La passion du Christ.

Eric dit:Oups presque trop tard (Mr Phal, je crains avoir mis la pagaille dans votre beau forum :oops: )
Voila donc ma réponse sur les questions de Remy Lee (mais on risque de partir très loin de mon but initial) :
Mais j'ai l'impression qu'on est entre gens civilisés et que la discussion pourrait être intéressante (quoi, je suis naïf ? ben oui, je crois en Dieu je vous dis :roll: )
Remy Lee posait les questions suivante : Que veut dire croire en Dieu ? Et aussi, qu'est-ce que vous appelez Dieu ?
Je vais commencer par la deuxième et ça répondra aussi à la première, je crois.
Celui que j'appelle Dieu, c'est cet être absolu (en hébreux : YHWH, peut se traduire par "J'étais, je suis, je serais") et indéfinissable (je suis donc mal parti pour répondre correctement :wink: ) dont nous parle la Bible. Certains théologiens disent de Dieu qu'il est le Tout Autre, j'aime assez bien le terme. La Bible nous présente ce Tout Autre à l'oeuvre dans notre histoire pour amener notre univers à son but : la vie et le "bon" pour tout ce qui vit.
Croire en Dieu, c'est donc plus que croire qu'il existe, c'est avoir confiance en lui, c'est à dire croire qu'effectivement son projet est bon pour l'humanité et qu'il le mènera à terme (forcément, pour avoir confiance en lui, mieux vaut croire qu'il existe :roll: ). En tant que chrétien, j'ajoute que je crois qu'une étape essentielle de ce projet c'est qu'en Jésus de Nazareth, ce Dieu Tout Autre s'est fait homme, c'est à dire qu'il a rejoint l'humanité jusque dans la souffrance, le doute et la mort et qu'il a ainsi détruit ce qui sépare l'homme de Dieu.
Voilà, j'espère que c'est à peu près clair et que je ne vais me faire banir pour prosélytisme intempestif...


Pour moi je n'y vois aucun prosélytisme ...
Il n'y en a pas à dire "Je ne crois pas en Dieu pour telle raison", donc je n'en vois pas plus lorsque l'on dit "Je crois en Dieu pour telle raison"

- Maintenant pour répondre à la question de Rémy Lee, je ne sais pas si il existe deux personnes qui partagent exactement la même Foi. J'explique : à mon avis même parmi les personnes partageant la même religion, il doit exister des différences d'interprêtation de toutes ces choses, si légères soient elles. Mais peut être que je me trompe.

- Autre chose, ayant reçu une petite éducation catholique, j'ai déjà participé à une messe (jusque là rien de bien exceptionnel) et en fait j'y ai toujours eu le sentiment de partager quelque chose avec les autres personnes présentes plutôt que de partager quoique ce soit avec une entité qui s'appellerait Dieu. Croire en dieu implique-t-il de croire en cette entité ?

- Dernière remarque, autant la religion ne me pose aucun problème autant j'ai plus de mal avec les institutions religieuses (autre débat). En ce cas si l'on est en désaccord avec les institutions d'une religion, est-ce que l'on reste un croyant de cette religion, croit-on même en Dieu ?

Grem
Eric dit:
Maintenant ce que tu affirmes c'est les prévisions que nous pouvons faire à l'heure actuelle, en fonction de nos connaissance du moment. C'est donc aussi, d'une certaine manière et toute proportion gardée, une confession de foi...


Boah ... c'est plutôt une question de statistiques et de probabilités en fait :roll: Les extinctions massives se sont produites à de très nombreuses reprises ... il suffit de garder en tête les extinctions à la limite Frasnien-Fammenien, à la fin du Permien, à la limite Crétacé-Tertiaire etc. Ce sont des faits avérés liés à des mécanismes connus et existant toujours. La prédiction de nouvelles extinctions n'est que la conclusion logique d'une analyse de tous ces facteurs.
Eric dit:
Rémy-lee dit:
Et c'est pourquoi le film Matrix est exceptionnel !!!
Et si tout ce qui nous entoure n'était que virtuel, même nous...?
Les scientifiques nous disent que notre perception aux choses, à ce qui nous entoure n'est que le produit de réactions chimiques et électriques (interprétées par notre cerveau)... il se pourrait en fait que nous n'existions pas !
Et c'est face à ce gouffre existentiel que les hommes ont créé Dieu pour leur donner une explication et un sens à la vie....

