Times Stories en Ludothèque?

eldarh dit :
 

Tiens ça me rappelle les calcules des grandes Major sur le soit-disant manque à gagner provoqué par le téléchargement illégal. Comme si un téléchargement équivalait à une vente perdue.
Et du coup la marché de l'occasion, ça pose aussi un vrai problème... Non ?
Quand même, toutes ces ludothèques qui s'engraissent sur le dos des SC, quel honte ! 
On peut aussi aller plus loin. Si j'achète le jeu mais que je fais jouer 3 amis qui eu n'ont pas payé le jeu. Au final l'auteur n'aura reçu qu'une part alors que 4 joueurs en auront profité. Et que dire si, horreur !, je prête mon jeu ? Ne faudrait-il pas mettre en place un genre de taxe pour palier à ce vrai problème... Non ? 

Ou alors, peut-être que l'impact négligeable du prêt de TS par des ludothèque sur ses ventes fait que ce n'est pas un si vrai problème que ça. 

Cher Monsieur Eldarh,

Purée, c'est dingue. Je dois vraiment mal m'exprimer. 

Ok. Les auteurs sont formidables, ils doivent vivre de leur création. Mais quand ça nous arrange. Donc il faut aider les petites boutiques parce que les vendeurs du net sont des salauds. Mais quand ça nous arrange. Les ludothèques c'est super. Le système est parfait.

Je vous laisse, le niveau d'argumentaire est trop fort pour moi... Comparé un jeu d'un particulier à une structure privé ou municipale, je ne peux lutter... 

Bien à vous

Monsieur Phal
 

Monsieur Phal dit :
Mitsoukos dit :Ahhhh voilà là la peur que le capitalisme ne puisse pas faire son oeuvre avec l'existence de vilaines ludothèques qui permettent d'essayer les jeux avant de les acheter frénétiquement...
 
 

Chère Madame Mitsoukos,

J'ai dit ça ? ............

Je crois que le message ne vous visait même pas Monsieur Phal 

ElGrillo dit :Je m'occupe d'une ludothèque et nous faisons du prêt de jeu.
Nous avons Time stories, qui n'est pas encore sorti en prêt mais qui a été joué en soirée jeu à la ludothèque. Le problème de l'achat du jeu derrière ne se pose pas, pour le prêt non plus, car après avoir joué au jeu en soirée, ces personnes ne l'auraient de de ce fait pas acheté, car time stories ne s'y prête pas. Ce jeu remplit bien son rôle en ludothèque, car il est très bon, mais ne se prête pas à l'achat secondairement de par son mécanisme. D'ailleurs, si on me prête le jeu à titre personnel, c'est idem. Donc je ne vois pas où est le problème ludothèque ou pas, une fois joué, une fois prêté, par une ludothèque ou un pote, le jeu n'est pas rejouable. C'est pas du au lieu où on joue ni si on prête ou pas, c'est du au jeu lui même. D'ailleurs, le rôle premier d'une ludothèque n'est pas de déclencher l'achat de jeu derrière mais de faire jouer, tout simplement. Si le jeu est acheté, tant mieux, et je ne doute pas une seconde que nos prêts aient pu permettre cela un bon paquet de fois. Je suis rassuré pour les space cowboys, vu comme splendor a plu par ici, nul doute qu'il ait été acheté consécutivement à un prêt angel 
Le but d'une bibliothèque, puisque cet exemple est cité, est de faire lire les gens, pas qu'ils achètent le même livre derrière. Dans le jeu, il est à contrario possible que les gens achètent par la suite, c'est l'avantage. D'ailleurs nous proposons 10 à 15% de réduc dans une boutique partenaire pour faciliter cela.
L'emprunt des jeux "experts" doit représenter 5 à 10% des emprunts, bien loin derrière les jeux enfants et familles (haba et tutti quanti), donc ce n'est pas représentatif.
Nous payons le même prix nos jeux que le grand public, mais faisons de grosses commandes, donc bénéficions de réduc fidélité.

