La passion du Christ.

Rémy-lee dit:Juste comme çà.... je trouve que la synthèse que j'ai pu faire de l'article de Sciences et Vie n'a pas eu d'écho de votre part, et j'en suis même étonné... donc je relance le sujet via cet article.... que tu pourras, je pense, cher Mr 3pi, compléter de tes connaissances dans le domaine des neurosciences...?
Cet article est une piste pour comprendre pourquoi j'affirme que toute religion est basée sur une croyance de l'homme... une création de sa part....


Je vais pisser, bouffer et je te fais part de mon avis :) t'inquiètes pas ! (s'il t'intéresse hein, parce que visiblement il n'y que 6PO qui t'intéresse... ce dernier que je trouve particulièrement clairvoyant)

:wink:
sbeuh dit:
Je vais pisser, bouffer et je te fais part de mon avis :) t'inquiètes pas ! (s'il t'intéresse hein, parce que visiblement il n'y que 6PO qui t'intéresse... ce dernier que je trouve particulièrement clairvoyant)
:wink:


Mince un troll qui se vexe... Je mets 3Pi en avant biscotte il est neurologue, je crois ? ou du moins est callé dans ce domaine.... me trompe-je ?

Sinon, of course que ton avis compte...
Rémy-lee dit:Juste comme çà.... je trouve que la synthèse que j'ai pu faire de l'article de Sciences et Vie n'a pas eu d'écho de votre part, et j'en suis même étonné... donc je relance le sujet via cet article.... que tu pourras, je pense, cher Mr 3pi, compléter de tes connaissances dans le domaine des neurosciences...?
Cet article est une piste pour comprendre pourquoi j'affirme que toute religion est basée sur une croyance de l'homme... une création de sa part....


Le problème de cet article c'est que j'entend déjà certains croyants le revendiquer comme une preuve de leur point de vue. Ils vont dire "regardez, Dieu a créé l'homme capable de croire en Lui, c'est bien la preuve qu'Il existe"
Je précise bien que ce n'est pas ma réaction personnelle. C'est une lecture un peu trop rapide. Pour ma part j'ai lu ta synthèse de l'article pas l'article en lui-même et s'il explique (ou tente d'expliquer, el conditionnel est de rigueur) pourquoi nous croyons aujourd'hui, il n'explique pas vraiment pourquoi nos ancêtres se sont mis à croire...
De plus, encore une fois, le message biblique qui a été conservé jusqu'à nous est justement un message qui met l'homme en garde contre l'idôlatrie, c'est à dire le besoinde se fabriquer des dieux qui répondent à ses besoins...
J'ajouterai que notre besoin de penser (croire) que la science pourra un jour expliquer tout les focntionnements de l'univers, procède de la même démarche : si nous en connaissons les mécanismes, l'univers nous paraît moins impressionant. Hélas, exactement comme les théologiens, les scientifiques, après une pensée triomphaliste au XIX° siècle se rendent compte que plus on en sait plus on se rend compte qu'on ne sait pas grand chose et que bien des choses échappent (encore?) à l'esprit humain
3Pi dit: (...) il y a un moment où la Bible aurait pu être ré-écrite de façon à servir le pouvoir de l'Eglise. Toutefois, le concile était composé d'hommes avec leur propre histoire.

Je crois savoir que jusqu'à la révolution, les cadres de l'église romaine étaient choisi parmis les nobles (vu que seul l'ainé héritait du titre)
Pendant des siècles, l'église a évoluée à travers un système (pervers) qui pouvait mettre à sa tête des hommes de peu de foi, dont les intérêts personnels et politiques devraient primer sur beaucoup de choses, voir desservir la religion.
Pour un croyant d'aujourd'hui, il ne doit pas être simple de faire la part des choses et de trouver dans les textes ce qui est de la "parole" de Dieu et de la parole de l'homme. Pour avoir lu "Fortune de France" j'ai cru comprendre que les premiers Protestants ont essayé de rompre avec ça et les autres dérives.
La démarche me paraissant sincère et fondée, je n'ai jamais compris comment l'église catholique avait réussi à résister à ça !
Eric dit:Euh, quand on va sur les forums d'Allociné, le son de cloche est autre. Agressions entre intégristes de tout poil et de tout bord qui ont une culture biblique ou scientifique absolument catastrophique...
Moi je veux remercier les forumistes de tric Trac...

