paul et Miquons il doit manquer un N le crowfunding tue t'il les boutiques ?

Acathla dit :

a ceux qui disent que les boutiques se font du pognon sur notre dos, je constate juste qu'elles vendent la plupart du temps, il y a certainement des exceptions, le jeu moins cher que l'éditeur...

 

C'est un accord tacite ca, sinon les joueurs n'achèteraient qu'en direct chez les éditeurs et toutes les boutiques fermeraient(et les éditeurs aussi car le jeu n'aurait aucune visiblité) ou les boutiques diraient à l'éditeur "Ha tu vends pas chère et ben démerde toi j'en veux pas dans ma boutique" (du coup faillite de l'éditeur car pas de visibilté).

Et ne vous leurrez pas, tout le monde ne vient pas sur TT pour s'informer, la majeur partie des ventes se fait à des quidams qui cherchent un conseil en boutique et pas à des hardcore gamer comme nous qui vivons sur TT.

Ce que vous expliquez avec les achats net (KS pour les jeux, mais sites étrangers pour l’électroménager ou la téléphonie par ex) est une réalité.

Aux boutiques de s’adapter, en proposant des choses que le mode en ligne ne permet pas. Des soirées spéciales, des animations diverses, du conseil personnalisé, bref, un endroit où le client se sent bien.

A l’époque on avait ouvert un cybercafé, et nos plus gros joueurs avaient un meilleur PC à la maison et une connexion internet. Alors pourquoi venaient-ils chez nous ? Parce que l’on avait créé un vrai esprit de groupe, que le fun en groupe est toujours plus fun que seul chez soi, qu’on offrait beaucoup d’heures de jeu gratuites, qu’on organisait des tournois, que quand les meilleurs clients rentraient on s’écriait “Ha non, pas encore lui”…

Un exemple, mon séchoir à rendu l’âme. Je passe 1h sur plusieurs sites de comparatif et des forums pour me faire une idée de mon besoin.

Puis, voulant faire tourner l’économie locale, je vais dans une boutique près de chez moi pour voir le modèle et négocier un prix identique à la valeur du net + livraison.

Le gars n’y connait pas grand chose quand je pose des questions techniques, et quand on parle du prix il va voir son chef qui accepte de faire 50 euros de ristourne. Mais pour le coup, on est encore 250 euros plus cher que le net livré…

J’ai été dans une autre boutique, profil indépendant, et le mec s’est aligné sur les prix du net (-35% de son prix quand même). A l’époque il ne le faisait pas, mais maintenant je pense qu’il sait qu’il vaut mieux gagner 30 euros sur des clients ayant mon profil que 0. Et pour moi, la garantie est plus proche.

Si les boutiques en dur s’adaptent pour certains gros clients au prix du net, ils gagneront toujours plus que de les laisser acheter en ligne.

Mauvais Karma dit :
Acathla dit :

a ceux qui disent que les boutiques se font du pognon sur notre dos, je constate juste qu'elles vendent la plupart du temps, il y a certainement des exceptions, le jeu moins cher que l'éditeur...

 

C'est un accord tacite ca, sinon les joueurs n'achèteraient qu'en direct chez les éditeurs et toutes les boutiques fermeraient(et les éditeurs aussi car le jeu n'aurait aucune visiblité) ou les boutiques diraient à l'éditeur "Ha tu vends pas chère et ben démerde toi j'en veux pas dans ma boutique" (du coup faillite de l'éditeur car pas de visibilté).

Et ne vous leurrez pas, tout le monde ne vient pas sur TT pour s'informer, la majeur partie des ventes se fait à des quidams qui cherchent un conseil en boutique et pas à des hardcore gamer comme nous qui vivons sur TT.

Ce n'est peut-être pas assez explicité, je faisais juste remarquer que le prix d'un jeu est un prix editeur...donc vociférer sur la boutique...ce n'est pas une solution (et je ne dis pas qu'il faut vociférer sur l'éditeur...tous ces gens c'est leur travail, il faut qu'il gagne de l'argent pour nourrir leur famille...)

