J’ai mis à jour le lexique suite à vos propositions.
La définition des “jeux à l’allemande” a fait beaucoup débat. C’est certain qu’on peut en écrire une nouvelle chaque jour.
Avez-vous des idées d’autres termes à rajouter au lexique ?
Govin dit:On peut aussi parler de filiation. Inutile d'être absolument Allemand pour créer un jeu affilié à l'école allemande.
Je trouve que la gamme des jeux Aléa aurait tendance à bien illustrer l'école allemande, mais Scan va venir me prouver le contraire.
Effectivement ça marche plutôt bien, et d'ailleurs je trouve que la gamme Alea est particulièrement représentative de la variété de tous ces jeux. Entre Ra, Adel Verpflichtet, Chinatown, Princes de Florence, Wyatt Earp (d'un auteur de wargames), Eiszeit (auteurs américains) et Um Ruhm und Ehre, je mets au défi quiconque de tirer une définition capable d'englober les caractéristiques de tous ces jeux.
Le Grand Thierry dit:Coopératif
Jeu dans lequel plusieurs joueurs œuvrent ensemble pour atteindre une victoire collective.
Il y a plusieurs sous-groupes :
− Coopératif pur (Seigneur des Anneaux, Ghost Stories, Space Alert…) : tous les joueurs forment une équipe et doivent vaincre le jeu
− Tous contre un (Extension Sauron du Seigneur des Anneaux, Heroquest, les Mousquetaires du Roy, Doom…) : un joueur joue le rôle du « méchant », les autres joueurs doivent le vaincre. Quand on parle de « jeu coopératif », on évoque généralement une de ces peux premières catégories de jeu, voire même plus spécifiquement la première.
− Jeu par équipe fixe (Bridge, Belote, Carolus Magnus à 4…)
− Jeu par équipes sans connaitre les équipes en début de partie (Tarot à 5, Battlestar Galactica, les Chevaliers de la Table ronde, Intrigues à Venise…) : c'est le jeu qui « désigne » les équipes, généralement via le tirage d'une carte en début de partie, gardée secrète. Dans les Chevaliers de la Table Ronde, c'est plutôt du tous contre un, mais « caché ».
− Jeu par équipes fluctuantes (Fief 2, Dune, Cosmic Encounter…) : ici le jeu donne surtout la possibilité à au moins deux joueurs de remporter une victoire commune. Ceux-ci peuvent alors œuvrer ensemble jusqu'à la fin de la partie, ou se trahir en cours de route.
Moi j’aimais bien l’explication de colonel fubar :
limitation des interactions directes (ce qui ne veut pas dire qu’elles sont inexistantes), pas d’élimination de joueurs, etc.
Je rajouterai peut-être la notion de “progression personnelle” dans le jeu, qui fait que les situations et ressources às disposition de chaque joueur sont similaires lors des premiers tours mais se distinguent peu à peu
Le Grand Thierry dit:Avez-vous des idées d'autres termes à rajouter au lexique ?
Win-to-win et kingmaking
t’as oublié “double-guessing” ![]()
Multiplayer solitaire.
Exemple: Race for the Galaxy N’est PAS un multiplayer solitaire.
![]()
Le Grand Thierry dit:J'ai mis à jour le lexique suite à vos propositions.
Avez-vous des idées d'autres termes à rajouter au lexique ?
Vu que le terme Kingmaking/kingmaker est présent dans le lexique, je pense que l'on peut rajouter le terme "Control Freak" aussi.
genesteal dit:Vu que le terme Kingmaking/kingmaker est présent dans le lexique, je pense que l'on peut rajouter le terme "Control Freak" aussi.
Ah ... tu peux définir simplement ? Est-ce que le looser talking est une stratégie de Control Freak ? Il ne faut pas sombrer dans les expressions de spécialistes super pointus.
Un terme à ajouter : analysis paralysis (trop grande liberté d’action / de choix qui fait ralentir les tours de jeu)
Le Grand Thierry dit:genesteal dit:Vu que le terme Kingmaking/kingmaker est présent dans le lexique, je pense que l'on peut rajouter le terme "Control Freak" aussi.
Ah ... tu peux définir simplement ? Est-ce que le looser talking est une stratégie de Control Freak ? Il ne faut pas sombrer dans les expressions de spécialistes super pointus.
Pour moi le control freak est un terme aussi important que le Kingmaker car ce sont deux stéreotypes que l'on retrouve fréquement autour d'une table de jeu et comme le Kingmaker, il n'est pas spécifique au monde du jeu. Même, si j'ai découvert le terme récement.
Je pense qu'il est différent du Lose talking (terme que je viens de découvrir), le lose talking se basant plus sur le syndrome "Calimero", le control freak à lui un sentiment de supériorité.
Je vais essayer une définition pour le jeu inspiré de l'article Wikipedia anglophone sur le control freak:
"Un joueur control freak est un joueur qui par un sentiment de supériorité et/ou pour son propre intêret ne vas cesser d'imposer, de dicter sa stratégie, son point de vue aux autres joueurs."
Euh, non :
Le Control Freak (« fanatique du contrôle »), c’est un joueur qui n’admet pas la présence d’éléments incontrôlables dans un jeu (hasard, double guessing, chaos, autres joueurs).
