scand1sk dit:
On peut vouloir « jouer pour jouer » tout en jouant à RFTG comme son auteur voulait qu'il soit joué, c'est à dire comme une course (sinon, il aurait choisi un autre nom pour son jeu)…
+1
Amha, la mécanique de RftG ne tient justement que par ses multiples possibilités de rushs et/ou de conso.
Amputer le jeu de la moitié de ses stratégies possibles, c'est forcément le rendre bancal, parce qu'il n'a pas du tout été conçu dans cet esprit.
Mais c'est certain, chacun fait ce qu'il veut avec ses boîtes.

Sinon, je pense qu'il n'y a absolument aucune différence entre "jouer pour jouer" et "jouer pour gagner".
Les bons jeux ne fonctionnent pas si les joueurs ne cherchent pas à gagner. Je crois que c'est Bruno Faidutti qui écrivait que la recherche de la victoire pour chacun des joueurs est "la première règle non-écrite de tout jeu", et je suis parfaitement d'accord avec cette formule.
Et pas besoin d'aller jusqu'à créer une atmosphère d'affrontement ultra-compétitif, il ne s'agit surtout pas de mesurer les intelligences de chacun.
Ce n'est pas une question de compétence ou de capacité quelconque, c'est davantage une question d'attitude envers le jeu, de ce qu'on cherche à trouver dans la pratique du jeu.
D'ailleurs, le "jouer pour jouer mais pas pour gagner", ça ne marche pas plus avec les jeux coopératifs par exemple.
C'est même encore pire : Ghost Stories s'en retrouverait même absolument ingagnable. Dans ce type de jeu, prendre en compte l'ensemble des possibilités du jeu est obligatoire pour chercher à gagner, voire pour tenir plus de trois ou quatre tours...
Personnellement, j'ai horreur de me trouver à une table où il y a quelqu'un qui ne cherche pas du tout à gagner, qui ne fait que du "pousse-pion" pour passer le temps. C'est heureusement très, très rare.
Le pire, c'est quand c'est accompagné d'un haussement d'épaules vaguement méprisant type "pfff moi je ne cherche pas à gagner mais juste à m'amuser", alors même que le gars est en train de ruiner le plaisir des autres personnes assises à la table.
C'est parfois lié à la perception que la personne a du JDS. Si on ne pense le jeu que comme un loisir et qu'on ne pense le loisir que comme une activité où on peut/doit débrancher son cerveau, on ne peut pas amener au jeu le minimum d'investissement qu'il requiert pour "rompre l'os (des mécanismes

) et en tirer la substantifique moelle".
Et pas que pour le plaisir de la réflexion et de la logique : c'est sans doute aussi comme ça qu'on en arrive à dire "12" au troisième tour d'Age of Steam - qui est, comme chacun sait, un véritable jeu d'ambiance.
(message subliminal : votez Age Of Steam !)Donc j'ai plutôt tendance à faire une différence entre "jouer pour jouer et donc chercher un minimum à gagner" et "jouer pour passer le temps alors qu'on aurait aussi bien pu boire une kro devant walker texas ranger".