C'est surement le coté "société" du jeu.
Eric dit:J'ajouterai que notre besoin de penser (croire) que la science pourra un jour expliquer tout les focntionnements de l'univers, procède de la même démarche : si nous en connaissons les mécanismes, l'univers nous paraît moins impressionant. Hélas, exactement comme les théologiens, les scientifiques, après une pensée triomphaliste au XIX° siècle se rendent compte que plus on en sait plus on se rend compte qu'on ne sait pas grand chose et que bien des choses échappent (encore?) à l'esprit humain


Ben en fait, c'est ce que je tente de dire depuis pas mal de posts.... et surtout avec l'exemple de Microméga et de la page vide : on ne sait pas répondre à la question simple du "pourquoi qu'on est là" ?

Face à cette incertitude, nous n'avons que la croyance et la foi en qq chose : pour certains ce sera la religion, pour d'autres l'explication scientifique, pour d'autres 42...

Mais ces tentatives d'explication, de compréhension et d'interprétation de la vie.... sont, selon moi (Xavo:wink: ) des créations humaines, tirées de notre cerveau.... et de l'héritage culturel et de la transgénération
Rémy-lee dit:
Ben en fait, c'est ce que je tente de dire depuis pas mal de posts.... et surtout avec l'exemple de Microméga et de la page vide : on ne sait pas répondre à la question simple du "pourquoi qu'on est là" ?
Face à cette incertitude, nous n'avons que la croyance et la foi en qq chose : pour certains ce sera la religion, pour d'autres l'explication scientifique, pour d'autres 42...
Mais ces tentatives d'explication, de compréhension et d'interprétation de la vie.... sont, selon moi (Xavo:wink: ) des créations humaines, tirées de notre cerveau.... et de l'héritage culturel et de la transgénération


C'est pourquoi je t'ai répondu avant que ce n'est pas parce que nous avons la faculté de nous poser ce genre de question, que le problème existe ! Ou plutôt qu'il existe en dehors du langage.

En effet, je te rejoins sur le fait que l'homme ait des stéréotypes. Ces derniers lui sont nécessaires et c'est ce qui fait sa force, mais aussi sa faiblesse.

En fait, nous parlons de quoi là ? Nous avons parlé de la Passion du Christ, pour en arriver à à des notions plus métaphysiques en lien avec le christianisme. En fait, nous commes en train de jouer avec différents concepts conçus et élaborés par nous (aussi absolus soient-ils) de manière à essayer de poser les bases, intelligibles, de notre existence et/ou celle de Dieu. Nous essayons d'établir la réalité d'un objet d'une expérience intîme (la foi). Donc encore une fois, une expérience toute humaine. Tous autant que nous sommes, nous pouvons expérimenter ce genre de choses, à des niveaux différents bien sûr. Ce qui a pour conséquence que nous avons l'impression de parler de quelque chose, de communément partagé (donc d'existant ?). Mais en fait, nous ne faisons qu'échanger des mots. Des mots n'ayant aucun rapport avec la réalité d'une chose : le mot pierre est différent du concept de la pierre et est différent de la réalité d'une pierre particulière. J'illustre encore, ce n'est pas parce que nous sommes capable de concevoir des Trolls qu'il existent ou ont existé ! Encore une fois, c'est un postulat que d'affirmer : parce que je suis capable de concevoir Dieu, il existe, parce qu'il m'a crée. Dieu n'existe pas en dehors du langage, le langage est l'intelligence que l'homme peut partager. Forcément, parler de Dieu, c'est lui donner l'existence, il a une structue définissable et partageable. Mais en dehors de ce système, que l'homme est incapable d'expérimenter (mais de supposer / imaginer, ce que je suis en train de faire), il existe le reste, ce dont quoi l'homme fait parti et au sein du quel ni lui, ni Dieu n'a de rôle à jouer.