Cher Monsieur ElGrillo,

Les choses ne posent pas de problèmes tant quelle sont marginales. Les ludothèques le sont. Et les bibliothèques aussi. Finalement. Le téléchargement de la musique, moins  Les artistes ne gagnent plus leur vie qu'avec les concerts. AirB&B, Uber, la location de voiture de particulier commence à faire des dégâts. On peut s'en foutre. On peut essayer de réfléchir aux conséquences. On peut discuter pour avancer. On peut aussi renvoyer à l'autre ses fantasmes de lutte anti-capitaliste. Oui, celle là je la trouve forte. Me parler de peur capitaliste, je dois avouer que je trouve la chose cocasse. 

Quoi qu'il en soit, ce n'est pas demain la veille que les ludothèques seront fréquentés au point de poser soucis à la filière. Pareil pour les cafés jeux, les restau jeux et autres bouibouis capitalistes qui utiliseront des produits à destinations de particulier proposés à une utilisation de masse...

Bien à vous

Monsieur Phal

Monsieur Phal dit :
 En gros de je schématise  Et les ludothèques auront empochés les adhésions (je sais, ce n'est pas beaucoup). Mais cela pose un vrai problème... Non ?

Bien à vous

Monsieur Phal

C'est peut être cette phrase là qui a permis de rebondir  
Moi je fais ce que je peux avec les moyens qu'on a, et c'est pas facile tous les jours. J'empoche, oui j'empoche pas grand chose, mais alors ça ressort direct de la poche  Et si je peux faire jouer un max de monde avec plein de jeux que j'aime, et ben tant mieux, et si c'est du time stories et ben tant mieux aussi. Je n'ai pas l'impression de participer à la progression capitaliste. Oui les ludothèques sont marginales, encore plus quand il s'agit de jeux "expert
Par contre, je ne vois pas de "vrai problème", l'exemple de time stories est à part car c'est un jeu one shot, donc à part.

(comment qu'on fait pour pas citer en gras ?)

Pour citer le cas de la ludothèque dont je m’occupe.
Nous achetons les jeux au tarif public chez [Pas de nom de boutique dans cette section. Merci], mais aussi plein d’autres sites. Pas de réduc pour nous.

Concernant le rangement des jeux, nous avons pour habitude de recompter l’ensemble des pièces de chaque jeu à chaque retour, et remettons les choses dans le bon ordre. Pour time stories je note qu’il faudra faire attention à l’ordre des cartes lors des retours.
Par rapport à la remarque de M Phal, et encore pour reprendre l’exemple de notre ludothèque time stories n’est encore jamais sorti alors que nous l’avons depuis sa sortie. Comme déjà signalé ce type de jeu, qui plait tant au public de ce forum, est déjà nettement trop hermétique à la plupart des adhérents, constitué en grande partie de famille, et finalement assez peu de gros joueurs.
Lorsque l’on va faire une soirée jeu avec time stories (le genre d’occasion où l’on va pouvoir faire découvrir le jeu à un public adulte), cela fera passer un bon moment à 4-5 personnes qui de toute façon ne l’auraient pas acheté, et qui par contre pourront après en parler.
Pour notre type de ludothèque je confirme donc que le problème “droit d’auteur” est très secondaire.  Le retour sur investissement pour notre association est par contre plus aléatoire : nous préférons acheter un jeu type Les aventuriers du rail qui sortira 4-5 fois par an pour le même prix d’achat. Pour le succès de ce jeu en ludothèque on reverra après cette soirée jeu… 

La question est effectivement pertinente et mérite d’être débattu. Je me permet d’apporter la façon dont je vis la chose, sans chercher à apporter de vérité ou de réponse:

