Pas du tout. Je ne crois pas en des hypothèses, j’évalue des probabilités en fonction de faits.
Le fait indéniable est que la vie existe et que j’en ai la preuve.
Je n’ai aucune preuve de l’existence de Dieu.
Ce sont des croyances encore une fois. La première croyance repose sur un ensemble d’observations compatibles avec l’hypothèse « il y a de la vie ailleurs ».
Et la seconde dépend davantage d’arguments philosophiques, métaphysiques, théologiques ou d’expériences personnelles, mais sans observations empiriques comparables. (Et encore faudrait il se mettre d’accord sur ce que l’on appelle Dieu/dieu).
Bah c’est la définition de faire une hypothèse, non ?
Donc « la vie existe » est une croyance.
Tu pousse le nihilisme très loin.
Et, comme je te le dit, je ne parle qu’en probabilité.
Nous pourrions en discuter mais je ne parle pas de ça. Je ne dis pas que « la vie existe ailleurs » et « Dieu existe » sont des hypothèses équivalentes. Je dis simplement que dans les deux cas nous formons des jugements à partir d’éléments que nous considérons comme pertinents.
La différence (et je te rejoins) c’est que l’existence de la vie est directement observée alors que l’existence de Dieu ne l’est pas. Là où je nuance ton propos, c’est lorsque tu affirmes que tu ne crois pas mais que tu évalues seulement des probabilités. Attribuer une forte probabilité à une hypothèse revient déjà à considérer qu’elle est vraisemblablement « vraie ». C’est une croyance au sens « faible » du terme si tu préfères, pas une certitude.
Mais… attribuer 95 % de probabilité à une hypothèse, c’est précisément avoir une croyance très forte en cette proposition. Ne crois-tu pas ? (Désolé, c’était ma parenthèse philosophique).
Tu décrit les base de la réflexion bayaisiennne.
Cette réflexion est le principale moteur de la science. C’est elle qui permet de préférer une hypothèse à une autre.
Et à la fin ça permet de faire fonctionner les réfrigérateurs, c’est donc pas mal comme méthode.
L’attribution d’une probabilité ne se fait pas au pif.
La vie existe , oui, I a t’il une raison de croire que nous sommes unique, non, la probabilité que d’autres vies existent est forte.
Une nouvelle connaissance peut en effet permettre de changer les proba, dans un sens ou l’autre.
De toute manière, la vie existe ailleurs c’est « Seti » qui l’a dit ;).
Petit bémol.
Une probabilité forte qu’un événement existe ne signifie pas qu’il est fréquent.
La probabilité qu’un des joueurs, parmi tout les joueurs, du loto gagne le gros lot est forte.
Pourtant, si j’observe un échantillon de 1000 joueurs,la probabilité que l’un d’eux gagne est faible.
10 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Terraforming Mars, 10 ans après (vs SETI and Co)
Je suis plutôt d’accord pour dire qu’il y’a plus de chances que la vie existe ailleurs qu’elle n’existe pas. Principalement pour le même argument que toi.
Par contre, le problème de ton argumentation est qu’elle repose sur un seul paramètre (que je considère comme pertinent) mais ne prend pas en compte d’autres paramètres qui vont venir atténuer les probabilités.
Exemple : si on utilise les probabilités, il y a moins de chance qu’une forme de vie avec un couple « vitesse d’évolution de l’intelligence »/ « durée d’existence » que nous existe plutôt qu’une forme de vie « plus primitive » puisque si c’était le cas, il y aurait eu une probabilité qu’elle nous ait decouvert et qu’on s’en soit rendu compte.
Donc la probabilité qu’une forme de vie existe relativement proche de notre zone connue est plus faible que pour une zone ultra éloignée et comme on a strictement aucune idée de la taille de l’univers et de tout ce qui a peut être après fait que la probabilité de l’existence d’une vie est, selon moi, pas proche du 100%. Le fait de ne pas avoir « été découvert » ajoute forcément aux arguments de ceux qui pensent que nous sommes les seuls.
