Balade en pays germain.
Les Bâtisseurs: joué sur un prototype proche de l’édition finale, il m’a semblé. Très fonctionnel, bien pensé, bien conçu, et équilibré (le ratio coût/pouvoirs ou ressources des cartes est carré). Rapide à jouer, compter 30mn. Bien évidemment, l’aléatoire induit par la pioche de cartes est présent, mais quelque peu gommé par le nombre de cartes exposées, dix de mémoire.
Il ne m’a pas séduit, mais il ne m’a pas déçu non plus. Je n’en refuserais jamais une partie.
Buccaneer Bones: jeu de dés, façon Yams simplifié à l’expression de la paire et du brelan. Sans intérêt en ce qui me concerne, étant réfractaire au hasard des dés. Aurait pu faire un bon jeu d’apéro, si vous envisagez de boire un verre avec trois personnes exclusivement.
Cappuccino: le Dvonn de comptoir. Les qualités du Dvonn, avec une ergonomie mieux pensée et plus fun.
Coconuts: sold out rapidement. Pas joué, mais entendu des retours qui faisaient de lui un jeu drôle (et non pas un drôle de jeu, ou encore un jeu d’rôle)
Concordia: cité à de nombreuses reprises comme le meilleur Gerdts de ces dernières années, et reposant sur des règles faciles à appréhender. J’en suis venu à regretter la fameuse roue. Jouant d’ordinaire avec des non anglophones, j’ai passé mon chemin, à regret. Il en va de même pour Tash-Kalar, ainsi que pour Nations et Theseus, mais pour ces derniers, les VF seraient en approche.
CV: jeu familial reprenant le principe du Destin, en plus fun et en cartes.
Dig Mars: pas aimé. Simple à comprendre, pas amusant pour deux sous, et truffé d’aléatoire. Reste que la mécanique de pioche/découverte colle au thème.
Fun farm: jungle speed pour enfants, avec des petites bestioles en plastique mou. Mignon, pas plus.
Gear & Piston: placement d’ouvriers classique.
Glastonbury: refonte du Kupferkessel, mais cette fois pour 4, avec plusieurs nouvelles cartes. Le matériel est de qualité équivalente. Comme ça, de visu, je pense préférer la version originale.
Going, going, gone: jeu d’enchères censé être fun, puisque consistant en des « jets » de cubes simultanés, plus ou moins frénétiques. Pas certain que le résultat soit à la hauteur des attentes, à ce que j’en ai vu. Peut-être à essayer une variante dans laquelle les cubes ne seraient non pas déposés dans les coupelles, mais lancés.
Handler der Karibik: petite trouvaille du salon. 5 euros pour un petit paquet de cartes qui tient dans la poche (recto: pouvoirs/verso: monnaie). Un jeu facile à sortir et plaisant, mâtiné de « stop ou encore ».
Intrigue City/21 Mutinies/Romolo o Remo ?/Seven Swords/Kings & Assassins …: jeux aux règles qui m’attiraient, mais dont la finition, sans être scandaleuse ni vraiment cheap, m’a fait penser qu’il s’agissait de protos. Après, c’est mon impression, d’autres pourront avoir leur propre avis sur le sujet, et d’autres s’en contreficheront.
Karsansui: un jeu d’enchères à l’envers. A noter: l’esthétique du jeu est à l’unisson du thème, paisible.
Karshgar: plébiscité par les germanophones, et passé au travers du radar du Français que je suis en raison du texte qui m’a paru omniprésent sur les cartes. A voir s’il sort un jour dans notre langue natale.
Leonardo: jeu de programmation cachée, et simultanée, pour déplacer des personnages (ou un seul, je ne me souviens plus), pas (vraiment) emballant, bien que joli.
Luchador: Vu de l’extérieur, je n’ai pas retrouvé la frénésie aperçue dans les vidéos de présentation du jeu qui traînaient sur la toile.
Pasha: belle édition.
Polterfass: des dés en forme de tonneaux ou barils.
Je ne suis pas fan des lancers de dés, je ne jugerais donc pas de leurs qualités intrinsèques.
