Hin hin hin©
greuh, troll
J’etais sur le point de le poster dans “Vous Dites?” ce truc-là.
Déjà fait… ![]()
Au risque de revenir un peu dans le sujet, je ferais bien un parallèle entre l’univers des JdS et celui de la bande dessinée, longtemps honnie des grands médias (c’est pas encore la grosse fête, non plus).
Il y a quinze ans, le lecteur de BD passait pour un ado boutonneux un peu con qui lit Fluide Glacial (ou pire Mickey, la seule référence un peu mainstream).
Même, pour certains, la seule BD qui existait en dehors des illustrés, c’était les Strange et compagnie, alors là on passait direct pour un nerd, même si le mot n’existait pas encore (on devait dire “ringard”).
Aucun journal ou magazine ne chroniquait de bandes dessinées et personne ne semblait le regretter (à part les acteurs du genre qui n’en vivaient pas franchement bien).
Il aura fallu le courage et l’abnégation de quelques indépendants pour modifier cet état de fait. Je citerai notamment l’Association comme étant certainement le groupe par lequel une bande dessinée différente a vraiment pu connaître ses heures de gloire, mais d’autres groupes ont agi à cette époque, certains avec moins de succès.
Enfin, la bande dessinée avait autre chose à dire que des petits mickeys. Ou du moins, enfin les médias en prenaient conscience. Mais ça ne s’est pas fait en un jour.
Aujourd’hui, près de vingt ans après cette révolution (n’ayons pas peur des mots), il existe des librairies spécialisées qui vendent autre chose qu’Astérix et Tintin (que j’ai évité de mentionner jusque là à dessein). Mais surtout, on trouve toutes les nouveautés dans des surfaces plus “démocratiques” (genre Virgine et Fnaque). OK, la loi sur le prix des livres a permis aux petites enseignes de survivre, ce qui ne serait pas le cas pour les JdS, mais c’est un autre débat.
Aujourd’hui, les BD sont régulièrement chroniquées dans Télérama, Libé et plein d’autres journaux/magazines (sans considération de qualité concernant lesdits journaux).
Aujourd’hui des émissions de télévision sont consacrées à la bande dessinée, et certaines d’excellentes qualités, où on prend la peine d’écouter ce que les auteurs ont à dire.
Il est donc possible, dans une moindre mesure, que le même sort puisse être réservé aux JdS, à condition que la production française se démarque, par son ingéniosité, son courage et sa patience. Et je ne doute pas que Mathieu ait dans sa besace les éléments qui lui permettront d’être un acteur important de cette métamorphose.
Perso, je n’ai rien contre une plus grande médiatisation de l’univers du jeu, si c’est pour accompagner la hausse de la qualité.
Désolé d’avoir fait si long. ![]()
-- s e b dit:Il est donc possible, dans une moindre mesure, que le même sort puisse être réservé aux JdS, à condition que la production française se démarque, par son ingéniosité, son courage et sa patience. Et je ne doute pas que Mathieu ait dans sa besace les éléments qui lui permettront d'être un acteur important de cette métamorphose.
Si ce devait être le cas, oui, je pense que Matthieu (avec 2 t) en serait un acteur important. Le travail qu'il fait avec Cocktail Games en termes de communication, d'image et d'accessit au jeu de société en font pour moi une personnalité incontournable de la "scène" ludique française.
Merci pour tout ce que tu fais.
Pour ce qui est de l'ouverture des médias au jeu de société, je pense qu'il faut seulement être patient. Le jeu de société est en pleine croissance, et le succès appelle le succès. Un jour j'espère, si la tendance ne baisse pas, je pense que ce loisir prendra sa place dans le quotidien du français moyen et que ce loisir trouvera un intérêt pour les médias.
Mais pour ça il faut rapprocher le jeu des gens. Et ce travail de communication, de proximité, de créations d'évènements, que font certains éditeurs (Asmodée, Cocktail Games, Gigamic et Ferti par exemple) et les multiples associations de jeu françaises doit être apprécié pour ce qu'il apporte de bon.
Il n'y a pas longtemps j'ai des cousins qui ont découvert les cocktail games tout seuls. Ils avaient pris 2 ou 3 jeux en boites qu'ils ont apprécié depuis. Ils vivent au fin fond de la campagne, là où les ondes pleines de TT d'internet ne passent pas en haut débit. Ils nous présentèrent les jeux comme des petits trésors qu'ils étaient heureux d'avoir découverts par eux-mêmes dans une boutique isolée.
J'espère que dans 2 ans, on aura tous un cousin ou une cousine éloigné(e) venu(e) à découvrir Dixit, Kaléidos ou Tobago d'eux-mêmes. Je pense que c'est par là que le jeu viendra à devenir plus populaire, à devenir un centre d'intérêt plus populaire, et donc un centre d'intérêt plus médiatique.