Tout tient au langage, à notre structure cognitive. Nous sommes incapable de sortir de ce scheme car nous sommes ce scheme ! Il est outrageusement prétentieux que de croire que Dieu existe ou de chercher un sens à notre existence ! (Je suis volontairement provocateur). C'est donner à l'homme plus d'importance qu'il n'a. Là encore, Eric (ou les autres), ne te sens pas offenser, tu as du en voir d'autres d'ailleurs. Cela ne nous empêche aucunement de nous conduire dignement, dans les limites que nous nous sommes données dans le respect et l'amour de nos proches.

(je poste... je postes pas... aller... je poste...)

Le jour où je me sentirais offensé par la non foi de quelqu’un d’autre, je serais très embêté. :wink:
La seule chose qui m’offense c’est quand on fait du Dieu auquel je crois un Dieu cannibale qui aime la souffrance (ça c’est pour revenir au film de Mel Gibson)

Je ne répondrais pas forcément à ton intervention finale sbeuh mais je la trouve passionnante. Vraiment !
Justement parce qu’il y a tout un débat à l’intérieur de ma foi sur la place donnée à l’homme : si Dieu sauve l’homme gratuitement, c’est à dire sans avoir besoin ni de ses bonnes actions ni même de son adhésion (pour moi, tu es au bénéfice de l’amour de Dieu autant que moi qui crois), cela ramène l’homme à une humilité absolue. Il ne peut même pas faire son salut par lui-même (cela va à l’encontre de tout ce que proclame le New Age, et pleind e compréhension actuelle). Mais en même temps à une certaine forme d’orgueil :

Le psaume 8 dit
Qu’est ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme pour que tu en aies soucis et tu l’as fait presque Dieu, tu l’as couronné d’importance et d’éclat

Tu vois le débat humilité/fierté est en plein coeur de ma foi et de ma théologie…

(suite je me sens inspiré là)

En fait, nous sommes une formidable machine à penser consciente. Nous sommes toute une suite de méchanismes psychiques et physiques capables de ressentir, nommer, interpréter et exprimer. Vous rajoutez à ce système la capacité d’auto-persuation et d’autoconviction. Vous laissez tourner le système dans un envirronement donné dans un cadre historique et culturel donné. Vous le laissez mijoter quelques temps… et observez le résultat !

Ces êtres seront intiment convaincus de l’existence naturelle (ou surnaturel, toutes les possibilités sont ouvertes) d’une force supérieure les ayant créés, car ils n’auront pas la réponse à des questions qu’il leur serait venu tout à fait naturellement !

Alors évidemment, certains me répondront, oui mais sbeuh là, ton système, c’est toi qui l’a créé, tu en es en quelque sorte le dieu… Il ne s’agit que d’une illustration destiner à nous représenter les méchanismes psychiques qui nous poussent à “croire” à Dieu, à la science etc…

Se croire pour l’outil ou son jouet de Dieu est prétencieux. C’est nous accorder trop d’importance.

Une seule observation permet de s’en convaincre, la capacité des hommes à s’inventer des mythologies, des dieux aussi divers et variés qu’il y a eu de civilisation. Le Dieu unique (quoique tri-dieu chez les catholiques) et sacré est un des nombreux (indénombrables ?) dieu que l’humanité a su créer. La foi occidentale, est typiquement une valeur exportée à d’autres pays. C’est une valeur très simple à mettre en place, une fois l’individu conditionné.

