Et si je créais ma boite d'édition?

Bon! j’ai bien fait de poster! tous vos commentaires sont enrichissants…! et comment avez vous su que j’étais fonctionnaire…??! :pouicboulet: bigre!..

Je risque de ne plus l’être pour longtemps…

Petite question (sympa le Thot avocat):
Quel statut coute le moins cher si on suppose qu’on passe une année avec peu de rentrée d’argent (au niveau des charges Urssaf et autres)?

Merci.

Thot dit:Attention toutefois aux risques inhérents sur le patrimoine personnel de l'entrepreneur individuel/auto-entrepreneur. Certains y ont laissé leur domicile personnel à leur créancier sauf à avoir fait une déclaration d’insaisissabilité auprès d'un notaire.


Valable en belgique aussi, cela :)
La déclaration d'insaisissabilité est une formalité simple, il suffit d'aller voir son notaire.
speccy dit:Bon! j'ai bien fait de poster! tous vos commentaires sont enrichissants...! et comment avez vous su que j'étais fonctionnaire...??! :pouicboulet: bigre!...

Pour ma part, je ne le savais pas. D'autre part, selon les fonctions publiques, tu peux aussi bénéficier d'une aide à la création d'entreprise (ou essaimage).
Dans ma boite (une grosse société de télécom dont je tairai le nom), il y a un service pour l'essaimage qui est d'assez bon conseil et assiste les salariés pour monter leur boite.

Sache aussi qu’en tant que fonctionnaire, tu as un avantage non négligeable : la demande de mise à disponibilité pour un an (renouvelable un paquet d’année, ça doit être variable selon les fonctions publiques) est quasi-automatiquement accepté pour de la création d’entreprise. En cas de ratage, ça laisse une sécurité non négligeable ;)

speccy dit:Quel statut coute le moins cher si on suppose qu'on passe une année avec peu de rentrée d'argent (au niveau des charges Urssaf et autres)?


Pour avoir étudié un peu la question, je dirais le statut d'auto-entrepreneur.
speccy dit:
Quel statut coute le moins cher si on suppose qu'on passe une année avec peu de rentrée d'argent (au niveau des charges Urssaf et autres)?


Salut Jean-Marc

tu as le statut de la microentreprise qui te permet de démarrer sans trop mettre d'argent (pas de capital), une comptabilité ultrasimplifiée (en gros tu fais juste la somme de ce que tu as reçu comme argent dans l'année) et une imposition au pourcentage (dans ton cas tu vend du matériel = 71%) et une limite maximum de chiffre d'affaire qui te laisse le temps de te retourner (76500€ de ventes/an ce qui fait déjà quelques boîtes vendues :lol: ) pour monter une sarl (si ça marche bien sûr!).

Un p'tit site d'info pas mal fait
http://mamicroentreprise.free.fr/

@+ et bon courage :pouicok:

Charles

Donc pour tous les fonctionnaires je ne sais pas, mais pour les enseignants j’ai bien eu la confirmation qu’il est tout à fait autorisé d’avoir une activité annexe rémunérée, tant que cette dernière ne double pas son salaire.
Cela est possible après avoir fait une demande d’autorisation au rectorat/inspection académique.

Pour ce qui est de monter sa propre boîte, c’est plus flou, d’après les infos que j’ai pu avoir, il faudrait s’associer avec un non-fonctionnaire plutôt que de créer sa boîte seul, mais je confesse que ce n’est pas très clair.
A moins de créer une boîte d’artiste indépendant qui permettrait l’auto-édition, mais là encore je ne dispose que de très peu d’infos.

Pratique. Quand tu commences à doubler ton salaire, tu quittes ton métier et tu te mets à ton compte.

Mais d’après ce que j’ai compris si tu fais éditer un jeu, tu touches pas bézef. Pas se quoi doubler le “mirobolant” salaire d’un enseignant.

Je ne pense pas que les droits d’auteur rentrent dans le cadre d’un salaire régulier rémunéré mais plutôt comme le résultat d’une activité artistique … m’enfin les questions juridiques c’est pas ma tasse de thé :roll:

Le status le moins cher est la loi 1901.
On a droit à un N° TVA et Siret
On a le droit d’être rémunéré si on n’est pas dirigeant.

