La question n’est pas tellement naïve; c’est plutôt une réflexion que je mène pour des tas de raisons et notamment un changement de boulot nécessaire pour changer de région.
Beaucoup de choses on déjà été dites mais voilà je me demandais si quelques éditeurs qui passaient par là avaient quelques avis, quelques conseils,… je murie prudemment tout cela depuis des mois, j’en suis à la phase : “et si je regardais cela de très près!”
Ma principale question est, en dehors de la difficulté de sortir un jeu vendable (là j’ai quelques réponses persos), quels sont les principaux écueils que j’aurais peut être omis et que vous voyez (structure, marge à l’année mini, un ou plusieurs distributeurs, comment être sur de la fiabilité des fournisseurs, …) ?
Ceci dit, si quelqu’un me propose une offre d’emploi dans le milieu du jeu ou de l’animation (ludothèques, éditeurs, …ou formation adulte) , je suis éventuellement preneur (vers Toulouse)…
Ma situation familiale m’impose une très grande prudence; 10 ans au nord de Paris m’incitent à me jeter dans la mélée!
Merci pour vos réponses.
Jean Marc
Ben en tous cas, tu sais que si tu as besoin d’un Infographiste Metteur en page qui accepte d’être payé avec des bols de riz, tu peux compter sur moi.
Et puis même si comme je te l’ai déjà dit l’aventure me dirait vraiment beaucoup aussi, la distance fait que je en te propose pas l’association… Quoi que de nos jours avec les moyens modernes de communication, ça peut être jouable en délocalidé. Ca peut même être un atout. Toi le sud, moi le nord…
Tant que j’y suis je connais un auteur aussi…
Sinon ben bon courage dans tes entreprises.
Nico
Effectivement, j’ai quelques billes, je connais un EXCELLENT infographiste, un certain Nico!
, quelques graphistes, quelques auteurs, quelques distributeurs… mais cela ne fait pas tout… reste à ne rien oublier et à prendre la température; il ne s’agit pas d’auto-édité UN jeu pour le plaisir de sortir le jeu, il s’agit de vivre de cette activité…et là tout le monde sait que c’est assez casse gueule…donc envoyez vos idées, conseils et autres…
Merci Nico.
produire un jeu a X exemplaires, c’est déja un parcours assez rude, mais ca reste ‘faisable’.
par contre la partie pub/marketing/promo et distribution peut se révéler assez décourageante.
Valide bien dans ton étude que un ou des distributeurs seront intéressés par ton jeu, et prêts a t’aider à le pousser en boutiques (car ca ne se vend pas tout seul ![]()
Et tiens compte du fait que des payements a 30, 60 ou 90 jours, c’est long (et qu’en plus parfois même au terme échu il fat passer du temps a courir après les payements
)
Si tu calcules ton cashflow trop juste, c’est vite tendu.
Ce qui m’empêche personnellement de franchir le pas, c’est le nombre d’éditeurs déjà présents et le nombre de gens qui sont en passe de vouloir le devenir. Si je me lance, ce sera de facon hyper prudente en activité complémentaire et en investissant le minimum. Je dois donc commencer par trouver une activité principale. Pour ce qui est de trouver des bons jeux, je trouve qu’il n’ya pas encore assez d’éditeurs que pour éditer tous les bons jeux donc ce n’est pas un soucis ![]()
J’ai oui dire qu’il n’était pas facile légalement de cumuler son boulot et l’auto-édition.
Il parait même que c’est interdit pour les fonctionnaires.
Quelqu’un sait quelque chose là dessus ?
Il faut voir pour les bouquins. Pour la fonction publique, la publication d’un jeu est assimilée à celle d’un livre et autres “oeuvres de l’esprit”. Et je ne crois pas que l’édition à compte d’auteur soit interdite (mais ça resterait à être confirmé).
Bon c’est assez subtil, mais il est interdit à un fonctionnaire d’avoir une activité rémunérée extraprofessionnelle, mis à part les activités artistiques
La création de jeux de société tombe effectivement sous la catégorie activité artistique et est acceptée.
La création et le développement d’une association loi 1901 n’est pas une activité rémunératrice et est aussi acceptée.
Ainsi, je pense que l’auto-édition sur une structure associative est tout à fait recevable pour un fonctionnaire.
Par contre, sous couvert d’un montage de société d’édition, c’est forbidden/ verboten/ pas bien/ mal…
De toute façon, le jeu c’est le mal ![]()
TS Léodagan dit:Bon c'est assez subtil, mais il est interdit à un fonctionnaire d'avoir une activité rémunérée extraprofessionnelle, mis à part les activités artistiques![]()
La création de jeux de société tombe effectivement sous la catégorie activité artistique et est acceptée.
La création et le développement d'une association loi 1901 n'est pas une activité rémunératrice et est aussi acceptée.
Ainsi, je pense que l'auto-édition sur une structure associative est tout à fait recevable pour un fonctionnaire.![]()
Par contre, sous couvert d'un montage de société d'édition, c'est forbidden/ verboten/ pas bien/ mal...![]()
De toute façon, le jeu c'est le mal
Pas mieux...