Social Network: assisté à une partie euphorique jouée dans un pub (petit clin d’oeil au patron qui passait de la musique française consensuelle dès que nous arrivions). Le principe est de lancer une question, une phrase, un défi,… et de liker, se faire liker façon FB avec des cartes. Pas bien profond tout ça. Ne me paraît fonctionner qu’avec un public déterminé, et pourquoi pas alcoolisé. Je ne vois que ça.
SOS Titanic: de la réussite thématisée. Le livre qui figure le bâteau qui coule est une forte bonne et belle idée. Si le jeu peut séduire un public de joueurs occasionnels, il n’a convaincu aucun joueur de notre tablée.
Machi Koro/Sail to India/Witch’s coming, etc…: sold out rapidement. AEG est sur le coup de plusieurs d’entre eux, en vue de les éditer à son compte.
Sushi draft: le draft dans sa forme la plus épurée, avec des majorités pour finalité (dans le genre Aber mitte sahne). Il m’a beaucoup plus.
Eat me if you can: j’en avais fait une priorité à rapporter à ma petite dernière (merci M. Athimon), et c’est peu dire que je ne suis pas déçu, il fonctionne à merveille aussi bien avec ma petite, que mes grands, ou encore qu’avec moi.
Du double guessing à la portée de tous. La qualité des illustrations ne gâche rien.
Et quel plaisir d’appeler sa femme « grosse truie » ou « petite cochonne » fonction de l’humeur, sans risquer de s’en prendre une.
Patronize: J’aime beaucoup ses cartes à l’encre irisée. Le jeu, un peu déconcertant au départ, m’a plu, si ce n’est cette vague impression qu’en étant premier joueur il n’y a qu’une unique action possible: passer (certes, on peut poser une carte élevée, mais c’est dépendant de sa main de cartes initiale et donc pas si fréquent).
The rats in the walls: jeu de dés et de… cervelles. Joli dans sa thématique gothico-morbide, mais exclusivement en allemand apparemment.
Triassic terror: jeu de conquête avec des dinosaures tout mignons. Sans grand intérêt pour moi.
Mayday ! Mayday !: jeu de déduction pour grande tablée normalement propice à l’ambiance. De ce que j’ai vu, elle n’était pas au rendez-vous. A voir cependant si ça ne tient pas aux joueurs.
Wooolf: mon coup de coeur du salon. Un jeu de déduction bien conçu, et malin, dont le degré de difficulté ou de chaos est modulable. A séduit certains de mon groupe, et laissé indifférent les autres. A noter: notre démonstrateur a oublié des règles essentielles dans ses explications. Plusieurs parties jouées sur et après le salon, et mon plaisir ne s’est pas émoussé.
1, 2, 3 ! Now you see me: un jeu de mon enfance, que je pratique encore avec mes enfants. Nécessitait-il une édition en boîte ? A vous de voir.
7 Days of Westerplatte: belle édition pour ce coop bien thématisé. Maintenant, seule la tension générée par l’arrivée massive des troupes allemandes (qui m’a été rapportée) peut représenter un intérêt. L’action des joueurs résidant dans le seul choix de savoir dans quelle case ils vont aller.
8 Masters’ Revenge: belle découverte que ce jeu à 2 (ou 2x2). Bien conçu, le duel entre les deux combattants que les adversaires représentent est très bien figuré par les cartes et le mécanisme, moteur du jeu. La connaissance qu’avaient du jeu les animateurs, à la fois auteur et co-éditeur, préfigure une grosse rejouabilité.
Pan ! t’es mort !: de l’aléatoire à la roulette russe (tirage d’une carte parmi six, dont une vous élimine), précédé d’aléatoire à la double-guessing mou. Et pourtant, je me suis laissé séduire par ce petit jeu qui ne manquera pas de changer ma façon de déterminer un premier joueur.
Gobb quelquechose ? It ?: une sorte de Jungle speed simplifié, mais non dénué de fun.
