Alors, my 2 cents 
Jokari dit:Voilà, j’ai testé Le Havre lors du week-end jeux de Ludo’Perche.
Ca, c’est bien

Jokari dit:
Tout d’abord merci à Deepdelver et Joker 75 pour l’initiation.
Je ne connais pas joker75 et deepdelver, à l’époque, c’est plutôt moi qui lui expliquait les jeux
Jokari dit:
Notre partie, complète, a duré 3h10 à 5, explication de règle comprise.
Ils ont du être sacrément efficace les explicateurs, parce que ça me parait plutôt court. 5 joueurs, je n’oserais même l’essayer en explication, mais en plus le tenir en si peu de temps à 5 joueurs

Perso, jamais essayé à 5 et ça ne me tente pas plus que ça.
Jokari dit:
Le jeu est fluide dans sa mécanique.
C’est le moins qu’on puisse dire, c’est la grande force de ce jeu.
Jokari dit:
Le thème est à mon goût assez artificiel : autant je me suis bien plongé dans l’ambiance ruro-médiévale des 2 autres, autant le port du Havre m’a semblé une vue de l’esprit dans ce jeu.
Je dois avouer que coté thème, Le Havre et Caylus me semble assez proche. Ce n’est pas le thème qui transporte, dans ces deux jeux, mais bien des mécaniques superbes.
Jokari dit:
Concernant les mécanismes, pas grand chose de nouveau : on retrouve la récupération / transformation via bâtiments des ressources déjà fort exploitées.
Ben, je dois avouer que j’y vois un petit chouille de neuf. Des jexu où on récolte des ressources pour les utiliser à construire quelque chose, y’en a un paquet. Mais là, il y beaucoup de transformation de ressources, et d’utilisation multiples de ces ressources qui me plait bien. Le bois, qui va pouvoir devenir charbon, ou matériau de construction ou énergie. La base de ce jeu, c’est vraiment la transformation de ressources (elles sont imprimées recto verso pour ça). Dans Caylus, on transforme rien, on utilise de manière brute. A part Roads & Boats, qui transforment beaucoup, je ne vois pas beaucoup de jeu dont la transformation de ressources est autant utilisé (mais ma mémoire me fait sûrement défaut).
Jokari dit:
La notion de tempo est fort importante pour développer son jeu harmonieusement : une bonne anticipation est nécessaire pour obtenir les gains espérés. Là encore, ce n’est pas révolutionnaire.
La marque des grands jeux comme Zavandor, Amyitis et tant d’autres. C’est sûrement moins marqué dans Le Havre, c’est quelque chose qui ne plait pas à tout le monde mais c’est bien foutu.
Jokari dit:
Le jeu se résume, selon moi, à une recherche forcenée d’une optimisation des actions. Aucun fun là dedans !
J’avoue que pour moi c’est beaucoup trop : autant à Caylus ou à Agricola j’ai vraiment la sensation de développer concrètement quelque chose (une ville, un château, une ferme), autant à Le Havre la seule préoccupation des joueurs est la recherche des PV : optimisation et abstraction du résultat n’est pas un cocktail que j’affectionne…
Perso, la recherche d’optimisation forcée me parait plus présente à Caylus. Peut être parce que j’ai plus de mal à bien la gérer à Caylus, mais clairement, les deux jeux joue dans le même registre, sauf que j’arrive plus facilement, en me prenant moins la tête, à Le Havre. Perso, Le Havre trouve un bon compromis en proposant une succession d’actions que j’arrive mieux à gérer, avec une fluidité exemplaire. La notion d’ordre du tour, entre autre est fixe (y’a pas de tour de jeu à proprement parlé en fait), et à Caylus, si l’idée de l’auberge est géniale, elle demande un effort intellectuel et d’anticipation qui dépasse, à elle seule, la demande de concentration pour Le Havre à mon avis. Non clairement, tous les bâtiments sont dans le thème, on construit réellement quelque chose, tout en voyant la ville faire son travail et se développer. Ca me plait plus qu’à Caylus, où on voit clairement le travail de chacun (devant le joueur) et la construction de la ville (à part).
On est évidemment dans une recherche de PV au bout du compte, mais clairement, ces PVs sont de l’argent, et on accumule cet argent. C’est bien plus concret que les PVs de Caylus qui ne restent que des PVs quand on joue. Agricola est à part, avec un thème bien plus présent en effet, mais Le Havre est, à mon avis, bien plus de Caylus que d’Agricola.
Jokari dit:
La longueur de la partie est franchement rédhibitoire à mon goût : je ne me suis pas ennuyé, loin de là, mais j’imagine mal un large public prendre goût à ce genre de labeur qui paraîtra forcément longuet.
Ben, pour une première partie dans une configuration déconseillée dans les règles et annoncée à 3 heures sans l’explication, si ma mémoire est bonne, c’est un peu normal. Clairement, c’est pas du jeu pour jouer avec mamie, m’ai c’est bien aussi de temps en temps, non ?
Jokari dit:
Au final, je n’enrichirais pas ma ludothèque avec ce jeu car il ne me semble pas assez novateur, il est trop abstrait dans son contexte et bien trop long.
Voilà, c’était my 2 cents

pour dire que Le Havre me semble moins abstrait que Caylus quand même et pas beaucoup plus long. Pour moi, il reste suffisamment novateur, car c’est un des rares jeux d’optimisation où l’auteur a réussi à créer des tours très courts, générant des temps d’attente faible voire très faible en début de partie, ce qui est un tour de force pour un jeu de ce genre.