[La fin du Virgin Megastore] Beurk !!

Mathias dit:Enfin, ce qui me rassure quand même, c'est qu'il y a plein de gens qui n'ont pas cette mentalité. Qui trouvent ça complètement débile d'aller se marcher dessus pour récupérer des objets informatiques à moitié prix et les revendre sur e-bay pour se faire de la thune. Qui ont autre chose dans leur tête que la satisfaction immédiate de leur besoin primaire de consommation à outrance.


Malheureusement, le simple fait que ce mode de vie se maintienne malgré tout ce qui se passe fait que je suis bien plus pessimiste que toi.
loic dit:
Mathias dit:Enfin, ce qui me rassure quand même, c'est qu'il y a plein de gens qui n'ont pas cette mentalité. Qui trouvent ça complètement débile d'aller se marcher dessus pour récupérer des objets informatiques à moitié prix et les revendre sur e-bay pour se faire de la thune. Qui ont autre chose dans leur tête que la satisfaction immédiate de leur besoin primaire de consommation à outrance.

Malheureusement, le simple fait que ce mode de vie se maintienne malgré tout ce qui se passe fait que je suis bien plus pessimiste que toi.


Pas hyper optimiste non plus. Disons que c'est un nuage de plus dans le ciel deja plein des 400 ppm et autres conneries. Seule solution, au moins montrer ça a ses gamins pour esperer que ça s'ameliorera avec le temps. Qu'ils ne se comporteront pas comme ça. Leur faire jurer sur ma boite de Supergang. :mrgreen:

C’est marrant ça me fait penser à quand Filo a distribué ses 1000 boites de SW. :)

Rody dit:
Pyroa dit:
Je vais être vulgaire : J'emmerde ces gros cons de trous du cul qui achètent en masse dans des magasins en faillite tout ca pour profiter de la faiblesse des autres.

Mais la plupart pense ça. C'est normal.
Après, ce n'est pas une raison pour ne pas aller faire de bonnes affaires pour toi et tes proches (où il n'est absolument pas question de revente à la hausse derrière). Le personnel a d'ailleurs eu la primeur pour le faire. Et perso, je regrette de n'avoir rien trouvé d'intéressant, vu que j'y suis allé trop tard.

non non non attention je n'ai pas dit ca, c'était surtout adressé aux gens qui achètent uniquement dans le but de le revendre plus cher à d'autres.
C'est bien là le problème, ceux qui n'ont pas les moyens auraient pu avoir quelquechose qui était hors de leur porté jusqu'à présent, mais qui a été tout simplement sifflé par des gens sans scrupules.

tupak amaru dit:
+1 Pyroa tu as raison et c'est bien triste, car je ne vois pas de solution à l'échelle de notre pays juste des efforts personnels. Mais est -ce suffisant?


Non ce n'est pas suffisant : tout part d'un principe vieux comme le monde : l'éducation des parents aux jeunes.

Aujourd'hui les gens sont mal éduqués, plus aucuns respect des autres.

Mes parents m'ont apprit un truc que je compte bien léguer à mes enfants : "Tu veux être respecté ? respectes d'abord les autres."
pascal monche dit:tu peux emmerder les misérables cons mais peut être que la bonne affaire qu'ils ont pu faire au virgin leur permettra d'accéder au nirvana automobile que tu semble avoir atteinds avec délectation, si ça te fout les boule tu peux reprendre une vieille guimbarde.
Salaud de riche, con de patron et nia nia et nia nia et ... nianiania... :roll:

Oui il vont pouvoir se payer un contrôle technique :)

Sérieux, je me suis bien marré en lisant certains commentaires de pucelles effarouchées :mrgreen: Mention spéciale à l’auteur de l’article de rue89 qui, même s’il décrit une partie de la vérité, a sûrement du oublier qu’on vivait non pas dans le monde des Bisounours (qui, je le rappelle, est une fiction) mais dans un monde d’enculés.
Franchement, ce dérapage était largement prévisible. Et çà aurait été pareil pour n’importe quoi d’autre: -50 ou -70% à la fnac, carrefour, darty, Apple (j’imagine le carnage), Le vieux campeur, …

En tout cas, Virgin est vraiment le spécialiste des coups médiatiques foirés:
http://www.youtube.com/watch?v=pt6ZUhn6nFQ

Zork dit:Sérieux, je me suis bien marré en lisant certains commentaires de pucelles effarouchées :mrgreen: Mention spéciale à l'auteur de l'article de rue89 qui, même s'il décrit une partie de la vérité, a sûrement du oublier qu'on vivait non pas dans le monde des Bisounours (qui, je le rappelle, est une fiction) mais dans un monde d'enculés.