Hades dit :
Si les boutiques en dur s'adaptent pour certains gros clients au prix du net, ils gagneront toujours plus que de les laisser acheter en ligne.

T'es sympa mais y a des frais qu'une boutique sur le net n'a pas, rien que le pas de porte déjà...
En plus du fait que sur le net la boutique va toucher non pas le bassin de population dans un rayon de 30km mais tout le pays voir meme une partie de l'étranger. Y a une échelle d'économie tellement différente que s'il fait comme pour toi le petit gars en boutique il va déposer le bilan rapidement.

Mauvais Karma dit :
Hades dit :
Si les boutiques en dur s'adaptent pour certains gros clients au prix du net, ils gagneront toujours plus que de les laisser acheter en ligne.

T'es sympa mais y a des frais qu'une boutique sur le net n'a pas, rien que le pas de porte déjà...
En plus du fait que sur le net la boutique va toucher non pas le bassin de population dans un rayon de 30km mais tout le pays voir meme une partie de l'étranger. Y a une échelle d'économie tellement différente que s'il fait comme pour toi le petit gars en boutique il va déposer le bilan rapidement.

Je ne comprends pas ton raisonnement.

De plus en plus de gros joueurs achètent sur le net. Plus en boutiques en dur.

Donc actuellement, ce coeur de cible représente 0 eur de chiffre d'affaires (CA) pour les boutiques. Ici je te parle de récupérer une partie de cette fuite de CA.

Si ces même boutiques changent leur fusil d'épaule et pratiquent des prix identiques à ceux des boutiques sur le net uniquement pour ces gros clients (modalités à définir), ils ont l'énorme avantage sur les boutiques du net que le client part tout de suite avec son jeu sous le bras (+ le conseil,...).
Donc même si ils ne gagnent plus 25 eur sur une boite à 40, mais 10 eur, on multiplie cela par le nombre de gros joueurs et le nombre de jeux qu'ils achètent en moyenne par an, et on voit qu'ils rentrent du CA alors que si ils ne font rien ce CA est à 0 pour les gros joueurs.

Moi je demande pas mieux qu'à acheter local, mais si c'est pour débourser 20% de plus, sur les volumes que j'achète, cela fait un sacré montant à la fin de l'année.

Qu'est-ce qui empêche les grosses boutiques de pratiquer une politique commerciale différenciée comme je viens de l'expliquer ?

Sauf qu’une boutique ne se fera jamais 25 euros sur un jeu vendu 40, car il faut payer la TVA, les charges fixes, etc. On est déjà plus dans l’ordre de 10, et encore… Baisser encore un peu ce rapport, c’est du travail à vide.
Du coup, ton système ne peut pas fonctionner parce qu’une boutique en dur ne pourra jamais concurrencer le net en terme de prix. Alors oui, il y a des moyens de fidélisation possible - rencontres, tests, conseils -, mais demander un effort sur les prix, hors cartes de fidélité, c’est leur demander de se tirer une balle dans le pied. C’est bien pour ça que la plupart des gros gamers ont déserté les boutiques, ce qui à son tour a fini par créer un appel d’air et contribué à tourner les boutiques vers le grand public.

Sauf que… Si le grand public (par opposition au gamer amateur de jeux denses et sophistiqués) devient le coeur de cible, faites confiance aux éditeurs pour miser sur des jeux s’adressant au plus petit dénominateur commun, c’est à dire faciles, pas prise de tête mais nécessairement moins riches et profonds…
il arrivera alors au secteur ludique ce que l’on ne peut que déplorer, mettons, à Hollywood…du préformaté, sans innovation, popcorn et oubliable, sans parler de remakes/reboot…(Jungle Speed 5eme edition et autres Zombicide: Interstellar Void 4 :scream:)
Nos boutiques spécialisées risquent d’y passer, au nom d’un darwinisme néolibéral (et d’un certain manque de conscience d’une partie des clients, comme le rappelait  Rwain) mais c’est également le paysage ludique qui risque d’être bouleversé. Noyés dans la masse des KS aux figurines et stretch goals pléthoriques, les petits jeux novateurs et innovants risquent d passer à la trappe (puisque n’intéressant plus des éditeurs désormais tournés vers un large public différent de la cible actuelle)

