Radovan dit:Vois tu l'intéressant ici, c'est que tout en prétendant dépasser l'opposition dialectique binaire prétexte à ce sujet (comme 80% des intervenants) tu en reconduis le principe sectaire en décrétant au cas particulier qu'un pari n'est pas un jeu.
merci pour le paragraphe de rhétorique.

Radovan dit:Tu décrètes que la roulette n'est pas un jeu
Je ne décrète rien : un jeu, c'est une pratique qui tend vers un but, qui s'exerce dans un espace et un temps institutionnels et qui constitue à mobiliser les moyens du jeu pour atteindre les buts du jeu.
Or au casino la roulette a tout ces éléments sauf celui du temps. il n'y a pas de début ni de fin. il y a toi le joueur quand tu rentres à la table et quand tu en sors. la roulette ne t'a pas attendu, et elle continue sans toi. On ne lance pas une partie de roulette avec les joueurs. Littéralement, "la table est ouverte"; que tu viennes ou pas, à deux ou à quinze ne change rien à la roulette ni à son déroulement.
Radovan dit:(alors que officiellement et légalement elle appartient à la catégorie des « jeux de hasard »)
M'enfin ça, la catégorisation du législateur et du fisc, on s'en cogne. Le tacotac aussi y figure.
Radovan dit:simplement parce que ce jeu, subjectivement, te semble chiant comme la mort.
Tu racontes n'importe quoi, ou ce qui t'arrange. Je ne l'ai pas dit, ni écrit et au fond je ne le pense pas. Je trouve que c'est une pratique assez rigolote et en tout cas fascinante, pas en soi mais pour la vie qui existe autour - d'ailleurs un jeu est coupé de la vie, pas une table de roulette.
Radovan dit:Pourtant dans son fondement de parti sur du hasard, son critère d'appartenance de « réflexion ludique » (pour te citer) emprunte aux mêmes mécanismes psychologiques que bon nombre de wargames (style : si j'obtiens moins de 7 avec 2D6 je perd les 3 corps de blindés que j'ai « misé » sur cet assaut).
rassure-moi : tu n'as jamais joué à un wargame, hein ?

Radovan dit:Le problème que j'essaie de mettre en évidence est celui ci : la notion de « réflexion ludique sollicité » utilisée pour établir des typologies suppose que le jeu ne s'adresse qu'à nos modes de raisonnements. Pourtant ce sont bien des sensations, des émotions, du feeling qui nous font dire que ceci est un bon jeu ou pas, voire n'est pas un jeu du tout (au sens « j'ai aucune envie de jouer à ce truc »). Et a l'arrivée, ce feeling tient a un ensemble de facteurs dont le dosage est propre a chaque individu.
Tu ne démontres rien, tu affirmes. Je ne vois pas ce qui nous empêcherait de raisonner sur nos sensations ou nos émotions ludiques. Je sais qu'un jeu me plaît non pas parce qu'il me fait des frissons sur le cortex, mais pour telle ou telle raison objective.
Radovan dit:Certains seront pris de nausée à la vue d'un cube de bois alors qu'ils auront des érections en manipulant komissard space marine en plomb. Tu ne peux objecter aucune notion de « réflexion ludique » à ça.
Il y a certes un critère esthétique qui rentre en ligne, mais je ne vois pas en quoi cela empêche une approche rationnel du ressort ludique. Cela dit je ne crois pas que le cas que tu décris existe. Je ne crois pas que des joueurs, en écartant l'obscurantiste infantile style "les carottes j'ai jamais goûté mais c'est pas bon j'en veux pas" se bloquent sur du simple matos. Ils testeront le jeu et s'il correspond à leurs pratiques ludiques préférées, ils le garderont. Le fait qu'il y ait un plaisir supplémentaire indéniable à manipuler tel ou tel type de matos est un plus, pas négligeable, important, mais pas déterminant.
Radovan dit:Bref, c'est du feeling irrationnel, et, parce que cet irrationnel diffère naturellement selon les individus, toute tentative normalisation sera arbitraire.
Et bien reste dans ton monde de "feeling irrationnel". A partir du moment où tu postules que toute normalisation, c'est-à-dire tout "discours sur quelque chose", est arbitraire, il n'y a effectivement plus rien à dire.
Mais le fait même que tu en discutes est une amusante contradiction qui souligne à mon sens l'incohérence de tes propos.