Armadora: j’étais dubitatif à l’idée d’une réédition d’un jeu qui ne m’avait pas marqué. Et bien je crois que l’éditeur Blackrock maîtrise son sujet et connaît son public: là encore, on a un jeu tendu comme aime à le proposer cet éditeur, quoi qu’un peu abstrait. J’ai apprécié la configuration 4 joueurs par équipe de deux, même si j’en garde le souvenir de ma défaite la plus cuisante du salon. (petit clin d’oeil à Triz et Laurent)
Les esprits chagrin peuvent encore avoir à redire du format un peu petit, mais le matériel n’en est que plus facile à sortir, au coin d’une table.
Longhorn: trop peu d’exemplaires (50) malheureusement. Sinon je l’aurais rapporté sans nul doute. Encore un jeu de M. Cathala très bien foutu (le jeu, pas l’auteur, en tout cas, je ne me sens pas suffisamment expert en la matière pour avoir un avis tranché).
Palmyra: Le principe du jeu ne m’a pas plu, avec ces poses de tuiles trop nombreuses. Que les aficionados de Bernd Eisenstein se rassurent, je n’apprécie pas follement Peloponese qui est un jeu qui roule tout seul passé la première enchère.
UGO !: autre coup de coeur du salon. Jeu de plis bien pensé, qui passe aisément l’écueil des mauvaises donnes propres à ce genre de jeux. Devrait plaire, en tout cas, il nous a bien plu à nous.
Canterbury: déception. Je mourrais d’envie de l’essayer. Or, à part 4/5 boîtes exposées derrière d’autres boîtes sur le stand de Stronghold, il n’était pas possible d’y jouer. Partie remise, j’espère.
Futterneid: 3 jeux de petits calibres chez FFF, dont ce dernier qui était joué avec de vrais bonbons pour attirer le chaland.
Rogue Agent: Un coop de plus. On se déplace, on fait ses actions complètement intuitives, etc… Du déjà vu, et du déjà pas plu. Dark Darker Darkest me paraissait être dans la même veine, bien que curieusement chez Queen Games.
Pick a Polar Bear: Pick a Pig, et Pick a Dog ne m’avaient pas attiré, ce dernier y est parvenu. Un investissement peu onéreux, pour un jeu facile à sortir entre joueurs, en famille, avec des enfants,…
Letnisko et La Queue (j’ai oublié le nom VO): le premier, petit jeu de cartes au style week-end au cottage dans les années 50, avait tout pour me plaire, surtout quand on se souvient que cet éditeur a déjà commis Magnum Sal.
Le second est beaucoup plus austère, mais non dénué d’intérêt tant il se veut proche de sa thématique: le combat des clients devant les commerces de l’ex-Union soviétique dans les années 80 qui offraient des denrées en nombre bien insuffisant. Des pouvoirs vous permettent de changer les articles, de changer de place dans la file,… A noter que les cartes des articles sont de vraies photos de l’époque. Kitchissime, donc.
Gry Leonardo ou comment faire des jeux sur des thèmes sexys.
Patchistory: pas vu, faute d’exemplaires encore en vie passé les premières minutes du Spiel. Je mise tout sur une prochaine édition. Le seul retour que j’en ai eu est qu’il tient la route, avec son principe de cartes qui se chevauchent et sa thématique jeu de civ’.
Sandwich: réédition du jeu éponyme avec des cartes rondes, plus fines, et des dessins revus. Je lui préfère la première version, même si je galère toujours autant pour ouvrir la boîte.
New Haven: pose de tuiles classique. Je ne suis pas certain que les joueurs aient beaucoup de choix au moment de placer une tuile, peut-être un peu plus avec les bâtiments à construire en fonction des ressources engrangées.
12 Realms: Magnifique. Pions, tuiles, tokens, plateaux, figurines,… tout concourt à en faire un des plus beaux jeux du salon. Maintenant, l’extase passée, il ne reste qu’un coop pour débutants dont le noeud stratégique tient à maintenir la présence des éléments hostiles à un certain niveau. Les premiers temps du jeu vous upgradez votre perso, le temps que les ennemis, non agressifs, s’accumulent, histoire de faire intervenir les boss de fin qui, une fois sur les plateaux, se font plier comme des fétus de paille.