L'auteur n'est pas une "pucelle effarouchée". C'est un blogueur, dont la compagne travaille à Virgin (pour encore combien de temps ?) et qui a été visiblement très affectée par cette journée un peu spéciale... Il a donc raconté ce qu'elle a vécu. Rue 89 n'a fait que reprendre son article, avec son autorisation.

C'est vrai que le point de vue n'est pas objectif, forcément, mais enfin, on peut comprendre sa colère non ?
Mathias dit:
Zork dit:Sérieux, je me suis bien marré en lisant certains commentaires de pucelles effarouchées :mrgreen: Mention spéciale à l'auteur de l'article de rue89 qui, même s'il décrit une partie de la vérité, a sûrement du oublier qu'on vivait non pas dans le monde des Bisounours (qui, je le rappelle, est une fiction) mais dans un monde d'enculés.

L'auteur n'est pas une "pucelle effarouchée". C'est un blogueur, dont la compagne travaille à Virgin (pour encore combien de temps ?) et qui a été visiblement très affectée par cette journée un peu spéciale... Il a donc raconté ce qu'elle a vécu. Rue 89 n'a fait que reprendre son article, avec son autorisation.
C'est vrai que le point de vue n'est pas objectif, forcément, mais enfin, on peut comprendre sa colère non ?


Ah mais complètement !!! Il fait peut être preuve d'un parti pris un peu excessif, c'est tout. Mais je comprends parfaitement sa colère et son dégoût face aux réactions d'une minorité.
Jones dit:
soze dit:
3) Les négociations sur la flexibilité de l'emploi sont passées comme une lettre à la poste pendant que tout monde s'excitait sur le mariage gay. Autre exemple de diversion montée en épingle.

Ok, je vais élargir le débat au moins sur ce point puisque je le connais.
J'ai ma propre boite, je me développe mais pas trop, pourquoi ? Parce que je ne veux pas embaucher sur un secteur économique vacillant. Et pourquoi ça ? Parce ce que si le marché se retourne complètement, je licencie et je coule la boite pour payer le licenciement. Parce que si je ne suis pas trop con, je lis mes chiffres, je licencie avant le mur, sauf qu'en France, on peut pas. Certains de mes clients ont licencié avant d'être dans le mur, deux ans après, il paient encore les licenciements et peinent à s'en sortir et maintenir les emplois existants.
Et voilà comment, parce que des grosses boites abusent (et encore, je pense qu'on exagère grandement, ce sont des cas extrêmes qui ne représentent certainement pas la majorité), on freine l'économie artisanale, interne, par une sur protection des salariés, et ça, c'est très français. Ce qui est très bien dans le cas de groupes internationaux qui abusent ouvertement, mais l'est nettement moins dans 90% des cas.
Sauf que ça, pour s'en rendre compte, faut avoir sa boite. Quand j'étais salarié, je ne pouvais pas comprendre, impossible, "tous des cons ces patrons".


