Ce week-end c’était la Nuit du Jeu à Genève, cette année dans la salle du Palladium. Exceptionnellement sympathique, l’évènement commence à avoir “trop” de succès avec des malheureux contraints d’attendre 1h dehors, pour certains, faute de place à l’intérieur.
Je me retrouve avec un groupe de 7 joueurs plutôt partants pour du jeu léger. Je pars donc piocher dans le colossal tas de jeu en libre service (plusieurs centaines de boites, de poids bgg 1 à 4…) et je reviens avec Les tours ambulantes pour commencer, qu’un bénévole nous explique rapidement. On joue avec la règle de base et ses 2 sorts en jeu. Je réussis l’exploit de perdre de vue l’un de mes 3 pions, pas aidé par le fait qu’on m’a piqué les rouges… au final personne n’aura utilisé les sorts dans cette partie. Jeu sympa pour lancer une soirée, mais à 7 joueurs, le chaos est total et il m’a paru difficile de mettre en place une quelconque stratégie…
On enchaîne avec un classique Mascarade que je connais un peu, à 8 cette fois. Je ne suis pas un grand fan du jeu, auquel je préfère Citadelles. Pour une fois la partie m’a semblé plus facile à “lire” que prévu et un peu plus stratégique. Le vainqueur l’emporte en ayant bien identifié un coup où il avait 50% de chance de gagner.
Je retourne aux tables aux merveilles, visant Between Two Castles que j’avais aperçu avant et qui figure sur la liste des jeux jouables à 7, mais comme il a disparu, je reviens avec un Sushi Go Party. Mauvaise pioche, pas à cause du jeu, mais parce que toutes les cartes sont mélangées et que, chose que j’ai réalisée peu à peu en lisant la règle assez mal conçue (j’aurais dû regarder le plateau de jeu, qui est très clair), il faut d’abord tout trier pour pouvoir sélectionner les bons modules. Partie sympa, mais pas assez pour convaincre les partenaires de table d’en faire une autre… c’est ballot parce qu’avec le grand nombre de modules, on peut changer quasiment toutes les manières de scorer d’une partie à l’autre.
La nuit avançant, la concentration à la table se dissipe encore un peu plus (mais l’ambiance est bonne!), ce qui donne encore un peu plus le champ libre aux party games. On enchaine donc sur 3 parties du toujours très bon Code Names, étrangement joué de manière très prudente par les deux équipes. A la troisième, je fais deviner et je tente trois indices en 3 qui ratent leur coup et nous coûtent au final la partie…
On enchaîne avec 4 parties de Fiesta de los Muertos, dont un joueur à la table est très fan et que je ne connais pas. Je suis peu emballé par l’expérience, ça manque de fun, que le mort soit trouvé ou pas. On fait 4/5, 3/5, 3/5 avant de tenter une partie avec la contrainte “rimes en i” qui à l’évidence allait foirer et se termine effectivement par un 0/5 sec et sonnant. Mouais… Je regarde avec envie les autres tables s’encanailler dans diverses propositions ludiques qui me paraissent autrement plus succulentes.
On se retrouve à 4, mais les troupes fatiguent. Je reviens de la table à merveilles avec un petit Château Combo passablement moubourré ici. On en fera deux parties très agréables, même s’il manque un peu l’effet wow. Si je tombe dessus, il se pourrait que je l’achète car avec sa règle très simple mais ses multiples façons de scorer, il me semble pas mal pour initier des non joueurs aux mécaniques d’effets de cartes et de points de victoire de pas mal de jeux.
Avec le dernier survivant, on se lance finalement dans une partie de Narcose, un jeu de cartes (duel de deckbuilding) en financement participatif édité cette année (sa fiche bgg est à l’état de brouillon). Le thème m’amuse pas mal mais il faut prendre un peu de recul: tour à tour dans le rôle d’un dealer puis d’un drogué, il s’agit d’envoyer à la mort l’adversaire en réduisant ses points de vie à 0 en lui vendant les cocktails de drogue les plus malsains. Résolument premier degré et sans une once d’éthique ou de politiquement correct, le jeu détonne un peu dans le trend actuel ^ Sinon il m’a paru agréable et il tourne pas mal. Il en faudrait plusieurs parties pour en dire plus; là, j’ai construit mon deck un peu au hasard en tentant de découvrir les bonnes combos en cours de route.
On lancera encore une 2e partie mais qui sera interrompue par la fin de l’événement. C’est la 1ère fois que je reste jusqu’à la fin et j’ai été un peu surpris, car le “de 18h jusqu’à l’aube” annoncé sur les affiches et divers échos des années précédentes m’avaient laissé penser que l’heure de fin était un peu flottante pour laisser aux tables un peu de marge pour finir leurs parties. Il n’en est rien, du moins cette année, où il fallait débarrasser le plancher à 6h tapantes. Peut-être une contrainte liée au nouveau lieu de cette année (la salle du Palladium) et qui n’existait pas à l’époque où l’événement avait lieu à la salle de quartier des Asters?