Baba Yaga: Jeu de mémory pour joueur sous speed. A beaucoup plus à mon fiston et à ma femme. A noter que contrairement à d’habitude, les autres joueurs ont de quoi s’occuper pendant le tour du joueur actif puisqu’ils sont chargés, à tour de rôle, de déplacer une grosse figurine en bois, au beau milieu des tuiles du joueur actif, histoire de le stresser.
Gueules Noires/Coal Baron: jeu de placement d’ouvriers (pour une fois, il n’y en avait pas des quantités pléthoriques) bien tendu, et très interactif. Un thème bien rendu finit de poser la cerise sur le gâteau.
Lewis & Clark: très belle réussite de Ludonaute. Beaucoup d’engouement autour de ces boîtes joliment illustrées, à tel point qu’il fut sold out le vendredi soir. De la pose d’ouvriers, de la gestion de deck, pour un jeu de course. Un thème frais et travaillé. Des decks identiques, mais différemment imagés. Bref, de la belle ouvrage.
S-evolution: le principe du jeu de civilisation qui agrandit le champ des possibilités au fur et à mesure de la partie dans un jeu de plis simpliste m’a séduit. L’ensemble est cohérent, mais ne fonctionne pas forcément aussi bien à chaque fois, surtout quand on sait que le premier tour est joué cartes cachées façon bataille.
Steam Park: j’ai vu ici même des critiques mitigées. En ce qui me concerne, je me suis régalé. Ce jeu doit être fait pour moi. De la gestion économique et spatiale, du lancer de dés maîtrisé, un peu de speed, de l’interaction (à l’occasion de la course de vitesse aux dés qui détermine l’ordre du tour, du nombre limité des bâtiments, jusqu’aux couleurs des pions mis dans le sac de pioche). Ce jeu est riche et très plaisant. Personnellement, il fait partie des bonnes surprises de ce millésime. Je croyais me tromper en misant sur lui, il n’en est rien.
The Capitals: je ne l’ai jamais trouvé. A ma décharge, la topographie des lieux avait changé cette année. J’ai eu l’impression de toujours arpenter les mêmes allées.
Kyoto, Caverna, Field of Glory, Russian Railroads, Bora Bora, Amerigo, Concept, Glass Road (la route du verre), Madeira, Propserity, Rampage, Maîtres-Couturiers, Spyrium, Bruges: achetés les yeux fermés, avec plus ou moins une lecture des règles préalable.
Impression personnelle: je tenais à féliciter les animateurs français qui m’ont paru compétents, sympathiques, et efficaces. Ils étaient omniprésents sur leur stand respectif que ce soit chez Ludonaute, Blackrock, Iello, Gigamic (en plus, ils savent recevoir. Merci d’avoir proposé un café), etc… y compris chez les petits éditeurs. Les francophones n’étaient pas en reste grâce à Filosofia et Repos Prod.
Il n’y a guère que l’euphorie des démonstrateurs asiatiques pour leur faire de l’ombre.
Evidemment, mon avis est à modérer dans la mesure où je ne cours pas non plus les démonstrateurs essentiellement germanophones.
Je n’en dirais pas autant des animateurs du jeu Ugo qui ont paru dégoûtés que des joueurs s’asseoient à leurs tables, du coup, nous nous sommes débrouillés sans eux à leur grand soulagement, et qui ont poussé le vice jusqu’à n’arriver sur leur stand qu’à 10h30 le samedi matin, stand qui avait été laissé à l’abandon tout affaire cessante la veille au soir. Les passants intéressés voulaient laisser l’argent sur les tables et emporter leurs boîtes, quand ils ne me tendaient pas leurs billets.
En direct d’Essen: alors que je manipule une boîte de Uptown, un homme grand aux cheveux blancs, la cinquantaine, m’interpelle et me dit qu’il s’agit de son jeu préféré.
Je le reconnais immédiatement et, désignant le stand d’en face qui vend Keyflowers, je lui dis que ce jeu là n’est pas mal non plus.
Il me répond alors: « C’est mon deuxième jeu préféré ».
Rencontre fortuite, comme sait le réserver le Messe.
scoop: la fée clochette a un peu forci.
PS: mais qui étaient ces Ligériens qui m’ont fait un appel de phare vendredi soir ?