Mouaih. Je comprend tes arguments. Sauf que la PME et le petit artisan c'est souvent l'argument qui est évoqué pour faire passer des lois sur la flexibilité et faire baisser les charges sociales. Sauf que cela pose plusieurs problèmes à mon sens.
1) C'est appliqué à toutes les entreprises, avec parfois des dérives vraiment dégueulasses. Genre travail en sous-effectif.
2) La flexibilité existe déjà . ("En 2011, sur 20,7 millions d’embauches hors intérim enregistrées, 84% ont été des CDD et à peine 16% concernent des CDI, note l’Acoss, l’organisme collecteur des cotisations Urssaf." lit-on sur Slate). Sauf que l'idée j'ai l'impression c'est que le coût de cette flexibilité passe des entreprises (prime d'interim, prime de précarité du CDD) à l'état et aux salariés.
2 bis) Est-ce qu'on est bien sûr que plus de flexibilité créerait plus d'emploi ? Ou est-ce que le mal n'est pas plus profond ? C'est à dire qu'il n'y a tout simplement plus assez d'emploi pour tout le monde ? On parie que quand ce sera fait, et que ça ne marchera pas, c'est le salaire minimum qui sera remis en cause ? Dans ton exemple, ce n'est pas le salariat qui est en cause, mais plutôt le fait que le marché est vacillant. Il y a plusieurs analystes qui vont dans ce sens.
3) Est-ce que ce n'est pas une manière de reporter une partie du risque entreprenarial sur l'état qui devra gérer les périodes entre l'emploi ? On est dans une logique d'efficience maximale. Un salarié ne devrait pas coûter trop cher et être dans des positions où il est pressuré à fond n'ayant une utilité que quand il produit à fond. Il n'est intéressant que quand il produit.
4) Le problème à mon sens dans le fait de faciliter les licenciement n'est pas dans ceux qui sont licenciés mais sur la pression que cela va produire sur ceux qui restent, et ce que cela va les conduire à accepter. En tout cas, c'est mon mode de lecture de dispositifs actuels qui conjuguent la rupture conventionnelle de contrat / l'évaluation du personnel et qui sont très pervers.
5) Cela est corrélé au débat sur l'allongement de durée de cotisation pour la retraite. Le problème ce n'est pas qu'on ait à travailler tard ( on vit plus longtemps, on travaille plus longtemps, j'adhère, sauf pour des professions éprouvantes), comme on l'entend souvent. Le problème c'est que l'on tend vers des carrières de plus en plus découpées. La facilité de licenciement va toucher qui ? Les cadres en pleines bourre entre 25 et 45 ans ? Ou alors les marges ? Dès lors, comment on finance les retraites ? La sécurité sociale ? On augmente les impôts ?
6) L'idée de fond, la philosophie sous-jacente est toujours un peu la même: face à un problème structurel trouver des marges des manœuvre (TVA, flexibilité, recours à la facilité d'endettement, prise en charge par l'état du coût des licenciement et des fluctuations du marché, baisse des charges sociales, exonérations, etc.) sur la masse. Alors que dans le même temps, on constate que la richesse produite augmente mais est captée par une fraction de plus en plus faible de la population qui n'est que peu ou pas taxée.
7) Et le problème c'est que quand tu dis qu'il faudrait prendre l'argent là où il est, que le risque devrait être plus partagé, tu passe au mieux pour un rêveur dans un monde mondialisé. Renvoyer dos à dos patron et ouvriers, c'est un peu facile. Alors que le vrai problème à mon sens c'est la taxation de la rente, de la spéculation, et de tout ce qui n'est pas directement lié à production. J'avais lu un truc sur le fait que de moins en moins de salariés vont être nécessaire pour produire de plus en plus de richesses. Le problème n'est pas que les salariés coûtent moins cher, c'est un problème de redistribution, non ?

Je ne parle pas des cons de patrons, je dis juste qu'à un moment on va avoir un problème (par exemple, si les CDD augmentent et que l'accès au logement est très largement conditionné au CDI, à moins d'être le fils de Fabius).

On assiste quand même à un mouvement de déconstruction assez massif. Mais en fait, ce qui me dérangeait, ce n'est pas tellement ça, c'est plutôt la place massive accordée au mariage pour tous aux dépens des vrais questions.
Jones dit:
soze dit:
3) Les négociations sur la flexibilité de l'emploi sont passées comme une lettre à la poste pendant que tout monde s'excitait sur le mariage gay. Autre exemple de diversion montée en épingle.

