hello les TTiens
je me demande dans quel état est le jeu de rôle en 2007 :
Croissance, décroissance, achète-t-on toujours des JdR ?
Joue-t-on toujours dans les clubs à D&D et surtout à Call of Chtullu ?
D’ailleurs, Casus Belli paraît-il toujours ?
Merci !
moonboots dit:hello les TTiens
je me demande dans quel état est le jeu de rôle en 2007 :
Croissance, décroissance, achète-t-on toujours des JdR ?
Joue-t-on toujours dans les clubs à D&D et surtout à Call of Chtullu ?
D'ailleurs, Casus Belli paraît-il toujours ?
Merci !
- tous les éditeurs à l'exception de Mongoose Publishing* parlent de décroissance. Depuis 10 ans.
- oui pour D&D, probablement pour l'Appel de Cthulhu. Mais je ne fréquente pas les clubs. Je dis probablement pour l'Appel parce que dès qu'un jdr n'est plus en vente, les gens y jouent beaucoup moins, étrangement. Mais CoC et DD étant ce qu'ils sont, même l'arrêt de leurs gammes mettra du temps à faire arrêter de jouer, surtout avec le travail incroyable de la TOCteam.
- non. Il n'y a plus de mag de jdr à part quelques pages dans RPG mag ou Khimaira.
greuh.
* : ils viennent d'investir 500k$ dans une grosse imprimerie.
ah bon ? Quel dommage. À vrai dire je m’en doutais un peu à cause du développement du videogame. Tu ne crois pas qu’avec le renouveau du jeu de société cela pourrait relancer l’engouement ?
(
ta signature ça me fait penser à ces manifs hyper second degré qui ont lieu en ce moment, arrivée de Sarko oblige, sais-tu de qui il s’agit ?)
des intermitants du spectacle, mais c’était en 2004 je crois bien
http://www.dailymotion.com/relevance/se … -de-droite
Au vu de mon microcosme ludique local raide dingue de jdr, j’ai du mal à croire au recul de ce type de jeu (d’ailleurs, s’il voulait bien un peu “décroître” par chez moi, je ne serais pas contre
)
Cependant, la multiplication des pdf de jdr à télécharger illégalement, fait sans doute du mal aux éditeurs, du moins aux petits car les plus gros ont d’autres gammes pour tenir (Wizards of the coast par exemple)
Don Lopertuis
Bonjour,
Il n’y a pas que les jeux vidéo qui ont égratigné le jdr, le phénomène “Magic” et autres JCC a vraisemblablement aussi sapé le renouvellement d’une génération de joueurs en conformant de jeunes têtes blondes et brunes à des jeux aux règles simples, mécaniques, exclusivement, ou peu s’en faut, en français (ça fait de longues années que les jdr en VO ne se vendent plus, ou très mal, en France).
Effectivement, il subsiste quelques poches de résistance mais, pour avoir connu l’épopée glorieuse des eighties, je ne peux que constater un déclin très régulier depuis le milieu des années 1990.
Certes, les productions amateurs trouvent une place sur le net mais elles demeurent très marginales. Fort heureusement la production de jdr fut conséquente et le marché de l’occasion est plutôt vivace, de quoi y trouver son bonheur en cherchant bien.
Personnellement, je continue à jouer deux à trois fois par mois avec un groupe de vieux briscards et nous y trouvons notre bonheur (tout en pratiquant assidument les jdp entre nous ou en famille).
Histoire d’entretenir la nostalgie ou encore de susciter de nouvelles vocations, voici un lien vers le site d’un vieux pote qui a pondu un très bel article sur les jdr : http://www.simple-roturier.com/rotublog/index.php
Un Simple Roturier.
Je ne peux que vous encourager à le parcourir et à le faire lire aux curieux autour de vous.
Non, le jeu de rôle n’est pas mort, mais au regard de ce qu’il fut je pense qu’on peut le considérer comme moribond.
