Ces jours-ci, j’ai entendu aux infos que les dépanneurs de la région basque faisaient pression pour que les dépanneurs espagnols réhausent leurs tarifs, bien moindres que les français (1/3 je crois).
Pour ça, eux-mêmes ne dépannaient aucun automobiliste (sympa en période de vacances), et empêchaient même les quelques dépanneurs non solidaires du mouvement de faire office.
Il paraît que sur les bas-côtés basques, il y a actuellement entre 3000 et 6000 véhicules en rade…
Au début des journaux gratuits (type 20minutes, métro), certains imprimeurs avaient sabordé la distribution de ces journaux en agressant les gentils gens qui distribuaient, jetant les tas de quotidiens par terre, dans le caniveau, les volant (ils embarquaient de force les liasses de journaux).
Pourquoi ? Car ils n’imprimaient pas ces jounaux, et donc ne gagnaient pas d’argent sur ces publications. Ceci sous prétexte d’un certain statut…
Plus ou moins régulièrement, une certaine catégorie du personnel de certaines sociétés de transport cessent de transporter les abonnés payeurs car leur régime de sécu risque de changer, car leurs avantages vont être diminués…
Dans aucun des cas ici présentés (sans trop d’erreurs j’espère), les usagers n’étaient responsables du problème qui avait engendré le conflit.
Pourtant, c’est toujours eux qui trinquaient.
N’en ai marre de chez marre…
Et oui quelque part ca s’apparente à un manque de courage.
Il est plus facile de faire chier le monde dans sa globalité, que d’emmerder directement la personne au plus haut rang, dès fois qu’il te reconnaîtrait, et te foutrait à la porte. Y’en a qui tienne trop à leur place.
thespios dit:Et oui quelque part ca s'apparente à un manque de courage.
Il est plus facile de faire chier le monde dans sa globalité, que d'emmerder directement la personne au plus haut rang, dès fois qu'il te reconnaîtrait, et te foutrait à la porte. Y'en a qui tienne trop à leur place.
C'est surtout plus efficace.
C’est comme avec les enfants: tu leur accordes ce qu’ils veulent quand ils se roulent par terre dans un grand magasin, et tu peux être certain qu’ils recommenceront.
Si les pouvoirs publics et les entreprises cédaient moins au chantage et aux grèves sauvages, il y en aurait moins.
Je précise que je suis pour le droit à la grève; mais pas de n’importe quelle manière. Pas lorsqu’on prend les citoyens en otages.
Voilà en tout cas une chose que Blair a bien faite: il n’a pas cédé au chantage lorsque les transporteurs ont réclamé leur part du gâteau de la croissance il y a quelques années, en bloquant les routes pour tout le monde, contrairement à nos gouvernements pleins de courage…
toftof dit:Dans aucun des cas ici présentés (sans trop d'erreurs j'espère), les usagers n'étaient responsables du problème qui avait engendré le conflit.
Pourtant, c'est toujours eux qui trinquaient.
C'est bien là le problème
Au départ, le droit de grève a été octroyé pour que les employés puissent négocier avec les patrons, car, en stoppant le travail, ils arrétaient la production, et donc, si le patron voulait faire rentrer de l'argent, il fallait qu'il négocie pour que les ouvriers reprennent le boulot.
Avec le temps, pour certains faire grève, c'est avant tout faire ch... les autre. Et c'est ce glissement de mentalité qui fait que maintenant certains veulent l'instauration d'un service minimum, et que d'autres estiment qu'il y aura atteinte au droit de grève...
D'autant plus que la grève est de moins en moins une solution tant les patrons, ou le gouvernement (vous avez remarqué les derniers gros mouvements n'étaient plus contre les patrons mais l'Etat) ne prêtent plus attention aux grévistes...
Je pense qu'il faut réinventer le "conflit social" : en recadrant le droit de grève avec le droit des "clients". Ou en ne faisant plus grève mais des opérations coups de poing comme on en a déjà vu : coupure d'électricité durant un meeting, invasion de l'aéroport en Corse pour l'arrivée d'un Ministre (le préfêt a alors été limogé en 24 h !), etc... Et même aller plus loin : blocage des déplacements par des centaines de personnes, invasion de la garden party de l'Elysée, et j'en passe ...