C'est rigolo, je pense que Matrix est un film bien plus fidèle au message évangélique que la Passion de Mad Max : nous vivons dans un mensonge, le monde n'est pas ce qu'on nous assène à longueur de temps : travaille, produit, consomme, écrase ton voisin pour survivre. Et pour nous sortir de ce mensonge/illusion/cauchemar, Dieu est venu en un élu/messie...
Je crois cependant que quand l'homme s'invente des explications ou des systèmes, il les crée à la fois plus solide dans l'immédiat et moins durable dans le temps...
Ma foi ne répond absolument pas à l'absurde de ce monde : elle me le montre et me donne une espérance, c'est tout. Mais il y a plein de chose que je ne comprend pas...

Mais voyons Mr Eric, j'ai bien sûr fait exprès de citer Matrix... :wink: parce que justement il se base sur cette incertitude du "pourquoi qu'on est là" et dont la religion donne une réponse : Dieu
Ensuite, cela me fait dire que nous naissons dans une matrice : le ventre de notre mère qui nous donne le sein familial (j'utilise des paraboles = tu me captes ? :D ).... qui nous transmet des valeurs, une compréhension des choses et du monde.... une culture....
Autrement dit, je pense que les personnes qui croient en Dieu et ont ou pratiquent une religion, ou en sentent le besoin et la nécessité, ont été bercées dans ce milieu depuis leur enfance....
Et oui, nous vivons dans le mensonge... mais quelle est la vérité ?
Et c'est justement parce que nous sommes incapables de répondre à certaines questions que les hommes se sont sentis "rassurés" de croire et d'avoir confiance (comme tu dis) en qq chose qui les dépassent, les transcendent !!!
Pour ajouter une référence plus classique que Matrix, Voltaire écrivait le message suivant dans Micromégas =
Enfin Micromégas leur dit: « Puisque vous savez si bien ce qui est hors de vous (les planètes), sans doute vous savez encore mieux ce qui est en dedans. Dites-moi ce que c'est que votre âme, et comment vous formez vos idées. »
(...)
Il leur promit de leur faire un beau livre de philosophie, écrit fort menu pour leur usage, et que, dans ce livre, ils verraient le bout des choses. Effectivement, il leur donna ce volume avant son départ : on le porta à Paris à l'Académie des sciences; mais, quand le secrétaire l'eut ouvert, il ne vit rien qu'un livre tout blanc: « Ah ! dit-il, je m'en étais bien douté. »


Je l'interprète ainsi : le monde est une page blanche... et c'est à nous d'en écrire notre vision personnelle... Certains voient la création de Dieu, d'autres l'interprètent par une vision scientifique ou autre... pour répondre à la grande question : "Pourquoi qu'on est là" !!!!

Moi j'y réponds par 42 qui est la réponse à Dieu, l'Univers et le reste (Guide du Routard inter-galactique de Douglas Adams) !!!

Pour Rémy lee…

J’ai lu je ne sais plus ou un article de neurologue qui expliquait que, d’une certaine façon, nous étions “programmer” pour croire en dieu, ou au moins pour l’inventer. Il ne voyait pas là une preuve quelconque. Plus un constat du fait de notre invention de la religion.

Que l’homme ait “inventé” dieu est indéniable. Mais cela ne signifie rien. Il y a eu, dans l’histoire, des tas “d’inventions” , “d’intuitions”. Certaines se sont révélées vraies, d’autres pas.

Cette invention ne prouve rien, ni dans un sens ni dans l’autre.