[Mode Intermède ON]
Je voudrais juste dire un merci à tous les intervenants.
J’apprends beaucoup de chose sur le sujet et votre discussion m’intéresse grandement.
Donc merci pour le contenu de votre discussion et pour le respect mutuel et la courtoisie qui s’en dégage.
[Mode Intermède OFF]

Eric dit: (...) notre besoin de penser (croire) que la science pourra un jour expliquer tout les focntionnements de l'univers, procède de la même démarche : si nous en connaissons les mécanismes, l'univers nous paraît moins impressionant. Hélas, exactement comme les théologiens, les scientifiques (...) se rendent compte que plus on en sait plus on se rend compte qu'on ne sait pas grand chose


A l'inverse Rémy-lee, je n'aime pas du tout cette assimilation dans la démarche. En d'autre lieu, j'aurai dit scandaleuse...
Le Hélas laisse penser que c'est regrettable.
Autant je trouve cela regrettable pour la théologie autant je trouve que la démarche scientifique s'en trouve enrichie.

Certes, à une époque un courant scientifique croyait que la science allait tout prouver, même l'existance ou la non-existance de dieu.
Certes, de comprendre l'univers est rassurant pour certain,...
Mais la démarche et les conséquences ne sont quand même pas les mêmes, non ?
Si on veux comparer Théologiens et Scientifiques comme Eric le fait, il faudrait prendre en compte quelques différences notables.

Scientifiques :
- La réponse au "comment" donne (ou donnera) la réponse au "pourquoi"
- Vérité = reproductibilité (pour le reste c'est "théorie admise")
- le principe d'une thèse est d'être controversée
- Admettre que l'on s'est trompé et que l'on ne sait rien est une force car elle fait avancer le sujet en ne remettant en cause que certains outils.

Théologiens :
- La réponse au "pourquoi" suffit puisque Dieu maîtrise le "comment" et qu'il garde ça pour lui.
- Vérité = croyance (pour le reste c'est "hérésie")
- La controverse est super rare
- Admettre que l'on s'est trompé et que l'on sait rien est une faiblaisse (masquée par le phénomène du mystère et des voies impénatrables) car d'une part elle décrédibilise le pricipal acte des religieux qui est de transmettre le "message et la parole de Dieu" et elle remet en cause une éducation et des choses très personnelles liés aux mécanismes de la foi et des convictions, bref tout ce qui fait un individu.

Maintenant, je suis d'accord que les gens qui ont besoins de se réfugier quelque part, uniquement pour être rassuré peuvent le faire autant dans la religion que dans la science (ou pseudo science)
Mais pour autant, cela ne place pas les démarches des érudits sur le même plan et l'humanité n'en tire pas les mêmes profits.
Eric dit:
Justement parce qu'il y a tout un débat à l'intérieur de ma foi sur la place donnée à l'homme : si Dieu sauve l'homme gratuitement, c'est à dire sans avoir besoin ni de ses bonnes actions ni même de son adhésion (pour moi, tu es au bénéfice de l'amour de Dieu autant que moi qui crois), cela ramène l'homme à une humilité absolue. Il ne peut même pas faire son salut par lui-même (cela va à l'encontre de tout ce que proclame le New Age, et pleind e compréhension actuelle). Mais en même temps à une certaine forme d'orgueil
....
Tu vois le débat humilité/fierté est en plein coeur de ma foi et de ma théologie...


Deux choses, déjà je te remercie des bénéfices divins que tu me souhaites :)

Dans ton message tu parles de "salut". Alors je sais ce que c'est qu'un "salut", mais tu semble y accorder un sens particulier, un sens chrétien. Alors je vais te poser une question qui m'intéresse beaucoup : Qu'est-ce que le salut chrétien ?
Richard dit:Théologiens :
- La réponse au "pourquoi" suffit puisque Dieu maîtrise le "comment" et qu'il garde ça pour lui.
- Vérité = croyance (pour le reste c'est "hérésie")
- La controverse est super rare
- Admettre que l'on s'est trompé et que l'on sait rien est une faiblaisse (masquée par le phénomène du mystère et des voies impénatrables) car d'une part elle décrédibilise le pricipal acte des religieux qui est de transmettre le "message et la parole de Dieu" et elle remet en cause une éducation et des choses très personnelles liés aux mécanismes de la foi et des convictions, bref tout ce qui fait un individu.