Je suis président d’une association (qui comprend un seul employé, le reste des participants est bénévoles) qui permet non pas le prêt de jeu, mais de jouer sur place. Déjà effectivement, ne nous le cachons pas, l’association paye les jeux moins cher que des particuliers: d’une part parce qu’on en achète beaucoup et que donc on a rapidement des remises en boutiques (on n’achète plus sur les sites en lignes depuis un moment, on préfère faire vivre les boutiques locales.), d’autre part parce qu’on a  souvent des bénévoles sur des salons qui permettent de ramener les jeux jeux moins cher. Enfin, avec 4000 adhérents, plusieurs éditeurs pensent que nous envoyer des jeux est une bonne idée parce que ça permettra de les faire connaitre, de faire des animations autour et donc d’en vendre plus. Je crois que de ce côté là, ils ont bien raison, au vu des discussions que j’ai avec les adhérents. Bref, clairement, on ne paye pas les jeux plus chers.

Revenons sur le cas particulier de TIME stories. On l’a acheté et il est mis à disposition des joueurs, pour l’instant sans scénario en plus. Je ne suis pas certains qu’il sorte si régulièrement que cela, peut être parce que le lieu ne se prête pas à la sauvegarde de parties, je en sais pas. Ce que je vois par contre, c’est plusieurs personnes, moi y compris, qui n’avons pas acheté la boite de base, mais qui par contre achètent les scénarios, sachant qu’on pourra quand même y jouer avec la boîte dans mon association. Sans cela, je ne suis pas certains que je me serais lancé dans l’aventure. Est ce que les auteurs sont vraiment perdants dans cette situation? Personnellement je pense que non.
Autre comparaison: j’ai Sherlock à la maison, je l’ai prêté à un ami, alors que j’ai joué tout les scénarios. Il aurait donc pu le garder un moment le temps de tout jouer. Au final il a acheté le jeu. Je crois qu’on est nombreux à avoir un côté “collectionneur”, qui fait qu’on préfèrera souvent avoir un jeu à nous si il nous plait beaucoup plus que l’emprunter.

Après j’aime bien la comparaison avec la musique. Il y a une idée générale qui pense que si on télécharge, on achètera plus. Or, il me semble que plusieurs études ont montrés que c’est souvent ceux qui téléchargeaient le plus qui dépensaient aussi le plus.



Je vous laisse, le niveau d'argumentaire est trop fort pour moi... Comparé un jeu d'un particulier à une structure privé ou municipale, je ne peux lutter... 

Bien à vous

Monsieur Phal
 

Oui je vous l'accorde, c'est absurde (comme comparer une ludothèque et un vidéo-club). Pour un jeu comme TS un particulier aura sans doute plus de chance de le faire tourner dans son entourage qu'une ludothèque. 

Précision: notre public est vraiment pas très familial, on a plutôt des gens entre 20 et 35, sans enfants souvent.

Pour revenir au sujet de base, sans considération économique, oui TS se prête au prêt. Tout comme la plupart des jeux one-shots qui ne sont pas déteriorés par la mécanique. Ils permettent à des gens, qui ne l’auraient jamais acheté sinon, d’y jouer. Car il ne faut pas se leurrer, ceux qui ont vraiment envie de jouer à TS, achètent le jeu, ils ne vont pas écumer les ludothèques pour en trouver un en prêt!

Pour ce qui est des considérations économiques, TS présente le risque de sa mécanique: c’est un one-shot, donc une fois utilisé, au mieux pour l’éditeur il est remisé dans un placard en attendant la prochaine extension, au pire, pour l’éditeur, il est prêté ou revendu!
J’ai quelques exemples de TS achetés en commun par plusieurs asso ou plusieurs personnes, revendus à d’autres asso/personnes…
L’apport économique pour les SC, dans tous ces cas, est nul! Ils n’ont vendu qu’une boîte et pourtant une dizaine de personnes joue dessus!
Dans notre asso, il n’est sorti qu’une fois, en privé, personne ne nous l’a réclamé pour autant. On se prête des jeux entre d’autres asso, par manque de moyens, par envie de découverte ou tester avant achat. Des adhérents font de même, certains prêtent des jeux à l’asso, les amènent en soirée… Dans tous ces cas, l’industrie ludique ne touche rien. Est-ce normal? Je ne sais pas. Comment faire autrement? Je ne sais pas non plus! Est ce qu’au final l’industrie du jeu est perdante? Je ne pense pas, on a “fait acheter” des jeux à des personnes qui sans cela, ne les auraient jamais achetés!

