Ludiverse : Impressions diverses - Partie I

Ludiverse est (in)fini…

Ludiverse c’est quoi ?


Je le voyais déjà, leur nom en haut de l’affiche

Comme @superdefi vous l’annonçait il y a quelque temps, la première édition du salon Ludiverse a eu lieu les 18 et 19 avril derniers à l’espace Paris Montreuil Expo. Si vous voulez en apprendre plus sur le montage et les personnes derrière cet événement, tout cela est fort bien expliqué dans l’article de @Rodenbach que vous trouverez en cliquant ici. Pour résumer à gros trait : le salon a pour origine la communauté “wargame” (lire : geeks accrocs à Game Workshop qui regardent des influenceurs ad hoc), donc il s’adresse en premier lieu aux figurinistes, mais aussi aux rôlistes et les jeux de société y sont un peu plus en marge.

Les organisateurs ont proposé à TricTrac un pass presse. Mais personne du CNRL n’étant dispo aux bonnes dates, c’est un adhérent qui a représenté Trictrac sur place. En l’occurence moi, car j’avais un créneau le dimanche après-midi. Patatras : j’apprends qu’il y a une soirée “avant-première” le vendredi soir. Je plante donc au dernier moment les amis @keiyan, @fulgan, @bs, @corbax et @grolapinos, qui se retrouvent à jouer à Star Wars D6 sans moi, les pauvres. Ça faisait facile 10 ans que je n’avais pas fait de jeu de rôle (JdR) et j’y renonce pour aller à une convention pleine de rôlistes. Ironique.

Premier contact


L’entrée le vendredi soir. C’est calme et cool.

Je pars donc avec le super appareil photo de ma chérie dont je n’arriverai pas à me servir, vous n’aurez donc que des photos pourries faites au smartphone. Dans la rue, pas mal de monde en T-shirts noirs floqués de blagues de geek ou des délicats symbÔles crypto-fachisants de WH40K (si vous ne connaissez pas l’univers : un imperium galactique humain apporte beaucoup de démocratie sécurité aux petites filles en utilisant la dialectique la violence légitime proportionnée, et les autres factions sont toutes aussi kikoulol). Pas de doute : je suis sur le bon chemin. Et me voici donc à l’entrée du salon le vendredi à 18h.

A l’intérieur, c’est sombre, c’est grand, c’est calme. Certains stands sont encore en fin de montage, l’ambiance est souriante et relax. Cela fait très pro. Si j’avais géré la chose nul doute que ça aurait été la panique totale. Pour une première c’est classe.

Ma mission : dire bonjour et rappeler au “milieu” que TricTrac existe toujours. Evacuons tout de suite : je n’ai pas su la remplir, syndrome de l’imposteur ou timidité, j’ai eu beaucoup de mal. Le dimanche au milieu de la foule c’était vraiment compliqué de monopoliser des responsables et lors de la soirée “presse” le vendredi il n’y avait pas vraiment de spot clair pour discuter. Il y avait un genre d’apéro global mais très flou. En plus, je ne sais plus du tout qui est qui. Entre les milieux JdR ou figurines qui me sont étrangers et le fait que les gens que je connaissais en jeu de société JdS (Karis, Hicham, Matthieu, etc) n’étaient pas là, compliqué de s’inscruster au pif.

J’ai donc préféré déambuler et discuter sur les stands. Mais, il n’était pas si évident de trouver du monde partout. Certains étaient encore en montage, ailleurs les équipes étaient sorties manger, ou profitaient de l’apéro, ou encore elles étaient déjà parties récupérer des forces pour la suite du weekend. En plus, si moi personne ne me connait, manifestement il y avait des gens plus bankables, que l’on salue et à qui l’on confie des boîtes (attendez-vous à des vidéos sur “Le coupable est un Carnivore” par exemple !). Reste que c’était très chouette, très calme et que j’ai vu, appris et joué à plein de choses. Au final, j’aurais discuté avec des démonstrateurs et des bénévoles (très peu connaissent TricTrac) sur pas mal de stands et surtout beaucoup interagi (et joué) sur les stands Iello et Pixie Games. Ce sera évoqué dans le dernier article de cette série.