Pour les fonctionnaire, une circulaire est tombée l’an dernier précisant les droits des fonctionnaire pour la seconde rémunération. C’est plus restrictif mais je n’en connais pas toute la teneur.

Pour les droits d’auteur, grosse méfiance … Beaucoup de centres des impots ne les considèrent pas comme des droits d’auteurs, mais des rémunérations car les éditeurs ne sont pas des “éditeurs”, mais des société industrielles !!! Et le jeu n’est pas un produit culturel…
//www.trictrac.net/forum/sujet/pourquoi-les-auteurs-n-ont-pas-un-statut-reconnu?page=1

Sinon, Bonne chance…

Acétylène dit:[
Salut Jean-Marc
tu as le statut de la microentreprise qui te permet de démarrer sans trop mettre d'argent (pas de capital), une comptabilité ultrasimplifiée (en gros tu fais juste la somme de ce que tu as reçu comme argent dans l'année) et une imposition au pourcentage (dans ton cas tu vend du matériel = 71%) et une limite maximum de chiffre d'affaire qui te laisse le temps de te retourner (76500€ de ventes/an ce qui fait déjà quelques boîtes vendues :lol: ) pour monter une sarl (si ça marche bien sûr!).


Boudiou 71% !!! Du CA en plus? Pas du bénéfice? Et ben il est soutenu l'entrepreneur français...

Salut Jean-Marc,


Quelques conseils :

1) Ce qui prime c’est la nécessité d’avoir une gamme de jeux lisible (aussi bien en terme de packaging que de ligne éditoriale ) qui puisse permettre à la nouvelle maison d’édition d’être clairement identifiée par ses futurs clients ;

2) Développer en premier jet pas 1 jeu mais 2 ou 3 avec des sorties décalées à quelques mois d’intervalles pour séduire un éventuel futur distributeur ;

3) Financer en fonds propres car, entre le moment où tu vas signer un jeu et le moment où tu vas faire un retour sur investissement, il va s’écouler pas mal de temps et il faut pouvoir tenir sans besoin de trésorerie.

4) Mener de front dans un premier temps la création et son boulot actuel me semble être un principe de sécurité indispensable.



Voilà.


Matthieu

Chouette, un éditeur sympa qui vient répondre ici :D Merci pour les tuyaux Mathieux

Matthieu.CIP dit:Salut Jean-Marc,

Quelques conseils :
1) Ce qui prime c’est la nécessité d’avoir une gamme de jeux lisible (aussi bien en terme de packaging que de ligne éditoriale ) qui puisse permettre à la nouvelle maison d’édition d’être clairement identifiée par ses futurs clients ;


Je rebondis sur ce point car je me demande comment tu peux être sûr de ce point. Un éditeur qui joue sur tous les tableaux ne peut-il pas être compétitif en touchant tous les publics? N’est-il pas alors seulement nécessaire de bien distinguer les publics en différenciant bien les différentes games ( Exemple: cocktail Fun; cocktail stratégie; cocktail for kids etc…)

Je vais parler pour ma paroisse. Même si nous avons des jeux aux abords très différents, aucun des jeux que nous avons pu éditer n’échappe aux deux règles suivantes :

- Assimilation de la règle en 5 à 10 minutes

- Partie en moins d’une demi-heure

A mon sens, une cohérence de gamme cela ne veut pas dire forcément avoir des jeux aux mécaniques similaires mais un point d’accroche dans lequel le client final se retrouve. Pour nous ce qui importe c’est que nos clients n’aient pas l’impression de se prendre un grand coup de massue sur la tête quand ils ouvrent une boîte parce que la règle est trop longue.

Ouais on peut en quelque sorte rapprocher ça à l’image de marque en marketing. Un client sait qu’en achetant cocktail game il aura tel niveau de profondeur, telle rapidité d’assimilation. Et la fameuse boite métal pour être reconnu.