Après, je pense aussi que c’est aussi à l’éditeur de s’adapter, avec pourquoi pas, juste une boîte de base de TS sans scénario, permettant ainsi à ceux ayant déjà joué au scénario de base d’accéder au contenu de base sans payer pour quelque chose qu’ils ont déjà étrenné. Un peu comme font les consoles, les suppléments faisant office de CD à installer!

Le but des ludothèques et autres associations reste de faire découvrir des jeux, de différentes formes, de différents types,… TS a, à mon sens, sa place dans une ludothèque. Si le jeu est réellement transcendantiel, les gens l’achèteront pour se faire les extensions (au moins en occasion), sinon, il auront juste testé la bête, avec peut être un intérêt porté au travail des SC. Il faut rappeler que la plupart des clients de ludothèques viennent pour découvrir des choses qu’ils n’achèteraient vraisemblablement jamais!

ElGrillo dit :
Monsieur Phal dit :
 En gros de je schématise  Et les ludothèques auront empochés les adhésions (je sais, ce n'est pas beaucoup). Mais cela pose un vrai problème... Non ?

Bien à vous

Monsieur Phal

C'est peut être cette phrase là qui a permis de rebondir  
Moi je fais ce que je peux avec les moyens qu'on a, et c'est pas facile tous les jours. J'empoche, oui j'empoche pas grand chose, mais alors ça ressort direct de la poche  Et si je peux faire jouer un max de monde avec plein de jeux que j'aime, et ben tant mieux, et si c'est du time stories et ben tant mieux aussi. Je n'ai pas l'impression de participer à la progression capitaliste. Oui les ludothèques sont marginales, encore plus quand il s'agit de jeux "expert
Par contre, je ne vois pas de "vrai problème", l'exemple de time stories est à part car c'est un jeu one shot, donc à part.

(comment qu'on fait pour pas citer en gras ?)

Cher Monsieur ElGrillo,

Oui, c'est bien de rebondir, mais il faut peut-être aussi lire le "des ludothèques qui n'ont souvent pas les moyens " qui est aussi dans mon message...

Sinon, on va faire simple, si vous me dites qu'il n'y a pas de problème, il n'y en a pas...  Je ne peux pas mieux. Parce que même s'il y en avait, ce n'est pas le mien. Finalement. Je vais consacré ma réflexion a autre chose... Et ce n'est pas ce qui manque... 

Bien à vous

Monsieur Phal

Monsieur Phal dit :
Cher Monsieur,

Là, avec “Time Stories”, quand un groupe va prendre le jeu en ludo, il va jouer, le ramener et n’ira jamais l’acheter puisqu’il a fait le scénario. On ne peut donc même pas se dire que ça va aider à vendre le jeu. Donc, imaginez 100 personnes qui empruntent une boite, qui coute donc 40€. 300 personnes auront joué au jeu, et la filière aura touché 40€, dont 8€ à l’état, 15 à la boutique, 14 à l’éditeur, 2,5 au distributeur, et 50 centimes à l’auteur. En gros de je schématise  Et les ludothèques auront empochés les adhésions (je sais, ce n’est pas beaucoup). Mais cela pose un vrai problème… Non ?

Bien à vous

Monsieur Phal

Monsieur Phal dit :
Cher Monsieur ElGrillo,

Les choses ne posent pas de problèmes tant quelle sont marginales. Les ludothèques le sont. Et les bibliothèques aussi. Finalement. Le téléchargement de la musique, moins  Les artistes ne gagnent plus leur vie qu’avec les concerts. AirB&B, Uber, la location de voiture de particulier commence à faire des dégâts. On peut s’en foutre. On peut essayer de réfléchir aux conséquences. On peut discuter pour avancer. On peut aussi renvoyer à l’autre ses fantasmes de lutte anti-capitaliste. Oui, celle là je la trouve forte. Me parler de peur capitaliste, je dois avouer que je trouve la chose cocasse. 

