Ecriture inclusive dans les règles

Aucun rapport mon cher.

Le premier message parle d’une réunion avec une discussion. Qui ne peut pas être représentatif de la population.

Le second message pour appuyer le propos du premier parle d’un nombre d’adhésion à une association. Donc une chose différente de la réunion.
Mélangé les deux situations pour donner du poids à ces propos ne donne pas un échantillon représentatif.

Et tu dois le savoir pour qu’un échantillon soit représentatif ce n’est pas uniquement le nombre qui importe.

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Il faudrait que tu précises ta pensée, car j’ai du mal à te suivre…

Évidemment que non, mais le format consistait à se retrouver dans chaque académie avec le même support. Retour groupé en fin de journée par académie.

J’ai en effet parlé de mon « petit cercle » 10 000 personnes, un échantillon, certes, petit par rapport à la population française totale. Pour dire simplement qu’il y a un certain nombre de gens que ça ne choque pas.
Quand tu n’avance que ton aversion personnelle… que je respecte.

Il suffit de relire l’enchainement de leurs échanges:

Oui, et ? Un échantillon élu par 83% des voix, c’est pas mal niveau représentatif.
Je crois que vous n’avez pas compris le post, en fait.

Représentation statistique et représentation politique sont deux choses différentes.

La remarque initiale est que l’attablée n’était pas choquée. Partir du principe que si les élus ne sont pas choqués, alors les votants ne le sont automatiquement pas eux non plus, c’est une pente très glissante.

Ou penses-tu sincèrement qu’à partir du moment ou tu as voté pour quelqu’un, tout ce qu’il fait, dit, pense, ou, comme ici, ressent est automatiquement vrai pour toi aussi?

De quelle personne attablée parles-tu ?

De celles dont Juliano parle depuis le début de cette conversation.

C’est bien gentil de venir m’accuser de ne pas avoir compris, mais je commence à avoir l’impression que tu n’as pas lu le début de la conversation, et ce malgré le fait que j’ai pris la peine de citer tous les messages de cet échange, ce qui te permet d’accéder à chacun d’entre eux en un seul clic.

Et vu que je sens gros comme un camion une tentative de me mettre en défaut sur les mots que j’utilise, avec l’intention préméditée de m’accuser de ne pas lire ce qui est écrit ou de ne pas comprendre ce que je lis, tiens, c’est cadeau:

As-tu d’autres questions sur l’attablée dont je parle ou est-ce que c’est assez clair?

Petite question naïve : est-ce que le terme “la tablée” n’aurait pas mieux correspondu et évité des équivoques / incompréhensions ?

Et après une rapide vérification, je viens de découvrir que j’orthographie “la tablée” incorrectement depuis plusieurs décennies… :expressionless:

Tu n’as effectivement pas compris…
C’était un petit clin d’oeil concernant ton utilisation de “l’attablée” au lieu de “la tablée”.

Et non, j’ai bien tout lu, mais quand on balance à Juliano que son argument n’est pas recevable car non-représentatif alors qu’on n’en apporte pas le début d’une preuve et donc qu’on utilise au mieux “également” un argument sans valeur (l’avis de Prince Baron sur qui pense quoi sur le sujet) pour le contredire, j’avoue que ça me fait réagir.
Pas toi ?

Non, parce que je comprends l’asymétrie de la situation.
Juliano a utilisé un exemple anecdotique pour justifier une opinion comme étant une vérité générale.
Prince-Baron ne fait que critiquer l’argument en signalant que son exemple n’est pas représentatif.

EDIT: Concrètement, Prince-Baron n’a pas dit que Juliano a tort, ni que l’opinion opposée à la sienne est la bonne, simplement que l’argument qu’elle utilise pour justifier son opinion n’est pas un argument valide.

"La tablée ? Mais pourquoi une tablée serait-elle forcément féminine ? Parce que le concept tourne autour de “la table pour manger”, et que c’est donc lié à la kouizine, lieu historiquement rattachée à la domination de la gente féminine par le patriarcat cherchant à cantonner de manière oppressive la dite-gente féminine dans ce rôle subalterne dédié à l’ingrate tâche de la préparation culinaire, dans une volonté manifeste d’empêcher l’élévation sociale des femmes. Bref c’est sexiste. Écrivons désormais systématiquement “un.e tabl.é.e.” ! Ainsi plus d’erreurs possibles entre “la tablée” et “attablé”. Attablé.e.s à leur prochaine réunion, Juliano et les sien.n.e.s approuveront des deux mains, à n’en point douter.

(mais dis-donc, c’est super facile d’être féministe en fait ! Je crois que je vais finir par m’y mettre) (ou pas)

Du coup on va emmener nos enfants à l’école mater.pater.nelle? Et ils seront accouches par des sages-femmes.hommes?

Doit y avoir plein d’exemples absurdes si on tire sur la ficelle jusqu’à dérouler toute la bobine.

Et pourtant la plupart des grand chefs sont des hommes! (Même ça évolue ces dernières années)

Je n’ai jamais parlé de “vérité générale”.
J’ai dit que ce n’est pas toujours choquant.
Dire que “ce n’est pas toujours choquant” ne veut pas dire “ce n’est jamais choquant”.
Si vous devez me faire dire l’inverse pour me contredire, c’est qu’il n’y a rien à réfuter.