Je ne crois donc pas à l'inverse : ce n'est pas les médias qui populariseront le jeu, mais le jeu qui se popularisera grâce à la qualité de la production des jeux de gammes familiales/ communication et qui deviendra par conséquent plus médiatique.
-- s e b dit:
Désolé d'avoir fait si long.
très intéressant au contraire
ocelau dit:-- s e b dit:
Désolé d'avoir fait si long.
très intéressant au contraire
Carrément !
Désolé pour les deux t de Matthieu, c’était une simple coquille pas relue.
Si j’ai plaisir à parler de l’univers de la bande dessinée, c’est que je m’y suis baigné très tôt, beaucoup plus tôt que les jeux, en fait. Et dès que j’ai eu un peu d’argent j’ai acheté des BD. Beaucoup de BD. J’en ai entre 800 et 1000 actuellement. Si c’est peu, comparé à certais collectionneurs, c’est suffisamment pour passer pour un taré et pour alléger mon portefeuille chaque semaine.
Si je parle de l’Association, c’est parce que c’est en les rejoignant que j’ai découvert Trondheim, Sfar, puis par ramifications, Andréas, Blain, Blutch (un peu plus tôt grâce à Fluide, justement) et tant d’autres.
Pour l’univers des jeux, c’est François Haffner qui a été le déclic pour moi. De la lecture presque intégrale de son site (petit à petit), j’ai découvert des perles qui m’ont donné à connaître et apprécier des auteurs ou des éditeurs et donc d’autres jeux.
Et maintenant je me ruine aussi en jeux.
Je souhaite ce bonheur à tout le monde.
Sympa comme expérience ![]()
Je ne crois pas que ça ait été dit mais un élément qui pourrait favoriser la médiatisation, ce serait la création d’un prix (avec éventuellement différentes catégories) pour les jeux en France.
Un prix, ça donne une raison de faire du buzz sur le JdS au moment de la remise, ça peut être utilisé pour vendre le lauréat, ça peut motiver créateurs et éditeurs et ça donne un forme de “crédibilité” à la filière. Il y a le TT d’or mais il faudrait qu’il soit plus relayé et soutenu par les éditeurs au nom de leur intérêt bien compris à tous. Ce que fait Matthieu (et le succès qu’il rencontre car son buzz pour Trader à l’air d’avoir bien marché) montre que le JdS est peut être à un seuil critique de sa croissance où il commence à avoir une audience grand public suffisante pour qu’un prix sérieux puisse être un avantage pour tout le secteur.
Le jdr en France n’en avait pas, et quand le GROG a commencé à faire le GROG d’Or (pensé comme un petit truc sympa et au processus de détermination en logique floue), la nature ayant horreur du vide, il est devenu de facto un prix “important”, parfois utilisé par les éditeurs dans leur marketing comme pour Orpheus où un sticker avait été ajouté sur la couv.
Colonel FUBAR dit:Je ne crois pas que ça ait été dit mais un élément qui pourrait favoriser la médiatisation, ce serait la création d'un prix (avec éventuellement différentes catégories) pour les jeux en France.
ça existe et ça s'appelle l'as d'or/jeu de l'année décerné à l'occasion du festival International des jeux de Cannes.
le lien ici :arrow:
C’est vrai que ça existe, mais on n’en parle pas tant que cela, je veux dire, dans les média… C’est bien dommage ![]()
(HS) Pour la FFJDR, si elle n’a pas fait entendre sa voix à l’époque de Dumas, c’est tout simplement parce que ce n’était pas possible. Une fédération (quelle qu’elle soit) ne peut agir en justice avant 5 ans (me semble) d’existence. Et se faire entendre face à Mireille quand on est une fédé qui vient de se créer, hein, c’est juste pas possible.
Keiyan, aucun rapport, je suis fils unique.
TS Léodagan dit:Je ne crois donc pas à l'inverse : ce n'est pas les médias qui populariseront le jeu, mais le jeu qui se popularisera grâce à la qualité de la production des jeux de gammes familiales/ communication et qui deviendra par conséquent plus médiatique.
Il me semble que les attentes des joueurs et du grand public sont fondamentalement différentes, et je crois donc que si ce genre de produits sont développés, ils ne nous contenteront pas, de la même façon qu'un Monopoly ou un jeu de l'oie nous semblent archaïques et dépassés.
Du reste, ce sont des expériences qui sont tentées: je pense à Jamaïca, par exemple, qui a l'étoffe d'un jeu grand public, mais qui est distribué via les magasins spécialisés. Sauf erreur, la horde des consommateurs lambda ne s'est pas ruée sur ces boîtes de jeux et elles n'ont connu qu'un tirage limité. Ce n'est pas qu'un problème de communication: un consommateur ordinaire ne va pas perdre son temps à aller chercher un produit dans une boutique spécialisée mais se contentera du magasin de jouets du coin, même si l'offre y est limitée...
-- s e b dit:Aucun journal ou magazine ne chroniquait de bandes dessinées et personne ne semblait le regretter (à part les acteurs du genre qui n'en vivaient pas franchement bien).