Analysis Paralysis, ça désigne une tendance, considérée comme maladive, de certains joueurs à être incapables de sélectionner intuitivement les meilleures actions possibles, et de ne pas savoir s’empêcher de considérer l’ensemble des possibilités et leurs implications, une à une. Et donc à jouer très lentement. Cette tendance est exacerbée, dans certains jeux, par un grand nombre d’options et d’informations accessibles aux joueurs.
Loser talking (et pas looser, qui ne veut rien dire) : tenter de détourner l’attention des joueurs en leur faisant croire qu’on est en train de perdre la partie.
Win-to-win : se dit d’un mécanisme qui avantage un joueur déjà bien parti (classiquement, dans un jeu comme St Petersburg, un joueur riche a plus de moyens d’investir, pour devenir encore plus riche). Par extension, ce genre de mécanisme fait qu’un mauvais départ est impossible à rattraper.
Kingmaking (parfois appelée « arbitrage ») : se dit d’une action d’un joueur donnant arbitrairement la victoire à un autre au détriment d’un troisième (typiquement, dans un jeu d’affrontement, en choisissant d’attaquer un joueur, laissant le champ libre aux autres).
Leader bashing : cas particulier de kingmaking où l’ensemble des joueurs se ligue sur le joueur de tête, donnant généralement la victoire au deuxième (ou prolongeant la partie).
Double guessing : mécanisme impliquant un choix simultané de plusieurs joueurs, qui doivent deviner mutuellement l’action adverse pour en bénéficier. Le jeu le plus représentatif de ce mécanisme est le pierre-papier-ciseaux.
Scandisk, docteur ès vulgarisation. ![]()
scand1sk dit:Loser talking (et pas looser, qui ne veut rien dire) : tenter de détourner l'attention des joueurs en leur faisant croire qu'on est en train de perdre la partie.
la VO de Caliméro ?!
Kouynemum dit:scand1sk dit:Loser talking (et pas looser, qui ne veut rien dire) : tenter de détourner l'attention des joueurs en leur faisant croire qu'on est en train de perdre la partie.
la VO de Caliméro ?!
C'est ça
scand1sk dit:Loser talking (et pas looser, qui ne veut rien dire) : tenter de détourner l'attention des joueurs en leur faisant croire qu'on est en train de perdre la partie.
Immersion : capacité d’un jeu à faire oublier aux joueurs leur environnement extérieur, et faire du jeu le centre du monde pendant la durée de la partie. Il s’agit d’une notion très subjective, mais ça passe généralement par un thème et des mécanismes familiers aux joueurs et une certaine complexité, imposant donc aux joueurs d’être concentrés en permanence sur la partie.
scand1sk dit:Le Grand Thierry dit:Coopératif
Jeu dans lequel plusieurs joueurs œuvrent ensemble pour atteindre une victoire collective.
Il y a plusieurs sous-groupes :
− Coopératif pur (Seigneur des Anneaux, Ghost Stories, Space Alert…) : tous les joueurs forment une équipe et doivent vaincre le jeu
− Tous contre un (Extension Sauron du Seigneur des Anneaux, Heroquest, les Mousquetaires du Roy, Doom…) : un joueur joue le rôle du « méchant », les autres joueurs doivent le vaincre. Quand on parle de « jeu coopératif », on évoque généralement une de ces peux premières catégories de jeu, voire même plus spécifiquement la première.
− Jeu par équipe fixe (Bridge, Belote, Carolus Magnus à 4…)
− Jeu par équipes sans connaitre les équipes en début de partie (Tarot à 5, Battlestar Galactica, les Chevaliers de la Table ronde, Intrigues à Venise…) : c'est le jeu qui « désigne » les équipes, généralement via le tirage d'une carte en début de partie, gardée secrète. Dans les Chevaliers de la Table Ronde, c'est plutôt du tous contre un, mais « caché ».
− Jeu par équipes fluctuantes (Fief 2, Dune, Cosmic Encounter…) : ici le jeu donne surtout la possibilité à au moins deux joueurs de remporter une victoire commune. Ceux-ci peuvent alors œuvrer ensemble jusqu'à la fin de la partie, ou se trahir en cours de route.
A mon avis, il faut bien faire le distinguo entre jeu coopératif et jeu en équipe. Le jeu en équipe n'est pas un sous-groupe du jeu coopératif. Les logiques sont quand même différents. Un jeu coopératif n'est pas simplement un jeu où les joueurs sont obligés de coopérer pour atteindre leurs objectifs. D’ailleurs, à mes yeux, les jeux "tous contre un" sont des jeux par équipe où l'une des deux équipes est constituée d'un unique joueur. A ce titre, il ne s'agit pas de jeux coopératifs.
à traduire : http://www.boardgamegeek.com/wiki/page/Glossary
Il y a bien entendu des définitions à revoir et d’autres à faire sauter (spécifiques au BGG)
Vous avez 2 semaines, je ramasse les copies à cette date.
Bon courage,
Pour ma part, j’avais défini “jeu de coopération” un jeu où le jeu lui-même gagnera fatalement sauf si les joueurs font alliance (mais on autorise la possibilité d’un traitre).
Pour moi Pandémie, c’est de la coopération (même avec le bioterroriste). Scotland Yard ou Descent, non, c’est du jeu par équipe (à “tous contre un”).
Mais bon, les définitions, si on va au fond du fond, chacun aura la sienne ! ![]()