faire des choix. Par exemple de fabriquer des jeux qui coûtent 1 euros et de les vendre 12 car c’est possible ou de ne pas s’auto-éditer car on considère que l’édition est le travail d’un autre.
Bref, un peu de sincérité.
Bien que, par définition , dire que je me mets 11 euros dans les fouilles alors que je ne devrais m’en mettre que 4 juste parce que vous êtes crédules risque d’être un peu contre-productif pour les ventes… :pouicboulet:

emmanuelf dit:JYM,
Si tu fais tout... aucune critique aucun débat ?
Là, je ne te suis pas. Je pense que l'on peut s'auto-critiquer et progresser.
C'est quand même la base de l'âme humaine, non ? Il doit être possible de se regarder avec juste assez de complaisance pour continuer sans être totalement dupe de soi-même, non ? On est pas figés (enfin pas complètement et pas tous aux mêmes niveaux). De plus, on peut très bien développer des compétences. Il n'y a pas de fatalités.
On ne nait pas auteur ou éditeur...
Ce qui est sûr c'est que l'expérience, la compétence technique, la commercialisation, la publicité etc.. etc... c'est assez lourd et que pouvoir partager c'est pas mal.
Maintenant, il y a des gens qui font ça très bien tout seuls... cela s'appelle des entrepreneurs.
Après, il y de bons et de mauvais entrepreneurs, il y des projets qui marchent et d'autres qui ratent (dans ce cas il y a le côté financier qui entre en jeu également, mieux vaut avoir les reins solides).
En tout cas je trouve l'expérience de Beewab super intéressante et je comprends qu'il s'éclate. Non seulement il risque de réussir à voir son jeu édité mais en plus il aura appris plein de choses sur la gestion d'un projet.
Pour avoir eu la chance d'être édité plusieurs fois (jeux et romans) je peux tout de même dire que ce qui semble d'abord être un aboutissement (l'édition, la mise sur le marché) n'est que le début de l'expérience.
Une autre phase commence (la critique, le succès ou pas, la commercialisation réussie ou non, le timing (sortie d'un autre jeu similaire par exemple), les défauts de fabrication...) et cette phase est super dure aussi. C'est même là que ce fait la différence entre qui deviendra auteur reconnu et qui ne le deviendra pas.
Bien sûr qu'il ne s'agit pas de devenir la super star, juste d'être apprécié pour son travail, lu ou joué, et d'en tirer un petit chèque de temps en temps. Mais même ça, ce n'est pas aussi facile que c'en a l'air.
Perso, mon premier roman a été vendus a plus de 10 000 ex, le deuxième est à peine sorti des cartons qu'il était déjà au pilori (grand éditeur mais plantage marketing (et peut-être aussi roman moins bon car le second est vraiment dur à faire). Du coup, super dur de retrouver la motivation. Réussir ? Rater ? Qu'est-ce que cela veut dire ?
Je n'ai pas de réponses. Je pense juste que c'est important d'y réfléchir lorsqu'on se lance dans un processus de création, voire d'auto-édition. Qu'est-ce qu'on attend ?
Une fois les attentes de chacun (et elles peuvent être très différentes) biens établies, il est plus facile d'y voir clair et de faire des choix. Par exemple de fabriquer des jeux qui coûtent 1 euros et de les vendre 12 car c'est possible ou de ne pas s'auto-éditer car on considère que l'édition est le travail d'un autre.
Bref, un peu de sincérité.
Bien que, par définition , dire que je me mets 11 euros dans les fouilles alors que je ne devrais m'en mettre que 4 juste parce que vous êtes crédules risque d'être un peu contre-productif pour les ventes... :pouicboulet:

Je suis totalement d'accord avec toi ! Sauf sur ton dernier paragraphe :
penser une seule seconde qu'en vendant un jeu à 12, on peut se mettre 11 dans la poche c'est tout simplement être à côté de la plaque !
Rien que le fait de changer la présentation du jeu, le format de la boite impliquent des outils de découpe, un reformatage complet du visuel, du dos de la boite, de la règle en couleur, du volume (gestion des stocks), du poids final (le transport a un coût).
Il faut trouver un réseau de distribution, avec des négociants qui prennent leur marge, pour revendre à des revendeurs qui prennent aussi leur marge. A chaque fois il faut prendre en compte le transport + la TVA.
Pour faire connaitre le jeu, il faut se déplacer + tva, faire des expos + tva, payer le stand, le carburant + tva, l'autoroute +tva, l'hôtel + tva, de quoi bouffer + tva, la déco du stand + tva, les emprunts à rembourser + intérêts.
On ne compte pas les heures passées à faire la promotion (en plus du temps passé à créer), à se faire référencer sur le net, dans les catalogues, donner des boites pour démo. Donner des boites à des associations après démo.
Je ne me sent ni tricheur, ni voleur.
Par contre, j'ai vu de simples jeux de cartes avec le tas divisé en deux pour prendre plus de place et donc une boite plus large à 16,50 chez des revendeurs.
Mais j'ai voulu continuer malgré les bâtons qu'on m'a mis dans les roues. Comme tu dis, je joue à l'entrepreneur, au Monopoly en quelque sorte et j'aime bien ce côté jusqu'au boutiste.
C'est grisant de voir des personnes jouer à son jeu mais cela l'est encore plus lorsque ce même joueur te tend le chèque pour l'acquérir.
l'expérience s'acquière avec le temps. On ne peut pas rester à stagner toute sa vie.
Cela fait bientôt 15 ans que j'ai réalisé mon premier jeu (autoédité). Je n'y connaissais rien mais se fut pour moi une découverte qui m'a ouvert l'esprit.
Pour moi un proto fini c'est un jeu vendu ! Et vous voyez, je suis encore là, j'ai encore des idées qui deviendront des produits "finis" et qui feront des heureux... Dont moi-même.
Je pourrais, comme beaucoup regarder le train passer et dire que la crise c'est pas ma faute, mais je préfère prendre la place de la locomotive plutôt que de rester sur le quai !!! :pouicboulet:
Prof. Biologik dit:
emmanuelf dit:JYM,
Si tu fais tout... aucune critique aucun débat ?
Là, je ne te suis pas. Je pense que l'on peut s'auto-critiquer et progresser.
C'est quand même la base de l'âme humaine, non ? Il doit être possible de se regarder avec juste assez de complaisance pour continuer sans être totalement dupe de soi-même, non ? On est pas figés (enfin pas complètement et pas tous aux mêmes niveaux). De plus, on peut très bien développer des compétences. Il n'y a pas de fatalités.
On ne nait pas auteur ou éditeur...
Ce qui est sûr c'est que l'expérience, la compétence technique, la commercialisation, la publicité etc.. etc... c'est assez lourd et que pouvoir partager c'est pas mal.
Maintenant, il y a des gens qui font ça très bien tout seuls... cela s'appelle des entrepreneurs.
Après, il y de bons et de mauvais entrepreneurs, il y des projets qui marchent et d'autres qui ratent (dans ce cas il y a le côté financier qui entre en jeu également, mieux vaut avoir les reins solides).
En tout cas je trouve l'expérience de Beewab super intéressante et je comprends qu'il s'éclate. Non seulement il risque de réussir à voir son jeu édité mais en plus il aura appris plein de choses sur la gestion d'un projet.
Pour avoir eu la chance d'être édité plusieurs fois (jeux et romans) je peux tout de même dire que ce qui semble d'abord être un aboutissement (l'édition, la mise sur le marché) n'est que le début de l'expérience.
Une autre phase commence (la critique, le succès ou pas, la commercialisation réussie ou non, le timing (sortie d'un autre jeu similaire par exemple), les défauts de fabrication...) et cette phase est super dure aussi. C'est même là que ce fait la différence entre qui deviendra auteur reconnu et qui ne le deviendra pas.
Bien sûr qu'il ne s'agit pas de devenir la super star, juste d'être apprécié pour son travail, lu ou joué, et d'en tirer un petit chèque de temps en temps. Mais même ça, ce n'est pas aussi facile que c'en a l'air.
Perso, mon premier roman a été vendus a plus de 10 000 ex, le deuxième est à peine sorti des cartons qu'il était déjà au pilori (grand éditeur mais plantage marketing (et peut-être aussi roman moins bon car le second est vraiment dur à faire). Du coup, super dur de retrouver la motivation. Réussir ? Rater ? Qu'est-ce que cela veut dire ?
Je n'ai pas de réponses. Je pense juste que c'est important d'y réfléchir lorsqu'on se lance dans un processus de création, voire d'auto-édition. Qu'est-ce qu'on attend ?
Une fois les attentes de chacun (et elles peuvent être très différentes) biens établies, il est plus facile d'y voir clair et de faire des choix. Par exemple de fabriquer des jeux qui coûtent 1 euros et de les vendre 12 car c'est possible ou de ne pas s'auto-éditer car on considère que l'édition est le travail d'un autre.
Bref, un peu de sincérité.
Bien que, par définition , dire que je me mets 11 euros dans les fouilles alors que je ne devrais m'en mettre que 4 juste parce que vous êtes crédules risque d'être un peu contre-productif pour les ventes... :pouicboulet:

Je suis totalement d'accord avec toi ! Sauf sur ton dernier paragraphe :
penser une seule seconde qu'en vendant un jeu à 12, on peut se mettre 11 dans la poche c'est tout simplement être à côté de la plaque !
Rien que le fait de changer la présentation du jeu, le format de la boite impliquent des outils de découpe, un reformatage complet du visuel, du dos de la boite, de la règle en couleur, du volume (gestion des stocks), du poids final (le transport a un coût).
Il faut trouver un réseau de distribution, avec des négociants qui prennent leur marge, pour revendre à des revendeurs qui prennent aussi leur marge. A chaque fois il faut prendre en compte le transport + la TVA.
Pour faire connaitre le jeu, il faut se déplacer + tva, faire des expos + tva, payer le stand, le carburant + tva, l'autoroute +tva, l'hôtel + tva, de quoi bouffer + tva, la déco du stand + tva, les emprunts à rembourser + intérêts.
On ne compte pas les heures passées à faire la promotion (en plus du temps passé à créer), à se faire référencer sur le net, dans les catalogues, donner des boites pour démo. Donner des boites à des associations après démo.
Je ne me sent ni tricheur, ni voleur.
Par contre, j'ai vu de simples jeux de cartes avec le tas divisé en deux pour prendre plus de place et donc une boite plus large à 16,50 chez des revendeurs.
Mais j'ai voulu continuer malgré les bâtons qu'on m'a mis dans les roues. Comme tu dis, je joue à l'entrepreneur, au Monopoly en quelque sorte et j'aime bien ce côté jusqu'au boutiste.
C'est grisant de voir des personnes jouer à son jeu mais cela l'est encore plus lorsque ce même joueur te tend le chèque pour l'acquérir.
l'expérience s'acquière avec le temps. On ne peut pas rester à stagner toute sa vie.
Cela fait bientôt 15 ans que j'ai réalisé mon premier jeu (autoédité). Je n'y connaissais rien mais se fut pour moi une découverte qui m'a ouvert l'esprit.
Pour moi un proto fini c'est un jeu vendu ! Et vous voyez, je suis encore là, j'ai encore des idées qui deviendront des produits "finis" et qui feront des heureux... Dont moi-même.
Je pourrais, comme beaucoup regarder le train passer et dire que la crise c'est pas ma faute, mais je préfère prendre la place de la locomotive plutôt que de rester sur le quai !!! :pouicboulet:

Ta description est correcte, sauf sur un point : la TVA. Pourquoi rajoutes-tu la TVA ? Elle est remboursée par l'Etat. Tu t'es mis en auto-entrepreneur ?
Beewiz dit:Ta description est correcte, sauf sur un point : la TVA. Pourquoi rajoutes-tu la TVA ? Elle est remboursée par l'Etat. Tu t'es mis en auto-entrepreneur ?

Disons que nous la collectons pour l'état. Mais qui la paie ? C'est bien le client final, ce qui augmente le prix du produit de 20% et cela ne rentre pas dans ma poche non plus puisqu'il faut la reverser tous les trimestre à l'état.
Je ne te parle pas non plus des normes CE. Cela a un coût de faire les tests en laboratoire pour pouvoir apposer le sigle sur la boite. De la contribution à eco-emballage tous les ans parce que tu produis des déchets, à gencode, si tu veux apposer un code barre. La taxe foncière sur les entreprises, le comptable, le greffe du tribunal de commerce à qui tu dois remettre les comptes annuels avec un chèque au passage + celui du juridique que tu règles pour faire l'assemblée générale de clôture d'exercice, bon je ne vais pas continuer, la liste est encore longue.
Ce que je trouve injuste, c'est de faire fabriquer en Chine pour baisser les coûts de MO mais de retrouver le produit au même prix dans les magasins ou sur le net. Où est passée cette marge dégagée ?
Je ne me plain pas, j'assume mes décisions. C'est juste pour rappeler à certains que le commerce ce n'est pas simple et c'est coûteux pour tout le monde.
Il faudrait que les consommateurs se posent un peu plus de questions lorsqu'ils tendent leur carte bleue.
Prof. Biologik dit:
Beewiz dit:Ta description est correcte, sauf sur un point : la TVA. Pourquoi rajoutes-tu la TVA ? Elle est remboursée par l'Etat. Tu t'es mis en auto-entrepreneur ?