Ok, je vais élargir le débat au moins sur ce point puisque je le connais.
J'ai ma propre boite, je me développe mais pas trop, pourquoi ? Parce que je ne veux pas embaucher sur un secteur économique vacillant. Et pourquoi ça ? Parce ce que si le marché se retourne complètement, je licencie et je coule la boite pour payer le licenciement. Parce que si je ne suis pas trop con, je lis mes chiffres, je licencie avant le mur, sauf qu'en France, on peut pas. Certains de mes clients ont licencié avant d'être dans le mur, deux ans après, il paient encore les licenciements et peinent à s'en sortir et maintenir les emplois existants.
Et voilà comment, parce que des grosses boites abusent (et encore, je pense qu'on exagère grandement, ce sont des cas extrêmes qui ne représentent certainement pas la majorité), on freine l'économie artisanale, interne, par une sur protection des salariés, et ça, c'est très français. Ce qui est très bien dans le cas de groupes internationaux qui abusent ouvertement, mais l'est nettement moins dans 90% des cas.
Sauf que ça, pour s'en rendre compte, faut avoir sa boite. Quand j'étais salarié, je ne pouvais pas comprendre, impossible, "tous des cons ces patrons".


Mouaih. Je comprend tes arguments. Sauf que la PME et le petit artisan c'est souvent l'argument qui est évoqué pour faire passer des lois sur la flexibilité et faire baisser les charges sociales. Sauf que cela pose plusieurs problèmes à mon sens.
1) C'est appliqué à toutes les entreprises, avec parfois des dérives vraiment dégueulasses. Genre travail en sous-effectif.
2) La flexibilité existe déjà . ("En 2011, sur 20,7 millions d’embauches hors intérim enregistrées, 84% ont été des CDD et à peine 16% concernent des CDI, note l’Acoss, l’organisme collecteur des cotisations Urssaf." lit-on sur Slate). Sauf que l'idée j'ai l'impression c'est que le coût de cette flexibilité passe des entreprises (prime d'interim, prime de précarité du CDD) à l'état et aux salariés.
2 bis) Est-ce qu'on est bien sûr que plus de flexibilité créerait plus d'emploi ? Ou est-ce que le mal n'est pas plus profond ? C'est à dire qu'il n'y a tout simplement plus assez d'emploi pour tout le monde ? Non, la flexibilité est, amha, là pour augmenter les profits. Point. On parie que quand ce sera fait, et que ça ne marchera pas, c'est le salaire minimum qui sera remis en cause ? Dans ton exemple, ce n'est pas le salariat qui est en cause, mais plutôt le fait que le marché est vacillant. Il y a plusieurs analystes qui vont dans ce sens.
3) Est-ce que ce n'est pas une manière de reporter une partie du risque entreprenarial sur l'état qui devra gérer les périodes entre l'emploi ? On est dans une logique d'efficience maximale. Un salarié ne devrait pas coûter trop cher et être dans des positions où il est pressuré à fond n'ayant une utilité que quand il produit à fond. Il n'est intéressant que quand il produit.
4) Le problème à mon sens dans le fait de faciliter les licenciement n'est pas dans ceux qui sont licenciés mais sur la pression que cela va produire sur ceux qui restent, et ce que cela va les conduire à accepter. En tout cas, c'est mon mode de lecture de dispositifs actuels qui conjuguent la rupture conventionnelle de contrat / l'évaluation du personnel et qui sont très pervers.
5) Cela est corrélé au débat sur l'allongement de durée de cotisation pour la retraite. Le problème ce n'est pas qu'on ait à travailler tard ( on vit plus longtemps, on travaille plus longtemps, j'adhère, sauf pour des professions éprouvantes), comme on l'entend souvent. Le problème c'est que l'on tend vers des carrières de plus en plus découpées. La facilité de licenciement va toucher qui ? Les cadres en pleines bourre entre 25 et 45 ans ? Ou alors les marges ? Dès lors, comment on finance les retraites ? La sécurité sociale ? On augmente les impôts ?
6) L'idée de fond, la philosophie sous-jacente est toujours un peu la même: face à un problème structurel trouver des marges des manœuvre (TVA, flexibilité, recours à la facilité d'endettement, prise en charge par l'état du coût des licenciement et des fluctuations du marché, baisse des charges sociales, exonérations, etc.) sur la masse. Alors que dans le même temps, on constate que la richesse produite augmente mais est captée par une fraction de plus en plus faible de la population qui n'est que peu ou pas taxée.
7) Et le problème c'est que quand tu dis qu'il faudrait prendre l'argent là où il est, que le risque devrait être plus partagé, tu passe au mieux pour un rêveur dans un monde mondialisé. Renvoyer dos à dos patron et ouvriers, c'est un peu facile. Alors que le vrai problème à mon sens c'est la taxation de la rente, de la spéculation, et de tout ce qui n'est pas directement lié à production. J'avais lu un truc sur le fait que de moins en moins de salariés vont être nécessaire pour produire de plus en plus de richesses. Le problème n'est pas que les salariés coûtent moins cher, c'est un problème de redistribution, non ?