Ensuite, j’aimerais bien connaître la définition de ce que tu mets derrière « la vie », « forte » et « dieu »
Pour forte, si c’est plus que 50%, je pense pareil. Si c’est 99%, pas forcément.
Pour la vie, si la définition est « relativement restrictive » comme liée au carbone ou à l’eau, cela change fortement les proba.
Sauf que la taille de l’univers observable n’est pas une preuve en soit.
Lorsque l’on étudie tout les phénomènes qui ont aboutit à la formation de notre terre même les milliards de galaxies ne suffisent pas pour tirer la conclusion que c’est un phénomène fréquent.
Pour reprendre l’exemple du loto même l’univers observable n’est pas un échantillon assez grand pour garantir un resultat autre que le nôtre.
C’est déroutant je sais, j’ai longtemps pensé que l’immensité de l’univers était un élément sufisant en soit…
Sauf que tu parles de phénomène fréquent. Et je crois qu’il y’a une grosse différence avec les arguments en faveur de l’existence de la vie. Il suffit d’une fois.
Tu n’est pas d’accord avec moi sur des sujets que je n’aborde pas vraiment . Ce n’est donc pas grave. Compliquer un problème comme celui là en ajoutant un niveau de spéculation ne le rend pas plus clair.
Ma définition de Dieu a peu d’inportance et d’intérêt dans ce débat. De toute façon, quelque soit la façon de le définir, il n’y a aucune raison rationnelle d’y croire, sauf à le définir comme Einstein, la nature. Toute croyance en une transcendance quelconque est affaire de foi. Mon opinion c’est que ça serait sûrement cool, mais je ne vois pas pourquoi j’y croirais.
Dans toute mon explication ma définition de la vie va de la présence de machin de base mono cellulaire a des civilisations comparable à la nôtre.
Les premiers plus probables que d’autres. De nombreux scientifiques sérieux (pas des Raoult de l’espace) pensent même qu’on a des chances raisonnables d’en trouver dans le système solaire.
La définition même de ce qu’est la vie est un sujet ouvert en science. Il n’y a pas de consensus sur cette définition. Raison de plus pour ne pas complexifier le débat avec trop d’hypothèses et se contenter de vraisemblance.
Mon évaluation fine de la probabilité est aussi hors sujet. Tu mets plus de 50 et moins de 99 ? Pourquoi ? Comment as tu résolu l’équation de Drake ?
Dans l’état actuel de nos connaissances, Il y a, dans l’univers observable entre 10 puissance 22 et 10 puissance 24 étoiles. Avec nos moyens actuels d’observation on évalue entre 75% et 95% la présence de planetes et 10% au moins de systèmes avec une planète au moins en zone habitable.
Grosso modo, il y a dans l’univers observable au moins entre 10 puissance 21 et 10 puissance 23 étoiles ayant au moins une planète en zone habitable pour une forme de vie comparable à la nôtre (basé sur l’eau liquide).
C’est un nombre assez inimaginable. Penser que sur ce nombre qu’un ensemble d’événements ayant permis l’apparition d’une vie et même d’une vie complexe basée sur l’eau liquide n’est arrivé qu’une fois me semble assez osé et assez peu vraisemblable.
Maintenant, malgré ça, je n’ai pas résolu l’équation de Drake, Dès que j’y arrive je poste un message. ![]()
10 puissance 23 : 100.000.000.000.000.000.000.000
ça s’explique avec les lois de la thermodynamique.
Principe d’entropie positive et négative pour aller d’un point vers le futur ou vers le passé
Les lois de la thermodynamique permet d’expliquer la « flèche du temps », et encore, ce n’est pas une loi fondamentale mais une emergeance de lois plus élémentaires.
Mais je ne vois pas en quoi cela explique notre mémoire dans un univers bloc.
Soit je me suis mal exprimé, soit j’ai rien compris à ce que tu dis parce que pour le coup je dis que je suis d’accord avec toi (alors que tu me dis qu’on est pas d’accord) mais que je rajoute une nuance parce que je pense que l’existence de la vie est justement un sujet très complexe et qu’il ne peut pas être simplifié à une seule « donnée » (ou le mot que tu veux derrière, je parle de l’étendu de l’univers connu et inconnu et des ratio qui en découle) sans en modifier peut être significativement les « probabilités ».