Merci Mr Jmguiche…

J’ai lu moi zaussi cet article de Science et Vie d’août 2002 qui avait pour titre : “Pourquoi on croit en DIEU = les étonnantes réponses des neurosciences”

L’article explique en effet, que le cerveau est particulièrement réceptif aux croyances =

L’article explique qu’aucun chercheur en neuroscience ne soutient qu’il existe un centre cérébral de la religion… mais la recherche neurologique vise plutôt à expliquer le penchant prononcé de l’espèce humaine pour le surnaturel. L’auteur explique que le “système d’inférence” de notre cerveau revêt une importance capitale dans notre réceptivité du religieux.
Le système d’inférences est un assemblage de systèmes qui interprètent les événements dont nous sommes témoins, tous les faits qui nous sont rapportés. Ainsi, une porte qui claque est attribuée spontanément à un courant d’air ; que des sourcils se froncent, et l’on songera à l’espression de la colère. A notre insu, un tri s’poère en permanence pour acheminer les données recueillies vers les bons systèmes.
Les systèmes d’inférence prennent une part inégale dans la sélection des concepts religieux. Certains d’entre eux sont plus sollicités que d’autres. Les premiers visés sont ceux directement issus de processus mentaux hérités de notre passé évolutif. Certains de nos systèmes d’inférence ont en effet joué un rôle vital dans le développement de nos ancêtres hominidés et ont été façonnés par la sélection naturelle.
En des temps reculés où établir des liens sociaux étaut une question de vie ou de mort, la faculté de reconnaître les traits de ces congénères fut une aptitude précieuse. L’appétence de ce dispositif mental pour tout élément à caractère humain explique une tendance à l’anthropomorphisme, qui se traduit par une propension à distinguer des visages, des silhouettes, dans la forme des nuages, à imputer une intention guidant les actions dont nous sommes témoins.
L’existence de ce système “anthropomorphique” expliquerait que dans nombre de religions les dieux sont façonnés à l’image des hommes ou tout au moins affectés d’un esprit très humain. Ces concepts auraient été retenus précisément parce qu’ils sollicitent l’un des plus puissants de nos systèmes d’inférence.
→ Les 1ers témoignanges indubitables d’une forme de croyance sont fournis par les sépultures, qui vont de pair avec les premiers rites funéraires. Cette étape est primordiale, car elle implique que l’homme, pour la première fois, se projette dans l’au-delà, croit en l’existence d’un monde autre, à la différence de l’animal qui vit dans le présent. Il s’extrait ainsi de sa condition biologique, de son statut de mortel… Avec les rites mortuaires, les sociétés anciennes considéraient certainement la mort comme un passage, plutôt que comme une fin en soi.
C’est avec l’explosion de l’art et des parures, il y a quelque 40 000 ans, que l’homme développe véritablement une spiritualité élaborée, très complexe. Ainsi, les hommes de Cro-Magnon ont creusé des centaines de sépultures garnies d’offrandes et de parures sophistiquées, faites d’animaux sculptés dans l’os, de figurines d’ivoire ou de colliers de coquillages. Autant de soins et d’attention qui impliquent des préoccupations métaphysiques et une symbolique de la mort qui n’a rien à envier à celle de nos sociétés contemporaines.
Certains archéologues expliquent que c’est en observant les grands cycles de la nature, et en particulier la course immémoriale du Soleil et des astres, que les hommes ont bâti leurs mythes fondateurs. Ils ont dû repérer le retour, au fil des saisons, des astres et des constellations aux mêmes points de la voûte étoilée, comme la position immuable des couchers solaires lors des solstices et des équinoxes. C’est dans le ciel que les Paléolithiques projetaient les mythes qui structuraient leur vie sociale… comme le feront plus tard, après la sédentarisation d’autres civilisations du bassin méditerranéen.


Voilou synthétisé l’article de cette revue…

Mon point de vue est que tout ce que je pense possède une part d’incertitude et donc ou de croyance ou de probabilité (en fonction de son point de vue, mystique ou scientifique).
La science n’offre pas toutes les garanties et des théories auxquelles j’adhère ne sont encore que des hypothèses indémontrées (big bang, théorie de l’évolution et surement d’autre).

