Alors voici les découvertes de mon week-end à Cannes :
Olympos (Ystari)
: une autre approche du jeu de civilisation rapide, avec une piste de temps à la Thèbes, et où il faut bien optimiser son développement. Sur la carte on s’installe sur des territoires apportant des ressources, qu’on utilise pour acquérir des technologies ou des merveilles. Ca n’est clairement pas un jeu de conquête, même si l’on peut piquer des territoires aux adversaires. Bien conçu, pas compliqué, rapide, très renouvelable. On est dans le coup dès la première partie, mais la profondeur stratégique est bien là. Du tout bon, qui sera facile à sortir et très intéressant pour un large public, un des meilleurs Ystari à mon avis. Achat certain.
Monte Christo (Philosofia) : le thème est artificiel, il m’a paru froid, calculatoire sans qu’on ait vraiment les éléments pour calculer grand chose. C’est un jeu qui gagne certainement à être approfondi et qui doit se révéler plutôt fin, mais il n’est pas pour moi et ne m’a pas donné envie d’y rejouer.
Yggdrasil (Ludonaute) : c’est un jeu coopératif, et je n’ai pas encore trouvé de jeu coopératif sur lequel j’accroche vraiment. Celui-ci est sûrement bien dans le genre, c’est joli, mais comme pour les autres jeux coopératifs je trouve ça mécanique et répétitif, et j’ai l’impression qu’un seul joueur suffirait. Mes copains ont apprécié, mais ce n’est pas celui-là qui m’a réconcilié avec les jeux coopératifs.
Felinia (Matagot) : pas accroché, l’explication de règles très confuse et incomplète n’a pas aidé, mais le jeu n’a intéressé aucun des joueurs présents, personne n’avait même envie de terminer la partie.
Wiraqocha (Sit Down!)
: j’en avais testé le proto l’année dernière au off, que j’avais bien apprécié, le jeu abouti est encore mieux, fluide, et avec pas mal de baston. La partie, sans être bien longue, a duré sans doute plus que la normale car on s’est rendu compte souvent a posteriori de tous les coups vaches qu’on aurait pu faire, des possibilités offertes par les cartes très puissantes. C’est très tendu, tout le monde est dans la course pour une des nombreuses façons d’obtenir la victoire, on se tape dessus, on couine beaucoup… Achat certain.
Takenoko (Hazgaard/Matagot)
: mignon comme tout, simple, un jeu familial susceptible de plaire à tout le monde. On joue sur un plateau commun, en déplaçant le même panda et le même jardinier, en faisant pousser les mêmes bambous, mais avec des objectifs différents. Pas un gros jeu, mais dans son format il est vraiment chouette. Achat certain.
Pergamon (Iello) : assez léger et rapide, mais bien tendu, le jeu tourne bien et je l’ai trouvé très agréable. Du très abordable qui reste bien intéressant même pour des joueurs avertis. Achat probable.
20ème siècle (Iello) : je ne m’y étais pas intéressé jusque là en craignant le côté enchères, finalement il est sympa, mais ce n’est pas le gros coup de coeur non plus. Je gagne facilement en prenant dès les premiers tours des tuiles donnant presque que des points de victoire, j’en gagne une quinzaine quand les autres sont à 4 ou 5, sans argent ni science je ne peux plus rien faire aux derniers tours, mais le décompte final ne suffit pas pour que les autres me rattrapent. Bien mais peu terne à mon goût, j’y rejouerai quand même volontiers.
King of Tokyo (Iello) : c’est rigolo 5 minutes mais je ne suis pas vraiment client pour ce genre de jeu, pour occuper un petit moment pourquoi pas mais ce n’est pas ma tasse de thé.
Cité (Le Joueur)
: un jeu de développement original, une course pour arriver à construire le plus de cases possible, ce qui demande un maximum de ressources différentes. Les échanges sont cruciaux, il faut collaborer sans trop aider les autres, et même si possible conclure des arrangements plus avantageux pour soi-même. Le jeu est très rapide, moins d’une heure, un peu calculatoire sur la fin où il y a beaucoup de ressources. J’ai trouvé ça très malin, je ne sais pas ce que ça donnera sur le long terme mais là après une partie j’ai envie d’y rejouer et d’essayer d’autres tactiques. Acheté.
Djam (Asmodee) : oups, vraiment pas pour moi, en plus avec la fatigue et le bruit du salon je n’ai absolument aucune inspiration et sèche complètement.
Skull & Roses (Lui-Même) : pour être épuré c’est épuré, c’est du poker sans cartes, et finalement ça marche plutôt bien. Quelques parties enchaînées à 3 joueurs, c’est sans doute mieux à 4 ou 5, mais ça n’était pas désagréable. Je n’y rejouerais pas souvent ou longtemps, mais occasionnellement pourquoi pas.
le Marché de Samarkand (Krok Nik Douil) : ce n’est pas une nouveauté mais je ne le connaissais pas. Et bien celui-ci non plus n’est vraiment pas pour moi. J’ai parfois du mal avec les jeux d’enchère, mais rarement à ce point, j’étais complètement perdu dans ces enchères inversées confuses, j’attendais simplement que la partie se termine. Heureusement pour moi ça ne dure pas longtemps, mais je le laisse à ceux qui aiment.
Jaipur (GameWorks) : je ne connaissais pas encore ce petit jeu de carte rapide et sympa.
Et des protos :
extension de 7 Wonders (proto) : intéressant, ça donne de nouvelles orientations au jeu… même si je fais une partie catastrophique où tout va de travers.
Québec (proto) : un bon jeu à l’allemande bien huilé combinant placement, choix d’actions avec bonus, et majorité. J’aurais préféré plus d’intégration entre le thème et la mécanique, mais les autres joueurs avaient l’air enthousiastes. Il faudra que je l’essaie à nouveau, mon avis peut évoluer dans un sens comme dans l’autre. Mais ça a l’air bien foutu.
Armadas (proto de equilibriste31)
: un jeu de cartes rapide de déploiement d’une flotte de vaisseaux, à deux joueurs, où il faut composer avec les contraintes de mouvement des vaisseaux, leurs capacités spéciales, les possibilités d’activation limitées, pour arriver à constituer une flotte plus forte que celle de l’adversaire. C’est rapide, malin, tactique, j’ai beaucoup aimé. Mon adversaire et moi aurions bien enchaîné quelques parties, mais d’autres voulaient l’essayer. J’espère vraiment qu’il sera édité rapidement parce que j’ai très envie d’y rejouer.
Un proto (quel nom ?) de Pascal Rolly, où l’on met des pichenettes dans des billes sur un plateau circulaire avec deux camps en forme de yin et yang. Il faut arriver à placer ses billes dans les trous de départ des billes adverses. C’est loin d’être facile, et les billes sortent facilement - le plateau n’a pas de rebord. Jeu d’adresse très prenant.
J’en oublie peut-être dans le tas. Super week-end comme les années précédentes, des rencontres, plein de jeux, vivement l’année prochaine !