FOX62 dit:
Acétylène dit:[
Salut Jean-Marc
tu as le statut de la microentreprise qui te permet de démarrer sans trop mettre d'argent (pas de capital), une comptabilité ultrasimplifiée (en gros tu fais juste la somme de ce que tu as reçu comme argent dans l'année) et une imposition au pourcentage (dans ton cas tu vend du matériel = 71%) et une limite maximum de chiffre d'affaire qui te laisse le temps de te retourner (76500€ de ventes/an ce qui fait déjà quelques boîtes vendues :lol: ) pour monter une sarl (si ça marche bien sûr!).

Boudiou 71% !!! Du CA en plus? Pas du bénéfice? Et ben il est soutenu l'entrepreneur français...

Ne pas négliger le choix du type d'imposition sur la TVA aussi... et les solutions les plus simples ne sont pas forcément super-rentables à long terme / vendeuse (va expliquer sur certaines structures à un client qu'il ne récupère pas sa TVA / confiance en l'entrepreneur individuel...) et sans conséquence juridique (cf. message de notre avocat)

On néglige pas mal à l'origine les couts de fonctionnement, ainsi il faut compte le matériel (PC, cartes de visite, prospectus, location du lieu, bref tout) et ne pas négliger le comptable (on va te dire qu'on peut faire sans mais avec c'est mieux, si, si) voire l'avocat (on va te dire qu'on peut faire sans mais avec c'est mieux, si, si), et les diverses cotisations...
Bref pour mon EURL où il ne se passe pas grand chose et qui se trouve chez moi, tu peux déjà considérer que tu bloques 5000 € par an. Pour la SARL où je suis (aussi) là, ça grimpe très vite...
L'Eurl avec un statut de gérant associé ce n'est pas mal comme statut mais cela a plus de contraintes

après une marque peut avoir plusieurs ligne de produits, voire la marque peut être plus discrète que sa ligne de produit…

Effectivement, comme le relève Cheesegeek, tout dépend de l’objectif à plus ou moins long terme.

Si les statuts les moins contraignant au niveau des démarches de création, des obligations comptables et administratives et surtout des charges sont les plus attrayantes, il faut garder à l’esprit également la crédibilité de l’éditeur.

Il est en tout cas important de prendre en compte tous les frais de création et de fonctionnement et de bien garder à l’esprit les conséquences financières en cas d’avortement du projet.

Comme le dit si bien Matthieu, il faut également se lancer lorsque l’on a déjà un certain nombre de projets dans les cartons et donc des possibilités importantes de chiffres d’affaires à court terme. A défaut, il faut avoir une trésorerie solide et donc un fonds de roulement important, les rentrées d’argent ne se faisant que lorsqu’un produit est vendu, soit parfois plusieurs mois après la création de la structure …

mouais666 dit:après une marque peut avoir plusieurs ligne de produits, voire la marque peut être plus discrète que sa ligne de produit...

ouais mais c'est pas plus mal pour être identifié et surtout pour identifier ton plublic et t'adresser à lui de la manière le plus appropriée, d'avoir une spécificité.
En plus, plus tu multiplie les gammes plus c'est lourd à gérer car tu dois communiquer avec différents types de joueurs et donc d'acheteurs et donc multiplier et adapter les médias de communication et les messages ce qui sera plus côuteux. D'autre part si, je suis sûr que se restreindre à un fomat (plus ou moins) permet de restreindre les coûts de production. Tu achète un stock monstre de boites métalliques vierges et comme l'a déjà dit Matthieu, tu fait imprimer tes jeux en amalgamé ce qui te fera baisser les couts unitaires.
Ou tout au moins il ne faut pas être trop gourmand et commencer comme ça.

tu peux aussi te spécialiser sur un matériel, un monde, un thème, une mécanique.
Days par exemple ils ont des jeux différents mais toujours de très bonne qualité c est ca que je me rapelle
Asmo des jeux fun mais aussi du lourd
Cocktail des jeux funs et rapide
etc etc

donc en fait quel est le message que tu veux passer ?

moi par exemple j’essaie de créer des jeux au matériel “simple” mais à la combinatoire complexe (enfin pas toujours)…

donc plein de critères peuvent te servir pour definir ton “style”…