Je ne parle pas des cons de patrons, je dis juste qu'à un moment on va avoir un problème (par exemple, si les CDD augmentent et que l'accès au logement est très largement conditionné au CDI, à moins d'être le fils de Fabius).

On assiste quand même à un mouvement de déconstruction assez massif. Mais en fait, ce qui me dérangeait, ce n'est pas tellement ça, c'est plutôt la place massive accordée au mariage pour tous aux dépens des vrais questions. C'est vraiment amusant comme un gouvernement de gauche peut faire passer des réformes qui feraient hurler s'il était de droite.
Jones dit:
soze dit:
3) Les négociations sur la flexibilité de l'emploi sont passées comme une lettre à la poste pendant que tout monde s'excitait sur le mariage gay. Autre exemple de diversion montée en épingle.

Ok, je vais élargir le débat au moins sur ce point puisque je le connais.
J'ai ma propre boite, je me développe mais pas trop, pourquoi ? Parce que je ne veux pas embaucher sur un secteur économique vacillant. Et pourquoi ça ? Parce ce que si le marché se retourne complètement, je licencie et je coule la boite pour payer le licenciement. Parce que si je ne suis pas trop con, je lis mes chiffres, je licencie avant le mur, sauf qu'en France, on peut pas. Certains de mes clients ont licencié avant d'être dans le mur, deux ans après, il paient encore les licenciements et peinent à s'en sortir et maintenir les emplois existants.
Et voilà comment, parce que des grosses boites abusent (et encore, je pense qu'on exagère grandement, ce sont des cas extrêmes qui ne représentent certainement pas la majorité), on freine l'économie artisanale, interne, par une sur protection des salariés, et ça, c'est très français. Ce qui est très bien dans le cas de groupes internationaux qui abusent ouvertement, mais l'est nettement moins dans 90% des cas.
Sauf que ça, pour s'en rendre compte, faut avoir sa boite. Quand j'étais salarié, je ne pouvais pas comprendre, impossible, "tous des cons ces patrons".


