L' IA, qu'allons nous en faire..?

Hum…
Lire jusqu’au bout.

Mais on peut jouer aussi :

Encore plus lourd :


)

En réalité tu n’as pas toujours cette fin qui te dit de prendre la voiture si le but est de la laver.

C’est anecdotique mais ces exemples me font toujours sourire.

On notera au passage que l’IA répond spécifiquement pour un moteur à explosion.

Mais il n’y a pas de démarrage à froid sur une voiture électrique…

Ce qu’il faut surtout comprendre c’est que l’IA répond ce que tu lui demande de répondre.
Un exemple, sans les dizaines d’échanges succeptibles d’avoir précédé n’a pas de sens.

Voilà une démonstration assez simple, sans « pré prompt » (bon… il faut me croire sur parole), j’ai juste posé une question à partir d’une nouvelle session, j’ai eu ma réponse puis j’ai demandé de creuser.

Question à CHATGPT:

D’où vient le terme ludicaire, quel sont les plus anciennes occurrence qu’on trouve ?

RÉPONSE DE CHATGPT :

Le mot ludicaire est assez rare et un peu marginal en français, ce qui explique qu’il intrigue :blush:

Origine étymologique

Ludicaire vient du latin ludicarius, adjectif formé sur ludus (« jeu », « divertissement », mais aussi « école » ou « exercice »).
En latin, ludicarius signifie essentiellement :

  • « qui concerne le jeu »
  • « plaisant, léger, frivole »
  • parfois « théâtral » ou « spectaculaire »

Le suffixe -aire en français sert à former des adjectifs de relation (comme militaire, judiciaire), ce qui donne à ludicaire le sens de « relatif au jeu, au divertissement ».

Sens en français

En français, ludicaire signifie généralement :

  • « qui a le caractère du jeu »
  • « qui relève du divertissement, du badinage »
  • parfois avec une nuance péjorative : « frivole », « peu sérieux »

Il est proche de ludique, mais :

  • ludique est devenu courant (XXᵉ siècle, pédagogie, psychologie)
  • ludicaire est resté savant, littéraire, voire archaïsant

Plus anciennes occurrences

Les attestations sont tardives et rares par rapport au latin.

  • On trouve ludicaire en français savant dès le XVIIᵉ siècle, surtout dans des textes moraux, philosophiques ou critiques.
  • Il apparaît notamment dans des contextes opposant le sérieux au ludicaire, par exemple dans des discussions sur l’éducation, la rhétorique ou la littérature.
  • Les dictionnaires historiques (type Trévoux, puis Littré) l’enregistrent comme mot peu usité, souvent marqué comme « rare ».

:point_right: À ma connaissance, il n’y a pas d’attestation médiévale solide en français : le mot est un emprunt savant au latin, réintroduit plutôt qu’hérité.

Pourquoi le mot a peu survécu

  • Ludique (emprunt plus tardif mais plus souple) lui a largement volé la vedette
  • Ludicaire sonne plus abstrait, plus théorique, moins immédiatement parlant
  • Il reste surtout utilisé quand on veut une coloration érudite ou stylistique

En résumé

  • :scroll: Origine : latin ludicarius ← ludus (« jeu »)
  • :mantelpiece_clock: Entrée en français : XVIIᵉ siècle (emploi savant)
  • :chart_with_downwards_trend: Usage : rare, littéraire, concurrencé par ludique
  • :performing_arts: Sens : relatif au jeu, au badinage, parfois frivole

Si tu veux, je peux aussi :

  • comparer précisément ludicaire / ludique / ludiforme
  • chercher une citation ancienne précise et la commenter
  • ou regarder son emploi dans un auteur particulier (philosophie, pédagogie, esthétique)

Question à CHATGPT :

Peux tu me donner les sources dans lesquelles tu trouve ludicaire au XVIIeme siècle et dans le littré ?

Réponse de CHATGPT :

Après vérification, on ne trouve pas actuellement d’attestation du mot ludicairedans le Littré d’Émile Littré (Dictionnaire de la langue française, XIXᵉ siècle). Plusieurs recherches dans les index et le texte intégral de cette grande référence lexicographique ne montrent aucune entrée ludicaire ou occurrence du terme dans les citations littéraires de la période classique à celle de la seconde moitié du XIXᵉ siècle. (littre.org)

:pushpin: Le Littré et ludicaire

  • Les bases consultées (comme littre.org ou des versions en ligne inspirées du Littré) ne retournent aucune entrée “ludicaire” dans le dictionnaire lui-même. (littre.org)
  • Cela signifie que Littré ne considérait pas (au XIXᵉ siècle) que “ludicaire” faisait partie du vocabulaire français contemporain ou littéraire de façon attestée — du moins pas sous ce lemme précis — ce qui est cohérent avec le fait qu’il s’agit d’un terme rare ou spécialisé (et souvent forgé récemment pour des usages spécifiques, comme celui de métiers liés aux jeux aujourd’hui).

:point_right: En revanche, on trouve bien ludique, ludisme, ludothèque, etc. dans les ouvrages modernes sur le jeu, mais cela relève de la néologie lexicale contemporaine ou issue des sciences du jeu, pas du Littré.