Réponse limitée au club de Jdr que je fréquente :
- pas mal de nouveaux membres
- de plus en plus de parties organisées
- très fort retour de AD&D (surtout, mais pas uniquement, chez les plus jeunes)
- deux campagnes de l’appel de Cthulhu actuellement en cours
je crois aussi qu’il y a une question liée au temps, surtout pour les plus “vieux” joueurs. Préparer un scénario décent (parce qu’après quelques années de jeu on n’a pas envie de perdre son temps avec une bouse), le mener, ça prend un temps fou et une disponibilité d’esprit importante (choisir la zik, le slumières, les accessoires, etc.). Et le boulot-métro-moutard nuit clairement à ça; c’est toujours plus facile de se rabattre sur un jeu de plateau. Reste la passion; A temps dispo égal, je réfère de loin un jdr à un jdp; ce sont quand même et de loin mes plus belles et mémorables sensations ludiques…
Je ne suis pas certain, comme le disait messire Loup, que les *.pdf de la mule nuisent beaucoup au commerce. D’abord c’est très pratique pour les trucs complètement épuisés, genre vieux supplément ICE; ensuite ça permet de se faire une idée détaillée d’un jeu, plus qu’en le feuilletant en boutique. Après, imprimer 250 pages d’un bouquin de règles…
Esthétiquement, financièrement et pratiquement (et cyniquement je mets de côté l’argument moral ets outien au secteur), tu n’y as aucun intérêt.
Tout à fait d’accord avec El Commandante, d’autant que, comme je le soulignais, les rangs des générations montantes sont plutôt clairsemés. Pour les plus anciens il est probable que le quantitatif des parties soit sacrifié au profit du qualitatif (ah ! la bonne époque où je jouais le mercredi am, le samedi am ainsi qu’une poignée de soirées dans le mois).
De la même façon, je pense que cette histoire de téléchargements ne pèse pas bien lourd dans la balance. Le jdr demeure une activité de passionnés et rien ne remplace le contact rassurant d’un bel ouvrage en couleurs relié professionnellement. J’ai tendance à penser que ceux qui téléchargent sont aussi par ailleurs des acheteurs.
Le .pdf, légal ou illégal, fait pas vraiment de mal aux éditeurs. Rares sont les types prêts à imprimer 250 pages, même au taf. Encore plus rare, les dingues prêts à lire 250 pages mal scannées sur leur écran.
greuh.
J’en connais pas mal qui comme moi, ont delaissé le JDR pour aller vers le JDS.
Pas que l’on est plus envie, mais plus un manque de temps.
Le temps, si on veut, on le trouve. Mais pour le trouver, ça demande de la volonté, de l’énergie, des sacrifices.
Donc si on trouve pas le temps, on veut pas vraiment.
greuh, deux campagnes en cours avec des 25-30 ans qui travaillent (voire son mariés, voire avec enfant).
Mouais…question de priorité dans tes loisirs mais la méthode Coué adoptée au jdr moi j’y crois pas trop, quoi qu’on en dise quand t’as des mômes en bas âge ça complique tout de même sérieusement la donne.
Je ne connais pas l’état des ventes, néanmoins dans la pratique je ne pense pas que le jdr se porte si mal.
Tout d’abord prenons la gamme DD 3.5: elle est très etoffée, en français, les bouquins sont magnifiques, la mécanique est rodée, et ça continue de se vendre dans mon magasin de jeu.
Le jeu vidéo? Pour y avoir beaucoup joué, je pense qu’on ne peut pas le comparer avec le jdr. J’ai bcp plus de souvenirs de jdr que de jeu vidéo. De plus quand on y regarde, le jeu vidéo coute bcp plus cher, mais autant il est normal pour certains de claquer 55€ dans un jeu PC, autant investir 35€ dans un bouquin de jdr parait cher à certains.
Après ce sercteur reste une niche économique, mais il faut dire aussi qu’il n’y a pour ainsi dire aucun plan de com vis à vis de jdr qui reste un milieu de passionné.
