Les vrais prix

Grumly dit:
Alix dit:Moi ce qui me gène c'est que certains ont de manière artificielle vider les stocks (ils ne jouent pas avec 4 boites ?)de ce jeu en particulier pour le revendre. Moralité, des joueurs découvrant le jeu un peu en "retard" ne pourront se le procurer quand payant beaucoup plus cher. J'ai la désagréable impression de voir la spéculation boursière déborder jusqu'ici. Je ne parle même pas de ce qui se passerait si WoC rééditait les Alpha et Beta en édition limitée, le jeu touchant encore plus de monde...

Moi ce qui me gène c'est que Games Wrkshop est rendu cela possible :D


Oui mais GW sont un peu à part dans le monde de la distribution. Ils ont une politique commerciale très agressive (ça, c'est pour le langage commercial) et sont de vrais salopards (ça, c'est pour le langage moins imagé).

Petite question aux pros si il y en a qui passent, est-ce qu’aujourd’hui vous avez une bonne vision de qui achète vos jeux et est-ce qu’il y a des efforts de fait pour développer le CRM (gestion de la relation client), ne serait-ce qu’au niveau boutique par exemple ?

J’avoue que j’ai pas bien compris la question… :oops:

C’est juste un terme pro pour désigner le fait que ta connaissance de tes clients et de ton marché en gros.

Disons que quand Karis vend Caylus à son distributeur qui le fourgue à une boutique qui le fourgue à loïc, est-ce que la boutique sait vraiment qui est loïc et est-ce qu’au bout de la chaîne Karis le sait aussi ?

Quand j’entend par qui est loïc, je veux dire le type de joueurs, le budget qu’il a, ce qu’il a acheté d’autres, etc…

Pour faire de la CRM en boutique, il faudrait que le client se prête à la relation (questionnaire, suivi,…)

Moi, quand mon commerçant me demande mon adresse, sachant que c’est pour m’envoyer de la pub (donc pas de la CRM mais du scoring) je lui dis non.

En suite, il faudrait que le commerçant soit super open du bulbe et du porte-monnaie pour investir dans ce genre de démarche.


Maintenant, adapter et développer la CRM pour les boutiques de jeux serait un projet passionnant (surtout avec une interface web)

Si des TTiens veulent y réfléchir, je suis partant.

Hé Olivier13 ce serait pas toi qui revends un Space Hulk à 150 euros sur Okkazeo :? si c’est toi t’abuses un peu quand même notamment par rapport à ce topic que t’as lancé :mrgreen:

Au delà de la difficulté et de l’intérêt du truc, ça reste un axe d’amélioration, après bien sûr la finalité peut très bien être que tu penses que t’auras pas de retour sur investissement suffisant, mais c’est une réflexion à avoir de mon avis.

Richard dit:Pour faire de la CRM en boutique, il faudrait que le client se prête à la relation (questionnaire, suivi,…)[…]

Oui ceci dit de telles infos existent déjà, les boutiques en ligne par exemple savent ce que tu as commandé chez eux, après si si c’est exploité ou pas et comment…
Moi, quand mon commerçant me demande mon adresse, sachant que c’est pour m’envoyer de la pub (donc pas de la CRM mais du scoring) je lui dis non.

C’est pas nécessairement sans contrepartie (quand tu prends ta carte de fidélité à ton supermarché, ça te donne accès à des promos etc, ca te ‘force’ à venir dans cette chaîne mais aussi ils ont un accès historisé à ta consommation chez eux et l’exploitent).
Après tu as d’autres moyens aussi que de passer pour les boutiques, rien n’empêche que l’éditeur fasse des questionnaires sur son site Web mais l’interprétation des résultats ne sera pas la même.
En suite, il faudrait que le commerçant soit super open du bulbe et du porte-monnaie pour investir dans ce genre de démarche.
[…]

Là encore pas forcément sans contrepartie directe ou indirecte.

En même temps, quand on fait un jeu comme Caylus, on sait à qui on s’adresse : à des joueurs passionnés. Quand on produit la Bonne Paye, on sait que l’on s’adresse à public familial. Il n’y a pas besoin d’avoir un oeil dans les magasins pour savoir ça. Et heureusement car si l’éditeur devait attendre de savoir qui achète son jeu pour savoir à qui son jeu s’adresse, il perdrait beaucoup d’argent.

D’autant qu’une enquête dans un magasin peut être totalement erronée. L’acheteur n’est pas forcément le joueur. De plus, un joueur peut très bien ne jouer qu’une fois au jeu et le revendre ensuite sans que le distributeur ne puisse le savoir.

Et puis nos habitudes de consommation sont suffisamment suivies pour qu’on puisse faire une petite pause en achetant un jeu dans notre petite boutique favorite.

Bien sûr quand tu vends des petits beurres, tu t’adresses à des gens qui aiment les petits beurres. Après tu peux avoir envie d’aller un peu plus loin.

Ensuite avis perso d’ordre général, ce n’est pas parce que quelque chose est difficile à bien faire qu’elle ne présente pas d’intérêt.

J’avoue que la finalité de la démarche reste obscure pour moi là.