+1

perso je n’ai pas de boutique correct dans les environs mais quand je me ballade en France et que je visite des boutiques j’essaye toujours d’acheter un petit quelque chose parce que les boutiques c’est des gens passionnés qui essayent de vivre de cette passion… (Sans compter tout l’aspect économique)

derniere comparaison , dans une librairie tu fouilles et trouves des choses que tu ne cherchais pas (des pépites) alors que sur ama"on tu trouveras ce que tu cherches…mais passeras à côté de tout le reste…

ce qui donne formatage.

Depuis le temps qu’on dit qu’il faut arrêter de financer les corbeaux !

Albumine Tagada dit :Sauf qu'une boutique ne se fera jamais 25 euros sur un jeu vendu 40, car il faut payer la TVA, les charges fixes, etc. On est déjà plus dans l'ordre de 10, et encore... Baisser encore un peu ce rapport, c'est du travail à vide.
Du coup, ton système ne peut pas fonctionner parce qu'une boutique en dur ne pourra jamais concurrencer le net en terme de prix. Alors oui, il y a des moyens de fidélisation possible - rencontres, tests, conseils -, mais demander un effort sur les prix, hors cartes de fidélité, c'est leur demander de se tirer une balle dans le pied. C'est bien pour ça que la plupart des gros gamers ont déserté les boutiques, ce qui à son tour a fini par créer un appel d'air et contribué à tourner les boutiques vers le grand public.
 

Quand on parle de marge, on parle de marge. Après il faut déduire les frais évidemment, mais une boutique se fait bien 25 euros sur un jeu à 40, sur lequel elle reperd +/- 21% de TVA, tout comme la boutique en ligne. Après, sa zone de chalandise est moindre et ses frais fixes plus élevés. Moi j'essaie d'apporter une solution, les réponses lues plus haut sont juste un refus de voir qu'il existe des pistes.

Une société ne peut pas vendre à perte par rapport à son prix d'achat (sauf cas particuliers, restons sur la règle générale), donc si les boutiques en ligne y arrivent, les autres devraient y arriver aussi. Tu vas me rétorquer qu'une boutique seule avec sa petite zone de chalandise ne peut pas obtenir des prix aussi bas que ses concurrent en ligne. Je suis (en partie) d'accord. Mais qui lui interdit de se regrouper avec d'autres boutiques en dur pour faire front commun et profiter d'un pouvoir d'achat plus grand pour négocier. Qui l'empêche de chercher des solutions plus adaptées ?

Je défends le fait que les gros gamers qui ont déserté les boutiques peuvent y revenir. Ce que je lis dans vos posts c'est: "les gros gamers ont déserté, et si les boutiques baissent leurs prix uniquement pour eux afin de les faire revenir, ils ne peuvent pas...".

Pour moi, ce sont des arguments faciles, d'immobilisme, non adaptatifs aux règles du marché qui elles évoluent. Des arguments qui n'apportent aucune solution, juste défaitistes en disant, "ouais les gros joueurs sont partis, les boutiques en dur ont du mal. C'est vache de la part des gros joueurs de ne pas faire vivre le mec au coin de la rue".

Pourquoi Nokia qui était leader en téléphonie s'est écrasé en 3 ans ? Pourquoi Apple reste au top dans ses produits, malgré des prix prohibitifs et des marges pour les revendeurs de l'ordre du 2 euros sur un GSM a 500 balles ?

Pourquoi les ménages qui voient leur pouvoir d'achat diminuer année après année (taux d'intérêts à 0,1% et inflation à plus de 2,5%) ne chercheraient-ils pas pour un produit identique le prix le plus intéressant ?