Excuse-moi Richard, mais je trouve que tu as une vision générale des théologiens très rétrograde. Pour en avoir écouter un certain nombre, ils ne répondent aucunement à ce que tu as écrit.

De plus sur ce forum, les propos d'Eric sont la preuve que tu as une vision biaisée des théologiens d'aujourd'hui.

Je ne dis pas non plus que certains ne sont pas ce que tu dis tout comme aucun ne l'a jamais été.

Richard : Quand tu entends certains théologiens (réputés, peut être pour ça d’ailleurs) qui supposent que Jesus aurait été un enfant illégitime de Marie qui l’aurait amené dans le foyer de Joseph et que l’enfant “étranger” aurait été accepté… Face à un inquisiteur, tu parles d’une hérésie !

Or il s’agit du domaine de l’hypothèse historique, étudiée par un certain nombre de théologiens.

Eric disait plus haut, qu’à la FAC de théologie, certains éléves se barraient parce que leur foi était trop chamboulée !

(j’ai du poster parce qu’on m’a déranger au travail :) )

parce que leur foi était trop chamboulée, tu te doutes bien qu’ils doivent remettre un certain nombre de principes en cause…

Eric dit:La seule chose qui m'offense c'est quand on fait du Dieu auquel je crois un Dieu cannibale qui aime la souffrance (ça c'est pour revenir au film de Mel Gibson)


Je conseille deux excellents films à ce sujet (chrétienté) avec Jeremy Iron et Robert De Niro : Mission
Et un autre dont je ne me souviens plus du nom des acteurs : La dernière marche
Rémy-lee dit:Mince un troll qui se vexe... Je mets 3Pi en avant biscotte il est neurologue, je crois ? ou du moins est callé dans ce domaine.... me trompe-je ?

Heu, comment dire ?...
L'étude des mécanismes de l'intelligence me passionnent, mais je n'en suis nullement expert et je ne travaille pas dans le domaine.
En fait, ma formation d'origine (liée à mes goûts personnels) est l'informatique...il est vrai avec une spécialisation en IA !
De toute façon, je suis en pleine et totale reconversion en ce moment...
Pour revenir sur l'article de S&V, je ne l'ai pas lu dans son intégralité. J'ai du me contenter de ton résumé, Rémy-Lee (gros effort de ta part il est vrai !). A sa lecture, je ne vois pas bien en quoi il est explique la propension de l'homme à croire en Dieu (sa volonté de tout classer peut-être et donc de créer une catégorie pour ce qu'il n'arrive pas à apréhender ?). Je vois plutôt des hypothèses relatives à l'anthropomorphisme et la relation des religions à la nature. Pas plus à dire donc, malheureusement.
[...] Il vient de s'écouler 2 heures depuis le moment où j'ai écrit ces quelques lignes et le moment où je les reprends ; de l'eau a donc coulé sous les ponts !!![...]
Eric dit:[...]J'ajouterai que notre besoin de penser (croire) que la science pourra un jour expliquer tout les focntionnements de l'univers, procède de la même démarche : si nous en connaissons les mécanismes, l'univers nous paraît moins impressionant. Hélas, exactement comme les théologiens, les scientifiques, après une pensée triomphaliste au XIX° siècle se rendent compte que plus on en sait plus on se rend compte qu'on ne sait pas grand chose et que bien des choses échappent (encore?) à l'esprit humain