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas demain la veille que les ludothèques seront fréquentés au point de poser soucis à la filière. Pareil pour les cafés jeux, les restau jeux et autres bouibouis capitalistes qui utiliseront des produits à destinations de particulier proposés à une utilisation de masse…

Bien à vous

Monsieur Phal
 

Je ne comprends pas : Mr Phal, au final de votre point de vue, Time Stories dans les ludothèques ca pose problème ou non? 
Je comprends que vous essayez de nuancer la discussion mais au final on ne comprend pas votre position.

Concernant le reste du débat : il y a une énorme différence entre les bibliothèques et les ludothèques : actuellement, le monde du jeu se trouve dans un état où les auteurs sont l’équivalent d’artisan qui vendent de nombreux produits mais en “petite” quantité. Tandis que le monde musicale (et même le monde littéraire) ont atteint une maturation qui fait que la production est plutôt massive (en tout cas pour les plus grands “producteurs de contenus”) et nous avons plutôt des usines.

Un artiste/auteur qui vend des dizaines de milliers d’albums/romans ne sera pas gêné par une bibliothèque qui propose son cd/livre en prêt. 
Mais le petit artiste/auteur qui en est uniquement à quelques centaines d’exemplaires vendus, est ce qu’il a intérêt à se faire “référencer” dans une bibliothèque? D’un côté il gagne en visibilité, de l’autre il perd forcément des ventes.
Pour les artistes/écrivains, c’est le cas car l’auteur/chanteur est beaucoup plus mis en avant que le créateur de jeux. Donc en ayant de la publicité sur un produit, l’auteur augmente ses futurs revenus sur d’autres créations. C’est moins le cas pour le secteur qui nous intéresse, la majorité du public ne va pas s’intéresser à l’auteur du jeu.

Bref pour moi au final, le mode de rémunération des auteurs fait que oui, le système des ludothèques pose un problème pour le secteur du jeu de société. Mais la faute n’en incombre pas forcément aux ludothèques ^^

eldarh dit :


Je vous laisse, le niveau d'argumentaire est trop fort pour moi... Comparé un jeu d'un particulier à une structure privé ou municipale, je ne peux lutter... 

Bien à vous

Monsieur Phal
 

Oui je vous l'accorde, c'est absurde (comme comparer une ludothèque et un vidéo-club). Pour un jeu comme TS un particulier aura sans doute plus de chance de le faire tourner dans son entourage qu'une ludothèque. 

Cher Monsieur,

Ok, vous avez raison, c'est très con de ma part. Comme pour ma réponse au dessus. Il n'y a pas de problème. Tout est super. Tout va bien. On va pas se mettre à réfléchir pour un cas particulier d'un truc marginal qui n'a aucun impact sur rien... Ou si peu. Je vous laisse, je vais consacré mes mauvais neurones à autre chose.

Bien à vous

Monsieur Phal

ElGrillo dit :Le problème de l'achat du jeu derrière ne se pose pas, pour le prêt non plus, car après avoir joué au jeu en soirée, ces personnes ne l'auraient de de ce fait pas acheté, car time stories ne s'y prête pas. Ce jeu remplit bien son rôle en ludothèque, car il est très bon, mais ne se prête pas à l'achat secondairement de par son mécanisme. D'ailleurs, si on me prête le jeu à titre personnel, c'est idem. Donc je ne vois pas où est le problème ludothèque ou pas, une fois joué, une fois prêté, par une ludothèque ou un pote, le jeu n'est pas rejouable. C'est pas du au lieu où on joue ni si on prête ou pas, c'est du au jeu lui même.