Disons que nous la collectons pour l'état. Mais qui la paie ? C'est bien le client final, ce qui augmente le prix du produit de 20% et cela ne rentre pas dans ma poche non plus puisqu'il faut la reverser tous les trimestre à l'état.
Je ne te parle pas non plus des normes CE. Cela a un coût de faire les tests en laboratoire pour pouvoir apposer le sigle sur la boite. De la contribution à eco-emballage tous les ans parce que tu produis des déchets, à gencode, si tu veux apposer un code barre. La taxe foncière sur les entreprises, le comptable, le greffe du tribunal de commerce à qui tu dois remettre les comptes annuels avec un chèque au passage + celui du juridique que tu règles pour faire l'assemblée générale de clôture d'exercice, bon je ne vais pas continuer, la liste est encore longue.
Ce que je trouve injuste, c'est de faire fabriquer en Chine pour baisser les coûts de MO mais de retrouver le produit au même prix dans les magasins ou sur le net. Où est passée cette marge dégagée ?
Je ne me plain pas, j'assume mes décisions. C'est juste pour rappeler à certains que le commerce ce n'est pas simple et c'est coûteux pour tout le monde.
Il faudrait que les consommateurs se posent un peu plus de questions lorsqu'ils tendent leur carte bleue.

Encore une fois, je suis d'accord sur tout, sauf la TVA. C'est uniquement le consommateur final qui la prend en charge. Je vois ce que tu veux dire, mais ce n'est pas la bonne façon de raisonner, car il serait de toute façon aberrant de penser qu'un PVC aille entièrement dans la poche de l'éditeur. Il faut calculer la marge dont tu as besoin, et reconstruire ton PVC autour de ce besoin.

En fait, je pense qu’on se trompe de débat.
Il est effectivement évident que sur un jeu à 12€, l’éditeur ne prend pas 11€ (même s’il est également auteur).
Ce qui choque, et ce pour lequel nous n’avons pas de réelles explications (en même temps on n’est pas des flics, personne n’oblige qui que ce soit à ce justifier), c’est l’augmentation du prix de vente qui ne semble pas en réel adéquation avec la modification effectuée (dixit les propos légèrement cynique de Prof sur les consommateurs naïfs)

Le sujet à tourné autour de l’auto-edition.
Je pense qu’il ne s’agit pas de trancher si c’est bien ou si c’est mal.
Plusieurs l’on fait avec plus ou moins de succès, plusieurs le font toujours :
Friedman Fries, Martin Wallace, Sebastiens Dujardin (Pearl game), Cyril d’Ystari, Le ludonaute, Bernard Tavitian (Blokus), Zoe Yateka…
Je peux aussi me mettre dans le lots puisque j’ai édité également des jeux dont je suis l’auteur ou le co-auteur : Sherlock, Antartik et prochainement Korrigans.
Ce qui est critiquable (car ce n’ai pas toujours assumé) c’est de se lancer sans avoir le moindre recule auto-critique et/ou l’ouverture de prendre la part de vérité dans les critiques d’autrui.
Un jeu édité c’est aussi un produit commercial et il ne faut pas l’oublier dans sa démarche.
Ici, on a une vision tourné vers le jeu lui même (sa règle), les boutiques spécialisées, les salons (Cannes, Essen, Ludinord, PEL…) avec ses critères.
Alors un jeu reprenant le principe du jeu de l’oie, du trivial poursuite,…, forcement, même s’il y a un marché par d’autres filière (fédération, agence de tourisme,…) ce n’ai pas ici qu’il faut venir pour en faire la promotion. D’ailleurs d’un manière générale, le forum n’est pas un endrois pour faire de la promotion.
Le jeu Deducto, a une règle original qui lui est propre qu’on aime ou pas et un design qu’on aime ou pas mais il a un profile de jeu comme on sait les apprécier selon nos critères. Après le potentiel comercial… je ne sais pas (mais j’ai un avis :) )