Ecriture inclusive dans les règles

Sur ce point je vous conseille la lecture de ce livre- témoignage
David Dusquenne

Le lien est une critique du livre. Mais le mieux c’est vraiment de le lire.

Et dés les années 90, on voyait déja utiliser systématiquement “she” pour désigner le/la MJ dans certains manuels de JdR grand public (ce qui avait en plus l’avantage de savoir immédiatement de quel role l’on parlait en fonction du pronom utilisé)

“joueuses et joueurs”, ou “joueuses/joueurs” ou “technicien(ne)” sont des formes d’écriture inclusive, en fait. Ca ne se limite pas au point médian, même si c’est celle qui fait couler de l’encre actuellement.

Oui et cela existe depuis longtemps. C’est pour ça que l’utilisation du point ou des mots style ceusses au lieu de celle et ceux ou de jouerueuse au lieu de joueuse et joueur est inutile en plus d’être clivant et illisible.

Défendre une cause c’est bien mais pas en faisant fi de ce qui existe déjà.

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Si vous avez écoutez le podcast proposé au dessus, la chercheuse explique qu’il est parfois fastidieux de formuler à leurs étudiants des phrases telles que :

Les professeurs et les professeuses demandent aux étudiants et aux étudiantes de s’inscrire afin que les professeurs et les professeuses puissent ajouter leurs étudiants et leurs étudiantes à leur TD. L’une (des chercheuses) prétend pouvoir user du féminin ou du masculin pour améliorer l’expression (usage différent de la langue on a tous les outils pour). L’autre prétend que finalement juste avec « professeur.e.s et étudiant.e.s » on évite les répétitions. (Pas a l’oral pour cet exemple mais valable à l’écrit). L’une insiste sur le fait que la langue peut être moins sexiste par un usage différent. L’autre précise qu’il y a quand même, une volonté « politique » à ne pas féminiser ou non-genrer la langue.

Donc, elle explique aussi l’importance de féminiser le nom des professions. Cela n’était pas fait car avant, c’était des métiers occupés presque exclusivement par les hommes et ne nécessitait pas l’usage d’une dénomination féminine. (Elle cite le bescherelle)

Et dans la dernière partie Eliane Viennot explique que parfois les termes génériques occultent la réalité :

« L’assemblée a donnée la citoyenneté aux noirs. »

On pourrait croire que cette citation englobe les hommes et les femmes de couleurs. En réalité, les femmes de couleurs n’ont pas reçus la citoyenneté.

Le podcast est à écouter, vraiment. Cela éclaire le positionnement sur l’écriture inclusive. Pas si bête au final et pas uniquement basé sur le passage à la « () » mais aussi à l’usage de la langue, qui peut être un peu plus « démasculinisé ».

Il est demandé aux élèves de s’inscrire afin que les membres du corps enseignant puissent les inscrire à leur TD.

[EDIT] On peut même faire:
Il est demandé aux étudiantes et étudiants de s’inscrire afin que les professeures et professeurs puissent les inscrire à leur TD.

Mais dans l’exemple donné, la phrase est spécialement construite pour faire apparaitre une répétition dans le seul but de créer le problème qu’on prétend résoudre…

Pour supprimer la forme passive :

Les enseignants et enseignantes demandent aux étudiants et étudiantes de s’inscrire afin de pouvoir les ajouter à leur TD.

Je crois que c’est ce qu’elle dit dans le podcast et selon elle, c’est déjà trop.

Oui, c’est moi qui ai un peu exagéré le trait. Elle dit plutôt ce que Kenjin explique plus bas. Mais il faut prendre le temps d’écouter le podcast, tu pourras mieux comprendre leur positionnement. Ce sont des chercheuses qui réfléchissent à ce sujet en permanence et qui en ont fait leur objet d’étude. C’est très intéressant. Notamment sur la question du terme générique que j’ai évoquée précédemment. Un exemple parmi d’autres.

Mais je ne suis pas moi-même chercheuse, donc je retranscris forcément “moins bien” leurs propos, d’où l’importance de prendre le temps d’écouter le podcast.

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Personnellement ces deux arguments sont tellement majeurs qu’ils occultent complètement tout le reste et je n’arrive pas a entendre d’autres arguments quels que soit leur bien fondé. Ce sont pour moi de vrais murs infranchissables :

  • Inventer une nouvelle façon d’utiliser la langue qui la rend moins utilisable qu’avant c’est non. Hors de question de complexifier encore la langue pour des questions de moralités. Moralité, pourquoi pas, mais pas au prix de nouvelles exclusions. Ce qui est antinomique avec le nom même de cette proposition (inclusive)

  • Inventer une façon d’écrire qu’on ne puisse pas lire à voix haute dans beaucoup de cas, pardon mais c’est concept quand même. On remplace des exemples capilotractés “un peu fastidieux” par d’autres qui ne sont même pas prononçables. La première fonction de l’écriture est quand même de transcrire, de “stocker” la parole, et inversement (la restituer). Sinon autant tout mettre en binaire ou remettre en dessins.