Mouaih. Je comprend tes arguments. Sauf que la PME et le petit artisan c'est souvent l'argument qui est évoqué pour faire passer des lois sur la flexibilité et faire baisser les charges sociales. Sauf que cela pose plusieurs problèmes à mon sens.
1) C'est appliqué à toutes les entreprises, avec parfois des dérives vraiment dégueulasses. Genre travail en sous-effectif.
2) La flexibilité existe déjà . ("En 2011, sur 20,7 millions d’embauches hors intérim enregistrées, 84% ont été des CDD et à peine 16% concernent des CDI, note l’Acoss, l’organisme collecteur des cotisations Urssaf." lit-on sur Slate). Sauf que l'idée j'ai l'impression c'est que le coût de cette flexibilité passe des entreprises (prime d'interim, prime de précarité du CDD) à l'état et aux salariés.
2 bis) Est-ce qu'on est bien sûr que plus de flexibilité créerait plus d'emploi ? Pour moi c'est une vaste blague. Ou est-ce que le mal n'est pas plus profond ? C'est à dire qu'il n'y a tout simplement plus assez d'emploi pour tout le monde ? Non, la flexibilité est, amha, là pour augmenter les profits. Point. On parie que quand ce sera fait, et que ça ne marchera pas, c'est le salaire minimum qui sera remis en cause ? Dans ton exemple, ce n'est pas le salariat qui est en cause, mais plutôt le fait que le marché est vacillant. Il y a plusieurs analystes qui vont dans ce sens.
3) Est-ce que ce n'est pas une manière de reporter une partie du risque entreprenarial sur l'état qui devra gérer les périodes entre l'emploi ? On est dans une logique d'efficience maximale. Un salarié ne devrait pas coûter trop cher et être dans des positions où il est pressuré à fond n'ayant une utilité que quand il produit à fond. Il n'est intéressant que quand il produit.
4) Le problème à mon sens dans le fait de faciliter les licenciement n'est pas dans ceux qui sont licenciés mais sur la pression que cela va produire sur ceux qui restent, et ce que cela va les conduire à accepter. En tout cas, c'est mon mode de lecture de dispositifs actuels qui conjuguent la rupture conventionnelle de contrat / l'évaluation du personnel et qui sont très pervers.
5) Cela est corrélé au débat sur l'allongement de durée de cotisation pour la retraite. Le problème ce n'est pas qu'on ait à travailler tard ( on vit plus longtemps, on travaille plus longtemps, j'adhère, sauf pour des professions éprouvantes), comme on l'entend souvent. Le problème c'est que l'on tend vers des carrières de plus en plus découpées. La facilité de licenciement va toucher qui ? Les cadres en pleines bourre entre 25 et 45 ans ? Ou alors les marges ? Dès lors, comment on finance les retraites ? La sécurité sociale ? On augmente les impôts ?
6) L'idée de fond, la philosophie sous-jacente est toujours un peu la même: face à un problème structurel trouver des marges des manœuvre (TVA, flexibilité, recours à la facilité d'endettement, prise en charge par l'état du coût des licenciement et des fluctuations du marché, baisse des charges sociales, exonérations, etc.) sur la masse. Alors que dans le même temps, on constate que la richesse produite augmente mais est captée par une fraction de plus en plus faible de la population qui n'est que peu ou pas taxée.
7) Et le problème c'est que quand tu dis qu'il faudrait prendre l'argent là où il est, que le risque devrait être plus partagé, tu passe au mieux pour un rêveur dans un monde mondialisé. Renvoyer dos à dos patron et ouvriers, c'est un peu facile. Alors que le vrai problème à mon sens c'est la taxation de la rente, de la spéculation, et de tout ce qui n'est pas directement lié à production. J'avais lu un truc sur le fait que de moins en moins de salariés vont être nécessaire pour produire de plus en plus de richesses. Le problème n'est pas que les salariés coûtent moins cher, c'est un problème de redistribution, non ?

Je ne parle pas des cons de patrons, je dis juste qu'à un moment on va avoir un problème (par exemple, si les CDD augmentent et que l'accès au logement est très largement conditionné au CDI, à moins d'être le fils de Fabius). Et si la population se précarise de plus en plus, comment on va augmenter la consommation et donc l'emploi (si l'on suit la logique actuelle) ? Par le recours à l'endetement ? Par l'intervention de l'état ? Par l'augmentation des impôts ? Sans rire ? Est-ce qu'à un moment cela ne va pas nous péter à la gueule l'argent qui a été injecté de manière massive pour favoriser des prêts sur 25 ans pour l'accès au logement (une subvention qui au final profite surtout aux banques et aux promoteurs, mais sont à double tranchant pour les pékins de base) et la construction des Robien, etc. ? Genre un deuxième effet kiss cool comme on assiste pour la prime à la casse automobile ? Là encore, c'est la masse qui a financé l'enrichissement des patrons automobiles sous couvert de maintenir l'activité et l'emploi. Avec le résultat que l'on sait.