L’hypothèse Dieu a le terrible désavatange, pour moi, d’être non réfutable et non démontrable. Ainsi, je n’y adhère pas car cela permet d’affirmer tout et n’importe quoi sans donner l’ombre d’une chance d’une contradiction. C’est exactement pareil pour la psychanalyse par exemple.
Les croyants me rétorquent généralement qu’étant donné le nombre d’hommes qui y croient et l’effet que cette croyance a eut sur notre civilisation, c’est qu’il doit bien y avoir quelque chose. Pourquoi pas. L’ennui est que lorsqu’on prend en compte l’activité humaine en rapport avec la croyance a Dieu, on trouve de tout et son contraire : du bon comme du mauvais. Le bon ce sera par exemple la philosophie d’amour du catholicisme. Le mauvais ce sera par exemple l’affirmation que les espèces vivantes furent créés par Dieu. (ils sont pas terribles mes exemples mais passons…je n’aime pas discuté sur des exemples de toutes façons !)
Tout ca pour dire que si je ne crois pas en Dieu, je ne suis pas pourtant sans croyance. Les miennes sont scientifiques car cela me parait tout de même plus probable et au moins suceptible d’évoluer car falsifiable.

Evidemment je rejete par ce discours toute une partie de l’acte de croire en Dieu : la partie spirituelle. Le fidèle ne cherche pas forcément une explication du monde dans la religion mais aussi un modèle de vie, de comportement. Cette construction spirituelle est, pour moi, indépendante de toute foi. Je pioche à droite et (surtout !) à gauche pour me construire. J’ai forcément beaucoup emprunté à la religion comme la politique l’a fait. Comme je l’ai dit plus haut, nous sommes, pour moi, ici de l’ordre de l’humain. Nul besoin de Dieu pour possèder une philosophie.

Je mets des “pour moi” de partout pour bien insister sur le fait que j’exprime mon rapport à la religion. Je n’énonce pas de vérité. Libre à chacun de penser que ses croyances sont plus probables que les miennes.
Ce avec quoi je ne serais pas d’accord c’est si on me dit que mes croyances sont fausses car les siennes justes par nature (par exemple que tout ce qui est scientifique est frocément juste et divin forcément faux).

Bon ben…bonne chance pour comprendre ce fatras. Je suis pas tres clair mais j’ai pas le temps de faire mieux. Désolé. Le truc que je voulais exprimer est qu’on croit tous en quelque chose : dieu ou la science, c’est du pareil au même dans le sens ou on adhère sans certitudes. Seules les raisons de l’adhésion varient.

Le truc que je voulais exprimer est qu'on croit tous en quelque chose : dieu ou la science, c'est du pareil au même dans le sens ou on adhère sans certitudes. Seules les raisons de l'adhésion varient.


C'est pourquoi je réponds à la question "Pourquoi qu'on est là" par 42... parce que comme tu le soulignes si justement, ni la religion ni la science ne nous permet de donner une réponse claire à cette simple question.... Il reste une incertitude que tente de lever au fur et à mesure la science : donner une explication rationnelle du monde = d'où la feuille encore blanche de Micromégas que chacun tente d'écrire...

Le monde est une symphonie : chacun joue sa partition ! Mais quel est le chef d'orchestre ? c'est à cette question que chacun va de sa croyance.... et de son explication... et interprétation selon son milieu socio-culturel familial et tissu relationnel et son éducation/instruction...
xavo dit:Les croyants me rétorquent généralement qu'étant donné le nombre d'hommes qui y croient et l'effet que cette croyance a eut sur notre civilisation, c'est qu'il doit bien y avoir quelque chose..


Et pour étayer ta thèse, dixit St Augustin :

"La conception de Dieu s'entend par la perfection même. Or si Dieu est parfait, comment pourrait-il en-être autrement, il ne doit rien lui manquer, y compris l'existence. Donc Dieu existe."

Citation de mémoire hein, elle est pas tout à fait exacte :)
Rémy-lee dit:C'est pourquoi je réponds à la question "Pourquoi qu'on est là" par 42...


Je vais te répondre par des autres questions : pourquoi te poses-tu cette question ? qu'est-ce qu'il te fait poser cette question ? Comment en es-tu arrivé à te poser cette question ? Cette question (la tienne) a-t-elle besoin d'une réponse ?

:roll:

ma citation préférée de moi :
la seule raison pour laquelle j'existe, c'est que je n'en ai pas.
sbeuh dit:
xavo dit:Les croyants me rétorquent généralement qu'étant donné le nombre d'hommes qui y croient et l'effet que cette croyance a eut sur notre civilisation, c'est qu'il doit bien y avoir quelque chose..