Amusez vous, chez vous, et lisez ces phrases à voix haute :

Les chercheur·se·s, ingénieur·e·s et technicien·ne·s qualifié·e·s sont recruté·e·s.

Les acteur·rice·s engagé·e·s ont été récompensé·e·s.

Certain·e·s travailleur·euse·s sont venu·e·s accompagné·e·s de leur·s conjoint·e·s

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Cet argument n’a aucune valeur.
Être scientifiste spécialisé en recherche n’exclut pas l’erreur.

La science n’est pas un dogme. Au contraire elle repose sur l’acceptation de l’erreur. Erreur qui n’est exclu par aucun titre ou diplôme.

Même dans des sciences comme la physique ou les mathématiques la science a été sources d’erreurs importantes durant des décennies voir des siècles.

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Et donc pour éviter un effort ( sachant que la phrase en exemple est caricaturale) à un groupe on doit imposer un effort plus important aux autres groupes?

Ok mais où sont les preuves d’une telle politique?

A contrario vouloir imposer le point mediant et les mots melangeant féminin et masculin est clairement présenté comme une volonté politique de la part de ses adeptes.

Dans les pays dont la langue permet le neutre les femmes sont-elles réellement mieux " traitée " ?
Et si oui le lien entre la meilleure position des femmes et la forme neutre ou féminine est-il prouvé?

Après si la question est est-ce qu’il y a des inégalités en France entre hommes et femmes. Ma réponse est oui. Est-ce normal? Bien sur que non.
Mais les progrès sont réguliers depuis les années 50 ( sauf dans les cités mais là je pense que c’est pas une forme d’écriture qui va faire évoluer les choses).

En France de nos jours aucun métier ni aucune activité n’est interdite en raison de son sexe. Cela n’a malheureusement pas toujours été le cas et ce n’est pas le cas dans tous les pays.

Alors oui il faut continuer dans cette voie mais avec une forme différente que cette volonté d’imposer une forme d’écriture illisible.

Alors qu’il suffit d’écrire “they”… :wink:

Alors ça ne sert à rien de discuter… Ainsi, peu importe ce que je dis, quelqu’un trouvera toujours un contre argument qui reposera sur… des ressentis, des peurs… et non sur de la recherche. Si tu avais écouté le Podcast (comme d’autres, tu n’es pas le seul) tu aurais au moins considéré leur positionnement. J’entends vos critiques et je peux les comprendre. Mais ne pas écouter les arguments de ceux qui cherchent à faire évoluer « l’usage » de la langue parce qu’elle a été trop utilisé d’une manière « masculine », ou celles et ceux qui essayent de changer des « . » A la place des « () », et je ne dis pas que c’est bien. Ou encore celles qui cherchent des mots épicènes pour la faire évoluer. C’est s’enfermer dans une opposition immuable. (Imposer son idée). On peut aussi réfléchir, faut il seulement prendre le temps d’écouter les idées des autres…

Ce que malheureusement tu ne sembles pas appliquer.

Dire que le titre de chercheuses n’est pas un argument pour valider leur hypothèse, ne veut pas dire rejeter leur conclusion.

Mais juste que le titre ne vaut pas validation sans critiques de leur idee.

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Mais pour critiquer il faudrait écouter le podcast. Avant de dire que l’argument « scientifique » n’a aucune valeur.

Et bien évidemment que je t’écoutes et que j’écoute les autres qui ne sont pas d’accord. Mais vos arguments sont basés sur des ressentis, la peur que la langue évolue, change. Je peux comprendre mais ce n’est pas rationnel. Proposez des arguments « scientifiques » des podcasts ou autre je les écouterai.

Mais c’est à vous aussi de jouer le jeu.

Je me le répète il faut écouter le podcast, je ne vais pas vous faire un résumé du podcast de toute manière et visiblement, c’est mal fait puisque vous trouvez toujours quelque chose à redire. Écoutez le podcast est vous livrerez votre avis. On pourra en discuter.

Ce dont tu parles justement, elles en parlent dans le podcast. Je retranscris malheureusement mal leurs propos. Mais selon la première chercheuse on a tous les outils dans la langue française pour la démasculiniser et on le faisait deja avant la révolution française (je crois) y’a eu une bascule après.

L’autre chercheuse, indique qu’il y a quand même un côté structurel de la langue (émanent d’une volonté politique) qui demande des ajustements. En référence aux noms des métiers qu’il faudrait mettre au féminin quand c’est exercé par une femme.

Ce n’est pas l’argument scientifique qui n’a aucune valeur.
Mais l’utilisation du titre de chercheuse pour valider les idées emises. Pleins de " chercheurs " se trompent, cela fait même partie de la démarche scientifique. ( sans parler de ceux qui trichent ou sont incompétents, car oui cela reste des humains faibles comme nous tous)

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Mais ce n’est pas une histoire de peur.

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