Peu de jeu cette semaine, notre énergie étant mobilisée ailleurs, mais visite de monsieur Joyeux hier soir, à qui nous ferons découvrir Underwater Cities, à l’occasion d’une troisième partie pour monsieur Proute et moi-même.
Lors de la première partie, j’avais bien consciencieusement tenté de répartir mes bâtiments en vue de maximiser le décompte final, et lors de la deuxième, eh ben… j’avais fait un peu n’importe quoi tandis que monsieur Proute se débrouillait bien mieux.
Motivée par Tasmat, j’avais relu la règle il y a deux jours et donc cette fois-ci nous jouons enfin correctement, notamment en ce qui concerne le nombre de cartes posées devant nous, et ça change beaucoup de choses !
Je me servirai notamment (pas assez mais quand même), du fait qu’on active une carte Action non encore activée lorsqu’on la défausse au profit d’une autre, chose plus facile à faire pour moi dns cette partie que de choisir les sas d’activation qui me paraissaient souvent bien ternes en comparaison des autres.
J’aurai surtout axé mon jeu sur la construction de double-structures améliorées dans les villes, et avec la possibilité par deux fois de construire sur un site spécial, j’ai quand même eu pas mal de villes diversifiées à la fin. Je me suis débrouillée pour acheter 4 villes symbiotiques (les deux autres parties je crois que j’en avais eu à peine 2), ai fait un réseau de tunnels d’enfer, collecté et posé des cartes pour le décompte de fin de partie… Tout ça a plutôt bien marché.
De son côté, monsieur Joyeux a énormément activé ses cartes Action, je crois qu’à la fin de chaque ère elles étaient à chaque fois toutes inclinées, et de plus il en avait activé en les défaussant, nous montrant une autre voie possible. Il avait aussi un max d’usines de dessalement et un beau réseau de tunnels, ayant la métropole récompensant ces derniers.
Monsieur Proute de son côté aura fait un peu de tout, la tête un peu ailleurs, agacé par le fait de ne pas se tenir à une stratégie mais suivant plutôt les opportunités qui se présentaient, pas toujours cohérentes avec son ensemble sous-marinurbain.
A la fin de la partie, monsieur Joyeux nous dit que les parties qu’il a faites à TFM l’ont bien aidé à aborder le jeu. Quand j’ajoute que les parties de l’Âge de pierre ont dû bien l’aider aussi à comprendre la pose d’ouvriers, récolte et transformation de ressources, il acquiesce, mais il ne s’en était pas réellement rendu compte au cours du jeu, comme quoi ce n’est peut-être pas ce qu’on en retient le plus, l’aspect construction soutenue par les cartes étant plus visible.
Je ne comprends pas trop le manque de succès du jeu (du moins ici sur TT, il a très peu d’avis), à moi il me plaît beaucoup, tout comme à mes deux comparses.
Il est peut-être plus difficile à sortir à 4, étant donné que la durée de partie s’allonge avec le nombre de joueurs, par contre il doit être plus tendu : déjà à 3, on croise les doigts pour que nos manigances ne soient pas perturbées par un autre joueur qui choisirait le sas qu’on convoite fortement (bon, j’ai vu qu’à 4 il y a une tuile de clonage dont je n’ai pas lu la règle, elle permet sans doute une certaine souplesse).
Le temps affiché sur la boîte (40 mn par joueur) correspond bien à la réalité à mon avis, passé les premières parties. Là, forcément, pour l’instant on a pris plus de temps, mais une partie de ce temps part dans la gamberge de type “comment on utilise ce truc, où ai-je le droit de me développer, comment ça va m’avantager en termes de points, etc.” qui d’après moi roulent tout seuls au bout d’un moment.
Côté sensations, on est donc pas mal le nez dans son plateau à se développer et dans ses cartes à les sélectionner, et surtout à choisir ses sas ; ceci dit on observe quand même les ressources des autres et leur plan général pour tenter de prédire l’occupation (et donc la disponibilité) des sas, et on surveille la piste de la Fédération, surtout quand on sent qu’on va devoir jouer avant les autres (encore plus à la manche précédant la fin d’une ère). Il est souvent présenté comme un bon jeu en solo, voire un jeu solo à plusieurs, mais personnellement j’ai plus envie d’y jouer en bonne compagnie que seule où ces petits calculs prévisionnels à déduire les intentions de autres joueurs me manqueraient.
Enfin bref, si vous aimez les jeux de développement, de pose d’ouvriers, de transformation de ressources, et les jeux avec des cartes qui viennent soutenir/enrichir vos projets, avec une ambiance sympathique, tranquille mais un peu tendue quand même, Underwater Cities pourrait bien vous plaire.