Dans 10 ans, des librairies il n'y en aura quasi plus. Le livre électronique remplacera bien souvent le livre en dur. Les gens du secteur qui ne s'adapteront pas disparaitront. Pourtant on le sait depuis un moment que cela va arriver, il ne faut pas se leurrer. Les journaux se vendent moins aussi, mais beaucoup s'achètent en version électronique maintenant. Oui des gens perdent des emplois, mais d'autres sont créés. Il faut juste analyser les choses, réfléchir, lire, partager. Des solutions il y en a. Y'a qu'à regarder ce que l'on peut faire avec la Blue Economy, ou les progrès dans les technologies liées au mimétisme animal.

En résumé, la boutique qui veut s'adapter peut le faire.

Hades dit :
Albumine Tagada dit :Sauf qu'une boutique ne se fera jamais 25 euros sur un jeu vendu 40, car il faut payer la TVA, les charges fixes, etc. On est déjà plus dans l'ordre de 10, et encore... Baisser encore un peu ce rapport, c'est du travail à vide.
Du coup, ton système ne peut pas fonctionner parce qu'une boutique en dur ne pourra jamais concurrencer le net en terme de prix. Alors oui, il y a des moyens de fidélisation possible - rencontres, tests, conseils -, mais demander un effort sur les prix, hors cartes de fidélité, c'est leur demander de se tirer une balle dans le pied. C'est bien pour ça que la plupart des gros gamers ont déserté les boutiques, ce qui à son tour a fini par créer un appel d'air et contribué à tourner les boutiques vers le grand public.
 

Quand on parle de marge, on parle de marge. Après il faut déduire les frais évidemment, mais une boutique se fait bien 25 euros sur un jeu à 40, sur lequel elle reperd +/- 21% de TVA, tout comme la boutique en ligne. Après, sa zone de chalandise est moindre et ses frais fixes plus élevés. Moi j'essaie d'apporter une solution, les réponses lues plus haut sont juste un refus de voir qu'il existe des pistes.

Une société ne peut pas vendre à perte par rapport à son prix d'achat (sauf cas particuliers, restons sur la règle générale), donc si les boutiques en ligne y arrivent, les autres devraient y arriver aussi. Tu vas me rétorquer qu'une boutique seule avec sa petite zone de chalandise ne peut pas obtenir des prix aussi bas que ses concurrent en ligne. Je suis (en partie) d'accord. Mais qui lui interdit de se regrouper avec d'autres boutiques en dur pour faire front commun et profiter d'un pouvoir d'achat plus grand pour négocier. Qui l'empêche de chercher des solutions plus adaptées ?

Je défends le fait que les gros gamers qui ont déserté les boutiques peuvent y revenir. Ce que je lis dans vos posts c'est: "les gros gamers ont déserté, et si les boutiques baissent leurs prix uniquement pour eux afin de les faire revenir, ils ne peuvent pas...".

Pour moi, ce sont des arguments faciles, d'immobilisme, non adaptatifs aux règles du marché qui elles évoluent. Des arguments qui n'apportent aucune solution, juste défaitistes en disant, "ouais les gros joueurs sont partis, les boutiques en dur ont du mal. C'est vache de la part des gros joueurs de ne pas faire vivre le mec au coin de la rue".

Pourquoi Nokia qui était leader en téléphonie s'est écrasé en 3 ans ? Pourquoi Apple reste au top dans ses produits, malgré des prix prohibitifs et des marges pour les revendeurs de l'ordre du 2 euros sur un GSM a 500 balles ?

Pourquoi les ménages qui voient leur pouvoir d'achat diminuer année après année (taux d'intérêts à 0,1% et inflation à plus de 2,5%) ne chercheraient-ils pas pour un produit identique le prix le plus intéressant ?