On assiste quand même à un mouvement de déconstruction assez massif. Mais en fait, ce qui me dérangeait, ce n'est pas tellement ça, c'est plutôt la place massive accordée au mariage pour tous aux dépens des vrais questions. C'est vraiment amusant comme un gouvernement de gauche peut faire passer des réformes qui feraient hurler s'il était de droite. Tout ça parce qu'ils ont agité un sujet bien clivant. Ça c'est vraiment beurk. Fin de la parenthèse.

en tout cas je suis triste pour les boutiques rentables.
Le Virgin de Rennes qui disparait,cela me fait tout drôle,j’ai peine a le croire. :(

soze dit:On assiste quand même à un mouvement de déconstruction assez massif. Mais en fait, ce qui me dérangeait, ce n'est pas tellement ça, c'est plutôt la place massive accordée au mariage pour tous aux dépens des vrais questions.

Bof, technique classique de diversion utilisée par le gouvernement pour détournement l'attention du pécore de base.
Je pense que toutes ces manifs auront vraiment bien servis à certains. Sauf aux principaux intéressés bien sûr, les homos.
Hadoken_ dit:en tout cas je suis triste pour les boutiques rentables.
Le Virgin de Rennes qui disparait,cela me fait tout drôle,j'ai peine a le croire. :(


D'ailleurs, quelle est la vraie raison de la faillite de Virgin? Très mauvaise gestion? Absence de site de vente en ligne? Erreurs économiques majeures? Mauvais choix commerciaux?
Zork dit:
Hadoken_ dit:en tout cas je suis triste pour les boutiques rentables.
Le Virgin de Rennes qui disparait,cela me fait tout drôle,j'ai peine a le croire. :(

D'ailleurs, quelle est la vraie raison de la faillite de Virgin? Très mauvaise gestion? Absence de site de vente en ligne? Erreurs économiques majeures? Mauvais choix commerciaux?


L'absence de site web pour acheter en ligne c'est un peu une incompréhension pour moi.N'importe quelle petite boutique ou presque en possède un de puis plusieurs années...En 2013 Virgin n'en avait toujours pas :|
Après il y a sans doute une mauvaise gestion depuis le rachat,sans compter le fait que certains emplacement devait être un gouffre financier (comme celui des Champs Elysées).

Néanmoins je trouve ça ahurissant que les Virgins qui sont pérennes et rentables ne trouvent pas de repreneur :shock:
Hadoken_ dit:
Zork dit:
Hadoken_ dit:en tout cas je suis triste pour les boutiques rentables.
Le Virgin de Rennes qui disparait,cela me fait tout drôle,j'ai peine a le croire. :(

D'ailleurs, quelle est la vraie raison de la faillite de Virgin? Très mauvaise gestion? Absence de site de vente en ligne? Erreurs économiques majeures? Mauvais choix commerciaux?

L'absence de site web pour acheter en ligne c'est un peu une incompréhension pour moi.N'importe quelle petite boutique ou presque en possède un de puis plusieurs années...En 2013 Virgin n'en avait toujours pas :|
Après il y a sans doute une mauvaise gestion depuis le rachat,sans compter le fait que certains emplacement devait être un gouffre financier (comme celui des Champs Elysées).
Néanmoins je trouve ça ahurissant que les Virgins qui sont pérennes et rentables ne trouvent pas de repreneur :shock:


Il y a fort à parier que certaines enseignes attendent que les établissements Virgin vendent/cèdent leur bail pour racheter çà au rabais et s'y implanter à moindre frais.
Sinon, celà signifie sauver et garder des emplois qui peuvent être coûteux pour le repreneur. Autant attendre que les employés soient virés et ne racheter que les locaux à bas prix. [/mode enculé] OFF

vu que l’offre principale a été refusé parce que les bailleurs n’ont pas voulu negocier,je doute fort que tu puisses récupérer ensuite les locaux à “bas prix”,surtout au vu des emplacements.

Hadoken_ dit:vu que l'offre principale a été refusé parce que les bailleurs n'ont pas voulu negocier,je doute fort que tu puisses récupérer ensuite les locaux à "bas prix",surtout au vu des emplacements.


Probable. Auquel cas ils rachèteront le bail et le local une fois les employés remerciés. Ça fera toujours ça de moins à payer ... Malheureux quand même ...

y aura peut être un mécène ou un investisseur surprise d’ici Jeudi…
mais bon.