Bref, une nouvelle ère s'offre à nous
retam dit:Voilà en tout cas une chose que Blair a bien faite:
C'est la seule, alors, et encore, ça se discute.
Dire que ce type est travailliste...
MrOrange dit:Je pense qu'il faut réinventer le "conflit social" : en recadrant le droit de grève avec le droit des "clients". Ou en ne faisant plus grève mais des opérations coups de poing comme on en a déjà vu : coupure d'électricité durant un meeting, invasion de l'aéroport en Corse pour l'arrivée d'un Ministre (le préfêt a alors été limogé en 24 h !), etc... Et même aller plus loin : blocage des déplacements par des centaines de personnes, invasion de la garden party de l'Elysée, et j'en passe ...
Bref, une nouvelle ère s'offre à nous
Le syndicalisme paysan marque bien cette évolution : la recherche de la sympathie des foules (actions médiatiques version José Bové) // la vielle école de l'emmerdement maximum (brûlage de pneus, déversement de fruits sur la chaussée...)
Idem pour l'edf qui a plein d'actions en stock : coupure ciblée (mince, le conseil régional !) ou électricité gratuite
Par contre pour certaines professions, pas facile d'innover et d'avoir le soutien des foules...
Ybkam dit:MrOrange dit:Je pense qu'il faut réinventer le "conflit social"
Par contre pour certaines professions, pas facile d'innover et d'avoir le soutien des foules...
Je pense que pour toutes les professions, on peut trouver de nouveaux moyens de lutte.
L'agriculture en est la preuve : tu cites Bové, et qui aurait pensé que les agriculteurs auraient d'autres moyens de lutte que brûler les pneus et déverser les légumes devant les préfectures ?
Je suis sidéré et effrayé par l’inertie des syndicats face au passage aux 40 heures. Chaque fois que je lis qqchose à ce sujet ou que j’en entends parler, ça me fait froid dans le dos.
Raphaël dit:Je suis sidéré et effrayé par l'inertie des syndicats face au passage aux 40 heures. Chaque fois que je lis qqchose à ce sujet ou que j'en entends parler, ça me fait froid dans le dos.
Dans quel sens le passage aux 40 heures ? Passer de 35 à 40 (pour la France), ou passer de plus de 40h à 40h ?
Car il faut savoir que les 35h ne sont pas un frein à l'économie française. Nous avons toujours un des meilleurs taux de prodcutivité mondiale. Pourquoi je ne sais pas, peut-être parce que nous sommes plus reposés ?
Passer de 35 à 40; vous passez de 35 à 40 pour pas un balle sinon je délocalise!
Et c’est ainsi que le nivellement par le bas de la mondialisation commença; en 2020, les pays d’europe occidentale purent rivaliser avec ceux de l’europe de l’est et en 2025 avec la Chine, grâce à la clairvoyance des grand patrons qui purent réduire le coût du travail en europe occidentale de manière radicale.
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Que faire? Simple: tu délocalises, je confisque l’outil de travail ![]()
MrOrange dit:Nous avons toujours un des meilleurs taux de productivité mondiale.
Tu parles de nous là, sur TT ?
sinon d'accord avec toi sur l'innovation syndicale... encore faut-il trouver ces innovations (ou ces innovateurs...)
Raphaël dit:Passer de 35 à 40; vous passez de 35 à 40 pour pas un balle sinon je délocalise!
Et c'est ainsi que le nivellement par le bas de la mondialisation commença; en 2020, les pays d'europe occidentale purent rivaliser avec ceux de l'europe de l'est et en 2025 avec la Chine, grâce à la clairvoyance des grand patrons qui purent réduire le coût du travail en europe occidentale de manière radicale.![]()
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C'est ce que je crains aussi.