Dans 10 ans, des librairies il n'y en aura quasi plus. Le livre électronique remplacera bien souvent le livre en dur. Les gens du secteur qui ne s'adapteront pas disparaitront. Pourtant on le sait depuis un moment que cela va arriver, il ne faut pas se leurrer. Les journaux se vendent moins aussi, mais beaucoup s'achètent en version électronique maintenant. Oui des gens perdent des emplois, mais d'autres sont créés. Il faut juste analyser les choses, réfléchir, lire, partager. Des solutions il y en a. Y'a qu'à regarder ce que l'on peut faire avec la Blue Economy, ou les progrès dans les technologies liées au mimétisme animal.

En résumé, la boutique qui veut s'adapter peut le faire.

T'oublie qu'il restera toujours des vieux cons pour ne pas suivre la masse (pas de téléphone portable qui fait le café, pas de livre électronique (le papier c'est l'avenir) et j'ai pas envie de me faire livrer mes jds par drone...)..il y a plus de dix ans, on nous a prédit la mort du cd... Ok il s'en vend beaucoup moins mais il s'en vend encore...comme quoi...

dans ce propos que je cite je lis en gros faut s'adapter ou mourir...et c'est les autres les défaitistes...

il faut penser, lire, partager, et se dire que la fuite en avant (aussi appelé progrès voire l'avenir par certains) n'est peut-être pas la meilleure solution...même si c'est celle de la masse...

si ce n'était pas le cas, on se battrait pour déterminer la meilleure version du monopoly, ou quelles sont les stratégies viables a trap'tartines 😁😁😁

rdv dans 10 ans pour voir si les KS ont tué les boutiques ou juste apporté un complément.

Dsl, Hadès, mais je t’assure : sur ton jeu à 40 euros, une boutique se fait grand max 15 €, et encore je vois large. Après, je ne suis plus derrière le comptoir depuis un bout de temps, et des professionnels du moment pourraient sans doute préciser.
Aucun constat défaitiste là-dedans, et je n’ai jamais jeté la pierre aux hardcore gamers, dont la passion leur permet au final de court-circuiter l’attrait principal de la boutique : le conseil. Des gens qui comme nous passent du temps sur tric-trac, se tiennent au courant des sorties, des actus, des KS savent très bien ce qu’ils cherchent, ce qu’ils veulent, où le trouver et pour quel prix. Du coup, il est très difficile pour une boutique de concurrencer le net sur ce terrain-là. Mais il en reste plein d’autres, heureusement !

Pour le reste de ton exposé ultra-libéral (et je dis ça sans sarcasme, hein), ça me paraît compliqué. Premièrement parce que les “règles du marché qui évoluent”, bah, personne ne les connaît vraiment. On prédisait la mort du livre papier et des librairies il y a dix ans déjà, et l’avènement du tout-numérique à l’horizon 2020… Loupé, le livre numérique peine à se hisser à 7% des ventes totales (ce qui reste énorme, hein, on est d’accord). Pour rester dans le domaine du jeu, qui aurait parié il y a, allez, 7 ans sur la montée en flèche de KS dans le monde ludique ? Le marché “n’évolue” pas, il stagne, puis mute de façon incontrôlable subitement, re-stagne, implose, se redresse, stagne… Bref, l’économie obéit rarement à une logique évolutive simple (sauf dans le cas de grandes transitions technologiques, qui laissent beaucoup de monde sur le carreau… mais rarement les commerçants !)

Deuxièmement, parce qu’un modèle valable sur un secteur ne s’applique pas forcément à un autre. Vendre des jeux en boutique, ce n’est pas vendre des téléphones, ni des bouquins, ni des couche-culottes. Ça demande un positionnement particulier par rapport à son public, ce qui implique pour une grande part que si les hardcore gamers ont déserté les boutiques, c’est que les boutiques l’ont aussi bien voulu (ou du moins ont vu venir l’hémorragie et ont fait avec). Ce que je veux dire, pour faire simple, c’est que les boutiques s’adaptent déjà. C’est juste qu’elles ont compris que si elles ne pouvaient pas concurrencer le net sur le prix, il fallait le concurrencer sur autre chose. Et beaucoup y parviennent très bien.
L’arrivée de KS là-dedans fout un gros bordel, et c’est tant mieux. Tout le monde est en train de revoir ses priorités et ça promet des choses intéressantes, à mon avis.