Juste pour préciser que l'astuce qui peut être utilisé, c'est de mettre la société au nom de sa femme ou un homme de paille du genre
Nath dit:TS Léodagan dit:Bon c'est assez subtil, mais il est interdit à un fonctionnaire d'avoir une activité rémunérée extraprofessionnelle, mis à part les activités artistiques![]()
La création de jeux de société tombe effectivement sous la catégorie activité artistique et est acceptée.
La création et le développement d'une association loi 1901 n'est pas une activité rémunératrice et est aussi acceptée.
Ainsi, je pense que l'auto-édition sur une structure associative est tout à fait recevable pour un fonctionnaire.![]()
Par contre, sous couvert d'un montage de société d'édition, c'est forbidden/ verboten/ pas bien/ mal...![]()
De toute façon, le jeu c'est le mal
Pas mieux...
Juste pour préciser que l'astuce qui peut être utilisé, c'est de mettre la société au nom de sa femme ou un homme de paille du genre
Et avec un homme de paille, tu peux jouer à la courte...
o.K je
En fait un fonctionnaire peut cumuler avec son activité principale tout autre activité professionnelle dans la mesure où cette dernière ne lui rapporte pas plus que son salaire versé par l’état. Du moins c’est comme ça en France.
Ou alors j’ai pas tout compris, mais j’en suis presque sûr ![]()
astur dit:Ou alors j'ai pas tout compris, mais j'en suis presque sûr
je suis presque sûr que tu n'as pas tout compris.
C’est typiquement le genre d’infos qu’il faut absolument vérifier avec un professionel. Pose la question à ton comptable ou à ton contrôleur des impôts (ben oui, ils ne sont pas la que pour les contrôles, ils offrent aussi un service public), et tu auras une réponse fiable.
Bon bah ma femme est fonctionnaire aussi. J’va d’voir discutailler avec mon contrôleur des impôts.
TS Léodagan dit:La création et le développement d'une association loi 1901 n'est pas une activité rémunératrice et est aussi acceptée.
Par contre là c'est un autre problème car je crois que créer une asso 1901 pour commercer ce n'est pas légal.
Il faut absolument créer une société. Si tu passes par une Boutique de gestion espace (je ne sais pas si y'en a dans la France entière), non seulement il t'acompagnent dans la création de ton projet, et te proposent de l'éprouver dans une ruche d'entreprise et ensuite ils proposent un suvi pour s'assurer de la pérénité.
Une association loi 1901 peut commercer sous réserve bien évidemment que ce ne soit pas son objet social. Il faut donc biaiser par exemple en proposant de développer la pratique ludique dans un certain secteur ou auprès d’une certaine catégorie de population.
La difficulté et nous l’avions déjà relevé à l’époque est que tout gain doit être réinjecté dans l’association et ne peut en aucun cas être distribué aux membres du bureau.
Si le but est de gagner à terme de l’argent, la constitution d’une société est donc indispensable, société qui va tout d’abord coûter de l’argent avant d’éventuellement en gagner et en faire gagner à son ou ses représentants légaux puis ensuite à ses salariés.
Les modules de boutiques online ne proposent pas souvent de cadre légal à l’activité de commerce que ceux qui y font appel comptent y développer. Il faut donc bien se méfier de ce côté.
Concernant le développement d’une activité artistique sans déclaration du statut auprès de l’URSSAF, ni déclaration des revenus auprès du Trésor Public, je rappelle que c’est bien évidemment illégal et que s’il existe des tempéraments pour les très faibles revenus, il ne s’agit que de tempéraments, le principe de l’interdiction du développement d’une activité professionnelle lucrative pour un simple particulier restant en vigueur.
Il y a un nouveau statut qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2009 : l’auto-entrepreneur.
C’est un nouveau statut aux formalités simplifiées, très intéressant pour démarrer une activité ou ou pour avoir une activité supplémentaire.
Vous trouverez plus d’infos DANS CE PDF ou ICI
Statut qui semble intéressant au premier abord.
Par contre, l’auto-entrepreneur reste redevable de la taxe professionnelle passée les trois premières années d’exercice, ce qui viendra grever d’autant plus ses revenus après paiement des charges sur son chiffre d’affaire.
Thot dit:Par contre, l'auto-entrepreneur reste redevable de la taxe professionnelle passée les trois premières années d'exercice, ce qui viendra grever d'autant plus ses revenus après paiement des charges sur son chiffre d'affaire.
Peux-tu préciser la différence avec un autre statut style SARL ?
Il y a des liens sur la question ici ou là.
Il s’agit de la comparaison entre sociétés commerciales (notamment SARL) et entrepreneur individuel.
“L’avantage” du nouveau statut d’auto-entrepreneur semble être l’absence d’immatriculation, et une simplification au niveau de la comptabilité et des charges sociales par rapport à l’ancien système de l’entrepreneur individuel où il fallait se faire immatriculer et cotiser auprès de la RSI et de l’URSSAF pour des montants parfois sans commune mesure avec le chiffre d’affaires réalisé.
Attention toutefois aux risques inhérents sur le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel/auto-entrepreneur. Certains y ont laissé leur domicile personnel à leur créancier sauf à avoir fait une déclaration d’insaisissabilité auprès d’un notaire.