L’auto-édition, de même que la micro-édition permet de donner sa chance au jeu. Si il est bon, tant mieux, il sera certainement réédité. Si il n’ai pas bon, ou si il ne trouve pas son public, alors tant pis, l’auteur aura essayé et sera allé au bout des choses…
Dans tous les cs je trouve que c’est une bonne initiative !
oui, et tous les gens qui s’auto-éditent parlent d’une super expérience. souvent, ils n’y connaissent pas grand chose, ils apprennent sur le tas. et que leur jeu soit “objectivement” bon ou pas, qu’il trouve des débouchés ou pas, ces gens se galèrent mais trouvent qu’au fond, c’est une super aventure.
ils ont fait quelque chose, ils ont laissé une trace, si infime soit-elle. ça doit être ça qui les motive.
ivy dit:ils ont fait quelque chose, ils ont laissé une trace, si infime soit-elle. ça doit être ça qui les motive.
en fait, c'est ce qui me motive dans l'acte d'achat :
des auteurs qui se lancent dans leur aventure, finalement, acheter le jeu, c'est faire un bout de chemin avec eux.
ils font quelque chose et en face on fait quelque chose avec eux.
Auto-édition = attention
pour mon jeu Alien Pangée ( voir liens ci-dessous
) j’ai été contacté par un éditeur qui m’a bourré le mou, me relatant les avantages de son entreprise.chouette je me suis dit il est interessé…que neni !!! Il m’a proposé d’éditer mon jeu moyennant 8 € par boite de jeu ( de ma poche pour une production minimale de 2000 ! Le type m’a venté les mérites de mon jeu alors qu’il n’a vu que la vidéo et n’a pas hésité à me dire que mon jeu avait l’air bien mieux qu’un qu’il était entrain d’éditer en ce moment pour une de ses " victimes"…ca j’ai pas apprécié qu’il casse un client pour me vendre sa daube !
Bref , trop d’enthousiasme et un peu de naîveté peuvent conduire certains “entrepreneurs du jeu” dans la bankrout !
Car franchement il sait y faire le type, et son argumentaire est bien huilé…un bon commercial sans aucun doute ! Même si l’addition est salée je me suis pris à doucement rêvé l’espace d’un instant avant de reprendre mes esprit et lui coller un gros NON !! ![]()
mais ce n’est pas vraiment l’édition le problème, qu’elle soit chez un gros ou que le jeu soit auto-édité, on l’a vu plus haut.
le problème, c’est la distribution.
admettons que ton jeu soit publié, n’importe quel jeu. cool.
mais les deux mille boîtes, dans ton garage, tu en fais quoi après ?
Moi, j’ai commencé par l’auto édition (2000 Ys) avec l’aide de quelques contacts dans le milieu du jeu, qui m’ont bien aidé à définir mes besoins en matière de fabrication et de distribution.
Mes 2000 boîtes sont parties assez vite ( 1 an en gros) me laissant à la croisée des chemins quand à la suite de l’aventure (et j’ai finalement choisi l’édition tout court). Maintenant, c’était il y a deux ans et je pense que le marché à légèrement changé depuis. Il sort de plus en plus de jeux et il devient par conséquent plus difficile de faire son trou pour un “débutant”, à moins d’avoir un début de notoriété ou un jeu exceptionnel.
Je pense donc qu’aujourd’hui, l’auto-édition est bien plus risquée qu’elle ne l’était il y a 2 ans. Je conseillerais franchement aux volontaires de faire preuve de recul (comme l’a fait fatmax) avant de risquer des fortunes.
Ce n’est pas parce que votre cercle d’ami apprécie le jeu que vous en vendrez des milliers. Je dirai plutôt qu’une bonne connaissance de l’environnement est importante pour juger de la qualité de sa production. Par exemple, tous les éditeurs reçoivent des ersatz du Trivial Pursuit, envoyés par des auteurs réellement persuadés de révolutionner le jeu de société car, eux, ils ont des questions sur la poésie. Je grossis à peine le trait.
