Tout à fait d’accord avec Jérémie.
Pour ce qui est de la relation boutiques/KS, je pense que cela peut notamment passer par des accords en amont sur des packs boutiques leur offrant un coeff supérieur à 2 de façon à amortir l’avance de trésorerie.
On peut sans doute même imaginer que dans le futur des boutiques seront associés de très près à des KS. Elles ont deux points à mettre en avant :
- Ils peuvent commercialiser à un public plus large (en générant un risque d’invendus).
- Ils sont en contact du public et peuvent donc être prescripteur et savent quelle sorte de jeux marche chez eux.
Le KS sur les pièces (éléments générique commun à plein de jeux) aurait pu avoir du sens porté par une association de boutiques par exemple.
Sans boutique le monde ludique va pas etre passionnant !
attendre 1 ans pour savoir si le jeu est bon ! Pas possible de laisser faire ça !
perso, ce qui me dérange le plus, c est le business plan qui se cache derriere !
je pense qu au fur et à mesure, les KS ne vont plus attirer autant de monde car la mecanique de dispersement de votre argent sera trop flagrante et personne n y retrouvera plus son compte.
Je vais rajouter que la perversion fait parti intégrante de la race humaine et je ne crois pas que cela puisse changer un jour !
je ne sais pas si vous connaissez le groupe Magma ( rock progressif des annees 70, groupe français), mais les concerts commençait souvent par un petit :
Terrien ! race maudite ! ![]()
L’avance de trésorerie c’est traditionnellement, le rôle de la banque ou dans une autre mesure des investisseurs, pas le rôle du client. Quoique avec les précommandes c’est un peu cela mais dans un cadre différents.
Plusieurs choses sont inquiétantes dans ce changements de rôle et ce transfert de risque:
- Le client ne bénéficie pas des outils de la banque ou des investisseurs pour bien évaluer le risque.
- Le client n’y gagne pas grand chose par rapport à une banque ou un investisseurs.
Mais au-delà du risque financier c’est aussi un problème de contrôle et de vérification qui devient quasi impossible.
Quand un Fred Henry ou un éditeur connu passe par KS, on peu apriori leur faire confiance. Se dire que ce sont des pros sérieux et compétents (mais ce n’est pas une garantie que leur jeu nous plaise…).
Mais quand il s’agit d’inconnu (ce qui est le principe de base de KS), comment savoir si c’est viable, sérieux? Fred nous dis qu’à l’avenir il y aura un besoin d’investissement dans une bonne communication et présentation du projet.
Mais aussi beau que cela puisse être cela reste un projet, une chimère ou de la poudre aux yeux… Et lorsque l’on pledge comment vérifier le sérieux, juste sur la qualité de présentation?
C’est pour cela que je parle de précarisation du consommateurs, il perd en garantie ce qu’il gagne en rêve.
On peut parler de responsabilisation aussi. Un KS d’un inconnu censé faire mieux que les pros et pour moins cher on a le droit de douter et de ne pas pledger. Les goodies sont souvent très dispensables (et trouvables ailleurs)
KS c’est quand même bien quand il y a des frais fixes assez élevés à financer.
Et puis si tu peux difficilement râler simultanément sur le fait que certain spéculent en revendant plus cher ce qu’ils ont eu sur un KS et que le risque est supporté par l’acheteur.
prince-baron dit:L'avance de trésorerie c'est traditionnellement, le rôle de la banque ou dans une autre mesure des investisseurs, pas le rôle du client. Quoique avec les précommandes c'est un peu cela mais dans un cadre différents.
Plusieurs choses sont inquiétantes dans ce changements de rôle et ce transfert de risque:
- Le client ne bénéficie pas des outils de la banque ou des investisseurs pour bien évaluer le risque.
- Le client n'y gagne pas grand chose par rapport à une banque ou un investisseurs.
Mais au-delà du risque financier c'est aussi un problème de contrôle et de vérification qui devient quasi impossible.
Quand un Fred Henry ou un éditeur connu passe par KS, on peu apriori leur faire confiance. Se dire que ce sont des pros sérieux et compétents (mais ce n'est pas une garantie que leur jeu nous plaise...).
Mais quand il s'agit d'inconnu (ce qui est le principe de base de KS), comment savoir si c'est viable, sérieux? Fred nous dis qu'à l'avenir il y aura un besoin d’investissement dans une bonne communication et présentation du projet.
Mais aussi beau que cela puisse être cela reste un projet, une chimère ou de la poudre aux yeux... Et lorsque l'on pledge comment vérifier le sérieux, juste sur la qualité de présentation?
C'est pour cela que je parle de précarisation du consommateurs, il perd en garantie ce qu'il gagne en rêve.
Pour ce qui est du contrôle des risques on a quelques exemples qui démontrent que les banques ne sont pas mieux armées que les consommateurs. Je citerais par exemple le cas de la Grèce dont les responsables politiques n'ont pas assumé leurs mauvais résultats et on camouflé la réalité de la situation économique du pays. Je citerai également la société générale avec l'affaire Kerviel. Et puis les banquiers... ils ne prennent pas de risques avec leur argent, mais le notre !
Pour ce qui est de la confiance envers la renommée du créateur du KS, je citerai Bernard Madoff qui était quelqu'un de renommé et respecté dans le milieu de la finance. Je citerai égalemnet un KS, Up Front(339 848 $/2407 backers) créé par Rick Falch qui avait auparavant sorti avec succès D-day Dice(171 805 $) et Airborne in your pocket(102 010 $) certains n'ont pas pledgé étant informés que Rick Falch était connecté à Valley Games en grave difficulté.