@ Dweller : ça fait une paye que le public familial est le cœur de cible de la plupart des éditeurs, ça n’empêche pas l’offre ludique velue d’être plus riche que jamais ! Des petits jeux novateurs et innovants, il en sort par tombereaux… À tel point que je n’arrive plus à suivre, perso, et que je me replie sur ma ludothèque déjà bien fournie. L’effet KS, selon moi, c’est surtout que ça rendu une énorme visibilité et une plateforme d’édition efficace à l’ameritrash, qui avait pas mal disparu au profit du kubenboi. Avec tout ce que l’ameritrash peut avoir de foutraque, hénaurme et démesuré, que ce soit dans la mécanique, la profusion de figouzes ou… les tarifs pratiqués !

Non mais sérieux, bien sur que crowfunding esquinte les boutiques. Le crowfunding c’est comment vendre un pseudo jeu pas testé en faisant une grosse campagne de com et en promettant qu’on ne sera pas en retard. Ou comment raffler la timbale avec un piège à gogo. Ou plutôt un piège à bobos.
Recette pour faire des millions de dolls : vous faites de belles promesses bien creuses, vous mettez plein de plastique (j appelle pas ça de la figouze. Rackham faisait de la figouze) et surtout vous la mettez bien profond aux boutiques qui vous ont nourries pendant des années.
Ha et le jeu ? Ha non ça on s’en fout les gars ils l on payé en avance de toute façon. Ha et puis si on arrive pas à tout vendre ben on ira quand même pleurer chez les boutiques voir si elles peuvent pas quand même nous acheter notre daube pas testée.

Tiens tant qu’on en est aux promesses. C’est aussi “hey les gars, si vous me filez 80.000 dolls regardez ce que je pourrai vous faire fabriquer”. " Ha ben non en fait il me fallait au moins 400.000. Ha bah vous l’avez dans le cul". Bah oui parce que les promesses elles n’engages que ceux qui les croient. 
Demandez a starplayer si le crowfunding n’esquinte pas les boutiques tiens.

et voilà l’integriste de base anti KS, avec un diplôme de complotiste tout en ayant un QI de mouche …

bref… (est t’il utile de rappeler qu’avec tabletopia, bga, les pnp, les jeux sont encore plus testé qu’en édition classique. pour les projets trvaillés bien sûr)



de toute façon de quelles boutiques on parle ?
quelles boutiques ferment ?

les boutiques que je voit fermer depuis 4/5 ans, en toute simplicité je dirais que c’est normal ils faisaient mal leur travail.
prix bien trop élevé, pas de connaissance, peu interessé, aucune part dans la communauté, horaires de fonctionnaire, une tronche de 3km de long si t’arrive proche de la fermeture, regarde leur tel plutôt que se mettre à disposition des clients ou l’inverse les suivent partout (hé oui c’est un métier !)

les vrai boutiques, elles, elles restent. et vu l’augmentation du nombre de joueurs, elles s’y retrouvent.
une vrai boutique à aussi pas mal de ks en vente contrairement à ce que j’ai vu certains dire. elles ont compris qu’elles doivent se différencier et peuvent meme conseiller des joueurs “experts” car ils ne peuvent pas avoir tout essayer. (si ton magasin te sort un millennium blades, un above and below, du arcadia, ou autre titres énormes dont on t’entends pas parler sur TricTrac et donc hors des sentiers battus, et bien tu as un interêt à passer toutes les deux semaines voir si ils ont pas une pépite en ce moment)

c’est un faux débat.
en plus le nombre de FR qui achetent sur KS&co, est assez limité et pas suffisament significatif pour impacter un CA magasin.
si les joueurs “expert” les désertent, c’est peut être qu’il faut des vendeurs experts. imo, quand le conseil est meilleur à la grande recrée que dans 50% des boutiques faut pas pleurer



LTH dit :
et voilà l'integriste de base anti KS, avec un diplôme de complotiste tout en ayant un QI de mouche ...