Bref : prudence ! Le marché du jeu n’est pas l’Eldorado que l’on pense et l’auto-édition est un chemin semé d’embûches…
Karis dit:Par exemple, tous les éditeurs reçoivent des ersatz du Trivial Pursuit, envoyés par des auteurs réellement persuadés de révolutionner le jeu de société car, eux, ils ont des questions sur la poésie. Je grossis à peine le trait.
Chouette, on va reparler du bambin
(inutile de répondre, sinon le sujet va splitter et voler dans la cage aux trolls
D’accord avec Karis.
Pour avoir discuté avec de nombreux éditeurs, je peux affirmer qu’ils sont submergés de (1) Quizz/trivial, (2) jeux de l’oie/parcours.
Cordialement
François
Frisconet dit:D'accord avec Karis.
Pour avoir discuté avec de nombreux éditeurs, je peux affirmer qu'ils sont submergés de (1) Quizz/trivial, (2) jeux de l'oie/parcours.
Cordialement
François
Et le plus souvent d'un habile (?) mélange des 2 (d'où l'aspect révolutionnaire)...
Karis dit:Et le plus souvent d'un habile (?) mélange des 2 (d'où l'aspect révolutionnaire)...
Mais ! Il y a déjà un parcours dans le Trivial, qui donne toute sa spécificité au jeu !
Sinon, je peux proposer une extension à Caylus avec des questions sur la littérature de Science Fiction ?
scand1sk dit:Mais ! Il y a déjà un parcours dans le Trivial, qui donne toute sa spécificité au jeu !
Sauf que l'éditeur a avoué implicitement qu'il ne servait à rien, en sortant les extensions/stand alone se jouant uniquement avec un seul dé coloré, pour exactement le même résultat !
Tout cela est trés sérieux. Il manque le simple plaisir de vivre une aventure entreprenariale. Ca coute effectivement de l’argent, mais celui-ci est fait pour être dépensé, non ?
xavo dit:Tout cela est trés sérieux. Il manque le simple plaisir de vivre une aventure entreprenariale. Ca coute effectivement de l'argent, mais celui-ci est fait pour être dépensé, non ?
Avec espoir que ça rapporte, quand même... On n'est pas dans du consommable, là. Et on ne peut être qualifié d'entrepreneur si on n'a pas cet objectif en tête.
Rody dit:Avec espoir que ça rapporte, quand même... On n'est pas dans du consommable, là. Et on ne peut être qualifié d'entrepreneur si on n'a pas cet objectif en tête.
Perso, je parlais de l'espoir que ça marche pas que ça rapporte. Je ne dis pas d'ailleurs que se faire juste plaisir est la motivation principale, juste qu'elle n'a pas été citée et qu'elle peut exister.
xavo dit:Rody dit:Avec espoir que ça rapporte, quand même... On n'est pas dans du consommable, là. Et on ne peut être qualifié d'entrepreneur si on n'a pas cet objectif en tête.
Perso, je parlais de l'espoir que ça marche pas que ça rapporte. Je ne dis pas d'ailleurs que se faire juste plaisir est la motivation principale, juste qu'elle n'a pas été citée et qu'elle peut exister.
Evidemment.
Quand j'ai fait Ys, c'était par curiosité et envie de découvrir le milieu de l'édition du jeu (j'avais quelques offres pour l'éditer).
Par contre, pour trouver les fonds (plus de 15000€ pour "juste" 2000 jeux) j'ai du emprunter à des amis. Dès lors, il était hors de question de ne pas être rentable.
S'amuser, c'est ok mais il ne faut pas tomber dans le surendettement ou les difficultés. Une maison d'édition est une entreprise avec ses contraintes pas toujours drôles, et il faut donc la gérer avec sérieux...
Karis dit:S'amuser, c'est ok mais il ne faut pas tomber dans le surendettement ou les difficultés. Une maison d'édition est une entreprise avec ses contraintes pas toujours drôles, et il faut donc la gérer avec sérieux...