Je tempérerai un peu : La science progresse réellement et ne porte pas à croire qu'on se rend compte qu'on est sait de moins en moins, en tous les cas, pas en ce qui concerne l'étude de la structure et des lois fondamentales de l'univers. Je pense que les discussions ultimes et qui pourraient bien ne pas trouver de réponse par la science sont (je me répète) : pourquoi quelque chose plutôt que rien, suivie de pourquoi sous cette forme plutôt qu'une autre ?
Sinon, on aura de quoi expliquer les fondaments de l'univers.
Ca n'empêche pas que la science aura encore bien à progresser dans la pratique, car comprendre les lois fondamentales n'expliquent pas grand chose quant tisser des nano-structures de carbones et comment les utiliser dans des nouveaux types d'écrans à micro pointes (c'est qu'un exemple, hein !)
Richard dit:[...]Pour un croyant d'aujourd'hui, il ne doit pas être simple de faire la part des choses et de trouver dans les textes ce qui est de la "parole" de Dieu et de la parole de l'homme. Pour avoir lu "Fortune de France" j'ai cru comprendre que les premiers Protestants ont essayé de rompre avec ça et les autres dérives.
La démarche me paraissant sincère et fondée, je n'ai jamais compris comment l'église catholique avait réussi à résister à ça ![...]

Je partage bien cet avis! Même en admettant les origines divines des fondaments du christianisme, ça ne doit pas aider les fidèles à y voir clair.
C'est bien d'ailleurs ça qui met une pagaille pas possible dans les religions aujourd'hui et qui ouvre la porte à tous les intégrismes.
sbeuh dit:[...]Tout tient au langage, à notre structure cognitive. Nous sommes incapable de sortir de ce scheme car nous sommes ce scheme ! Il est outrageusement prétentieux que de croire que Dieu existe ou de chercher un sens à notre existence ! (Je suis volontairement provocateur). C'est donner à l'homme plus d'importance qu'il n'a. Là encore, Eric (ou les autres), ne te sens pas offenser, tu as du en voir d'autres d'ailleurs. Cela ne nous empêche aucunement de nous conduire dignement, dans les limites que nous nous sommes données dans le respect et l'amour de nos proches.
(je poste... je postes pas... aller... je poste...)


Je pense qu'est un peu réducteur de ramener ça à notre structure cognitive uniquement, même si je partage en grande partie ce point de vue. Je pense en effet que les mathématiques arrivent à dépasser le simple cadre de notre "schéma cognitif" ; c'est pour ça que c'est parfois réellment difficile à comprendre et parfois plus encore à expliquer.
(au fait, pour moi, la physique fondamentale, ce ne sont que des maths pour lesquelles on peut émettre des hypothèses qui peuvent se vérifier dans la réalité matérielle)

Quelque part, la notion de Dieu vient se placer à côté du langage mathématique (auquel donc je pense pouvoir ramener la totalité du monde physique). C'est bien pratique, parce qu'il est réellment très difficile de concevoir quelque chose, fini ou infini, et de se dire qu'il n'y rien d'autre "autour", pas de contenant, rien, nada...
Par exemple, le temps et l'espace "avant" (???!!!) le big bang, et bien ça ne veut rien dire. Dans les modèles de l'univers, il ne peut y avoir d'avant à ce début, puisque le temps n'existait pas. Je pense que là sont nos limites, car comment apréhender ce concept ?
Avec une telle vision mathématique de l'univers, se poser la question de Dieu, c'est tout simplement se demander s'il y peut y avoir un sens derrière. Et là, il y a un paradoxe : il faut pouvoir imaginer quelque chose hors de l'univers. En raisonnant par récurrence, on peut inclure Dieu dans un sur-univers.... Et malheur, on ne résoud rien, on ne fait que déplacer la question.
Donc pour moi, Dieu (ou le principe qui fait que l'univers est tel que l'on connaît) n'apporte strictement aucune réponse.
(Là vraiment, je passe pour un cynique complet !!!).

De là à imaginer un Dieu qui pourrait se préoccuper de nous, c'est soit de l'anthopomorphisme total et sans objet, soit qu'on n'a vraiment pas de chance d'être les "jouets" d'une telle entité.

En tout état cause, on aurait pas grand chose à gagner à croire.