Et pour étayer ta thèse, dixit St Augustin :
"La conception de Dieu s'entend par la perfection même. Or si Dieu est parfait, comment pourrait-il en-être autrement, il ne doit rien lui manquer, y compris l'existence. Donc Dieu existe."
Citation de mémoire hein, elle est pas tout à fait exacte :)


Y en a un autre qui était très fort pour ce genre de chose, c'est Platon :)

De temps en temps, j'aime bien penser que Socrate/Platon ont été les pères fondateurs du christianisme... :)
sbeuh dit:
Rémy-lee dit:C'est pourquoi je réponds à la question "Pourquoi qu'on est là" par 42...

Je vais te répondre par des autres questions : pourquoi te poses-tu cette question ? qu'est-ce qu'il te fait poser cette question ? Comment en es-tu arrivé à te poser cette question ? Cette question (la tienne) a-t-elle besoin d'une réponse ?
:roll:
ma citation préférée de moi :
la seule raison pour laquelle j'existe, c'est que je n'en ai pas.


je me pose ces questions pour que tu puisses également te les poser... et lycée de versailles....

J'y réponds par 42 mais pourrais aussi y répondre par "Hakuna Matata"... puisque devant le gouffre existentiel (d'où je viens et où je vais) de nos vies, il n'y a pas qu'une seule réponse... mais une infinité.... et quelque part qu'une Vérité : mais laquelle ?

C'est bien là le problème.... donc je rejoins ta citation : "La seule raison pour laquelle j'existe, c'est qu'il n'y en a pas"... :D

Mais je trouve tout de même magnifique et ô combien super intéressant tous ces hommes qui recherchent le "Pourquoi" et le "Comment" de notre existence.... je trouve çà palpitant...
Rémy-lee dit:Mais je trouve tout de même magnifique et ô combien super intéressant tous ces hommes qui recherchent le "Pourquoi" et le "Comment" de notre existence.... je trouve çà palpitant...


Et s'il n'y en avait pas ? s'il était vain de chercher quelque chose qui n'est pas ? Pourquoi, forcément, y aurait-il du "sens" à cette vie ? S'il devait y avoir du "sens" à la vie, juste parce que nous sommes en mesure de nous poser cette question, ce serait on ne peut plus prétencieux de notre part ! Le sens, est donné et interprété par nous, pourquoi notre existence et ce qui nous entoure aurait un "sens" ? d'autant plus un "sens" intelligible ?

La phrase de Renaud.ID m'a vraiment choquée, d'autant plus de sa part puisqu'il est géologue : "La nature a un sens". C'est un sacré postulat !

Voila ma petite réflexion à ce sujet :)

Les hommes passent beaucoup de temps à savoir pourquoi ils vivent, et souvent, ils en oublient de vivre.

je vais me faire taper sur les doigts par Eric avec un discours comme ça :)

Les hommes passent beaucoup de temps à savoir pourquoi ils vivent, et souvent, ils en oublient de vivre.


çà me fait penser à un sketch de Fernand Raynaud dans lequel il disait qu'il était un petit cantonnier et qu'il vivait : HEU-REUX ! parce qu'il ne se posait pas toutes les questions philosophiques et existentielles de son beauf....

Ben, je préfère vivre avec ces questions.... et çà ne me rend pas moins heureux ou çà ne m'empêche pas de vivre pleinement... Je suis curieux de nature et j'adore apprendre... donc je me pose ce genre de questions... voilou....
Rémy-lee dit:Ben, je préfère vivre avec ces questions.... et çà ne me rend pas moins heureux ou çà ne m'empêche pas de vivre pleinement...


Oui c'est sûr, je ne parlais pas de toi en particulier, je disais qu'il y avait beaucoup de gens qui étaient concernés, pas toi forcément :)

D'autre part, je trouve que réfléchir sur ce genre de sujet a un aspect très amusant, qui permet de jouer avec des mecanismes psychiques ou d'user de rhétorique, afin de faire passer son discours :) Finalement, ce sont beaucoup plus les formes de telles réflexions qui m'intéressent que le fond... Je m'amuse beaucoup moi dans ces cas là :)

Il paraît qu'on appelle ça la masturbation intellectuelle :p

Pour répondre à Xavo, c’est vrai, la science n’explique rien.