Merci de ne pas transformer mes “pas toujours” en “jamais”. C’est une déformation de propos, pas un argument. Et je rappelle aussi à d’autres que les caricatures de “féministes” ne sont pas des arguments.

Oui mais non, tu n’as pas dit ça, certes, mais tu as quand même fait quelques généralités.
Tu as notamment écrit la phrase suivante: Il y a des attitudes que beaucoup d’hommes et de femmes ont intériorisé et nous en sommes venu à la conclusion qu’il fallait reconstruire nos modes de communications.

Après, c’est probablement plus une question de forme que de fond, vu que tu as enchainé juste après avec “les hommes à la table”, ce qui recentre immédiatement la discussion sur ton anecdote, et non plus le cas général. Du coup, je suppose que la phrase précédente ne concernaient que le contexte de ton exemple.

Sinon, je m’en fous un peu hein, moi à la base, je ne faisais que répondre à un message de Limp où il disait avoir du mal à suivre… J’ai pas émis d’argumentaire ici, juste dit que je comprends celui de Prince-Baron.

Pour ma part, ça ne me dérange pas qu’un texte soit inclusif, c’est juste cette nouvelle forme inventée, le point médian, que je trouve illisible. Je préfère professeur(e)s et enseignant(e)s. Le point médian, ça ne sert à rien, on a déjà les parenthèses et la barre oblique qui font le même boulot, et en mieux.

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Tout ça pour ça ? Je comprends, mais tu déplaces ce que je dis.

Tu sous-entends que j’aurais généralisé “aux hommes en général” ce n’est pas ce que j’ai écris. Je dis clairement que “dans cette réunion précise”, certaines attitudes intériorisées ont été reconnues comme problématiques et qu’il a fallu réfléchir à la manière de communiquer, “pas que tous les hommes dans tous les contextes ont ces attitudes”. C’est une description d’une expérience concrète, pas une affirmation universelle. Et ce n’est franchement pas sympa de me faire dire ce que je n’ai pas dit… (Même si tu te rattrapes aux branches derrière).

Du coup, je préfère préciser. Mon anecdote concerne la façon dont une discussion collective s’est déroulée et ce que les participants ont observé ou ressenti. Prince-Baron et toi voyez là une prétendue “généralisation”, mais dans le message original, l’objectif n’était pas de tirer une règle sociologique absolue, mais de partager comment une rencontre s’est passée et ce qu’elle a mis en évidence pour NOUS.
Ton refus du point médian est une préférence personnelle légitime je ne la discute pas (je vais me répéter mais j’étais un peu sceptique, moi aussi, au départ), et d’autres partagent ce point de vue tant sur l’aspect esthétique que sur la lisibilité ou l’accessibilité. Des organismes et linguistes ont justement souligné que ce signe peut poser des difficultés de lecture ou d’accessibilité pour certains publics. Cependant, critiquer la forme graphémique ne signifie pas invalider toute écriture inclusive ni les intentions d’un groupe qui veut rendre un texte plus représentatif ou neutre. Tu peux préférer les parenthèses ou la barre oblique, mais cela n’empêche pas d’accepter l’idée de rendre un texte inclusif, comme tu le dis d’ailleurs toi-même.

Et dire que “le point médian ne sert à rien” est une opinion sur un outil typographique. Mais il sert justement à inclure formes féminines et masculines dans une seule graphie compacte (et parfois aussi des personnes non binaires) ce n’est donc pas sans fonction, même si ce choix peut être critiqué pour d’autres raisons.

Dire que tu trouves le point médian illisible, ou que tu préfères professeur(e)s ou enseignant(e)s, c’est parfaitement défendable. Mais cela ne change rien au fait que dans mes messages il n’y avait “ni caricature réflexive, ni prétention à une vérité générale universelle”, seulement le partage d’une expérience et un ressenti sur une discussion. On me reproche une généralisation que je n’ai pas faite, mais les caricatures utilisée pour me l’attribuer, tu ne les questionnes pas.

Alors il y a un problème de communication, parce que ce n’est clairement pas comme ça que je l’ai lu.
Et du coup, Limp doit avoir raison quand il dit que je n’ai pas compris, à mon grand étonnement.

OK, je vais reformuler:
L’invention du point médian ne sert à rien, on avait déjà des outils adaptés, inutile de réinventer la roue.

Je ne t’ai rien reproché, j’ai juste décrit l’enchainement logique de vos échanges, tel que je l’avais compris.

Quand aux caricatures, je pense qu’elles sont faites dans un esprit bon enfant, et sans mauvaise intention. Et dans la première, j’en prend d’ailleurs aussi pour mon grade avec mon erreur de vocabulaire bien ridicule.
Du coup, non seulement je ne les questionne pas, mais je ne les relève même pas. Pourquoi donc aurais-je le devoir de le faire? Tu me sembles bien assez capable de défendre toute seule.

Tu dis ne rien me reprocher, mais tu as relayé l’idée que j’aurais généralisé. LA, c’est bien une lecture fautive et tu reconnais maintenant l’avoir mal comprise.
Donc l’accusation tombe.

Quant aux caricatures, leur intention “bon enfant” ne change rien au fait qu’elles me prêtent des propos que je n’ai pas tenus.

Et comme l’a pointé Limp, contester mon interprétation sans proposer aucun fait ni aucune expérience opposée, ce n’est pas une réfutation, c’est juste la balayer.