Comme en Allemagne : chez Siemens, les syndicats ont accepté de passer de 6 semaines de congés payés à 5 pour éviter la déloc. Du coup le patronnat allemand voudrait le généraliser !!!
Ohé, Partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme
Ce soir, l'ennemi connaîtra le prix du sang, et des larmes
...
Motivés, motivés, il faut rester motivés
MrOrange dit:Nous avons toujours un des meilleurs taux de prodcutivité mondiale. Pourquoi je ne sais pas, peut-être parce que nous sommes plus reposés ?
C'est vrai que j'ai toujours du mal à intégrer ce paramètre. Sachant comment ça se passe dans les grosses entreprises Françaises, j'en déduis que dans les autres pays il doit y'avoir un % encore plus impressionnant de gros fumistes et de bons à rien.
elv dit:
C'est vrai que j'ai toujours du mal à intégrer ce paramètre. Sachant comment ça se passe dans les grosses entreprises Françaises, j'en déduis que dans les autres pays il doit y'avoir un % encore plus impressionnant de gros fumistes et de bons à rien.
elv dit:Sachant comment ça se passe dans les grosses entreprises Françaises ...
Tu dis ça par préjugé, ou c'est un constat que tu as fait car tu as visité beaucoup de "grosses entreprises" ?
MrOrange dit:elv dit:Sachant comment ça se passe dans les grosses entreprises Françaises ...
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Tu dis ça par préjugé, ou c'est un constat que tu as fait car tu as visité beaucoup de "grosses entreprises" ?
C'est aussi ce que je pense, à partir des boites où j'ai bossé. Celle où je suis actuellement est la plus grosse, et aussi celle où les gens bossent le moins.
arthemix dit:MrOrange dit:elv dit:Sachant comment ça se passe dans les grosses entreprises Françaises ...
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Tu dis ça par préjugé, ou c'est un constat que tu as fait car tu as visité beaucoup de "grosses entreprises" ?
C'est aussi ce que je pense, à partir des boites où j'ai bossé. Celle où je suis actuellement est la plus grosse, et aussi celle où les gens bossent le moins.
Et un de plus, même constat que elv et arthemix : plus c'est gros plus l'organisation est lourde et moins ça bosse pour de vrai. A ce niveau là ce n'est plus du préjugé, c'est un fait.
arthemix dit:C'est aussi ce que je pense, à partir des boites où j'ai bossé. Celle où je suis actuellement est la plus grosse, et aussi celle où les gens bossent le moins.
Et vous, dans votre boîte vous vous impliquez vraiment à fond ?
Jusqu'à quel point êtes vous prêt à vous investir dans votre travail, ou plutôt qu'êtes-vous prêt à laisser pour votre travail ?
Je comprends tout à fait que certains ne fassent que le minimum au travail, et je déteste de dénigrement communément répandu des gens qui travaillent le minimum, tout ça car ils ont une "vraie" vie à côté du travail...
MrOrange dit:Je comprends tout à fait que certains ne fassent que le minimum au travail, et je déteste de dénigrement communément répandu des gens qui travaillent le minimum, tout ça car ils ont une "vraie" vie à côté du travail...
C'est pas une histoire de dénigrement. Actuellement, je ne travaille pas plus de 50% ou 60% de mon temps de présence (oui, je sais, tous les trictraquiens le savent), et en plus, mes horaires sont plutôt légers. Et je n'ai aucun mal à faire le boulot qu'on attend de moi. Quand je regarde mes collègues (pas tous, mais beaucoup), c'est à celui qui fera le plus semblant de bosser. Mais je ne me plains pas, ça me convient tout à fait et ça me laisse plein de temps à consacrer au JdS. Mais ce n'est pas passionnant, et je me vois mal bosser pendant 10 ans comme ça !
Je suis dans une boite de 140 personnes environ. Mes boites précédentes avaient entre 15 et 50 salariés. Et c'est clair que moins il y a de salariés, plus le travail est intensif. Evidemment, cela peut également être excessif dans l'autre sens, ce qui n'est pas bien. Il faut trouver un juste milieu.