Sur la mission de la BCE :
Europa
Sur les diffcultés liées à l’euro (je n’ai pas retrouvé ce que j’avais lu) :
Expansion
Les Echos
Je ne comprends pas d’ailleurs comment une facture énergétique payée en dollar peut être diminuée avec un euro qui reste fort.
lest-ce qu'une politique visant à lâcher les prix au pofit d'une baisse des taux serait profitable, je ne sais pas
Pas tellement : la France (et l'Europe en général, à l'exception de l'Allemagne) sont de très mauvais exportateurs. Donc bénéficier d'importations peu chères est un avantage presque sans inconvénient.
Les principales exportations européennes sont des produits de luxe, dont le prix n'a que peu d'importance.
La stabilité des prix est aussi un facteur de stabilité sociale.
Maintenant c’est sûr, le sujet est complètement parti à l’ouest.
Je n’y était pas encore allé de mon petit billet, alors :
Je défend l’idée du non pour plusieurs raisons, certaines que j’ai déjà évoquées par ailleurs (et que je ne reprendrais pas ici) mais en voici quelques autres plus factuelles :
1 - La partie III du traité n’a pas grand chose à voir avec une constitution, et à ce titre devrait être retiré du TICE (Traité pour l’Institution d’une Constitution pour l’Europe) afin de faire l’objet de traités indépendants (comme ce fut d’ailleurs été envisagé par VGE [100mn pour convaincre, ce soir]), avec des conditions de révision plus souple que la constitution elle-même (majorité qualifiée telle que définie dans la partie I, par exemple). Pour la raison simple que les notions qui y sont défendues n’ont pas valeur institutionnelles (partie I) ou universelles (parite II), mais purement temporelles.
2 - Avant de commencer à constituer un etat, veillons à ce que les différentes valeurs ou legislations qui régissent l’Europe soient partagés et acceptées par tous, comme Maastrich pour l’Angleterre par exemple.
Heu… je m’éloigne du thème du sujet, désolé…
Un lien à propos de l’indépendance (ou supposée) des banques centrales…
http://www.ac-versailles.fr/PEDAGOGI/ses/vie-ses/hodebas/stiglitz2.html
L’idée que la banque centrale américaine (FED) n’est pas indépendante m’était déjà revenue aux oreilles (sur France-Culture, un matin mais quand??..) et qu’en réalité, elle est directement influencée par la politique américaine.
Si quelqu’un a des infos plus précises…?
Par contre, sur les services publics, il me semble que c’est la notion d’ouverture à la concurrence qui est génante:
Je m’explique.
Certains gouvernants décident d’ouvrir des marchés publices (monopoles) à la concurrence. Parfois, cela ne pose aucun problème et provoque même une baisse des prix:
La téléphonie, par exemple: FT a été privatisé et en dehors du cablage des zones vraiment excentrées, la qualité de service et l’accessibilité à celui-ci n’a pas varié. Par contre les prix ont baissé.
A l’inverse, pour l’eau, par exemple, il n’y a jamais eu de concurence. Personnellement, je ne choisis pas mon fournisseur d’eau (et je pense que c’est le cas pour tout le monde dans notre pays). Pas de choix donc pas de concurence.
Les grandes entreprises (Lyonnaise, Générale…) ne vont pas aller se battre quand elles peuvent s’entendre! Elles n’ont rien à y gagner donc chacun son coin, donc hausse des prix et baisse de la qualité des services.
En fait, ce qui provoque ce “problème”, ce n’est pas la disparition du “service minimum” mais l’ouverture du marché (sans que cela ne produise de concurence).
Imaginons l’ouverture du marché des chemins de fer:
Création de lignes privés sur les marchés rentables, très peu nombreux (comme en Angleterre) donc perte de revenus pour la sncf donc augmentation globale des tarifs sur toutes les autres voies (sauf sur les petites zones rentables). La privatisation (ouverture à la concurence) ne ferait pas fortement baissé les prix… par contre, elle ferait augmenter fortement les risques d’accidents et le prix des transports en province…
La gestion de l’énergie suivrait le même modèle que l’eau et le train.
Ce qui provoque une perte de services, ce n’est pas la privatisation du service public (d’ailleurs, FT n’est quasiment plus une entreprise public) mais l’ouverture des monopoles à la concurence (énergie, transports…)
Et par contre, cette constitution européenne (sauf erreur de ma part) impose l’ouverture des marchés… cela ne me semble pas une très bonne idée.
La partie III du traité n’a pas grand chose à voir avec une constitution
Donc tu dis rejettons le traité et, mécaniquement, on ne garde que la partie justement qui te dérange ! Puisque la partie III contient l’Europe telle qu’elle est actuellement, celle qu’on a de toute façon, qu’on ne peut pas négocier, avec ou sans constitution.
> les notions qui y sont défendues n’ont pas valeur institutionnelles
> (partie I) ou universelles (parite II), mais purement temporelles.
C’est pour cela que la constitution est modifiable si les états membres le veulent ! Le traité avait également pour objectif de simplifier tous les traités précédents, de les unifier pour n’en avoir plus qu’un seul. Alors forcément, c’est long.
> différentes valeurs ou legislations qui régissent l’Europe soient partagés
> et acceptées par tous, comme Maastrich pour l’Angleterre par exemple.
Moi, je suis pour une Europe à géométrie variable, tant que la géométrie variable a été acceptée par tous (comem ca a été le cas pour l’Euro par exemple). Nous avons en Europe de nombreux petits états qui ont déjà plein de lois et de dérogations, y compris en France, et cela ne va pas contre les peuple :
Monaco (que tu connais bien) ou Belfort ont un statut assez étonnant vis à vis de La France, la Corse a des dérogations, les DOM-TOM ont des avantages… Et ne parlons pas du Vatican, de Leichestein (là, j’écorche…) et des anciennes colonies de tous les pays membres…
Bubu dit:Par contre, sur les services publics, il me semble que c'est la notion d'ouverture à la concurrence qui est génante
Cette ouverture est effective en Europe et l'adoption ou non du traité la laissera effective.
Il faut juger les différences entre les deux traités.
Je rappelle qu'ouverture de concurrence n'est pas privatisation, c'est supprimer un monopole étatique, le marché libre en quelque sorte.
Un monopole étatique permet de collecter un impôt indirect en pratiquant des prix à la consommation du service public (ce qui ressemble à de la TVA), ce qui va à l'encontre des valeurs de gauche.
Le monopole étatique est acceptable à gauche s'il est gratuit pour tous, sionon, il est paradoxal.
Mauvaise analyse.
Hypothèse :
La France rejette le TICE.
Le TICE ne passe pas (il lui faut l’unanimité). On reste sur Nice.
Nice est le traité le plus désavantageux que l’on puisse imaginer pour la France. Du coup :
Soit on représente un traité dans lequel ne figure pas les politiques de l’union mais simplement les institutions et les droit fondamentaux, et on renégocie le reste. Ca passe.
Soit on renégocie tout.
Mais la France ne restera pas à Nice, quoi qu’il arrive.
De plus la France et l’Angleterre disposent d’un pouvoir qui, dans l’etat actuel, les rendent indispensables à l’Europe et leur donne un poids énorme (ce qui permet à l’angleterre d’être dans l’UE en en refusant la plupart des règles qui pourraient toucher à leur souveraineté), et qui est le siège au conseil de sécurité de l’ONU.
De plus la France n’est pas intégrée au processus OTAN, simplement allié, ce qui garantie son indépendance vis à vis de celui-ci et donc un pouvoir supplémentaire.
Je ne me fait absolument aucun souci en cas de non.
Enfin pour parler du statut de Monaco, c’est un état indépendant, membre du Conseil de l’Europe et de l’ONU, qui a des accords privilégiés avec la France (pour des raisons évidentes de territorialité). Mais ca s’arrête là. Monaco n’est pas membre de l’UE, n’à pas à en appliquer les règles, n’a pas les même legislations que la France sur pratiquement tous les niveaux. C’est une monarchie Constitutionnelle (qui tends vers l’absolutisme… mais bon…), dotée de sa constitution propre.
Tout est là
MrGirafe dit:> La partie III du traité n'a pas grand chose à voir avec une constitution
Donc tu dis rejettons le traité et, mécaniquement, on ne garde que la partie justement qui te dérange ! Puisque la partie III contient l'Europe telle qu'elle est actuellement, celle qu'on a de toute façon, qu'on ne peut pas négocier, avec ou sans constitution
je ne suis absolument pas d'accord avec ton analyse, le fait de refuser ce projet pourrait bien être un signal fort donné à nos dirigeants et remettre en cause les choix passés.
On peut très bien imaginer un texte ne faisant aucune référence néolibérale, au politiques qui en découlent, à l'économie.
Et ce sera une fois de plus aux hommes, par la voix de la contestation ou du lobbying, de faire en sorte que des valeurs humanistes soient intégrés dans cette constitution et non des valeurs économiques. Ce ne sera pas facile, mais dire que c'est impossible revient à donner le baton pour se faire battre.
De plus la France et l'Angleterre disposent d'un pouvoir qui, dans l'etat actuel, les rendent indispensables à l'Europe et leur donne un poids énorme (ce qui permet à l'angleterre d'être dans l'UE en en refusant la plupart des règles qui pourraient toucher à leur souveraineté), et qui est le siège au conseil de sécurité de l'ONU.
Mais la France et l'Angleterre voteraient NON pour des raisons opposées !
Trouver des alliés pour s'opposer au TCE, ça va être facile. Etre d'accord avec eux sur les revendications qui suivront, ce sera bien plus délicat.
Et ce sera une fois de plus aux hommes, par la voix de la contestation ou du lobbying, de faire en sorte que des valeurs humanistes soient intégrés dans cette constitution et non des valeurs économiques. Ce ne sera pas facile, mais dire que c'est impossible revient à donner le baton pour se faire battre.
Quels hommes ? Les Français de gauche votant NON ou les 450.000.000 d'Européens ?
Bubu dit:Par contre, sur les services publics, il me semble que c'est la notion d'ouverture à la concurrence qui est génante:(...)
Il y a beaucoup d'erreur dans ton texte.
Eau : il y a concurrence mais ce sont les collectivités locales qui sont chargées de choisir la compagnie.
Sncf : l'ouverture à la concurrence ne créera certainement pas de nouvelle ligne. Et ça peut être rentable pour la SNCF si elle loue des concessions et assure l'entretien.
Energie : L'état dispose encore du droit exclusif de vendre l'énergie (mais plus de le produire) Ce droit va disparaitre sous peu.
L'état (et l'Europe) conserva le monopole sur la gestion du transport haute tension car c'est une valeur stratégique. Donc, modèle vraiment différente que l'eau et le train.
Privatisation : Beaucoup d'entreprises privatisées (FT) ont gardées l'état comme actionnaire (majoritaire ou avec suffisamment de part pour continuer à controler l'entreprise)
Bubu dit: Cette constitution européenne (sauf erreur de ma part) impose l'ouverture des marchés... cela ne me semble pas une très bonne idée.
Oui mais pas une ouverture anarchique :
Protection du service public (Partie III - Titre 1 - Artcile III-122)
Règles de concurrence (Partie III - section 5)
Politique des transports, agriculture et peche (Partie III - Titre III - Chapitre III)
...
Richard dit:Sncf : l'ouverture à la concurrence ne créera certainement pas de nouvelle ligne. Et ça peut être rentable pour la SNCF si elle loue des concessions et assure l'entretien.
Hors sujet, mais bon, les rails n'appartiennent pas à la scnf mais à rfr, donc l'ouverture du marché est effectivement susceptible de nuire à sncf.
--fab'
Mauvaise analyse.
Je suppose que c’est le titre de ton post![]()
> Mais la France ne restera pas à Nice, quoi qu’il arrive.
Ce n’est plus elle qui décide, elle a adopté le traité, celui-ci s’applique tant qu’un nouveau traité n’a pas été adopté à l’unanimité.
Elle ne peut même pas quitter l’Europe, c’est la nouvelle constitution qui permet de partir.
> Je ne me fais absolument aucun souci en cas de non.
Moi non plus, ni en victoire du oui. Comme dit Laguillier, tout cela continuera à marcher, l’humanité ne va pas disparaître. C’est juste qu’on restera toujours aussi éloignés de mes idéaux.
> Enfin pour parler du statut de Monaco, c’est un état indépendant
réponse par MP : ce n’est pas le débat.
MrGirafe dit:
> Mais la France ne restera pas à Nice, quoi qu'il arrive.
Ce n'est plus elle qui décide, elle a adopté le traité, celui-ci s'applique tant qu'un nouveau traité n'a pas été adopté à l'unanimité.
Elle ne peut même pas quitter l'Europe, c'est la nouvelle constitution qui permet de partir.
La fin (progressive) du traité de Nice est prévue dans la constitution : 2009
En cas vote NON, la France sera théoriquement "libéré" de tous traité européen en 2009.
Ceci, dit je ne vois pas un pays qui aurait signé la constitution continuer à traité avec nous sur la base du traité de Nice.
Par contre, nous devrons certainement continuer à le respecter (y compris payer les "amendes" prévues au contrat)
Cela pourrait donner un "jeu" étrange où seul, la France "bénéficie" d'une règle du jeu que les autres ne suivent pas...
(Perso, j'aimerai pas jouer à ce jeu)
Si la France vote NON, TOUT LE MONDE reste à Nice.
Le TICE doit être ratifié à l’Unanimité pour entrer en vigueur, soit par voie parlementaire, soit par voie réferrendaire.
Tout ici en bas de la page
Kadotori dit:Si la France vote NON, TOUT LE MONDE reste à Nice.
Exact (autant pour moi)
xavo dit:Au passage, je n'aime guère ton ton. "de mettre en danger l'économie" " tu es devin"
J'ai dit 15000 fois que je ne suis pas économiste. Si tu es plus au jus que ça et maitrises bien le sujet, explique l'ensemble du probleme mais arréte ces remarques à deux francs, énervantes et sans interet.
Xavo, tu relayes des choses lues dans des médias partiaux en en faisant des affirmations générales et péremptoire (en résumé "la BCE met en danger l'économie" "yzon ka faire comme dit ATTAC").
je te signale des incohérences dans la réflexion, tu n'en tiens pas compte et en remet une couche... Libre à toi de te sentir vexé, mais ce n'était pas mon intention.
les mécanismes monétaires sont extrèmement complexes : un simple "on baisse les taux d'intérêt, la monnaie baisse et l'économie repart", c'est du cinéma à la Ed Wood, ca fait rêver 2 secondes et après on rigole parce qu'on voit les grosses ficelles.
J'en reste là sur ce sujet éco (sauf si ca intéresse des gens, mp)
je te conseille cependant la lecture de Michel Devoluy "Théories macroéconomiques ; Fondements et controverses" chez Armand Colin, (synthèse des écoles keynésiennes et néoclassiques en 100-150p, un bréviaire pour avoir son deug d'éco) qui te permettra de ne pas prendre les textes d'ATTAC (ou de tout autre lobby) pour argent comptant.
je te conseille également l'écoute de l'interview de Jeremy Rifkin (économiste américain) sur France inter ici en .ram où il explique notamment les effets pervers de la relance américaine et des taux d'intérêt bas. Il est partial, c'est un démocrate et il aime le vin rouge.