Concernant la définition de la vie, c’est justement parce qu’il n’y a pas de consensus que les probabilités changent, selon moi, potentiellement beaucoup en fonction de la définition qu’on lui donne.
Et cela m’intéresse sincèrement (car j’ai l’impression que tu as interprété mon message et mes questions comme un reproche où je ne sais quoi) de savoir quelle est ta vision des choses à ce sujet. Non seulement c’est intéressant pour comprendre ta position mais c’est intéressant tout court en fait.
Pour les 50 et 99%, apparemment je n’étais pas clair non plus donc je vais essayer d’expliquer plus clairement. Je pense qu’il y’a plus de chance qu’il existe d’autres formes de vie plutôt qu’il n’en existe pas donc je pense que la proba est au dessus des 50%. De combien, j’en sais rien et je ne pense pas que quelqu’un soit capable de définir un pourcentage. Par contre, je pense que c’est assez largement au dessus de 50%. Et pourquoi je ne pense pas qu’on soit à 99% ou plus parce que je ne pense pas que ce soit une certitude ou une quasi certitude pour les raisons évoquées à savoir qu’il y’a énormément de paramètres à prendre en considération et que je ne pense pas qu’on puisse déterminer la probabilité de l’existence de la vie uniquement à partir de la notion d’immensité de l’univers (sinon la probabilité tendrait vers 100% même si je pense que c’est tout de même la donnée la plus importante)mais que certaines autres données font baisser légèrement le pourcentage.
Pour finir, j’insiste sur la notion de « je pense » car pour le coup il n’y a aucune preuve formelle à mon niveau de connaissance pour savoir si je me plante ou non.
Quelque soit le nombre de paramètres ou de contraintes que tu poses, et dont tu n’es pas capable véritablement de quantifier l’impact sur la probabilité, sinon tu as résolu l’équation de Drake (enfin… un équivalent) la seule donnée qui reste est l’immensité de l’univers.
Quelque soient les spéculations visant à augmenter ou à baisser la probabilité, spéculations dont on est bien incapable d’évaluer l’impact, il ne reste que l’immensité de l’univers.
Grosso mode, si nous sommes seuls etres vivants) dans l’univers observable, cela signifie à peu près que la probabilité d’apparition d’une vie intelligente est de l’ordre de 1/10puissance(23) si c’est plus et que nous sommes seul, pas de bol pour l’univers, si c’est moins, on a eu du bol.
Aujourd’hui, le consensus scientifique est plutôt de considérer que la vie, au moins simple, est très plausible rien que dans notre galaxie et même possible dans le système solaire.
Donc le probabilité d’apparition de la vie est très largement supérieure à 1/10puissance (23) pour reprendre mon raisonnement statistique un peu cavalier.
Mais personne ne donne de probabilité, alors je ne vais pas en donner moi non plus.
Tu semble vouloir m’amener sur une discussion sur les conditions fines d’apparition de la vie et surtout sur une discussion sur les chiffres. Sur des sujets qui ne sont pas de la science mais de la recherche.
A par 10puissance(23) non. C’est sans moi. Je ne suis pas exobiologiste. J’ai lu quelques livres, mais je ne pense pas avoir la compétence ni la connaissance pour argumenter plus que ça.
Non il y’a confusion, je reprend la thèse de JP Biebring qui dit qu’il est fort peu probable que la vie telle que nous la définissons existe ailleurs dans l’univers observable et que c’est par essence un phénomène très très rare voir unique, cela rentre donc en opposition aux théories qui définissent la vie comme un phénomène répandu et donc fréquent
Je suis véto et j’ai passé ma thèse à l’institut de biologie François Jacob ![]()
Du coup je te répondrais que ça doit être une histoire d’ARN MIC et de régulation du gène de la mémoire du temps … ![]()
Je crois que j’avais lu un truc là dessus dans un bouquin du "Dr" Etienne Klein et que les deux sont plus ou moins liés mais bon …
Y-a-t-il un physicien dans la salle ??? ![]()