C'est quand même à tempérer, à cause de plusieurs facteurs. Même en ayant joué/complété un ou plusieurs scénarios, on peut tout à fait vouloir s'acheter le jeu de base pour faire les scénarios suivants chez soi, avec son propre jeu. Et/ou on peut vouloir acquérir le jeu pour le faire jouer à ses potes, en mode MJ/animateur (en le faisant jouer sur les salons, j'ai entendu ce discours-là de la part de rôlistes ou d'ex-rôlistes), voire envisager un usage dans un cadre professionnel (teambuilding en entreprise, par exemple). Et/ou on peut vouloir posséder/collectionner la totalité des scénarios, comme on garde un bon cycle de SF ou de fantasy dans sa bibliothèque, pour le faire découvrir à d'autres ou y revenir quelques années plus tard, quand on en aura moins de souvenirs. TS a un côté éphémère, c'est clair, mais on ne peut pas le limiter à ça, en tout cas, pas du point de vue de tout le monde. C'est nier l'attrait que peut provoquer, en tant que tel, son concept, sa dimension visuelle et narrative qui le rapproche d'un objet littéraire et artistique (texte, ambiance, importance des illustrations...), donc qui se prête à la collection au-delà de sa fonction même de jeu. Etc. C'est un jeu qui peut provoquer (ou pas) un attrait et un enthousiasme forts de la part des gens qui le découvrent. TS a un côté "expérience à part" (qu'on aime ou pas, qu'on soit au final emballé ou pas), comme une escape room, un GN ou une murder party. Et il y a quand même, je trouve, assez peu de jeux qui procurent un tel plaisir quand on le fait découvrir à des néophytes. En tout cas, c'est ce que je ressens en le présentant en salon. C'est un exercice très agréable de l'animer, d'observer les joueurs en train d'y jouer et de débriefer la partie après. C'est peut-être personnel, mais ça existe. Après, qu'il y ait un problème de cible dans les ludothèques, c'est bien possible. Mais du coup il faudrait peut-être en passer, justement, par une initiation via les ludothécaires à destination d'un public adulte casual.

Escoune dit : 
Je ne comprends pas : Mr Phal, au final de votre point de vue, Time Stories dans les ludothèques ca pose problème ou non? 
Je comprends que vous essayez de nuancer la discussion mais au final on ne comprend pas votre position.


Bref pour moi au final, le mode de rémunération des auteurs fait que oui, le système des ludothèques pose un problème pour le secteur du jeu de société. Mais la faute n'en incombre pas forcément aux ludothèques ^^
 

Cher Monsieur Escoune,


Je n'ai pas été clair, mais vous semblez avoir tout de même compris un truc.  Je nuance parce que ça ne pose pas un problème dramatique puisque marginal. Nous vivons dans un monde où l'on préfére réfléchir aux problèmes quant ils sont bien là et qu'ils emmerdent tout le monde plutôt que avant qu'ils n'arrivent. Envisager un problème avant qu'il n'arrive, c'est idiot. Hein. C'est un peu con 

Bien à vous

Monsieur Phal

La spécificité de Time Story fait que c’était peut-être aussi à l’éditeur et aux auteurs (notamment des extensions) de négocier des droits spécifiques. Peut-être fut-ce d’ailleurs le cas ? Avant de vouloir impliquer les ludothèque dans une problématique qui leur échappe largement, ça me semble une question plus pertinente.

Monsieur Phal dit :
Cher Monsieur Escoune,


Je n'ai pas été clair, mais vous semblez avoir tout de même compris un truc.  Je nuance parce que ça ne pose pas un problème dramatique puisque marginal. Nous vivons dans un monde où l'on préfére réfléchir aux problèmes quant ils sont bien là et qu'ils emmerdent tout le monde plutôt que avant qu'ils n'arrivent. Envisager un problème avant qu'il n'arrive, c'est idiot. Hein. C'est un peu con 

Bien à vous

Monsieur Phal

Oula, réfléchir aux problèmes avant qu'ils n'arrivent? Mais dans ce cas nous pourrions prévenir ces problèmes et de quoi parlerons nous alors? Plus de débat sans fin ni de noms d'oiseaux qui volent.