Ce genre de remarque est particulièrement déplacé, les mouches sont très intelligentes.

Albumine Tagada dit :@Dweller : ça fait une paye que le public familial est le cœur de cible de la plupart des éditeurs, ça n'empêche pas l'offre ludique velue d'être plus riche que jamais ! Des petits jeux novateurs et innovants, il en sort par tombereaux... À tel point que je n'arrive plus à suivre, perso, et que je me replie sur ma ludothèque déjà bien fournie. L'effet KS, selon moi, c'est surtout que ça rendu une énorme visibilité et une plateforme d'édition efficace à l'ameritrash, qui avait pas mal disparu au profit du kubenboi. Avec tout ce que l'ameritrash peut avoir de foutraque, hénaurme et démesuré, que ce soit dans la mécanique, la profusion de figouzes ou... les tarifs pratiqués !

Je ne suis pas sûr que l'on puisse dire que le grand public soit encore le coeur de cible, pour la simple et bonne raison que pour l'heure, la représentation du jeu de société dit moderne sur les rayonnages de la grande distribution reste confidentiel.
Nul doute que cela changera en revanche, et c'est là que l'impact se fera ressentir, non seulement pour les boutiques spécialisées dont la seule (et pourtant essentielle) pluvalue sera le conseil et l'ambiance.

Comme toi, Albumine, je suis un peu lassé par le Darwinisme néolibéral qui transpire de nombreux propos (les boutiques doivent s'adapter ou crever... )... Quelle tristesse et quelle résignation...

Et si nous autres consommateurs avions un rôle à jouer pour définir ce que doit être le modèle, au lieu de se laisser bassement séduire par les sirènes du marché et de ses lois soi-disant inéluctables, et ce, pour économiser quelques pauvres euros ?

Comme d'autres, tentant de jouer ce rôle, je commande mes jeux chez mon crémier au lieu d'aller chez le site au Meeple orange ou autre, même si je le paye un poil plus cher.
J'aime ma boutique, j'ai envie que le patron en vive (et il faut effectivement arrêter avec les histoires de marges grasses et de boutiquiers qui s'en mettent plein les poches, ça me fait bien rire), j'apprécie le lieu tant pour le conseil que pour les rencontres avec des gens qui partagent ma passion (je vous aime bien les TricTraciens, mais disons que parfois, c'est bien de parler avec des gens en vrai ^_^)

Pour revenir à la question initiale, oui, je pense que le CrowDfunding (avec un D car ce ne sont pas les corbeaux qui financent encore que certains vautours soient dans le ciel) est préjudiciable aux boutiques.
Cela ne signifie pas qu'il faille le jeter aux lions. Il a sa raison d'être dès lors qu'il s'agit d'aider un produit à exister qui n'aurait pu exister dans le circuit traditionnel faute d'éditeur. Ce peut d'ailleurs être un petit jeu issu du cerveau d'un inventeur solitaire et sans appuis, aussi bien qu'un monstre cyclopéen comme Cthulhu Wars dont le prix prohibitif le rend a priori inadapté à une commercialisation standard sans précommande...

Le problème est dans la dérive, la poule aux oeufs d'or de la trésorerie facile intéressant tout le monde, y compris les acteurs ayant déjà les reins solides et qui pourraient s'en passer.

Dweller on the Threshold dit :
Albumine Tagada dit :@Dweller : ça fait une paye que le public familial est le cœur de cible de la plupart des éditeurs, ça n'empêche pas l'offre ludique velue d'être plus riche que jamais ! Des petits jeux novateurs et innovants, il en sort par tombereaux... À tel point que je n'arrive plus à suivre, perso, et que je me replie sur ma ludothèque déjà bien fournie. L'effet KS, selon moi, c'est surtout que ça rendu une énorme visibilité et une plateforme d'édition efficace à l'ameritrash, qui avait pas mal disparu au profit du kubenboi. Avec tout ce que l'ameritrash peut avoir de foutraque, hénaurme et démesuré, que ce soit dans la mécanique, la profusion de figouzes ou... les tarifs pratiqués !