Elle pose un certain nombre d’hypothese, admet que la logique mathématique a un sens et batis des modèles.
La science “dure” bati des modèles et les confronte à l’experimentation.
Les moyens de mesure évolue, les modèles évoluent…
La science ne fait que modéliser la nature.

La foi en dieu est une forme de modele qui a l’aventage de se passer de la logique et de l’experimentation (les voix du seigneur étant impénétrables…).

Mais il est des scientifiques qui croient en dieu (einstein, telhard de chardin (pardon pour l’orthographe)).

Opposer science et foi religieuse n’a donc pas de sens. Elle ne sont pas de même nature.

La foi c’est dire : le monde a un sens.
La science c’est dire : j’ai le droit d’essayer de comprendre le monde, il est soumis à des regles logiques…

Ce n’est pas incompatible.

Dire “par la science, je peux démontrer ou réfuter dieu” n’a pas de sens.

sbeuh dit:
La phrase de Renaud.ID m'a vraiment choquée, d'autant plus de sa part puisqu'il est géologue : "La nature a un sens". C'est un sacré postulat !


Je me suis peut-être mal exprimé là :roll: par sens je voulais dire une logique. Les organismes deviennent de plus en plus complexes au fur et à mesure de l'évolution. Pour occuper le plus grand nombre de niches écologiques, ils se diversifient et ceux qui sont les mieux adaptés à leur environnement survivent, etc.

Il n'y a pas de volonté propre des EV d'évoluer mais cette évolution répond bien à une logique explicable au cas par cas, espèce par espèce; en fonction de l'évolution de la Terre -même si moi personnellement je ne connais que quelques exemples-.
RenaudD dit:
sbeuh dit:
La phrase de Renaud.ID m'a vraiment choquée, d'autant plus de sa part puisqu'il est géologue : "La nature a un sens". C'est un sacré postulat !

Je me suis peut-être mal exprimé là :roll: par sens je voulais dire une logique. Les organismes deviennent de plus en plus complexes au fur et à mesure de l'évolution. Pour occuper le plus grand nombre de niches écologiques, ils se diversifient et ceux qui sont les mieux adaptés à leur environnement survivent, etc.
Il n'y a pas de volonté propre des EV d'évoluer mais cette évolution répond bien à une logique explicable au cas par cas, espèce par espèce; en fonction de l'évolution de la Terre -même si moi personnellement je ne connais que quelques exemples-.


là d'accord :) cependant, je tiens à dire que cette logique est la logique que l'on leur prête, une logique assimilable par nous. en aucun cas la "vérité" saurait venir de ces organismes ; comme une logique donnée par eux :)

Je sais pas si je suis bien clair :)

Eh ben ! Je m’absente une journée pour aller travailler à Rouen (et acheter les Aventuriers du rail aussi) et on peut dire que le sujet inspire…
Plusieurs remarques : Je suis tout à fait d’accord avec Xavo, Dieu n’est aps une hypothèse scientifique valable, ce n’est d’ailleurs pas une hypothèse scientifique du tout. J’aime bien e que dit JMGuiche sur le sujet… J’ajoutterai juste Xavo que je préfèrerai que tu parle de la philosophie d’amour du christianisme que du catholicisme, ça permettrai de rappeler que le christianisme ne se limite pas aux catholiques :wink:

Pour ce qui est de l’éternel argument (enfin éternel, depuis le XIX° siècle) la religion c’est une création de l’homme pour se rassurer.
A mon avis ça ne tient pas. Ou plutôt pas complètement. Bien sûr, il y a des croyants qui n’aiment pas que l’on remettent leurs croyances en question parce que ça bouscule trop leur système de pensée (c’est aussi vrai pour certains croyants dans la science ou dans la politique que dans la religion d’ailleurs). Mais pour parler de la religion que je connais le mieu : le christianisme, je voudrais rappeler certains faits qui infirment à mon avis la thèse développée par Remy Lee :
A) La foi chrétienne ne répond pas à toute les questions : par exemple l’origine du mal et de la souffrance n’est pas expliquée et ça laisse une faille énorme (et plutôt terrifiante) dans un système explicatif.
B) Je l’ai déjà dit mais bon, je le reprend quand même, le concile qui a fixé le corpus biblique que nous connaissons n’a pas cherché à gommer les incohérence voire les contradictions qui sont dans la bible et il s’est même opposé au courant qui voulait le faire (Marcion et ses potes). Un peu étrange comme attitude quand on construit un système.
C) Les théologiens et exégètes ne sont pas les derniers à souligner les emprunts de la Bible à d’autres mythes et cultures, ils sont aussi les premiers à mettre en évidence les textes qui posent problème et cela ne les empêche pas de croire. les émissions Corpus Christi et Les premiers pas du christianime sont à voir en se souvenant que bien des gens qui parlent dans cette émission sont chrétiens (catholiques et protestant (je ne suis pas certain qu’il y ait des orthodoxes)) et juifs. C’est pourquoi je préfère les émissions aux livres qu’en on tiré Mordillat et Prieur. Les émissions montrent bien les discussions entre spécialistes alors que je trouve que les bouquins font de ces discussions une synthèse orientée et plutôt “sensasionaliste”.
Je me rappelle qu’en première année de faculté de Théologie, plus de la moitié des étudiants ont abandonné au cours du premier semestre pas parce que les cours étaient trop dur à suivre mais parce qu’ils les bousculaient trop dans leur foi. Les pasteurs sont du nombre de ceux qui restent et encore aujourd’hui, j’utilise beaucoup la bible en réunion pour bousculer mes paroissiens dans leurs idées toute faites sur Dieu.

Tout cela ne prouve bien sûr ni l’existence de Dieu, ni le bien fondé de la religion. Tout cela est peut-être question de construction mentale mais c’est quand même un peu plus compliqué que juste une tentative humaine de se rassurer et de répondre à leurs questions

Un petit lexique pour continuer le débat en étant sûr que l’on parle de la même chose.
Athée : Je sais que Dieu n’existe pas
Agnostique : Je ne sais pas si Dieu existe
Théiste : Je crois qu’il y a un Dieu mais de là à lui faire confiance ou à être en relation avec lui, comme vous y allez ! (c’est un peu le grand horloger de Voltaire)
Croyant : Je crois qu’il y a un Dieu et je crois (j’ai confiance) en lui
Intégriste : Je sais qu’il y a un Dieu et seule mon image de lui est valable
Foi : Relation personnelle que le croyant à avec son Dieu
Religion : Système de doctrine et de dogme qui permettent à plusieurs croyants de vivre leur foi ensemble
Confession : Au sein d’une même religion, divergence de point de vue suffisamment importantes pour que justifier des groupes très différents mais restant quand même d’accord sur le tronc commun. Par exemple Catholicisme, protestantisme et orthodoxie sont trois confessions différentes dans la religion chrétienne…

Eric dit:Pour ce qui est de l'éternel argument (enfin éternel, depuis le XIX° siècle) la religion c'est une création de l'homme pour se rassurer.
A mon avis ça ne tient pas. Ou plutôt pas complètement. Bien sûr, il y a des croyants qui n'aiment pas que l'on remettent leurs croyances en question parce que ça bouscule trop leur système de pensée (c'est aussi vrai pour certains croyants dans la science ou dans la politique que dans la religion d'ailleurs).


Justement, et ton lexique le rappelle à la fin, je crois surtout qu'il y a une confusion entre foi et religion.

La foi pourrait répondre aux questions métaphysiques que l'homme par sa structure psychique est amené à se poser. Je pense que la foi, la foi en Dieu ou des dieux, répond en soi, aux questions que nous nous posons.

La religion est posée pour fixer une doctrine, des règles, des coutmes, des cultes afin de maintenir un groupe d'homme, structuré et ordonné, pour aller dans le même sens. La religion est un référent sur les lois qu'un groupe s'est fixé, avec un dieu commun (voire des) pour assurer une certaine cohérence. La religion est une des nombreuses bases existentes d'établissement de société.

Il y a évidemment des nuances à apporter, mais étayer ces nuances ici, serait long, fastidieux et ennuyant :)