Donc, je commence par une vaste déambulation pour me repérer un peu dans le salon.


Normalement c’était une photo d’un plan in situ avec l’ambiance du salon tout autour mais comme ma photo était complètement floue, je vous colle ça.

C’est plutôt bien organisé :

  • En bas, à gauche : le jeu de rôle (rouge),
  • en bas, au centre : une grande scène pour les annonces, les tables rondes etc (rose),
  • en bas à droite : les jeux de figurines (bleu clair) et les figurines (orange),
  • en haut les tournois de jeux de figurines (bleu foncé) et les tables de jeu de rôle (orange),
  • dans les trous : les jeux de société (en vert).

(N.B: les codes couleur ne collent pas exactement dans le détail mais vous avez l’idée générale des surfaces respectives pour chaque branche).

Je vais détailler chacune des trois familles jeux de rôle, jeux de figurines et jeux de plateau dans des articles séparés à venir. Mais rien qu’à la vue du plan, il apparaît clairement que c’est une convention qui s’adresse à un public très geek, très “hardcore”. Ce qui m’amène à évoquer directement mon sentiment global sur cette convention.

Palmarès

À part les hurlements de joie des vainqueurs de certains tournois et une émouvante déclaration d’amour à GW (GameWorks) en fin de salon, je n’ai pas trop suivi ce qui se passait sur la scène principale… Mais en cherchant des illustrations pour écrire la série d’articles de compte rendu, j’ai découvert qu’elle a servi pour des remises de prix ! À l’heure où j’écris ces lignes, il m’a été impossible de trouver un palmarès complet, ni comment il a été établi. Cette section sera enrichie lorsque j’aurais d’autres éléments.

  • Prix jeux initié/expert du jury ludiverse 2026 : Moon colony Bloodbath.
  • Un autre prix mais je ne retrouve plus lequel : Donjons & Chatons.

Impressions générales

C’est super sympa de retrouver le site des premières GenCon parisiennes. Les vieux souvenirs (20 ans !) remontent mais, petite déception, il n’y a manifestement pas de chasse au trésor. Tristesse. Est-ce parce que cet événement est adapté à un public plus “moderne” ? Non. Je ne crois pas. D’ailleurs le dimanche, curieusement, ça m’a plutôt rappelé l’ambiance des années 80-90 dans les clubs et les boutiques de jeux : c’était globalement le même public, avec des looks rebelles très rétro qui n’ont pas beaucoup changé si ce n’est les tatouages et les cheveux colorés rigolos. Très peu de familles, ce n’est pas du tout Paris Est Ludique !, mais des gens manifestement heureux d’être là et d’avoir ce lieu, ce moment, pour eux.

Au final, je tire l’impression un peu contradictoire que Ludiverse est à la fois moins grand public ET plus inclusif que la plupart des manifestations ludiques auxquelles j’ai participé jusqu’ici. Ici, il est normal de ne pas être mainstream. Ici, le focus est sur les compétitions, la figurine et le jeu de rôle. C’est donc beaucoup plus niche que ce qu’est devenu le jeu de société. Et à Ludiverse toutes les pratiques se côtoient et se mélangent, des publics qui sont un peu noyés dans d’autres manifestations sont ici mis en avant, chez eux. Une ambiance très inclusive, très sage et bienveillante. J’ai l’impression que, de ce point de vue, c’est une franche réussite.

En tout cas, j’y retourne l’an prochain !

N.D.L.R. On remercie Ludiverse de nous avoir autorisé à utiliser certaines de leurs photos.

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Retrouvez les albums photos du festival (source Discord du festival)

https://www.dropbox.com/scl/fo/dt4xdawr2wx9ow81lhv0f/ADcaQfu7AykKoynFH1qZ1QM/Dossier%20photos?dl=0&rlkey=msp77whx49fvhusvplsm2p789