:(

Zork dit:
soze dit:On assiste quand même à un mouvement de déconstruction assez massif. Mais en fait, ce qui me dérangeait, ce n'est pas tellement ça, c'est plutôt la place massive accordée au mariage pour tous aux dépens des vrais questions.

Bof, technique classique de diversion utilisée par le gouvernement pour détournement l'attention du pécore de base.
Je pense que toutes ces manifs auront vraiment bien servis à certains. Sauf aux principaux intéressés bien sûr, les homos.


Ce n'est pas une technique de diversion mais une promesse de François Hollande qui a été tenue. Et je le félicite d'avoir fait preuve de fermeté face aux opposants intolérants et rétrogrades.

Ne vous en déplaise, le mariage pour tous est une vraie question, un vrai sujet de société, relatif à l'égalité de tous les citoyens dans notre République. Certes, ça ne changera rien aux problèmes économiques et au chomage mais ce n'est pas parce c'est la crise que ce genre de sujet doit passer au second plan. Et la mission d'un gouvernement n'est pas de s'occuper uniquement des problèmes économiques.

En outre, si le débat s'est éternisé pendant des mois, c'est à cause de ces forces réactionnaires encore bien vigoureuses en France, qui ont même l'intention de continuer à manifester dimanche. Sans elles, cette loi qui marque un réel progrès de société serait passée comme une lettre à la poste et on n'en parlerait plus. Comme en Nouvelle-Zélande, où il a fallu une journée de débat à l'Assemblée, avant de voter la réforme en entonnant symboliquement un chant d'amour maori.

Je n'ai pas l'occasion de dire souvent ce genre de choses mais quand François Hollande a enfin promulgué la loi, je me suis senti fier d'être Français.

Et moi ausi, je referme la parenthèse.

Avant de répondre, je précise ma pensée pour éviter toute ambiguïté: le mariage pour tous est une bonne chose et je suis personnellement pour l’adoption par des couples homos. Les débats de ces derniers mois m’ont fait gerber et je suis content que cette loi soit ENFIN passée !!!

Mathias dit:Certes, ça ne changera rien aux problèmes économiques et au chomage mais ce n’est pas parce c’est la crise que ce genre de sujet doit passer au second plan. Et la mission d’un gouvernement n’est pas de s’occuper uniquement des problèmes économiques.

Oui, si la situation n’était pas si préoccupante au niveau de l’emploi et du chômage. On serait dans une période de plein emploi avec un essor digne de la Chine, ok j’aurais compris que le gouvernement y consacre autant d’importance et de priorité.
Mais là, franchement, c’était vraiment pas le moment. Certes, c’était une promesse de Hollande. Tout comme lutter contre le chômage et les destructions d’emplois. 2 poids, 2 mesures me semble t’il quand même.
Le mariage pour tous aurait été voté en fin de quinquennat que çà n’aurait pas “choqué” autant de monde. Pourquoi penses tu que tant de gens, pourtant favorables à cette loi, ont eu du mal à comprendre la hiérarchisation des priorités du gouvernement? J’en fais partie, je pense qu’ils auraient pu éviter de faire çà à l’emporte pièce et de montrer qu’ils luttaient de toutes leurs forces sur d’autres fronts … avant de s’en occuper un peu plus tard.
Mathias dit:Je n’ai pas l’occasion de dire souvent ce genre de choses mais quand François Hollande a enfin promulgué la loi, je me suis senti fier d’être Français.


Ah bon? Je suis tout sauf fier … Je pense qu’au contraire, nous avons été la risée de nombreux pays et j’ai honte des réactions qui ont eu lieu à travers le pays. Cà donne une image rétrograde et arriérée de notre pays. HEUREUSEMENT que cette loi est passée au final !!! Ton exemple sur la Nouvelle-Zélande est parlant: fier que Hollande ait promulgué la loi? Après des mois et des mois de débats et de manifestations ??? Hé ben … Quand je repense aux images déplorables de l’Assemblée Nationale … :pouicvomi:
Triste époque que celles où les gens se mobilisent plus pour empêcher certaines personnes d’obtenir des droits, plutôt que pour lutter contre les vrais problèmes … :(