Je préfère donc me rattacher à un système de valeurs morales, qui pour arbitraires et imparfaites qu'elles soient (puisqu'il me paraît difficile de parler de bien et de mal), font leur preuves pour vivre individuellement et en société, indépendemment de toute référence religieuse.

Bon, j'arrête là mon auto-analyse !

Je suis en parfait accord avec les propos de 3pi

3Pi dit:Richard a écrit:
[...]Pour un croyant d'aujourd'hui, il ne doit pas être simple de faire la part des choses et de trouver dans les textes ce qui est de la "parole" de Dieu et de la parole de l'homme. Pour avoir lu "Fortune de France" j'ai cru comprendre que les premiers Protestants ont essayé de rompre avec ça et les autres dérives.
La démarche me paraissant sincère et fondée, je n'ai jamais compris comment l'église catholique avait réussi à résister à ça ![...]

Je partage bien cet avis! Même en admettant les origines divines des fondaments du christianisme, ça ne doit pas aider les fidèles à y voir clair.
C'est bien d'ailleurs ça qui met une pagaille pas possible dans les religions aujourd'hui et qui ouvre la porte à tous les intégrismes.


Tout simplement en usant les rouages du pouvoir jusqu'à la moele ! A chasser et condamner tout ce qui est considéré comme hérétique ou payen. En construisant des symboles forts, non des églises mais des cathédrales, des condamnations partiales, des exécutions et tortures (qui n'ont pas duré longtemps, bien qu'elle aient fait pas mal de dégats, mais cela a gardé une forte valeur symbolique) ! La population était tenu et l'a été pendant des années par la peur, par l'obscurantisme que l'église entretenait !

Tu ajoutes à ça, après l'effrondrement du pouvoir clérical, une forte morale dominée par un catholicisme fort et la réponse est trouvée... L'exclusion sociale dans laquelle se trouvait les personnes qui n'allaient pas à l'église le dimanche y a fortement contribué ! Etc... etc...
sbeuh dit:Excuse-moi Richard, mais je trouve que tu as une vision générale des théologiens très rétrograde. Pour en avoir écouter un certain nombre, ils ne répondent aucunement à ce que tu as écrit.

Même si j'ai grossi certains traits et traité de généralités je pense avoir tracé un portrait juste mais je laisse Eric juger. Et tu n'as pas à t'excuser... :wink:
sbeuh dit:De plus sur ce forum, les propos d'Eric sont la preuve que tu as une vision biaisée des théologiens d'aujourd'hui.

En quoi ? Ok, Eric se pose des questions et c'est tout à son honneur mais il est obliger de suivre un dogme.

sbeuh dit:Richard : Quand tu entends certains théologiens (réputés, peut être pour ça d'ailleurs) qui supposent que Jesus aurait été un enfant illégitime de Marie qui l'aurait amené dans le foyer de Joseph et que l'enfant "étranger" aurait été accepté...

J'attends de voir ça écrit dans le cathéchisme avant de changer radicalement d'avis !
sbeuh dit:Face à un inquisiteur, tu parles d'une hérésie !

Je pense que c'est le mot consacré qu'utiliserait l'église catholique puisque que la définition est "opinion ou pratique condamnée"
Comme le préservatif est une partique hérétique (par exemple)
sbeuh dit:Or il s'agit du domaine de l'hypothèse historique, étudiée par un certain nombre de théologiens.
Eric disait plus haut, qu'à la FAC de théologie, certains élévent se barraient parce que leur foi était trop chamboulée, tu te doutes bien qu'ils doivent remettre un certain nombre de principes en cause...
La démarche est plutôt saine. J'approuve et j'applaudis des 2 mains.
Ceci dit je vois mal comment peut-on continuer de croire en dieu (chrétien) et admettre que Jesus est un enfant trouvé ou adultérin ????
Et pourquoi pas que Moïse et Abraham avaient des visions quand ils abusaient du chichon...