Que je joue à Roads & Boats ou gère mon activité d'indépendant, j'ai une gestion trés sérieuse. J'ai même tendance à croire que j'optimise plus (c'ets plus simple) dans le premier cas
C’est sûr que les JdP, ça aide à gérer ![]()
Rody dit:xavo dit:Tout cela est trés sérieux. Il manque le simple plaisir de vivre une aventure entreprenariale. Ca coute effectivement de l'argent, mais celui-ci est fait pour être dépensé, non ?
Avec espoir que ça rapporte, quand même... On n'est pas dans du consommable, là. Et on ne peut être qualifié d'entrepreneur si on n'a pas cet objectif en tête.
nan, je ne crois pas.
même si la personne croit ça, en moins d'une semaine, elle aura déchanté. mais elle continuera. pourquoi ? parce que c'est passionnant, comme dit plus haut.
la différence aussi, entre karis et les autres, c'est que lui a la possibilité de faire tester son jeu mille fois. les gens, souvent, ne se rendent pas compte à quel point c'est important.
enfin, avant d'avoir essayé, je crois qu'on ne se rend pas compte de grand chose
On ne fait pas les choses sans un but et le but “juste pour le plaisir” me semble un peu insufisant pour envisager sérieusement une auto-edition.
Je crois que si le jeu n’a pas été testé et re-testé par plusieurs groupes de personnes il est très dangereux d’envisager son edition.
Faire un jeu, c’est du plaisir (je parle pour moi), l’editer soi même en est un autre. Le but principal de l’édition est : commercialiser le jeu, le faire connaitre et dans un deuxieme temps que cela soit rentable tout de même (surtout si d’autre nous propose de l’editer). Si les boites restent dans un garage le but n’est pas atteint me semble-t-il. Donc pas d’edition à envisager si on ne prevoit pas de vendre le jeu.
Pour vendre le jeu, je pense qu’il faut faire les choses sérieusement : il faut faire une belle édition (pas de la sous qualité) et il faut un distributeur ou prevoir un temps important à consacrer à cela (prospection, relance, logistique, …)
Avant tout cela il faut faire un “bon” jeu (donc un jeu bien testé et approuvé par des gens objectif) mais cela ne suffit pas.
Si on se place du côté du joueur qui va acheter le jeu. Qu’est-ce qui va lui faire faire l’achat ? Je pense que le premier truc c’est s’il trouve le jeu (on en revient à la distribution du jeu). Le second doit etre les caracteristiques du jeu : son theme, sa beauté, son format, …
Le troisieme serait peut-etre si l’auteur est déjà connu mais il n’est pas certain que le public connaissent un seul nom d’auteur.
Ensuite il y a le bouche à oreil (le buzz sur le net … après que certains ce soit laissé tenter sans buzz) et il faut pour cela que le jeu plaise.
oui, mais nono ou karis… vous parlez comme ça parce que vous êtes des auteurs reconnus et édités.
il y a plein de gens qui se lancent, comme ça, et qui apprennent tout sur le tas (en se mangeant de grosses claques, on est d’accord).
qu’est-ce qui les pousse à franchir le pas ?
je crois qu’au fond, ils sont persuadés que leur jeu est bon.
un peu comme les gens qui éditent des bouquins à perte à compte d’auteur, ça s’est toujours fait, ça a explosé avec l’internet.
ben pareil pour les jeux. ils tentent ![]()
ils se font un site, ça leur fait une vitrine un peu plus large que leur cercle d’amis.
ils tentent. après, ils se rendent compte que :
- ça ne rapporte pas de sous, au contraire
- on y passe sa vie entière
- il fallait surement un peu plus tester
- tiens, c’est drôle, il y a déjà cent jeux qui ressemble au mien !
- ça aurait été bien de songer à un distributeur
etc. etc. etc.
je connais deux personnes qui ont arrêté leur taf pour s’auto-éditer. financièrement, ils y perdent.
je connais d’autres gens qui, mois après mois, mettent leurs sous de côté, font des économies incroyables. pour quoi ? s’acheter une grosse bagnole ? non, pour éditer leur jeu…
ce serait bien que ces gens viennent nous répondre, ce serait plus intéressant ![]()