En tout cas on ne peux que regretter la disparition des casus (ancienne mouture), dragon magazine, multivers, etc. …
J’espère qu’un jour un nouveau mag prendra la relève, black book editions avait lancé il y a un an le magasine mlack box qui était réellement excellent, mais ça n’a duré que deux numéros…
Maldo
petit détail, mais accessoirement il faut des joueurs motivés. Quand tu dois tout porter à bout de bras, qu’à tes joueurs un Caylus ou un Maléf’ ca les interpelle pareil, ben c’est encore plus lourd. Et pire encore si c’est toujours à toi de faire le MJ…
Sinon je suis assez d’accord avec Greuh. Si tu es motivé par toi-même et tes joueurs, tu trouves le temps pour tes scénars ou ta campagne. Et quelque soit le jeu, c’est très rétributeur. ![]()
Pour ce qui est du prolbèle du temps, nous disposons tous de 24H dans une journée, et nous avons presque tous un boulot et des obligations.
Pour ma part je suis dans un groupe dont la tranche d’âge se situe entre trente et quarante ans, avec des gens qui ont des horaires de jour et de nuit, des enfants, et on parvient à jouer une fois par semaine de 20H30 à minuit.
Je pense que quand la moyenne des français passe 3H30 par jour devant la télé, on ne peut pas invoquer le manque de temps pour faire certaines activités.
Maldoror dit:Je pense que quand la moyenne des français passe 3H30 par jour devant la télé, on ne peut pas invoquer le manque de temps pour faire certaines activités.
pour les joueurs ok, pour le mj qui veut peaufiner sa séance, c'est un peu plus de boulot.
El comandante dit:petit détail, mais accessoirement il faut des joueurs motivés. Quand tu dois tout porter à bout de bras, qu'à tes joueurs un Caylus ou un Maléf' ca les interpelle pareil, ben c'est encore plus lourd. Et pire encore si c'est toujours à toi de faire le MJ...
Sinon je suis assez d'accord avec Greuh. Si tu es motivé par toi-même et tes joueurs, tu trouves le temps pour tes scénars ou ta campagne. Et quelque soit le jeu, c'est très rétributeur.
Je crois qu'El Commandante a tout dit sur le sujet.
greuh, qui fait toujours MJ.
Pour répondre à Maldoror :
Tu ne peux pas seulement citer l’un de ceux qui a toujours fait office de locomotive pour illustrer le marché du jdr aujourd’hui. DD a toujours marché depuis sa création et la troisième mouture (et-demie, ok) n’a pas démenti le succès de la gamme. Cependant lorsque tu te balades dans les boutiques que vois-tu ? Quelques rares jeux en français (genre ces derniers mois Maléfices ou Tigres-Volant) et, pour les magasins les plus fréquentés, des jdr en VO qui n’ont plus vraiment les faveurs du public.
Tu dois aussi retenir la fin des productions des différentes “grosses” boîtes françaises : Descartes, Oriflam, Multisim, désormais Asmodée (qui va en finir avec Cops et après, couic !)
Non, le marché du jdr en France (et ailleurs sans doute) ne va pas bien du tout. Heureusement il est notamment porté par des passionnés qui passent à l’action en montant des petites (mais ambitieuses) structures aux productions mesurées par les réalités de ce qui est, plus que jamais, une niche. Citons l’exemple des Editions du Matagot avec Te Deum.
Enfin, internet a sans doute apporté une bouffée d’oxygène au milieu (du jdr) en permettant à chacun de mettre ses productions en ligne et en favorisant la communication entre les pratiquants (même si le prix à payer fut la disparition de la presse-papier que l’on peut toutefois regretter)
Je pense que la raison des différents échecs que tu cites est plus à voir au niveau de la politique de ces différentes boîtes, de leur gestion, de leur approche du jeu de rôle.
Certaines sorties furent un simple foutage de gueule qui fut accueilli comme tel par les “consommateurs”.
Le problème est qu’aujourd’hui, avec DD3.5 et le jeu de rôle warhammer, le standard de qualité est très élevé, et seule une boîte ambitieuse avec des moyens et des reims solides peut tenter l’aventure.
Maldo