Ma femme qui est croyante refuse même de croire que Marie aurait pu avoir d'autres enfants après Jesus. Alors t'as qu'à voir !
Richard dit:La démarche est plutôt saine. J'approuve et j'applaudis des 2 mains.
Ceci dit je vois mal comment peut-on continuer de croire en dieu (chrétien) et admettre que Jesus est un enfant trouvé ou adultérin ????
Et pourquoi pas que Moïse et Abraham avaient des visions quand ils abusaient du chichon...
Ma femme qui est croyante refuse même de croire que Marie aurait pu avoir d'autres enfants après Jesus. Alors t'as qu'à voir !


Tout simplement, et ce qu'expliquait Eric, il s'agit d'allégories, de paraboles, non pas de réalités historiques. L'essentielle c'est la foi, et l'application des principes chrétiens dans son quotidien, ceux que Jesus aurait transmis. Ensuite qu'il soit trouvé, adopté ou de divine conception, ce sont là des images destinés au "peuple" !

Par contre, je ne suis pas bien sur de comprendre ta dernière phrase :
Tu dis que ta femme est croyante et qu'elle refuse de croire que Marie aurait eu d'autres enfants.

En fait, il est probable que Marie ait eu des enfants avant et après Jesus. Les moeurs de l'époque ne faisaient pas se contenter seulement d'un enfant unique. De plus, la mouvance radicale que semblait prendre avoir prises Jesus plus tard ne plaisait pas trop à sa famille d'origine. Il aurait renié sa famille d'origine et aurait adopté une autre famille, les disciples de son groupe, les apôtres. D'après ce que j'ai cru comprendre, quand on parle des frères de Jesus dans la Bible, il semblerait qu'il ne s'agisse pas de ses frères apôtres, mais d'après une traduction grecque, qui fait la différence entre frère de sang et frère comme proche, il semblerait donc que la Bible fait plusieurs fois allusion aux frères sanguins de Jesus. La probabilité que Jesus ait eu des frères est donc forte.

Voila en quoi Jesus aurait eu des frères, ou tout du moins un, nommé Jacques dont il est question ces derniers temps.

Une première réponse rapide à Richard :
A) Quand je disais hélas, c’était une formule rhétorique : je voulais dire que lorsque l’homme veut se rassurer, il se rend vite compte que les systèmes qu’ils se donnent suscitent rapidement de nouvelles questions. Dans l’absolu, c’est fantastique ça montre la richesse de notre univers et/ou de notre foi; Mais en pratique celui qui espérait que sa découverte allait lui donner la clef d’une connaissance d’un monde bien organisé et aisément compréhensible se retrovue tout malheureux. D’ou mon hélas. Encore une fois, pour moi cette richesse qui fait qu’il y a bien de choses qui nous échappent est merveilleuse.
B) Pour les théologiens, je n’ai rien à ajouter aux réponse de Sbeuh. J’aurais les mêmes arguements que lui de toute façon et ils sont plus convaincants quand ils viennent de lui.
C) En revanche, j’affirme haut et fort que je ne suis obligé de suivre aucun dogme. Un des points essentiels du protestantisme c’est d’affirmer que la Bible ets la seule autorité valable pour parler de Dieu. Bref, bible en main je peux réfuter n’importe quel pape ou concile (je fais une synthèse de Luther et de Bossuet, là). De plus je me réclame au sein du protestantisme de l’école de théologie qu’on appelle libérale. Rien à voir avec le libéralisme économique, l’idée c’est simplement d’affirmer que la foi individuelle prime sur les doctrines. J’ai même des collègues qui ne croient pas en la résurrection et cela ne les empêche pas d’être pasteur, ni de croire en Dieu, c’est dire… Quant au frères et soeurs de Jésus, ils sont attestés dans les textes bibliques et le dogme catholique romain de la virginité perpétuelle de Marie est pour moi un excellent exemple du danger des dogmes : au nom d’une tradition on s’oppose à ce que dit le texte de référence. C’est très fort !