La vie serait bien triste.

eldarh dit :La spécificité de Time Story fait que c'était peut-être aussi à l'éditeur et aux auteurs (notamment des extensions) de négocier des droits spécifiques. Peut-être fut-ce d'ailleurs le cas ? Avant de vouloir impliquer les ludothèque dans une problématique qui leur échappe largement, ça me semble une question plus pertinente. 

Cher Monsieur Eldarh,

Je suis tout de même un peu satisfait que mon propos pas pertinent du tout donne naissance à une vraie question pertinente. Elle. 

Bien à vous

Monsieur Phal

eldarh dit :La spécificité de Time Story fait que c'était peut-être aussi à l'éditeur et aux auteurs (notamment des extensions) de négocier des droits spécifiques. Peut-être fut-ce d'ailleurs le cas ? Avant de vouloir impliquer les ludothèque dans une problématique qui leur échappe largement, ça me semble une question plus pertinente. 

Oui la problèmatique échappe largement aux ludothèques et ce ne sont pas à elles de résoudre le problème.
Personnellement, je suis plutôt d'avis que le soucis vient des auteurs de jeux et des éditeurs.

Les auteurs de jeux de société, à la différence des chanteurs ou des écrivains, ne devraient pas accepter une rémunération basée en partie sur le nombre d'exemplaires vendus.
Ou alors seulement si le packaging met plus en avant le nom de l'auteur que le nom du jeu lui même.

Regardez la différence entre le packaging d'un jeu : 
http://www.jeudubazar.com/3007-thickbox_default/carcassonne.jpg

Et le packaging d'un CD par exemple :
http://static.fnac-static.com/multimedia/FR/Images_Produits/FR/fnac.com/Visual_Principal_340/2/2/3/0731452461322.jpg

Ou même d'un livre : 
http://static.fnac-static.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/7/3/1/9782290310137.jpg

Dans les 2 derniers cas, quel est l'élément le plus mis en avant avec la plus grosse typo ? Le nom du groupe / de l'auteur.
Pour le 1er cas : le nom du jeu (et l'auteur se trouve être moins visible que l'éditeur en plus...).


Et j'ai pris pour exemple des "succès" dans chacun des marchés respectifs. Mais la logique est la même pour les petits "artisans" qui ont moins de succès.
Et en sachant que les éditeurs de jeux de société ne prennent pas plus de risques qu'un éditeur de romans ou un Major.

C'est là le soucis.

Monsieur Phal dit :
eldarh dit :La spécificité de Time Story fait que c'était peut-être aussi à l'éditeur et aux auteurs (notamment des extensions) de négocier des droits spécifiques. Peut-être fut-ce d'ailleurs le cas ? Avant de vouloir impliquer les ludothèque dans une problématique qui leur échappe largement, ça me semble une question plus pertinente. 

Cher Monsieur Eldarh,

Je suis tout de même un peu satisfait que mon propos pas pertinent du tout donne naissance à une vraie question pertinente. Elle. 

Bien à vous

Monsieur Phal

Ce n'est pas parce qu'on répond qu'on ne voit pas de problème qu'on a pas répondu à la question  Je ne vois pas de problème car je pense qu'on ne doit pas faire jurisprudence sur un jeu one shot par rapport aux autres. Si un éditeur sort ce type de jeu, il en assume son utilisation one shot. C'est je pense ce que fait très bien space cowboys d'ailleurs. Ils n'ont pas crée de modèle économique pour ce jeu, ils essaient juste de faire la chasse aux spoils (vu ici), à juste titre. La question du prêt se pose ici vis à vis des ludothèques, dans ce cas si la question se pose, à l'éditeur de proposer une solution alternative et adaptée à ce jeu en particulier pour y répondre. Je n'ai pas eu de consigne mais serait ravi d'en connaitre une qui me satisfasse

Pendant ce temps là sur TT:
[PELOPIA] Une nouvelle façon d'assouvir sa soif de jeux de société ! - Les anciens articles - Forum de Trictrac