C'est faux, ou du moins je connais une exception : le quotidien local L'Indépendant (66), le gros journal local du département, avait une rubrique BD au moins hebdomadaire, d'une colonne, entre les années 70 et 90.
Mon père l'écrivait.
Deuxième point : l'Association, c'est quand même bien récent et la BD a connu ses heures de gloires avant même sa fondation, faut pas exagérer. Je ne remets nullement en cause le fond de ton message, mais quelques points de sa chronologie.
La BD a commencé à devenir acceptable et acceptée dans les années 80, quand ceusses qui avaient grandi avec sont devenus adultes avec un vrai pouvoir d'achat (un peu comme le geek uprising actuel). Les "grands noms" de la BD se sont forgés dans les années 70 et 80 pour l'essentiel. J'entends par là des noms connus du public au sens large, et ce quelque soit le genre, fut-ce Milo Manara ou Paolo Eleuteri Serpieri. Des Pratt, des Schuitten, des Goscinny, etc. Désolé de remettre en cause cette affirmation sur l'Association, mais dans le métro ces jours-ci, c'est d'une BD de Bourgeon (la suite des Passagers du Vent, parus dans les années _80_) dont on fait des publicités quatre mètres par trois mètres. Pas de Sfar ou Trondheim
Je mets un bémol vis à vis de Persépolis (mais faut pas se leurrer : c'est le film qui a transformé un succès underground en succès overground).
J'ai rien contre ces auteurs, mais l'Association est et reste un mouvement underground qui n'a pas plus de portée que les BD de Crumb ou les Fabulous Furry Freak Brothers en leur temps : c'est de la bonne bédé, mais cela reste underground. Et si Donjon est un gros succès (Sfar mit Trondheim), je ferais remarquer qu'il est publié chez Delcourt.
Le renouveau du Comics américain en France (essentiellement chez Delcourt et Panini) est dû au fait que les lecteurs de Strange à l'époque sont désormais des trentenaires avec un chéquier d'une part, et d'autre part parce que l'adaptation de comics au cinéma, qui a toujours existé, a connu un coup d'accélérateur ces dix dernières années (et ce pour la même raison : le geek a désormais un vrai pouvoir d'achat, souvent assez élevé d'ailleurs).
Brefle, ne mettons pas toutes les victoires sur un truc aussi underground que l'Association, je trouve cela désobligeant pour tous ceux qui ont fait de la BD ce qu'elle est avant même que l'Association ne soit une éventualité dans le cerveau de ses fondateurs.
greuh
Cher Monsieur Greuh,
Ha ben merde alors. Quand j’étais petiot, j’habitais dans le 66, et on disait “L’indépendant, quatre feuille et rien dedans”
Bon, j’étais trop jeune pour le lire vraiment, et je ne m’interessais pas à la BD, alors bon… Mais c’est amusant comment le nom de ce journal m’a rapellé cette phrase d’un coup -sans juger de la qualité des chroniques de votre paternel bien sûr, je vous dis, je le lisais pas-.
Bien à vous de cordialement
Monsieur Phal
Monsieur Phal dit:Cher Monsieur Greuh,
Ha ben merde alors. Quand j'étais petiot, j'habitais dans le 66, et on disait "L'indépendant, quatre feuille et rien dedans"Bon, j'étais trop jeune pour le lire vraiment, et je ne m'interessais pas à la BD, alors bon... Mais c'est amusant comment le nom de ce journal m'a rapellé cette phrase d'un coup -sans juger de la qualité des chroniques de votre paternel bien sûr, je vous dis, je le lisais pas-.
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Bien à vous de cordialement
Monsieur Phal
Je peux même te raconter la suite : "L'Indépendant, quatre pages et rien dedans, le torche-cul des catalans"
Ceci dit, tu habitais où, catalan ?
Visca Catalunya lliura !
greuh
(Quoique je préfère - je l'écris phonétiquement - "Fourrat soun fourrat y una pixa tins pou zouill"
greuh dit:Mirmo dit:greuh dit:Vous avez vraiment envie de voir les grolandais se mettre à fréquenter vos boutiques, pratiquer vos jeux et squatter vos stands ?
Vous avez vraiment envie d'une édition "Les Experts" de Pandémie et d'une édition "Loft Story" de Space Hulk ?
Vous avez vraiment envie de voir tous ces jeux si beaux adapté aux marché des Raouls (ceux du jdr du même nom) ?
Vous êtes sûrs ?
greuh
Jolie image des Français
http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html
Ouais, hein ?
Etre raciste ou se moquer de la France d'en bas comme tu aimes à le faire, où est la différence finalement ?
Qu’est-ce qu’il faut pas lire…
greuh
greuh dit:Qu'est-ce qu'il faut pas lire...
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greuh
Ouais, arrête de te moquer de nous, ça fera du bien à tout le monde. Et arrête d'être raciste aussi. Hein ? J'ai pas tout compris ? Mais si voyons...