:card_file_box: Attestations historiques de ludicaire

Pour ce qui est d’une occurrence au XVIIᵉ siècle, il n’y a pas de preuves établies dans les grandes bases lexicales historiques disponibles ou les dictionnaires anciens en ligne que ludicaire soit attesté à cette époque. Le terme apparaît surtout dans des contextes modernes — par exemple dans des forums ou des organisations contemporaines qui proposent l’usage de ludicaire comme dénomination de vendeur ou spécialiste de jeux. (Forum de Trictrac)

En résumé

  • Littré (XIXᵉ siècle) : Aucune occurrence ou entrée ludicaire dans ce dictionnaire de référence. (littre.org)
  • XVIIᵉ siècle : Aucune attestation confirmée dans les ressources lexicales historiques consultées.
  • Usage moderne : Le mot ludicaire est aujourd’hui employé dans certains milieux (notamment du jeu et des boutiques spécialisées) comme nom de métier ou titre professionnel. (boutiques-ludiques.fr)

Si tu veux, je peux aller plus loin dans une recherche par corpus (Gallica, archives littéraires) pour identifier la plus ancienne attestation littérale de ludicaire en français. Veux-tu une telle recherche plus approfondie ? (Cela pourrait prendre un peu plus de temps mais serait plus exhaustif.)

EN CONCLUSION :
La première réponse est ce qu’on appelle une hallucination.
L’IA invente complètement un truc qui n’est pas dans ses données d’entraînement. On n:en est plus à « l’IA manipulée par les utilisateurs qui dit des horreurs ». L’IA invente toute seule des conneries. Ce phénomène, contrairement à ce qu’on pourrait croire est de plus en plus fréquent.

Ensuite, l’IA contredit complètement sa réponse précédente. Mais rien ne me prouve que sa façon de contredire le tissu de conneries qui précède n’est pas non plus un tissu de conneries.

ChatGPT (ou autre) n’a d’intérêt que si tu n’oriente pas trop la question et que tu lui demande ses sources que tu iras toi même valider.
En espérant que cette usine à gaz ne fasse pas du cherry picking dans les sources, ce qui n’est pas garanti.

il faut savoir que ChatGPT perd enormement d’utilisateurs ces derniers temps et est même dépassé

tu n’as pas non plus choisi le couteau le plus aiguisé du tiroir

Ce n’est pas que à cause de l’efficacité des modèles. Il y a aussi des facteurs politiques derrière :

Mais en l’occurrence, sur mon prompt (sur lesquels je n’avais aucun contexte avant), Mistral Le chat se fait avoir mais Gemini 3 et Opus 4.5 répondent logiquement (avec un ton condescendant ou humoristique pour Gemini).

Et sinon, cramer de l’énergie et de la flotte pour des cacahouètes ça se passe bien ? :grimacing:

Dans un groupe sur un thème précis dans un réseau social, je pose une question.
Réponse : “tu devrais demander à Chat Gpt”…

Voilà vers où on va.
Mais si les IA se nourrissent de nos réponses à l abase et qu’on n’en donne plus, qu’on ne les “nourrit” plus, elles mourront et nous, nous serons devenus cons sans plus savoir raisonner, discuter…

Mais t’en a parlé à ChatGPT ? :sweat_smile:

les réponses m’ont aidé (mais pas fan de m’en servir…).

Non, mais c’était juste pour la blague.
Personnellement, ChatGPT et consorts n’a pas encore le niveau. Avoir un doctorant qui 1 fois sur 20 a 10 ans ne m’apporte rien si je n’ai pas le niveau sachant de doctorant moi-même. Les IA pour reformuler son propre savoir, oui. Pour découvrir et apprendre = problème.
Je pense d’ailleurs clairement que ce soucis est structurel et que ce que tu ressens commence déjà à arriver car les IA crawles désormais des pages et du contenus faits par IA donc de pauvre qualité, ou plutôt de qualité non vérifiable pour un non sachant. Donc elles vont mécaniquement « halluciner » de plus en plus souvent.

Oui mais ça c’est pas nouveau ni lié à chatgpt, c’est lié à internet et à sa puissance d’investigation quelque soit l’outil utilisé. Au début d’internet on m’a très souvent répondu quand je posais une question sur un forum :“Google est ton ami !”

Le “google est ton ami”, c’était plus un “bouge toi, feignasse” tandis que là, c’était plus pour préciser que j’obteindrais plus facilement toutes les réponses recherchées, car plus techniques et pas disponibles en un lieu distinct sur le net… (et j’avoues qu’en effet, c’était la meilleure solution).

des mecs n’en finissent plus de faire mumuse, et tant pis si ça bouffe des ressources, faut y voir une intention artistique :

en parlant de ressources : Les géants de l’IA ont trouvé une énergie propre… sous nos pieds

L’article parle de ‘technologie propre’ mais quand on lit jusqu’au bout, on comprend que c’est encore une arnaque vu l’emploi similaire à celui de la fracturation hydraulique… sans parler des rendements, sur le papier c’est joli mais c’est à voir en réel.

Au passage, une excellente vidéo sur le sujet de l’énergie électrique. Il faut avoir le temps mais ça le vaut largement, c’est très didactique. La dernière demi-heure va vous surprendre, comme on dit :grin: