Oui, oui, bien sûr, et pour enfoncer encore plus le clou, si je dois lire un dictionnaire rédigé en tagalog, je n’en retiendrai pas 0,01 %. Mais dans le principe, sans autre indication, cette évaluation à 10 % me semble très sous-estimée, même si je comprends que ce n’est qu’un exemple frappant afin de faire passer un message plus général.
Et pendant que nous y sommes, pour moi “j’entends” c’est passif, j’écoute " c’est actif", même si on peut écouter sans entendre. Mais j’ai bien conscience que dans un schéma très simple, on ne peut engouffrer moultes informations, il faut aller à l’“essentiel”…
Oui, Janabis, je confirme. En général, et pour ne pas s’encombrer de chiffres plus ou moins réalistes, il est bon de se rappeler que sur le plan cognitif et la mémoire, nous ne sommes pas tous parfaitement égaux.
Et plus on utilise de sens (les cinq), plus la capacité de compréhension et de mémorisation s’amplifie. C’est pour ça qu’on conseille de lire ses cours à voix haute, d’expliquer en faisant, etc…
Tu veux pas venir chez moi l’expliquer à mon fils de 15 ans ? Ça fait deux ans que je lui répète ça dans qu’il veuille l’entendre.
(Tu vois ici, @docky , que la distinction entre écouter et entendre n’est pas si simple. Mon fils écoute ce que je dis mais ne veut pas l’entendre : le comprendre. Pendant des années je faisais la même distinction que toi, et je me suis rendu compte que ma chère et tendre, psychologue de son état, avait une interprétation inversée qui je pense vient de sa formation – que j’ai adoptée aujourd’hui. Et quand on y réfléchit, quand on répond “j’entends bien.” ou “j’entends ce que vous dites” à quelqu’un, on lui signifie qu’on a bien saisi le sens de son message – donc qu’on l’a compris, et pas simplement qu’on l’a perçu. Fin de ma longue parenthèse
)
Bah il ne s’agit pas du même sens du mot entendre… La distinction de Docky est tout-à-fait valable quand on s’en tient aux définitions liées à l’ouïe.
Ce que je veux dire c’est qu’en réalité dans entendre il y a la notion de donner un sens au message perçu. Je ne parle pas d’entendre un klaxon dans la rue ou un brouhaha dans un bar, auquel on ne va pas prêter attention, mais entendre une parole.
On peut écouter distraitement, on peut écouter attentivement et ne pas être capable de dégager un sens.
Il n’y a pas de notion de compréhension de base dans Entendre ou écouter. La différence est vraiment juste sur le passif/actif.
Mais tu peux être actif (écouter) et ne pas comprendre quand même, comme tu peux comprendre et ne pas obéir.
Entendre est passif au départ.
Le souci vient des expressions :
- “J’entends bien.” est une tournure pour signifier “Comprendre” donc ni entendre, ni écouter. Ça complique un peu, car si on voulait faire un classement (même si ça n’a pas de sens), on aurait :
entendre (passif) < écouter (actif) < entendre (comprendre) < écouter (obéir)
Donc, tu peux rencontrer des gens qui classent : entendre < écouter et d’autres écouter < entendre.
Il n’y a pas réellement de bonne réponse.
De toute façon ce sont très sûrement des chiffres élevés au rang de référence alors que ce n’est que du doigt mouillé… edgar dale n’a mis aucune science/analyse stricte derrière ces résultats. Ces derniers sont plus basés sur le résultat d’un mélange d’intuitions et d’expériences. Néanmoins ca peut servir de base pour réfléchir.
Tu devrais aussi lui faire visionner la video de science étonnante sur l’apprentissage et mémorisation; rien de trop nouveau mais c’est bon de rappeler l’essentiel…
Absolument, c’est là la seule réelle différence lexicographique entre les deux. Le mélange, les inversions ou les confusions viennent ensuite des expressions françaises (comme j’entends bien).
Et donc, de fait, comme l’écoute est un processus actif/volontaire il est davantage susceptible de nous faire retenir quelque chose et c’est donc aussi pour ça qu’on préfère que quelqu’un nous écoute, qu’il nous entende (enfin quand on a quelque chose d’important à dire).
Ça complique mais je pense que c’est la réalité (alors écouter pour obéir je ne connais pas cette acceptation par contre). Sauf que dans entendre/comprendre qui est en fait entendre/comprendre/déduire/etc… Eh bien tu as quand même entendre dedans et ce n’est pas pour rien (un entendre qui veut peut dire écouter+ comprendre, déduire/ donner du sens etc etc etc.)
La première définition de entendre dans le Robert est :
Littéraire : percevoir, saisir par l’intelligence.
En fait, si vous lisez des classique, du XIX IEME vous trouverez souvent entendre au sens « comprendre »… je n’entend rien à ce livre ou à ce discours.
Dans les années 50 il y avait un gag de Pierre Dac et Francis Blanche ou, après un discours brumeux de Dac, Francis Blanche demandait « qu’entendez vous par la » (signifiant que voulez-vous dire, qu’y a t il à comprendre ) et Dac de répondre « par là ? J’entend rien. » (il n’y a rien à entendre au sens le l’ouïe ou… je dis n’importe quoi) ça faisait rire tout le monde car le mot était encore utilisé dans ces deux sens.
C’est un peu tombé en désuétude.
Comme beaucoup de mot, il a perdu de sa force et a derivé. Il est de moins en moins employé dans ce sens.
Mais, quand on employait le mot entendre dans le sens comprendre, l’ouïe, l’écoute, n’était pas forcément en jeu. On parlait de la raison, pas de l’écoute.
Je me souviens de quiproquo quand, gamin, un adulte me disait « tu ne m’entend pas » et que je répondais , en toute bonne foi, « mais si je vous écoute »… et l’adulte s’énerve. bref, du Pierre Dac et Francis Blanche involontaire.
Probablement un glissement de sens. Comme quand on utilise le mot “dire” pour rapporter une parole écrite.
Dans la forme de ton exemple, oui. Mais je maintiens qu’en 2024 on peut toujours dire à quelqu’un “je t’entends” et signifier : 1) qu’on a écouté un message, 2) qu’on a compris l’intention de l’interlocuteur, 3) qu’on a déduit possiblement une somme d’implicites.
Tu ne peux pas avoir l’équivalent avec écouter.
Oui, cela se dit encore, bien sûr, je l’emploie.
Mais je suis vieux !
Et j’insiste, dans ce sens là, l’ouïe n’est pas l’organe utilisé. C’est du cerveau dont on parle.
Le double sens d’entendre pose parfois problème.
Dans une phrase il parle de l’intellect en action, dans une autre de la fonction passive de l’oreille.
Dire c’est encore un sacré mot.
Entre dire quelque chose… ça ne me dit rien (pas envie)… ça ne me dit rien (connais pas…)
Pour rapporter une parole écrite « dire » ça m’a toujours fait sursauter. Mais bon… c’est peut être que moi.
Entendre un son vs entendre une parole. (Dans le deuxième cas, l’ouïe peut participer, c’est le cas le plus souvent, ou pas, comme tu l’as déjà dit.)
Oui je pense que cette pyramide est fausse (et différente selon les individus, qui plus est) mais elle a le mérite de rappeler qu’il existe différents moyens d’activer la mémoire (activer au sens très large, mémoriser, restituer etc.)
Parce que l’écrit est encore aujourd’hui le moyen consensuel de transmettre une information.
Mais je suis persuadé que de plus en plus de gens apprennent les règles d’un jeu en regardant une vidéo.
Je l’ai déjà fait moi même. Bon… ensuite j’ai feuilleté et consulté la règle, mais c’est avant tout par la vidéo que j’ai compris. Root et une vidéo de jean Michel gros jeux.
Elle n’est pas fausse je pense, c’est une réalité statistique (assez empirique probablement) montrant globalement le fonctionnement de notre cerveau.
Mais comme comme toute stat, tout les points ne sont pas sur la moyenne.