De toutes façons, consommer c'est prendre des risques !
Le participatif donne le choix directement au consommateur ! Ce ne sont pas les banques qui décident si l'aventure va être entreprise, mais un ensemble d'individus. C'est un peu le pouvoir au peuple !
Le participatif c'est responsabiliser le consommateur en lui donnant la liberté de choisir !
urmao dit:[...]
De toutes façons, consommer c'est prendre des risques !
[...]!
C'est justement là que c'est totalement faux et que 20 ans de propagande arrive à faire avaler ce genre de chose.
Le principe de garantie cela te parle? c'est justement le contraire du risque...
urmao dit:[...]
Le participatif donne le choix directement au consommateur ! Ce ne sont pas les banques qui décident si l'aventure va être entreprise, mais un ensemble d'individus. C'est un peu le pouvoir au peuple !
Le participatif c'est responsabiliser le consommateur en lui donnant la liberté de choisir !
Sur le fond c'est effectivement le principe.
Dans la forme cela peut vite dégénérer en démagogie.
Qui dit donner une liberté de choix, dit donner des clefs de lectures et de décisions.
Où sont elles dans le fonctionnement de KS?
On part de responsabiliser, mais si un porteur de projet de produit par l'article ou fait un produit de merde pour garder le plus de fric pour lui doit-il en assumer les conséquences? il y a plusieurs exemples qui prouvent que non. Comment ensuite peut on penser que ce sont les pledgeurs qui sont responsables de leur mauvais choix?
prince-baron dit:urmao dit:[...]
De toutes façons, consommer c'est prendre des risques !
[...]!
C'est justement là que c'est totalement faux et que 20 ans de propagande arrive à faire avaler ce genre de chose.
Le principe de garantie cela te parle? c'est justement le contraire du risque...urmao dit:[...]
Ok va parler de garantie aux possesseurs de Scenic qui cassent au bout de 120-150 000 km.
Quand on dit aux garages Renault que cette voiture présente des problèmes de motorisation, bah .. trop tard pour la garantie..
Maintenant va acheter un melon sur le marché, qui te dit qu'il sera bon, s'il est trop mur tu le ramènes avec ton ticket de caisse?
Va en week end à Marineland et à Aquasplash, avec une réservation dans un hôtel, que fais tu quand il y a des orages pendant le week end, tu vas à l'accueil de Marineland et tu réclames qu'on te rembourse l'essence, le péage, le parking, l'hôtel et tes billets?
Quand tu pledges pour Up Front et que l'argent est saisi par un tribunal et que tu peux toujours attendre ton jeu, elle est où la garantie? parce que là tu m'intéresses
Ou alors j'ai mal compris ce que tu voulais dire par principe de garantie..
prince-baron dit:urmao dit:[...]
Le participatif donne le choix directement au consommateur ! Ce ne sont pas les banques qui décident si l'aventure va être entreprise, mais un ensemble d'individus. C'est un peu le pouvoir au peuple !
Le participatif c'est responsabiliser le consommateur en lui donnant la liberté de choisir !
Sur le fond c'est effectivement le principe.
Dans la forme cela peut vite dégénérer en démagogie.
Qui dit donner une liberté de choix, dit donner des clefs de lectures et de décisions.
Où sont elles dans le fonctionnement de KS?
Les regles du jeu t'éclairent déjà pas mal sur ce que tu vas acheter.De plus une description détaillé du matériel accompagne souvent le projet et parfois le créateur a envoyé avant des prototypes à des rewiever comme Tom Vassel par ex.
Kickstarter vérifie le dossier proposé avant de le valider, sa notoriété est en jeu.
tu es souvent mieux informé sur un jeu que tu vas acheter en KS que bien des jeux en préco boutique ou éditeur.
prince-baron dit:On part de responsabiliser, mais si un porteur de projet de produit par l'article ou fait un produit de merde pour garder le plus de fric pour lui doit-il en assumer les conséquences? il y a plusieurs exemples qui prouvent que non. Comment ensuite peut on penser que ce sont les pledgeurs qui sont responsables de leur mauvais choix?
Je me suis un peu enflammé en utilisant le mot "responsabiliser", j'aurai plutôt du parler d'implication que de responsabilisation.
Ceci dit, il y a aussi de nombreux exemples en dehors du participatif ou le client paye et l'éditeur a toujours des excuses et n'est jamais responsable pour les défauts de fabrication, de conception ou de rédaction de règles. Et il y aussi de nombreux exemples en dehors du participatif ou tu as l'impression d'avoir payé trop cher pour le matériel inclus dans la boite.
Je dois dire également que dans plusieurs KS auquels j'ai participé et dans lesquels il y eut des défauts d'édition des correctifs ont été apporté et parfois du matériel de remplacement envoyé gratuitement. En cas de retard de production dû aux bonus de niveau de pledge il arrive que les bonus soient envoyés après le jeu aux frais de l'éditeur.
J'ai eu une fois un jeu qui n'est jamais arrivé chez moi alors que l'éditeur m'avait bien envoyé le numéro d'envoi... il m'a renvoyé une deuxième fois le jeu gratuitement.
Pour être honnête j'ai eu aussi un jeu qui n'ai jamais arrivé, mais produit en quantité très limitée je ne l'aurai probablement jamais. deux jeux m'ont été envoyés en double par erreur et on m'a laissé garder les deux.
Mon expérience de KS est très positive en prés de 80 projet pledgés. Malgré mon pledge sans doute à perte sur le projet Up Front, je suis un plegdeur satisfait
Pour en revenir au sujet initial, je ne pense pas que le participatif soit perverti ! En tout cas pas plus que tout autre système de production/commercialisation.