Je ne suis pas sûr que l'on puisse dire que le grand public soit encore le coeur de cible, pour la simple et bonne raison que pour l'heure, la représentation du jeu de société dit moderne sur les rayonnages de la grande distribution reste confidentiel.
Nul doute que cela changera en revanche, et c'est là que l'impact se fera ressentir, non seulement pour les boutiques spécialisées dont la seule (et pourtant essentielle) pluvalue sera le conseil et l'ambiance.

Comme toi, Albumine, je suis un peu lassé par le Darwinisme néolibéral qui transpire de nombreux propos (les boutiques doivent s'adapter ou crever... )... Quelle tristesse et quelle résignation...

Et si nous autres consommateurs avions un rôle à jouer pour définir ce que doit être le modèle, au lieu de se laisser bassement séduire par les sirènes du marché et de ses lois soi-disant inéluctables, et ce, pour économiser quelques pauvres euros ?

Comme d'autres, tentant de jouer ce rôle, je commande mes jeux chez mon crémier au lieu d'aller chez le site au Meeple orange ou autre, même si je le paye un poil plus cher.
J'aime ma boutique, j'ai envie que le patron en vive (et il faut effectivement arrêter avec les histoires de marges grasses et de boutiquiers qui s'en mettent plein les poches, ça me fait bien rire), j'apprécie le lieu tant pour le conseil que pour les rencontres avec des gens qui partagent ma passion (je vous aime bien les TricTraciens, mais disons que parfois, c'est bien de parler avec des gens en vrai ^_^)

Pour revenir à la question initiale, oui, je pense que le CrowDfunding (avec un D car ce ne sont pas les corbeaux qui financent encore que certains vautours soient dans le ciel) est préjudiciable aux boutiques.
Cela ne signifie pas qu'il faille le jeter aux lions. Il a sa raison d'être dès lors qu'il s'agit d'aider un produit à exister qui n'aurait pu exister dans le circuit traditionnel faute d'éditeur. Ce peut d'ailleurs être un petit jeu issu du cerveau d'un inventeur solitaire et sans appuis, aussi bien qu'un monstre cyclopéen comme Cthulhu Wars dont le prix prohibitif le rend a priori inadapté à une commercialisation standard sans précommande...

Le problème est dans la dérive, la poule aux oeufs d'or de la trésorerie facile intéressant tout le monde, y compris les acteurs ayant déjà les reins solides et qui pourraient s'en passer.

enpassant dit :
LTH dit :
et voilà l'integriste de base anti KS, avec un diplôme de complotiste tout en ayant un QI de mouche ...

Ce genre de remarque est particulièrement déplacé, les mouches sont très intelligentes.

Meme deux fois plus que nous, puisque la mouche sait sait.

Hello !

Voilà un topic qui est interessant.

Pour apporter un peu d’eau, je suis depuis pas mal d’années le blog d’un de ces villains propriétaire de boutique qui se repaisent sur notre dos :

http://blackdiamondgames.blogspot.fr/

(en americain)

C’est je trouve trés instructif de voir la réalité du terrain depuis l’autre côté du comptoir.

(A savoir qu’il travaillait dans l’IT, et qu’il gagne beaucoup moins bien sa vie maintenant, alors qu’il a la boutique la plus réputée de sa région.)

Il aborde de multiples points, des lois américaines aux relations avec les éditeurs en passant par les problèmes de vols par les clients ou employés, ainsi que celui du rôle “moral” d’une boutique auprès de sa communauté de joueurs.

Pour revenir à la discussion, cet article explique ce qu’il gagne lorsqu’il vends un jeu à 100$ :

http://blackdiamondgames.blogspot.fr/2016/05/the-100-board-game.html

Bonne lecture !